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kamchatka Langue pendue

Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Ven 22 Déc - 12:13 | |
| Qui trouve-t-on parmi ces gens qui, « après avoir évaporé l’insécurité réelle, font tout simplement disparaître la nécessité d’une politique de sécurité », et que D. Peyrat baptise finement d’un autre néologisme: les « dénégationnistes »? Des « libertaires radicalement anticapitalistes » et « certains réseaux de l’ultra-gauche » qui n’hésitent pas à « expliquer aux jeunes de banlieue qu’une partie de la société française leur menait une guerre de basse intensité » et que « l’un des objectifs de la “gauche gouvernementale” était de criminaliser la misère pour imposer la précarité aux jeunes prolétaires »; des « altermondialistes » abusés par la « thématique douteuse de l’“obsession sécuritaire” » et l’« opposition caricaturale entre “État pénal” et “État social” » colportée par le Monde diplomatique; des sociologues fourvoyés à qui « la thématique de “l’insécurité sociale”» engendrée par la précarisation de masse, qualifiée de « fourre-tout » par D. Peyrat, « sert à couvrir à la fois une négation de la spécificité du comportement délinquant et une répugnance de principe à l’égard des politiques de sécurité »; last but not least, car on n’est jamais si bien trahi que par les siens, les magistrats du Syndicat de la magistrature qui emboîtent le pas aux précédents : en cherchant à « dénicher derrière les illégalismes une sorte de contenu politique », ils ne feraient, eux aussi, « en la masquant », que « ratifier la résignation institutionnelle à l’insécurité de masse ». La recherche des causes sociales de la « violence urbaine » dans laquelle se complaisent tous ces « sécuriphobes » aux dépens de l’observation de ses manifestations concrètes procéderait d’un « platonisme sommaire », d’une fuite hors de la caverne des réalités sordides vers le ciel des idées pures. Or, « une rupture claire avec l’angélisme » s’impose pour « faire émerger, à gauche, une politique de sécurité à la fois différente, efficace et communicable à la population ». Car « aucun parti, aucune alliance de partis, ne pourront, dans la décennie à venir, espérer obtenir une majorité durable de suffrages, quelle que soit la qualité de leur programme dans d’autres domaines, s’ils n’attestent de leur détermination et de leur capacité à en découdre avec cette délinquance qui inquiète une écrasante majorité de citoyens et en indigne un nombre non négligeable. » Et en cette période où la « démocratie participative » est censée épauler une démocratie représentative à bout de souffle, il va de soi que la reconnaissance par la gauche de la sécurité comme impératif catégorique ne saurait être pleine et entière sans « un appui politique à une mobilisation citoyenne contre la délinquance ». Selon D. Peyrat, il « existe une offre de participation citoyenne, en générale méconnue, quand elle n’est pas discréditée ». Ici et là, en effet, des groupes de résidents d’ensembles de HLM se sont déjà organisés pour « assurer la tranquillité dans les parties communes » ou « reprendre possession d’une rue dévorée par les trafics de stupéfiants ». Bref, « un énorme potentiel reste inemployé », et il reviendrait à la gauche de « favoriser la participation, l’initiative, l’action citoyenne » en matière de sécurité, sans que cela signifie, bien sûr, qu’elle doive se substituer « à l’action de l’État et de la Justice ». De la théorie – si tant est que l’on puisse désigner de la sorte les vaticinations sécuritaires du juge Peyrat – à la pratique, il y a un pas plus ou moins difficile à franchir selon les cas. Les émeutes de novembre 2005 vont offrir au leader historique de la LCR, Alain Krivine, l’occasion de donner l’exemple. Résidant à Saint-Denis, à proximité d’une zone « chaude », localisation permettant donc un contact privilégié avec le peuple, il a participé aux événements... en défendant, contre les « casseurs », sa voiture et sa copropriété! (3) Certes, il reconnaissait là une « explosion de l’exclusion », diagnostic qui n’avait rien de bien révolutionnaire: ce sera aussi celui des :;renseignements généraux. Mais A. Krivine s’est montré plus prolixe dans le magazine Marianne, connu pour son absence républicaine de mansuétude à l’égard des « sauvageons », lorsqu’il reprendra le récit de « ces nuits folles où, à soixante, les habitants font des rondes jusqu’à deux heures du matin pour éviter que la détresse n’attaque leurs murs. Cela crée des liens. Les réseaux de solidarité se sont renforcés », positivait le leader trotskiste. (4) « Pourquoi », lui demanda le journaliste qui l’interviewait, « ne pas embrigader les émeutiers pour la révolution? » « Aucune organisation politique ne peut être comprise de ces jeunes », répliqua A. Krivine, qui semble oublier que les leaders éduqués du parti bolchevik étaient quand même parvenus à se faire entendre des ouvriers, soldats et paysans analphabètes de la Russie tsariste. Et quand le journaliste lui signala que, lui, il allait « aller parler aux jeunes », Alain lui répondit, presque inquiet « vous verrez, c’est tout noir ». « La LCR a toujours été pragmatique. Lorsque l’émeute vient lécher les parkings et les murs des immeubles un peu plus cossus que ceux du reste de la zone, il s’agit d’abord pour elle de défendre la propriété. (5) » Dans la bouche d’A. Krivine, des pratiques qui ont un air de famille avec celles d’une milice de petits propriétaires deviennent des « liens de solidarité » qui se renforcent. Pour un peu, il nous ferait croire qu’un soviet était en gestation dans l’ex-banlieue rouge! Quant à la conscience politique de la LCR, parlons en ! Si le 31 octobre, un premier communiqué dénonçait la politique sécuritaire du pouvoir, dès le 3 novembre le ton changeait, et la LCR s’alignait sur la position du PCF, lequel à corps et à cris, réclamait le « retour à l’ordre » et la punition des émeutiers. Ainsi, peut-on lire dans un communiqué de la LCR daté du 3 novembre 2005 que « la vague de révolte et de violences suscite une inquiétude profonde parmi la population », ce qui permet à toute la gauche officielle, Parti communiste en tête, d’enclencher le discours selon lequel, pour retrouver la quiétude, « rétablir l’ordre est une urgence extrême », sans oublier de préciser que « les responsables des violences et des dégradations doivent être sanctionnés. (6) » Ceux qui, jour après jour, dégradent sciemment nos conditions de vie avec une violence à peine voilée peuvent dormir tranquille. « C’est sur les opprimés que la gauche et l’extrême gauche appelaient les “sanctions”, pas sur leurs oppresseurs. (7) » Affolement de gens surpris par l’événement ? Rien n’est moins sûr. Un an plus tard, alors que le « calme » était revenu dans les « banlieues », le député-maire « communiste » de Vénissieux, André Gérin, faisait placarder dans sa ville, et, sans doute fier de son initiative, jusque dans la presse nationale (  , un « Appel à la population » qui a dû remplir d’aise le juge D. Peyrat. Surmonté de l’intitulé « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE » accompagné de la devise « LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ », le tout encadré de deux drapeaux bleu-blancrouge, ledit appel était calqué, au plan iconographique et par le ton martial adopté, sur les vielles affiches de mobilisation générale apposées à la veille ou au lendemain des déclarations de guerre. Sauf que l’ennemi n’était plus aux frontières de la Patrie, mais déjà installé au coeur de la cité. Un ennemi multiforme: trafiquants, mafieux, intégristes, voyous, incendiaires de poubelles, lanceurs de cailloux... L’heure était à la « résistance républicaine et au courage civique », à « l’engagement citoyen », au « réveil démocratique ». Mais la campagne électorale pour les présidentielles avait déjà démarré. Au-delà des « sauvageons », un double spectre hantait l’imaginaire des édiles de Vénissieux, sinon de leurs administrés. « ARRÊTE de valoriser Sarko, de travailler pour Le Pen », intimait l’appel, sans que l’on sache bien si cette injonction s’adressait au fauteur de troubles, réel ou potentiel, ou si elle était là pour dresser le reste de la population contre cet empêcheur de voter en rond. Le slogan qui, toujours en majuscules, ponctuait la fin de l’article évoquera, au moins parmi les anciens, des combats moins douteux: « LA VIOLENCE NE PASSERA PAS ». Comme si ce genre d’appel ne s’inscrivait pas dans un processus appelé à se développer au cours de ce siècle, s’il n’y est pas rapidement mis fin: une fascisation rampante, d’autant plus insidieuse qu’elle se draperait d’atours – ou d’oripeaux – progressistes. Si réveil, résistance et engagement il doit y avoir, par conséquent, ce serait plutôt contre ce danger-là. Cette mise en garde vaut aussi pour certains rebelles de conforts chouchoutés par les médias qui en viennent à concilier la posture « libertaire » qui leur sert d’image de marque avec une indulgence pour le sécuritaire frappé du sceau « populaire ». Promu « Rédac’chef » d’un jour dans le journal gratuit Métro, voici ce que l’un d’eux opinait à propos de « la montée de la gauche » – en fait, d’un parti populiste à tendance protectionniste et xénophobe – lors des dernières élections aux Pays-Bas: « On voit que quand la gauche s’empare de territoires traditionnellement occupés par la droite, comme la sécurité, l’ordre, cela fait un carton. Les gens qui veulent un environnement sûr ne sont pas tous des fachos. (9) » Il ne reste plus à notre « libertaire » qu’à aider S. Royal à rédiger ses prochains discours sur « l’ordre juste » pour donner à ce dernier un air primesautier. Car l’expérience historique a depuis longtemps montré, d’une part, que « la gauche » n’est qu’une appellation usurpée lorsqu’elle fait la politique de la droite, et, d’autre part, que c’est sur « le désir des gens qui veulent un environnement sûr » que le fascisme a souvent prospéré. Jean-Pierre Garnier Notes 1. LO dénie toute légitimité à la révolte des jeunes des cités en raison de son « absence de contenu de classe », ainsi que l’a confirmé son hostilité – en fait, son incompréhension – face aux « émeutes » de l’automne 2005. 2. Didier Peyrat, En manque de civilité,Textuel, 2005. 3. Le récit qui suit est tiré du Combat syndicaliste CNT-F, n° 93, janvier 2005. 4. Marianne, 12 novembre 2005. 5. Combat syndicaliste, numéro cité. 6. Communiqué du Parti communiste français du 3 novembre 2005. 7. Combat syndicaliste, numéro cité. 8. Cf. Libération du 29 novembre 2006. 9. Michel Onfray, Métro, 23 novembre 2006. In le Monde libertaire hors série n° 31 du 21 décembre 2006 au 10 janvier 2007 Dans vos kiosques du 21 décembre 2006 au 10 janvier 2007, 40 pages en couleurs pour trois euros Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l’Internationale des Fédérations Anarchistes (IFA) Chaque jeudi dans les kiosques, 24 pages en couleurs d'actualité anarchiste |
|  | | kamchatka Langue pendue

Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Dim 21 Jan - 19:52 | |
| « L'idée la plus utile aux tyrans est celle de Dieu. » Stendhal *** Sommaire : Don Quichotte, le retour de Jedi, par Djo, page 3 La Chine Royal, par M. Cailloux, page 5 L’autruche et les chiens de garde, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 Ploum ploum tralala syndicat vaincra? par J.- P. Germain, page 7 Les Roms de Saint-Denis en lutte, par S. Bull, page 8 Dossier Rrom, suite, page 9 L’eau n’est pas une marchandise ! Par P. Schindler, page 10 Les mécanismes de la délation, par Sophie, page 11 Istanbul libertaire, S. Kojok, page 14 Les croyants de l’écologisme, par Ph. Pelletier, page 15 Dadoun et l’intolérable, par M. Giraud, page 17 Claire l’enragée, par Benoist Rey, page 19 Au pas de l’oie, par S. Chemin, page 19 Nanni Noretti, par Heike Hurst, page 20 L’électeur, ce criminel, par Libertad, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** L'éditorial : Le vent médiatique soulevé par Les enfants de Don Quichotte autour des problèmes des sans-logis est passé à travers les moulins à promesses électorales des partis politiques en quête de points dans les sondages, il s’est évanoui quand l’acteur incarnant le héros de Cervantès a dû répondre à un autre contrat. Ce n’est pourtant pas l’annonce d’une loi n’ayant d’effet qu’en 2012, et qui probablement sera passée aux oubliettes d’ici là, qui va reloger ceux qui aujourd’hui, avec ou sans tentes, sont toujours à la rue. Bien sûr, Nicolas Sarkozy a, lui aussi, joué au bon meunier samaritain. D’après ce sinistre pantin, avec lui à la chefferie de l’État, il n’y aurait plus de SDF dans les rues en deux ans ; gageons que comme pour les sans papiers il les concentrera tous dans des camps. Ne pouvant pas tous les expulser, il faudra bien que les pensionnaires de ces camps de transition se réadaptent à la vie sociale, en offrant leur force de travail à la nation. Ne doutons pas que les plus méritants seront promus au grade de capos. À dire ça on pourrait croire que Sarkozy représente une menace fasciste, non! D’ici à là, il y a un pas. Mais ne vient-on pas d’apprendre qu’avec Sarkozy tout est possible… Candidat unique de son parti, élu avec plus de 98 % des voix, voilà qui doit faire sourire dans sa tombe le camarade Staline. Quelle poigne ! Le ci-devant comte Nicolas de Naguy Bocsa réclame la justice pour le peuple ! Il en appelle à un retour des valeurs morales et du sens du devoir ! Désolé mon p’tit loup, mais nous n’avons pas les mêmes conceptions de ce que sont la morale et la justice. Des femmes, des hommes et des enfants qui dorment dehors dans l’un des pays les plus riches du monde est profondément immoral. Tout comme le sont ces patrons qui licencient pour accroître les dividendes de leurs actionnaires. Il est contraire à tout ordre moral d’ordonner des perquisitions à coup de matraque, pour terroriser les enfants, les femmes et les hommes rroms installés légalement dans une commune. Il ne peut pas y avoir de justice sans égalité économique et sociale ! Et la société que tu nous prépares, Nicolas, est loin de tendre dans ce sens, c’est une société où seuls les nantis sortent leur épingle du jeu de massacre qui se passent sous eux, et que toi tu ne vois même plus. Mais rassure-toi, tu n’es pas le seul à oeuvrer pour nous embrigader dans votre monde où notre liberté s’arrête là où commencent vos ambitions. Ta rivale, Ségolène, tout en changeant les étiquettes et la couleur des draps, quitte à rajouter des oreillers plus moelleux, veut nous enrôler dans la même caserne du développement économique capitaliste que nos chers sociaux-démocrates ont adopté comme nouveau Moloch. *** Don Quichotte, le retour du Jedi C’EST PARTI, on entre dans l’année des élections. Les promesses électorales affluent déjà dans les voeux de nouvelle année. L’action médiatique qui consiste à rassembler des SDF quai Jemmape en y ajoutant quelques personnes médiatiques et quelques bourgeois a fonctionné. Devrions-nous nous réjouir? Bien sûr que non. Ce qui à marcher c’est le tsunami médiatique, l’hypocrisie et le foutage de gueule. Le jeu de loi La charte des enfants de Don Quichotte à fait l’unanimité. Tout l’échiquier politique est unanime, il faut loger les SDF. Rappeler la loi n’est pas dans nos habitudes, pourtant nous sommes forcés de constater que des lois existent déjà et que si les politiques voulaient s’intéresser aux sans-abri, ils pourraient commencer par les appliquer. D’une part il y a la loi SRU qui consiste à imposer aux communes 20% de logements sociaux. Problème: les maires de villes riches préfèrent payer des amendes plutôt que voir débouler des pauvres dans leurs rues: communautarisme de classe… D’autre part, la loi de Réquisition (permettant au «représentant de l’Etat dans le département» de réquisitionner des locaux à usage d’habitation vacants) mais bien sûr, bien qu’existante, son application fût exceptionnelle, droit de propriété exige! La farce du dindon Villepin fort sensibilisé au problème du logement, lui-même logé dans un hôtel (Matignon tout de même) n’a écouté que son courage et s’est senti de son devoir de légiféré à nouveau sur ce problème. De plus un de ces députés a sous le coude une proposition de loi instituant un droit au logement opposable. C’est au poil! Le dindon de la farce Ainsi, les personnes dont le maire ne peut leur trouver un logement pourront se retourner contre l’État devant un juge administratif. Sous réserve de l’acceptation par une commission de conciliation bien entendu. Mais bien sûr, quand t’es à la rue, tu n’as que ça à foutre d’aller devant le juge dans une procédure longue où tu dois raconter ta vie pour émouvoir l’infâme auditoire qui habituellement passe son temps à moraliser et culpabiliser les pauvres. Et quand bien même, combien de temps entre la commission, le juge et la décision? Et pendant ce temps, on fait quoi? Silence, ça tourne ! Pendant tout ce mouvement médiatique, l’association des enfants de Don Quichotte a eu la main mise sur les quais. Veillant à la «bonne image» pour les médias. Pauvres mais pas sales quand même! Et surtout ne pas crier sa rage ou son désespoir. C’est tout le problème de ces associations se sentant l’âme charitable (Alléluia!) voulant aider les plus pauvres, pour se donner bonne conscience, mais sans toute fois accepter une société débarrassée des rapports de domination. Acte final Enfin dernière scène du grand spectacle, on entend dans les médias le leader de ce mouvement se féliciter de cette victoire et hurler dans un mégaphone que l’on peut replier bagages! Plier bagages, mais pour aller où? Lui à un avion à prendre pour l’Afrique du Sud. Les sans-abri, eux, n’ont pas replié les tentes et compte bien les garder encore un peu, dans l’attente des voir les logements promis. Épilogue Si ce mouvement a su révéler le problème lié au logement ainsi que, dans une moindre mesure, celui de la précarité, en aucune façon il n’en a dénoncé les causes. C’est la où le pseudoconsensus politique autour des SDF laisse dubitatif. Quand Sarkozy promet « zéro SDF » si on veut bien le croire, on imagine déjà les camps à l’image de ceux de rétention pour les sans-papiers… Ce mouvement n’est qu’une farce préélectorale. Le leader du mouvement l’affirme très bien lui même: «Régler le problème du logement avant la présidentielle […] Cela redonnerait confiance dans les gouvernants.», in 20 minutes. Sans commentaires. |
|  | | kamchatka Langue pendue

Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Dim 21 Jan - 19:52 | |
| Dit papa, pourquoi y’a des pauvres ? La bourgeoisie, à conquis le pouvoir en 1789 et a su le garder grâce d’une part à la propriété privée et d’autre part à la hiérarchie sociale fondée, en partie, sur les revenus. Ainsi, le patron possède les outils de production, il légitime donc sa domination sur « ses » salariés de part le fait qu’il est le propriétaire de l’entreprise. Il est à noter que ces outils ont eux-mêmes été réalisés par des salariés… De même, un propriétaire de logement exige un loyer (fixé à son bon vouloir) à « ses » locataires. Ainsi il peut vivre de l’accumulation des biens qu’il a acquis, il vit du fait qu’il est un propriétaire. Il est à noter que ces logements ont eux-mêmes été bâtis par d’autres salariés, eux-mêmes locataires… La bourgeoisie possède tout, elle est ainsi en position de force, ce qui lui permet un contrôle sur tout ce qui se fait dans la société. De plus, elle peut compter sur l’État, pour lui permettre de veiller à son droit de propriété et à faire usage de la force (police, appareil judiciaire, prison, armée) quand cela est nécessaire. Les partis ne veulent qu’accéder au pouvoir, ils ne peuvent exister qu’en gardant un fonctionnement de classe. Non seulement on ne peut compter sur eux, mais en plus ils veulent nous faire croire à une possibilité de changement. Tout cela est un leurre et l’égalité sociale sonnerait l’heure de leur destitution. Ni parti ni enfant de machin, mais on fait quoi ? Les associations telles que celle qui s’est illustrée quai Jemmape, avec son lot de soutien people se veut le porte-voix des sans-papiers alors qu’elle est totalement déconnectée de ceux qu’elle dit représenter. Comment pourrait-elle aspirer à émanciper les plus pauvres alors que ses « militants » vivent pleinement de ce système? Ce sont les exploités en s’organisant qui seront à même de porter leurs revendications, de mener leur combat, sans avoir des «régulateurs» n’aspirant au mieux qu’au réformisme. La réquisition des logements vides Depuis plus de vingt ans, le nombre de logements vacants oscille autour de 2 millions d’unités, Paris comptait lors du dernier recensement 136554 logements vacants, soit un logement sur dix.Autrement dit de quoi loger ou reloger la quasi-totalité des sans-abri et mal-logés. Mais bien sûr, les propriétaires de ses logements ont d’autres projets! Ainsi, les entreprises publiques et administratives, pour ne citer qu’elles, se dépouillent-elles de leur patrimoine immobilier au plus offrant (France Télécoms, SNCF, CAF, EDF…). La question des logements d’urgence apparaît ainsi bien hypocrite. Le partage des richesses Les richesses ont toujours été aux mains de la bourgeoisie. Celle-ci, qui nous exploite déjà au travail, vivant de l’immobilier et des biens de consommation, décide de ce qu’elle veut bien reverser et à qui. Bien évidemment, elle s’octroie la plus grosse part des richesses et nous laisse discuter le bout de gras. Or ce droit qu’elle s’est donné n’est en aucun cas légitime. Comment justifier qu’une minorité puisse se garder les richesses produites par tous? La terre appartient à tous, c’est donc à tous que doit revenir ce qui est produit. Chacun doit pouvoir subvenir à ses besoins. C’est ça l’égalité économique et sociale. D’jo groupe-claaaaaash(a)federation-anarchiste.org *** Agenda Jeudi 18 janvier Merlieux (02) Rencontre débat autour du thème « Réalités et informations face aux pouvoirs et aux médias » en présence de Florence Aubenas et de Mimouna Hadjam, de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Nîmes (30) Rencontre débat avec Ronald Creagh sur le thème: « Être libertaire aujourd’hui » au Centre P.-Néruda, rue du Cirque-Romain, à 20 heures. Table de presse, entrée libre. Organisée par le Groupe Gard-Vaucluse de la Fédération anarchiste. Vendredi 19 janvier Besançon (25) Débat contradictoire sur « les alternatives à l’économie de marché » avec la LCR, le Parti de la décroissance et la Fédération anarchiste, à 20h30, à la librairie L’Autodidacte, 5, rue Marulaz. Saint-Claude (39) Réunion publique: police partout, avec Maurice Rajsfus, au Coffre-Fort, rue de Boneville, à 20h30. groupelucio(a)no-log.org Dijon (21) Concert de soutien à Camille, au tribunal pour refus de fichage ADN, avec Krapnek, Grrzzz, Kazan, Ben, à 21 heures à l’espace autogéré des tanneries, bvd de Chicago. Monchy-Breton (62) Dans le cadre de la campagne nationale et internationale en faveur de la libération des militants d’Action directe, et à l’occasion du 20e anniversaire de leur arrestation, le comité « Libérez les! » de soutien aux prisonnier(e)s et réfugié(e)s politiques du Nord-Pas-de-Calais invite la population à un débat à partir d’un documentaire dans lequel Joëlle Aubron, ex-membre du groupe disparue en mars dernier, évoque son parcours militant et ses conditions d’incarcération, au café « Chez Tartous et compagnie », entre Bruay-la-Buissière et Saint-Pol-sur-Ternoise. Samedi 20 janvier Paris 18e Anne Steiner et Loïc Debray présenteront leur ouvrage sur la R.A.F. Guérilla urbaine en Europe occidentale, à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette. Métro Blanche ou Abbesses. Dijon (21) Réunion publique organisée par les Voix sans maître, avec Maurice Rajsfus: « Sur le délire sécuritaire », à l’Hôtel des sociétés (salle Joliet), 7, rue de Docteur Chaussier. Mercredi 24 janvier Sarlat (24) « Débats libertaires » autour d’une causerie libre avec les militants du Drapeau Noir Périgord de la Fédération anarchiste au café Lébérou, 5, rue Jean-Jacques Rousseau. Jeudi 25 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert du 25 au 28 janvier à L’Européen, 3-5, rue Biot. Métro Place-de-Clichy. Parking: 11-12, rue du Forest. Nimes Rencontre solidaire contre la répression avec B. Deceuninck, J.-L. Millet et un déboulonneur de pub, tous poursuivis pour leurs engagements. 20h15, Centre Pablo Néruda. Vendredi 26 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert, voir jeudi 25 janvier. Samedi 27 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert, voir jeudi 25 janvier. Dimanche 28 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert, voir jeudi 25 janvier. Samedi 3 février Paris 18e Maurice Rajsfus nous parle de ses Mémoires à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette. Métro Blanche ou Abbesses. Mardi 13 février Ivry-sur-Seine (94) Le groupe libertaire d’Ivry (FA) vous invite à une réunion publique d’information et de solidarité avec la Commune d’Oaxaca et les révoltes sociales au Mexique. Avec la participation d’un camarade de retour du Mexique. À 20 heures au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Métro: Porte d’Ivry. Dès 19h30, accueil, bar et petite restauration. Jeudi 15 février Merlieux (02) Rencontre avec un écrivain de polar que nous apprécions beaucoup, Patrick Pécherot, auteur de Belleville-Barcelone (2003), Boulevard des Branques (2005), de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Vendredi 16 février Saint-Claude (39) Vidéo-débat: Ni vieux ni traîtres, film de Pierre Carles pour la libération des prisonniers d’Action directe, au Coffre-Fort, rue de Boneville à 20h30. groupelucio(a)nolog.org Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des Fédérations Anarchistes (IFA) Chaque semaine, en kiosque, 24 pages en couleurs d'actualité vue par les anarchistes |
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Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Jeu 25 Jan - 23:31 | |
| «Vous voulez les misérables secourus,moi je veux la misère supprimée.» Victor Hugo *** Le sommaire : Nouvelles de Palestine, par les relations internationales, page 4 La fécondité polonaise, par M. Topé, page 5 L’autruche, fidèle au poste, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 La face cachée de Sarko, par P. Schindler, page 7 Croissez et multipliez? par P. Schindler, page 8 La démocratie totalitaire, par D. Cipriani, page 9 La femme en Iran, par R. Boullard, page 11 Capitalisme et corps social morcelé, par J. Monjot, page 15 Anarchistes et syndicats, par G. Kerdivel, page 17 El Violín, par Daniel, page 15 Une note de lecture, par J. Lesage de La Haye, page 19 Valérie Ténèze, selon André Robèr, page 20 Salut Henri, par le CIRA de Marseille, page 21 Le nouvel Anartiste, par P. Ducira, page 20 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23r *** L'éditorial de la semaine : Hormis les propos des bourgeois-candidats à la présidence de la République, que nos bourgeois-journalistes ne se privent jamais de commenter, abondamment, dans les médias qui les emploient, l’actualité de ces dernières semaines aura été marquée par la mise en avant des différents sujets dont « les Français s’inquiètent » à l’approche de l’élection de 2007. Étant de conviction internationaliste, les anarchistes ne pensent pas que nous puissions, d’une quelconque façon, améliorer de manière réellement significative les conditions de vie de toutes et tous, sans mettre à bas le système capitaliste mondialisé, sans abolir la propriété privée, sans que chaque individu participe à la prise de décision de la vie collective. Cela d’autant plus que les États modernes perdent de leur autonomie en devant obéir, sous peine de sanctions, aux organismes internationaux et libéraux auxquels ils appartiennent. Toutefois, il est intéressant d’étudier les méthodes employées au pays des droits de l’Homme (et la Femme dans tout ça ?), mais aussi dans le reste du monde, pour faire croire à la population qu’on veille sur elle, qu’on est à son écoute, qu’on est là pour répondre à ses attentes, et que l’État qu’elle « choisira » (car nous serions censés avoir le choix) d’ici à quelques mois nous permettra de vivre des jours meilleurs. À condition de ne pas parasiter le travail des politiciens, de leurs polices et des patrons bien sûr, cela va de soi, on nous promet l’Éden sur Terre (en France seulement, évidemment, on ne pourrait « accueillir toute la misère du monde »). Fini, désormais, la sublimation par la religion, le culte de l’éternel, du Dieu bienveillant ou malveillant selon son bon désir. Devrions nous nous réjouir que notre Seigneur soit « has-been » ? Que nenni, Sarko, Ségo, Besancenot et tout le troupeau voudrait bien prendre sa place dans les nouvelles émissions de « téléréalité », dans lesquelles ils pourraient être filmés, chéris, adorés par l’électeur qui, décidément, ne peut avoir que de la foi ou une mémoire vraiment très courte… Qu’importe qu’on envoie la jeunesse faire son service. Qu’importe qu’on signe une charte écologiste qui n’engage en rien celui qui la signe. Qu’importe qu’on vote une loi pour que les sans-logis et mal logés puissent porter plainte alors que, désocialisés comme ils le sont, la paperasse administrative fera probablement fuir ceux qui en ont le plus besoin. Nos candidats-dieu-bourgeois-super héros-star veillent sur nous… ou nous surveillent, plutôt ! *** Et en prime un article de Djo : Les enfants indignes Dimanche 14 janvier, l’AG de Montreuil appelait à se rendre quai de Jemmapes pour « donner la parole aux SDF ». En effet, les enfants de Don Quichotte (à savoir la famille Legrand à Paris) prennent toutes les décisions entre eux, les SDF devant suivre ou quitter le quai. Food not bombs, qui regroupe des individus préparant des repas à partir des restes récupérés sur les marchés et distribuant la nourriture à la gare du Nord, décida de se rendre quai de Jemmapes suite à cet appel. Sur place, la présence d’une péniche-concert les empêcha de parler confortablement, et l’attroupement de badauds autour d’elle rameuta de nombreux flics… La distribution de nourriture commence donc un peu plus loin, sur un trottoir face au quai. Une banderole « Food not bombs – bouffe – autogéré » est déployée. Visiblement, le terme autogéré ne sera pas au goût de tous! L’information sur la présence de cette distribution de nourriture se propage vite sur le camp; l’initiative est en effet appréciée par les SDF, car « cela change de d’habitude ». Tout se déroule normalement jusqu’à ce que Jean-Baptiste Legrand, accompagné de son Pôpô et de sa Môman, approche pour discuter: « Que faites-vous là? On n’est pas au courant! Je veux savoir ce qui se passe sur MON campement! », etc. Finalement, il s’en va. Un quart d’heure plus tard, il revient, cette fois escorté par sa vingtaine d’agents de sécurité politique. Le dialogue se cantonne à des menaces, notamment contre les membres de Food not Bombs qui sont déjà passés sur le camp, et en ont été virés. Ainsi peut-on entendre des gentillesse du genre « Je vais te foutre dans le canal », ou autres hurlements divers… Pour la forme (et pour montrer qui est le patron), Jean-Baptiste prend l’un de ses hommes par le col, et lui demande de se calmer. Les SDF présents prennent la défense de Food not Bombs, car bien contents d’avoir à manger! Malgré la tension, la distribution continue, puis Jean-Baptiste s’en va après leur avoir signifié d’aller dans un coin où on ne les voit pas (puisque le « quai de Thoirry » est assiégé par les journalistes) et de téléphoner, la prochaine fois, avant de venir… Besoin de tout contrôler, par le cercle Legrand, oblige. Le manque de communication entre les occupants du quai et la mainmise de la famille Legrand font qu’il n’existe aucune forme de solidarité entre les sans-domicile et les sans-papiers. Aucun n’a jamais son mot à dire, ni sur les fins ni sur les moyens. C’est cette association issue de la mouvance « boboïde de la chrétienté » qui décide de tout, selon sa façon de voir la société, et non selon la réalité vécue par les SDF. Ainsi, les quelques mois d’immersion du comédien n’ont permis que de le préparer à son rôle de bon samaritain face aux caméras. C’est aux sans-domicile de s’organiser, c’est à eux de définir leurs objectifs et les moyens pour y parvenir. Les arrivistes ne désirent qu’une place devant les caméras, ils veulent canaliser la pauvreté, et surtout ne pas faire de vagues, notamment avant les élections. D’Jo groupe-claaaaaash(a)federation-anarchiste.org *** Pour finir : l'agenda du Monde libertaire Jeudi 25 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert du 25 au 28 janvier à L’Européen à 20h15, 3-5, rue Biot. Métro Place-de-Clichy. Parking: 11-12, rue du Forest. Nîmes Rencontre solidaire contre la répression avec B. Deceuninck, J.-L. Millet et un déboulonneur de pub, tous poursuivis pour leurs engagements. 20h15, Centre Pablo Néruda. Vendredi 26 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert à 20h15, voir jeudi 25 janvier. Besançon (25) Présentation du n° 14 de Charivari & débat sur les ONG, à L’Autodidacte, 5, rue Marulaz, organisée par le groupe Proudhon de la Fédération anarchiste. RDV à 20h30. Lyon 7e Projection du film Services publics en danger - La Poste: un drôle de pli de Gilles Balbastre, suivie d’une discussion avec les camarades de la CNT sur la situation à la Poste, à 19h30 à la librairie libertaire La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryphe. Bar de soutien: tous les bénéfices seront versés à la campagne contre l’interdiction de la CNT, 10 % des ventes de la librairie de ce vendredi iront de même à la campagne de la CNT. Saint-Denis (93) Rencontre-débat avec Daniel Lefeuvre, spécialiste de l’Algérie coloniale, professeur à l’université de Paris 8 et auteur du livre Pour en finir avec la repentance coloniale. Une réponse aux vociférations des Indigènes de la République qui, selon leur point de vue, veulent nous soumettre à un acte de repentance collective, à 19h30 à la Bourse du Travail, 9, rue Génin à Saint-Denis (métro ligne 13, station Porte-de-Paris). Organisée par la Société de défense des laïques et le groupe Henry-Poulaille de la Fédération anarchiste. Samedi 27 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert à 20h15, voir jeudi 25 janvier. Vesoul (70) Manifestation régionale du réseau Éducation sans frontières, pour la régularisation de tous les sans-papiers, la fin des rafles et des expulsions, la fermeture des camps de rétention et l’abrogation des lois racistes, à 14h30, place Renet (place du marché). Dijon (21) Concert de soutien au groupe libertaire avec Brassen’s not dead, The Ivan Drago’s, Chubby Faced, à 21 heures, aux Tanneries, 15-17, boulevard de Chicago. Lyon 7e Présentation des numéros 16 et 17 de la revue Réfractions - recherches et expressions anarchistes, à 19 heures à la librairie libertaire La Gryffe, 5, rue Sébastie- Gryphe. Dimanche 28 janvier Paris 17e Serge Utgé-Royo en concert à 17 heures, voir jeudi 25 janvier. Vendredi 2 février Lyon 1er Projection de Brazzil de Terry Gilliam, à 20h30, en ouverture d’une exposition artistique sur le sécuritaire, à la Plume noire, 19, rue Pierre-Blanc, organisée par les groupes lyonnais de la CGA. Samedi 3 février Paris 18e Maurice Rajsfus nous parle de ses Mémoires, à 15h30, à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette. Métro Blanche ou Abbesses. Rouen Rencontre avec Jacques Lesage de La Haye, Histoire de la psychiatrie et de l’antipsychiatrie, autour de son livre La mort de l’asile, à 15 heures, à la librairie l’Insoumise, 128, rue Saint-Hilaire. Samedi 3 février Lyon 7e Réunion d’information avec Hellyette Besse et projection de la vidéo Joëlle Aubron: mon parcours militant de l’autonomie à Action directe, à 15 heures, à La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryffe. Samedi 10 février Dijon (21) Venez découvrir l’affiche politique et la caricature de 1870 à 1914 avec Michel Dixmier qui présentera en vidéoprojection, avec un commentaire détaillé, un éventail d’affiches et de dessins caractéristiques de l’art social et révolutionnaire de la Belle Époque, à 18 heures, au local libertaire, 61, rue Jeannin. Lundi 12 février Bordeaux Apéro-tapas et présentation puis débat autour du livre Du développement à la décroissance de et avec Jean-Pierre Tertrais. Soirée organisée par le Cercle Jean-Barrué (FA, 33) dans le cadre de la tournée de février 2007 organisée par l’Union départementale de Dordogne de la Fédération anarchiste, à 19 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Mardi 13 février Ivry-sur-Seine (94) Le groupe libertaire d’Ivry (FA) vous invite à une réunion publique d’information et de solidarité avec la Commune d’Oaxaca et les révoltes sociales au Mexique. Avec la participation d’un camarade de retour du Mexique. À 20 heures au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Métro: Porte-d’Ivry. Dès 19h30, accueil, bar et petite restauration. Le Monde libertaire, l'hedomadaire de la Fédération anarchiste Chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs d'actualités anarchistes pour deux euros Abonnement pour un an et 45 numéros pour 61 euros Le monde libertaire, 145 rue Amelot 75011 Paris |
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Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Sam 3 Fév - 10:22 | |
| « Ne faites jamais rien contre votre conscience, même si l’État vous le demande.» Albert Einstein *** Sommaire du Monde libertaire # 1463 du 1er au 7 février 2007 : Les bons apôtres ! par Maurice Rajsfus, page 3 Devoir de mémoire, le détail de l’abbé Pierre, par P. Schindler, page 4 Coup de sang!, par É. Gava, page 5 L’autruche, fidèle à la trinité, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 La face cachée de la loi anti-tabac, par G. Molinier, page 7 Fouchtri fouchtra, par J.-P. Germain, page 8 La grippe aviaire et ses vrais dangers, par F. Roux, page 9 L’ Allemagne et le nazisme, par Olynx, page 11 Le G8, drôle de rencontre, par le Forum anarchiste allemand, page 14 Travail et alternatives, par Espé, page 15 L’Étrangère, par H. Hurst, page 17 La Vie des autres, par H. Hurst, page 18 « La peur de poche», par J.-M. Traimond, page 19 La presse anarchiste sur Internet, par V. Dubuc, page 20 Solidarité avec Rolland Veuillet, par P. Corcuff, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** L'éditorial : L’Abbé est mort, vive l’abbé peut-on entendre partout. Il ne manquait plus que ça, après les enfants de Don Quichotte, pour nous faire l’éloge de la charité dans tous les médias. Il faut aider les malheureux, disent-ils, leur donner des couvertures car ils ont froid, les pauvres, et de la soupe car ils ont faim. Après ça, tout le monde est rassuré, nous vivons dans une bien belle société qui prend soin de ses miséreux. Et là où nous passons de la charité au miracle, c’est lorsque tout cela se fait sans que personne ne trouve à redire sur le fait que lesdits miséreux sont le produit de cette société. Que ceux qui font « oeuvre de charité » sont ceux qui ont les moyens de le faire, et il est bien facile de donner quelques miettes, pour la forme, lorsque, dans le fond, on possède tout le pain ! Ainsi il ne faudrait pas trouver à y redire, c’est mieux que rien… C’est vrai, c’est peut-être mieux que rien, mais c’est sûrement bien insuffisant. Les magasins sont remplis de nourriture, les villes regorgent de logements spacieux où règne le luxe; parfois ceux-ci restent inoccupés pendant de longs mois pour que ces charmants messieurs, qui nous aident par leurs dons, puissent quand même se remplir les poches. Les politiciens de tout bord profitent de l’événement pour nous montrer qu’ils s’intéressent à nos problèmes, qu’ils peuvent les résoudre grâce à leur grand coeur. On revoit le fabuleux destin de m’sieu l’Abbé, aidant les plus pauvres, voyageant dans toute la France en hélicoptère, et nous n’osons imaginer le prix du voyage… Il ne s’agit pas de se satisfaire de l’action de l’Abbé ou de râler parce qu’on aime bien ça, râler. Mais de trouver inacceptable que l’on puisse avoir faim, ou dormir dehors, en ces temps où on ne manque ni de nourriture ni de moyens pour construire des logements. C’est de trouver inacceptable que ceux qui possèdent tout se permettent de nous donner des leçons sur notre refus de prendre les miettes qu’ils nous donnent en les remerciant et en la fermant. Tant que chacun de nous ne pourra subvenir à ses besoins, nous ne cesserons d’exiger le partage des richesses. Nous avons besoin de nous loger, des logements sont libres. Nous avons faim, la nourriture abonde dans les magasins et nos exploiteurs se remplissent la panse à n’en plus pouvoir. Mais les pauvres se révoltent; combien de squats, d’affaires de vols qui se retrouvent devant les tribunaux ? Nos âmes charitables veillent à ce que l’on respecte la propriété privée, il ne faudrait pas que le goût du travail nous passe et que nous décidions de vivre en s’affranchissant des rapports de domination. *** Les bons apôtres ! À vomir ! Par Maurice Rajsfus SI L’AUTEUR DE CES LIGNES n’avait pas reçu une bonne éducation à l’école de la République, il serait bien plus vulgaire et dirait: à dégueuler! À deux reprises, en quelques jours, les hommes (et les femmes) qui nous gouvernent ont fait montre d’un cynisme moralisateur qui n’a d’égal que leur volonté de nous imposer un contrôle social de plus en plus pesant. Le 18 janvier 2007, sans que cela corresponde vraiment à une quelconque date commémorative, Jacques Chirac se souvenait qu’aux temps de l’occupation nazie il s’était trouvé de nombreux « Justes » pour s’opposer à la répression conduite contre les Juifs dans la tourmente. Il convenait donc de les honorer. Bel effort de reconstruction d’une page de l’histoire peu glorieuse de ce pays. Il s’agit d’ailleurs d’une fâcheuse habitude que de nous renvoyer à cette France profonde, toujours sur le chemin de la gloire et de l’héroïsme. C’est ainsi qu’après 1945, on a voulu convaincre des générations de collégiens et de lycéens que les Français avaient été globalement résistants, de 1940 à 1944. Ce qui n’était rien moins qu’une escroquerie historique. En 2007, le temps était venu d’expliquer à un pays ému que les Français avaient été majoritairement solidaires des Juifs pourchassés. Ce qui constitue un pieux mensonge. En effet, durant les années noires de l’Occupation, il y a surtout eu des attentistes et des indifférents. Qu’importe! Le 18 janvier 2007, au Panthéon, Jacques Chirac célébrait les « Justes » recensés ces dernières années. Lesquels se sont effectivement comportés courageusement, risquant leur vie... 2725 « Justes » pour une France alors peuplée de 40 millions d’habitants. Il s’est donc trouvé 2725 Français pour sauver l’honneur des lâches qui résistaient en écoutant Radio-Londres et le chef d’une France libre – de Gaulle – qui ne trouvera jamais un mot pour dénoncer les rafles et la traque des Juifs étrangers. On ne songeait qu’à venger nos couleurs de la défaite déshonorante de juin 1940. Rien d’autre! Le paradoxe, c’est que les hommes actuellement au pouvoir ne cessent de s’acharner, depuis de longues années, à expulser les étrangers sans papiers, tout en menaçant les « Justes » de 2007 qui se montreraient solidaires des nouveaux exclus, traités tels des criminels dans les centres de rétention administratifs. En attendant l’heure de l’expulsion. Bien entendu, il ne peut être question de comparer les deux périodes. Pas d’amalgame, n’est-ce pas, car les étrangers expulsés – y compris les enfants scolarisés dans ce pays – ne prennent pas le train pour Auschwitz. C’est encore heureux! Peu importe qu’ils soient menacés de la pire répression lors du retour à la case départ. Il n’en reste pas moins que ces pratiques d’exclusion perdurent alors que nous sommes censés vivre en démocratie. Fin du premier acte. Le 22 janvier 2007, nous apprenions le décès de l’abbé Pierre. Immédiatement, c’est un interminable concert de louanges pour célébrer celui qui avait passé son existence à se préoccuper des sans-logis. Pourtant, les mêmes qui admettaient tranquillement que des dizaines de milliers de SDF puissent grelotter dans la rue feignent de découvrir l’ampleur de la misère humaine. Ceux-là mêmes qui expliquaient, il y a quelques semaines, que le campement des Enfants de Don Quichotte, le long du canal Saint-Martin, à Paris, n’était que de la poudre aux yeux, entonnent aujourd’hui l’hymne de la solidarité et de la charité bien tempérée. Tout en oubliant les expulsions violentes des squatters par la police. Le décès de l’abbé Pierre tombe à point nommé pour permettre au pouvoir de se donner cette touche sociale qui lui fait tant défaut. On fait pleurer le bon peuple sans lui laisser le temps de réfléchir. Le vieillard de 94 ans, à qui l’on promettait tout sans jamais donner de suite, est devenu un héros national. Certains même proposent de lui donner une sépulture au Panthéon – on y a bien inscrit les noms des « Justes » le 18 janvier. Alors. Les élections approchant, il ne faut pas être à court de démagogie. Qu’y a-t-il de plus affligeant que ces déclarations de Nicolas Sarkozy sur ce bon abbé qui vient de disparaître, alors qu’il envoie ses flics détruire les campements de Roms dans la banlieue parisienne? Qu’y a-t-il de plus misérable que ces gesticulations de Jacques Chirac qui, dix ans après la campagne présidentielle de 1995, redécouvre la fracture sociale? Le 14 janvier 2007, devant le congrès de l’UMP, Nicolas Sarkozy s’écriait, dans un grand élan: « La France, c’est celle des travailleurs, celle de Jaurès... » À gerber! Maurice Rajsfus *** Et pour finir l'agenda du Monde libertaire : Vendredi 2 février Lyon 1er Projection de Brazzil de Terry Gilliam, à 20h30, en ouverture d’une exposition artistique sur le sécuritaire, à la Plume noire, 19, rue Pierre-Blanc, organisée par les groupes lyonnais de la CGA. Bordeaux Projection du film de P. Carles et G. Minangoy Ni vieux ni traîtres en présence de Georges Minangoy, Jacques Garcin et Jean Halfen à 20h30, 5,50 euros, Cinéma Utopia, place Camille-Jullian. Samedi 3 février Paris 18e Maurice Rajsfus nous parle de ses Mémoires, à 15h30, à la bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette. Métro Blanche ou Abbesses. Rouen Rencontre avec Jacques Lesage de La Haye, Histoire de la psychiatrie et de l’antipsychiatrie, autour de son livre La mort de l’asile, à 15 heures, à la librairie l’Insoumise, 128, rue Saint-Hilaire. Lyon 7e Réunion d’information avec Hellyette Besse et projection de la vidéo Joëlle Aubron: mon parcours militant de l’autonomie à Action directe, à 15 heures, à La Gryffe, 5, rue Sébastien-Gryffe. Bordeaux Débat féministe organisé par le collectif Ovaires et contre tout: Peut-on abolir le genre ? Quelle place pour la lutte féministe aujourd’hui ? Et quel féminisme ? À 16 heures: Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Périgueux (24) À partir de 16 heures, sur les ondes de radio 103 nous recevons Jacques Garcin, résistant anarchiste sous l’occupation de Franco. Vous pouvez suivre cette émission sur: www.radioperigueux103.org + à partir de 20h30, aux Thétards 3, rue Sully, le Collectif libertaire Marius Jacob et le groupe Emma Goldman de la Fédération anarchiste organisent une projection du film de Pierre Carles Ni vieux ni traîtres avec la présence de J. Garcin. Vendredi 9 février Bordeaux Concert organisé dans le cadre de la campagne nationale pour la libération des militants d’Action Directe avec: le Cri du peuple (Bx – chorale révolutionnaire), la K-bine + Pisko mc (Paris – rap conscient), Khalifrat (Bx – Hip hop), Cartouche (Paris – Punk, ex membres de Kochise, Cria Cuervos, Raymonde et les blancs becs), Dj Sublime, Intermèdes Slam, Jonathan II, à 21 heures 7 euros, 22, rue du Commerce. Périgueux (24) À partir de 20h30 projection du film Juppé forcément, aux Thétards, 3, rue Sully, organisé par le collectif libertaire M. Jacob. Samedi 10 février Dijon (21) Venez découvrir l’affiche politique et la caricature de 1870 à 1914 avec Michel Dixmier qui présentera en vidéoprojection, avec un commentaire détaillé, un éventail d’affiches et de dessins caractéristiques de l’art social et révolutionnaire de la Belle Époque, à 18 heures, au local libertaire, 61, rue Jeannin. Bordeaux Débat avec Jacques Lesage de La Haye, autour du thème de la question de l’enfermement et de la déviance en société libertaire. Jacques Lesage de La Haye a été condamné à 20 ans de réclusion en 1958 suite à des braquages. C’est en prison qu’il décide de reprendre ses études. Psychologue, psychanalyste reichien, il est aussi militant à la Fédération anarchiste et il a milité contre toutes les formes d’enfermement (luttes anti-carcérales, antipsychiatrique, etc.). Il participe à l’émission contre la prison de Radio Libertaire, « Ras les murs », à 17 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Dimanche 11 février Bordeaux Projection de Lola, une femme allemande, de Fassbinder. 1957. La projection sera suivie d’un repas végétarien à prix libre, à 18 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Lundi 12 février Bordeaux Apéro-tapas et présentation puis débat autour du livre «Du développement à la Pierre Tertrais. Soirée organisée par le Cercle Jean-Barrué (FA, 33) dans le cadre de la tournée de février 2007 organisée par l’Union départementale de Dordogne de la Fédération anarchiste, à 19 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Mardi 13 février Ivry-sur-Seine (94) Le groupe libertaire d’Ivry (FA) vous invite à une réunion publique d’information et de solidarité avec la Commune d’Oaxaca et les révoltes sociales au Mexique. Avec la participation d’un camarade de retour du Mexique. À 20 heures au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Métro: Porte-d’Ivry. Dès 19h30, accueil, bar et petite restauration. Mercredi 14 février Paris 11e Débat autour de livre «Les Coulisses du commerce équitable», en présence de l’auteur Christian Jacquiau et de Michel Besson, fondateur de Andines et Minga. Projection du film 0,01 Visages du commerce équitable, réalisé par Sandra Blondel et Pascal Hennequin, à 19h45, au CICP, 21ter, rue Voltaire. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la FA Chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs d'actualités anarchistes pour deux euros Le monde libertaire, 145 rue Amelot, 7501 Paris |
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 | Sujet: .. Sam 10 Fév - 14:08 | |
| « L’argent ne représente qu’une nouvelle forme d’esclavage impersonnel à la place de l’ancien esclavage personnel.» Léon Tolstoï *** Le sommaire : Fonction publique en lutte ? par G.Chambat, page 3 SimCity rue d’Enghien, par M. Lhourson, page 5 L’autruche, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 Nouvelles des fronts, par Hugues, page 7 Avec le Medef tout est possible, par P. Schindler, page 8 SDF, sois malade et tais-toi, par J. Monjot, page 9 Les urnes ou la rue, par S. Mahé, page 10 Pénurie de professionnels de santé dans le monde, par L. N. page 12 Comprendre pour combattre, par N. Potkine, page 14 Circulez, par Nath et Gaël, page 15 Réponse abstentionniste, par Daniel, page 17 Daratt, par H. Hurst, page 18 Non, par J. Lesage de la Haye, page 19 Lectures libres, par S. Chemin, page 20 Affaire Granado et Delgado, par D. Pinós, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Éditorial LE MOIS DERNIER a été l’occasion d’entendre la voix du Medef. Pour celui-ci, « l’entreprise c’est la vie ». Tout un programme, surtout au vu des licenciements qui continuent, du nombre d’accidents de travail et du taux de suicides sur les lieux de travail ou pour raisons professionnelles. L’entreprise c’est la vie, admettons, mais quelle vie ! Travailler toute la journée, toute la semaine, toute l’année… Travailler, est-ce cela la vie ? Ne serait-ce pas ce que nous devrions faire par obligation pour nous permettre une certaine qualité de vie ? Le rôle du travail est inversé dans la société capitaliste. Nous passons notre vie à travailler pour que la vie de ceux qui nous font travailler soit meilleure. Ce qui est à remettre en cause, c’est la place du travail dans notre vie. Non un but en soi, mais un moyen pour subvenir à nos besoins. Parisot propose un retour au quarante huit heures, pourquoi pas ! Si c’est quarante huit heures par mois, la question ne se pose pas. Mais elle s’empresse d’ajouter par semaine! Et là, ça pose un problème. Déjà que l’on passe notre temps au travail, cela supprimerait le peu de temps libre qu’il nous reste. C’est comme pour le dimanche. Les consommateurs sont ravis, les patrons aussi. Mais iraient-ils travailler, eux, ce jour-là ? Parisot voit dans la durée, et après la semaine de travail, elle s’attaque à l’âge du départ à la retraite ! En effet, selon les patrons, ils ont mieux à faire de leur argent, pour s’octroyer un juteux salaire par exemple, que de payer des gens qui ne font plus rien! Ils préféreraient que les salariés puissent, à partir d’un certain âge, choisir ou non de partir à la retraite ou de continuer à travailler. Choisir ? Tu parles ! Évidemment, ceux qui pourront partir avec une retraite confortable le feront, mais ceux qui n’auront qu’une retraite misérable n’auront guère le choix ! L’entreprise c’est la vie. À la vie, à la mort ! Les patrons, eux, ne veulent guère avoir un salarié à vie et préfèrent un nouveau contrat indéterminé qui permettrait de licencier plus facilement ! En effet, les patrons veulent embaucher. Le problème est qu’ils veulent pouvoir virer aussi ! Tous ceux qui n’acceptent pas de se tuer à la tâche, tous ceux qui n’acceptent pas de se faire dicter leur vie par les patrons qui imposent leurs journées de congés, leurs horaires, etc. Au moindre signe de fatigue ou de grogne, c’est « à la porte ! ». Le travail, il faut l’aimer, avoir le « goût de l’effort » ou crever. *** Et en prime un article : Fonction publique en lutte ? LE 8 FÉVRIER, les fédérations de la fonction publique appelleront à une journée de grève et de manifestations. Le mot « d'ordre » (puisqu'il paraît qu'il en faut un !) sera la défense du pouvoir d'achat des fonctionnaires, en réponse à la ridicule revalorisation accordée il y a quelques semaines par le gouvernement. Un petit tour et puis s’en va… Côté revendications, comme à l’accoutumée, se grefferont à cette exigence consensuelle doléances spécifiques à chaque secteur et expression d’un ras-le-bol général… Et, sous la façade d’unité syndicale, les uns et les autres tenteront de se distinguer pour bénéficier d’une bonne exposition au 20 heures. Une journée comme on en a l’habitude, une démonstration de force, ou de farce, suivant le point de vue adopté. Côté moyens d’action, ce sera donc une journée de retenue sur la feuille de paye, le cortège derrière la sono et sous les ballons et la balade en car… La CGT alignera ses bataillons de communaux pour faire nombre. La CFDT fera, comme d’habitude, dans l’innovation, son secrétaire François Chérèque s’étant félicité à la radio du « pragmatisme » de sa fédération de cheminots, appelant à la manif mais… pas à la grève! Modernité, quand tu nous tiens… Y être ou ne pas y être ? Y aller ou pas? Être ou ne pas être… de la « fête »? La même question se repose à chaque fois. Bien sûr, le syndicalisme que nous défendons, syndicalisme de lutte, porteur d’un autre projet de société, n’a qu’un très lointain rapport avec ce qui va se jouer ce 8 février… Ni action directe, ni grève insurrectionnelle… La révolution n’est pas à l’ordre du jour! Alors ? Devrons-nous bouder dans notre coin, au milieu de ceux et celles qui ne feront même pas l’effort de rester chez eux ce jour-là ? Ce « boycott » de la messe syndicale aura-t-il une quelconque valeur, quand bien même les raisons de refuser de participer à cette mascarade ne manquent pas ? Quelle position adopter ? Comme disait Prévert : « Dis donc, camarade Soleil, tu ne trouves pas que c´est plutôt con de donner une journée pareille à un patron ? » Nos tripes, notre conscience… nous dictent d’aller rejoindre ceux et celles qui seront descendus dans la rue, malgré tout. Mais n’y a-t-il comme alternative que se défiler ou défiler? Pour nous, une telle mobilisation n’a bien entendu de sens que si elle s’inscrit dans une dynamique de lutte. Sans autre perspective que la reprise après un petit tour en ville, elle ne suscitera aucun espoir chez les exploité(e)s… Faisons le pari qu’il y a toujours quelque chose à jouer. Cette grève peut être l’occasion d’entamer le débat avec nos collègues pour secouer un peu la léthargie électorale et leur sortir la tête des sondages. À quelques mois de l’élection présidentielle, cette grève mérite un effort d’analyse. À l’automne dernier, à l’appel des fédérations de l’éducation, une mobilisation similaire avait été un fiasco. Les « leaders » syndicaux avaient alors déclaré : « Dans la période actuelle, les salariés ne croient pas en la lutte sociale, ils préfèrent attendre de déposer leur bulletin, les élections leur semblant un outil plus efficace… » Les rangs clairsemés leur avaient donné raison… jusqu’à ce qu’un vent de révolte souffle sur ce secteur de l’éducation (grâce à l’aide inattendue d’un ministre des plus arrogants…) et que deux grèves se décident à l’appel d’une assemblée générale du 93, indépendante des syndicats et parvenant à déborder le cadre de la seule mobilisation départementale. Classes en lutte ? C’est en effet le dynamisme et la détermination des cortèges de l’éducation qu’il faudra observer le 8 février. Depuis 1995 le monde de l’école est resté en ébullition, pas une année sans qu’un secteur (les non-titulaires, les lycées professionnels), un département (le 93, l’Hérault…) ou l’ensemble de ces acteurs (contre Allègre à deux reprises ou encore en 2003) ne se soulève et pose petit à petit les bases d’un mouvement autonome et coordonné (à travers les fameuses assemblées générales de bahut, de ville, de département ou même nationales comme en 2003). Personnels des écoles, des collèges et lycées participeront massivement à cette journée du 8 février. C’est quasiment acquis. Mais pour les établissements les plus en pointe, hors de question de s’arrêter là. Suite à la grève du 18 décembre dernier contre la remise en cause du statut des professeurs du secondaire (augmentation du temps de travail et redéfinition des garanties et des missions des enseignants), la colère monte. Pour la première fois, la totalité des syndicats s’étaient rencontrés et avaient lancé un appel à la grève. Même le très réactionnaire Calcina considérait la grève reconductible comme inévitable. Le soufflé est retombé du côté des bureaucrates mais pas de la base. Un, puis deux, puis trois établissements… ont adopté le principe d’une grève reconductible à partir du 25 janvier. Appel relayé par l’AG du 93, soutenue par les syndicats départementaux (SNES, CGT, SUD et CNT) puis rejointe par une autre AG dans le 94. Sud et la CNT ont fait un appel commun à la grève reconductible. La nouvelle journée de grève « autonome » du 30 janvier s’est achevée par une nouvelle AG régionale s’appuyant sur la journée du 8 février pour consolider la mobilisation, installer le mouvement dans la durée et élargir géographiquement la lutte (en Guyane des établissements se sont mis en grève, en province des mouvements se dessinent). Comme en 2003, la mobilisation dans l’éducation, peu efficace économiquement mais très visible socialement (des millions d’élèves concernés, sans parler de leur famille…), peut être un levier fort. À condition de tirer les enseignements du conflit sur les retraites et la décentralisation (manque de confiance dans l’autonomie du mouvement face aux directions syndicales, crainte d’utiliser tous les moyens d’action y compris la grève le jour des examens, suivisme et manque d’inventivité dans les modalités de lutte…). Voter utile, c’est voter la grève ! Le 8 février, pour beaucoup, l’idée de peser sur la campagne sera mise en avant. Les directions syndicales se feront le relais de cette illusion, jouant les gros bras, parlant de coup de semonce, d’avertissement… Mais qui sait, en faisant prendre l’air aux drapeaux et aux banderoles, d’autres espoirs se lèveront peut-être. L’idée que rien dans cette campagne ne laisse envisager un avenir meilleur fait son chemin. Le récent sondage publié par Libération sur les intentions de vote des enseignants est révélateur. Renvoyant dos à dos les candidats, ces appuis traditionnels du PS sont justement ceux qui commencent à bouger. Des revendications s’élaborent: refus de la précarité, défense d’une éducation égalitaire, augmentation des salaires, réduction du temps de travail… Exigences simples, que personne ne reprend à son compte et qui donc ne peuvent être portées que par les personnels eux mêmes. Et cette méfiance envers les politiques se double d’une égale suspicion vis-à-vis de syndicats traditionnels qui n’ont peut-être pas senti que le vent pourrait tourner. Scrutant les paroles des candidats, inquiets du sort qui leur sera réservé, ils semblent incapables de dégager des espaces de contestation… à moins que le gros de leurs militants ne soit occupé ailleurs… Cent et un ans après le congrès d’Amiens et sa fameuse charte, le mouvement syndical est bien en peine de réinventer une nouvelle voie émancipatrice pour les exploité(e)s. Englué dans le principe de représentation et de délégation, il y a peu à attendre de ce rouage, à moins que les petites gouttes d’huile que nous sommes ne se transforment en grain de sable… Grégoire Chambat enseignant en collège CNT éducation 78 *** L’agenda du Monde libertaire : Vendredi 9 février Bordeaux Concert organisé dans le cadre de la campagne nationale pour la libération des militants d’Action Directe avec : le cri du peuple (Bx – chorale révolutionnaire), la K-bine + Pisko mc (Paris - rap conscient), Khalifrat (Bx - Hip hop), Cartouche (Paris - Punk, ex-membres de Kochise, Cría Cuervos, Raymonde et les blancs becs), Dj Sublime, Intermèdes Slam, Jonathan II, à 21 heures, 7 euros, 22, rue du Commerce. Périgueux (24) À partir de 20 h30 projection du film « Juppé forcément », aux Thétards, 3, rue Sully, organisé par le collectif libertaire M. Jacob. Samedi 10 février Dijon (21) Venez découvrir l’affiche politique et la caricature de 1870 à 1914 avec Michel Dixmier qui présentera en vidéo-projection, avec un commentaire détaillé, un éventail d’affiches et de dessins caractéristiques de l’art social et révolutionnaire de la Belle Époque, à 18 heures, au local libertaire, 61, rue Jeannin. Bordeaux Débat avec Jacques Lesage de la Haye autour du thème de la question de l’enfermement et de la déviance en société libertaire. Jacques Lesage de la Haye a été condamné à vingt ans de réclusion en 1958 suite à des braquages. C’est en prison qu’il décide de reprendre ses études. Psychologue, psychanalyste reichien, il est aussi militant anarchiste et il a milité contre toutes les formes d’enfermement (luttes anticarcérale, l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Saint-Lupicin (39) Concert Anarchy in Jura, avec Sundance Kids (surf) + René Binamé (punk) + DJ Vide la Salle, « at the Moon », à 20 h 30. Infoline : groupelucio@no-log.orgDimanche 11 février Bordeaux Projection de « Lola, une femme allemande », de Fassbinder, 1957. La projection sera suivie d’un repas végetarien à prix libre, à 18 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Marseille 1er « Anar 4 heures » : goûter à prix libre et projection du film « Avec le sang des autres », de Bruno Muel, proposé par le groupe anarchiste de Marseille à 16 heures, à Mille Babords, 61, rue Consolat. Paris 20e Présentation de la Campagne pour la libération des prisonniers d’Action directe, infos, table de presse. Projection du film de Pierre Carles « Ni vieux, ni traitres » (1 h 30) à 17 heures, au Saint-Sauveur, 11, rue des Pannoyaux. Métro : Ménilmontant. Lundi 12 février Bordeaux Apéro-tapas et présentation puis débat autour du livre « Du développement à la décroissance » de et avec Jean-Pierre Tertrais. Soirée organisée par le Cercle Jean-Barrué (FA, 33) dans le cadre de la tournée de février 2007 organisée par l’union départementale de Dordogne de la Fédération anarchiste, à 19 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Mardi 13 février Ivry-sur-Seine (94) Le groupe libertaire d’Ivry (FA) vous invite à une réunion publique d’information et de solidarité avec la Commune de Oaxaca et les révoltes sociales au Mexique. Avec la participation d’un camarade de retour du Mexique. À 20 heures au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Métro : Ported’Ivry. Dès 19 h 30, accueil, bar et petite restauration. Mercredi 14 février Paris 11e Débat autour de livre « Les Coulisses du commerce équitable », en présence de l’auteur Christian Jacquiau et de Michel Besson, fondateur de Andines et Minga. Projection du film « 0,01, Visages du commerce équitable », réalisé par Sandra Blondel et Pascal Hennequin, à 19 h 45, au CICP, 21ter, rue Voltaire. Sarlat (24) Débat autour de la décroissance avec Jean-Pierre Tertrais, à la salle Pierre-Denoix, centre culturel, avec le Drapeau Noir Périgord. Jeudi 15 février Merlieux (02) Rencontre avec un écrivain de polars que nous apprécions beaucoup, Patrick Pécherot, auteur de « Belleville-Barcelone » (2003), « Boulevard des Branques » (2005), de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax : 03 23 80 17 09. Périgueux (24) Débat autour de la décroissance avec Jean-Pierre Tertrais, à la salle Jean-Grasset, NTP, avec le groupe Emma-Goldman de la FA Vendredi 16 février Saint-Claude (39) Vidéo-débat : « Ni vieux ni traîtres », film de Pierre Carles pour la libération des prisonniers d’Action directe, au Coffre-Fort, rue de Bonneville, à 20 h 30, groupelucio(a)nolog.org Monde libertaire n° 1464 du 8 au 14 février 2007 Hebdomadaire de la Fédération anarchiste adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes |
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Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Sam 17 Fév - 13:00 | |
| « Ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités, sont ceux qui croient à la réalité de leurs désirs.» Slogan de mai 1968 *** Éditorial Le monde du travail va mal, cela se voit tous les jours. Le 8 février, les fonctionnaires ont manifesté leur ras-le-bol face à la perte de leur pouvoir d’achat, à la précarisation de leurs emplois et à la dégradation de leurs conditions de travail. Mais les fonctionnaires ne sont pas les seuls concernés, l’Etat-patron n’est pas le seul à rogner sa masse salariale, cela est une tendance générale. Pour pouvoir améliorer leurs résultats, les dirigeants libéraux n’hésitent pas à sacrifier leurs employés, à leur faire supporter leurs erreurs de gestion et les fluctuations de la Bourse. Il n’est pas de semaine sans que nous apprenions des « plans sociaux » ou autres attaques contre les salariés. Airbus, à la suite des luttes de succession et des jeux de chaises musicales à la tête du groupe EADS ayant entraîné des erreurs de gestion, a vu son action malmenée à la Bourse l’année dernière, résultat : ce sont des milliers d’emplois qui vont disparaître chez l’avionneur et surtout chez ses sous-traitants. Alcatel et Lucent, après leur mariage, vont eux aussi, au terme de leur lune de miel, préparer les milliers de lettres de licenciement qui redonneront de la vigueur à leur cote sur le marché. Dans beaucoup d’entreprises les salaires restent bloqués, quand on ne demande pas aux salariés de travailler plus pour le même salaire. Face à cela, les salariés restent pratiquement sans défense. Les syndicats actuels, qui pour la plupart se sont convertis à la cogestion, gérant les tensions sociales afin qu’elles n’affectent pas l’exploitation des ressources humaines, ont oublié depuis longtemps ce qui motivait les fondateurs de leur mouvement, l’abolition du salariat et la révolution sociale. Même les bonimenteurs candidats à la chefferie de l’Etat ne se donnent plus la peine de dépeindre une société plus juste pour les travailleurs. Si tous se proposent d’améliorer le sort de ceux qui s’échinent à faire tourner l’économie au prix de leurs efforts et de leur santé, aucun ne remet en question l’exploitation de l’homme par l’homme que constitue le salariat. Travailler plus pour gagner plus, tel est le leitmotiv que les idéologues nous martèlent. Déjà on voit de plus en plus de travailleurs obligés de cumuler plusieurs emplois pour pouvoir boucler leur budget à la fin du mois. Nous ne progressons pas vers une société meilleure et plus juste, mais vers un monde où règne la loi du plus riche. *** Sommaire du Monde libertaire # 1465 Ne souriez pas, vous êtes fichés, par M. Rajsfus, page 3 Abolition de la peine de mort, par J. Lesage de La Haye, page 5 L’autruche, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 Voter pour rien, par F. Roux, page 7 Pouget : rien n’a changé, par T. Feixa, page 9 Du travail à se flinguer, par Tsi-na-pah, page 11 Il n’est pas de sauveur suprême, par les relations extérieures, page 14 Total se restructure, par J.-P. Levaray, page 15 Vers une Afrique de la non-violence, par Kä Mana et Jean-Blaise Kenmogne, page 16 De l’importance de bien dormir, par Fred, page 18 Confusion cinématographique, par Mato-Topé, page 19 Surveillance totale, par N. Potkine, page 20 Grand prix « Ni dieu ni maître », par J.-M. Raynaud, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Et l'agenda du Monde libertaire : Jeudi 15 février Merlieux (02) Rencontre avec un écrivain de polar que nous apprécions beaucoup, Patrick Pécherot, auteur de Belleville-Barcelone (2003), Boulevard des Branques (2005), de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./Fax: 0323801709. Périgueux (24) Débat autour de la décroissance avec Jean-Pierre Tertrais, à la salle Jean-Grasset, NTP avec le groupe Emma-Goldmande la FA. Auray (56) Le groupe libertaire de Lorient- Vannes (Fédération anarchiste) organise, à 20h30, la projection vidéo de Land and Freedom de Ken Loach (césar du meilleur film étranger 1996) à la salle L & M. du Penher, 16, rue Du Penher. Entrée libre. Le film sera suivi d’un débat: quel enseignement tirer des expériences autogestionnaires et de la solidarité internationale? Alors qu’aujourd’hui c’est toute l’Espagne qui s’interroge sur les années sombres qui ont suivi la défaite républicaine, peut-on aussi questionner le rôle des gouvernements des démocraties voisines? Etc. Bourdeilles (24) Débat autour de la décroissance organisé par l'UR Dordogne de la FA avec Jean-Pierre Tertrais, à la salle des fêtes avec le soutien du Tri-Cycle Enchanté. Amiens Dans le cadre de la création du groupe d’Amiens de la Fédération anarchiste, nous proposons aux libertaires de l’agglomération deux rendezvous, les vendredi 16 et 23 février à partir de 18h30, au café Le Lucullus, rue de la République, afin de pouvoir échanger, discuter et commencer à parler des éventuels projets à mener ensemble. Saint-Claude (39) Vidéo-débat: Ni vieux ni traîtres, film de Pierre Carles pour la libération des prisonniers d’Action directe, au Coffre-Fort, rue de Boneville à 20 h 30. groupelucio@nolog.org. juralibertaire.overblog.com. Paris 20e Présentation de la campagne pour la libération des prisonniers d’Action directe, infos, table de presse. Concert hip-hop avec Scherzo, 3K2N et Eme2k Maska à 19 heures, au « 96 », 96, boulevard de Charonne. Métro: Avron. Caisse de soutien prix libre. Samedi 17 février Bordeaux Rencontre-débat autour du livre Grain de sable sous le capot: Résistance & contre-culture ouvrière: les chaînes de montage de Peugeot (1972-2003) en présence de Michel Pialoux et Marcel Durand, à 16 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Besançon (25) Apéro poésie avec M. Pottard, autour de son dernier livre, à partir de 18 heures à la Librairie L’Autodidacte, 5, rue Marulaz. Dimanche 18 février Paris 11e Soirée de solidarité avec les inculpés d’actions contre les anti-IVG, avec Grrzzz (électropunk) et Viande Pétrole (dark punk). À partir de 17 heures, au CICP, 21 ter, rue Voltaire. 5 euros. Lundi 19 février Marseille 1er « Action directe 20 ans de prison » à l’occasion de ce triste anniversaire et pour la libération des militants deux soirées projections-débats au Daki Ling, 45, rue d’Aubagne. À 20h30 projection du film « le marathonien de l’espoir » suivi à 22h30 débat avec Charlie Bauer et Heliette Besse. Mardi 20 février Marseille 1er projection à 20h30 de /Ni vieux ni traitres/ de Pierre Carles suivi à 22 heures d’un débat avec Pierre Carles (sous réserve) et les principaux protagonistes du film. Table de presse. Libre participation (solidarité). Au Daki Ling, 45, rue d’Aubagne. Besançon (25) Apéro-concert avec le groupe Jamra qui vient présenter et signer son dernier album, à partir de 21 heures, à la librairie L’Autodidacte, 5, rue Marulaz. Paris 11e Projection-débat de /Madegee, après coups/ en présence de la réalisatrice et avec l’intervention possible d’une représentante d’association d’aide aux femmes victimes de violences conjugales à La Passerelle, 3, rue Saint-Hubert. Métro Rue Saint-Maur (Ligne 3). Tél.: 0143570482 Vendredi 23 février Bordeaux Rencontre avec des paysans d’Atenco (Mexique), à 21 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Amiens Dans le cadre de la création du groupe d’Amiens de la Fédération anarchiste, nous proposons aux libertaires de l’agglomération deux rendezvous, les vendredi 16 et 23 février à partir de 18h30, au café Le Lucullus, rue de la République, afin de pouvoir échanger, discuter et commencer à parler des éventuels projets à mener ensemble. A Paris, tous les vendredi : Rendez-vous tous les vendredis de 18 heures à 20 heures en grand nombre devant le magasin Virgin (filiale du groupe Lagardère), 5, boulevard Montmartre, métro Grands-Boulevards, pour exiger à grand bruit la réintégration d’Amandine licenciée illégalement le 19 décembre 2006 pour cause d’activité syndicale! Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes |
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Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Lun 26 Fév - 17:17 | |
| *** Le sommaire : Erika, procès d'un trust, par J-P. Levaray, page 3 Sud-Ouest fait des amalgames douteux, par J.-M. Raynaud, page 4 Réunion électorale, par Libertad, page 5 Brèves de combat, page 6 Papon est mort, par J.-J. Gandini, page 7 Ni dieu - ni maire-directeur à l’école, par V. Benito, page 8 Le cercle vicieux de la démocratie, par R. Constant, page 9 Les bébés en sursis, par P. Schindler, page 10 De la fiscalité, par J. Langlois, page 11 L’enfant-poubelle, par G. Molinier, page 15 Guinée en lutte, par J.-P. Germain, page 16 Sénégal : les masques sont tombés, par D. Brubonde, page 17 La peste monothéiste, page 19 Le club du livre libertaire, page 20 Disparitions, par le CIRA de Marseille, page 21 Jean-Pierre Bourgeois, dit Clément, par Jean-Louis, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** L'éditorial : Le monde va mal, c’est pas nouveau. Quand dans les pays riches on se maintient, c’est ceux d’en bas qui ramassent les pots cassés. Le banquet d’adieu qui a eu lieu entre les divers partenaires de « Françafric » est là pour en témoigner. Envoyez-nous les matières premières pour les affiner et faire courir les profits. Accessoirement on formera vos élites pour que la machine fonctionne, et vogue la galère aux profits ! C’est peut-être un peu court mais faut-il vraiment en rajouter? Même au susnommé sommet de Cannes ont été évoquées les crises d’Afrique centrale et de Guinée. On en cause mais les vraies solutions sont-elles vraiment évoquées ? Des systèmes politiques sous tutelle, des libertés syndicales niées et les droits de l’être humain aux oubliettes. Dans notre belle terre de France, rien ne se passe comme il faudrait non plus, de l’Amoco Cadis à l’Erika les profiteurs de seconde zone mettent leurs dividendes avant la protection de la nature. Faut-il attendre des années aux prud’hommes pour obtenir le juste dédommagement d’une mise à la porte alors que l’entreprise engrange profits et dividendes pour enfin voir le bout du tunnel ou mourir à petit feu entre alcool et déprime ou mettre le feu à une ANPE dans un moment de nihilisme? Dans les années 1970, Léo Ferré chantait « Le beau syndicat qui reste à la maison » (Paris, je ne t’aime plus), en ce moment c’est pas mieux, voire pis encore? Ils, les différentes boutiques dites syndicales, ne savent plus s’il faut la jouer revendicatif ou en attente de compromissions. Devinez qui va l’emporter?... Le Congrès américain a beau se rebiffer contre Bush, désavouant le président cela va-t-il vraiment infléchir la politique américaine ? Peut-être diminuer l’enveloppe pour la guerre en Afghanistan et en Irak, mais freiner le rôle des États-Unis dans la gendarmerie planétaire… Pendant ce temps-là, sur la Croisette, le sommet Afrique-France qui a réuni 49 pays africains s’est borné à des déclarations d’intention. Molle indignation sur la tragédie du Darfour, refus du Soudan d’accorder des visas à une mission de l’ONU sur les droits de l’homme… Une seule « note optimiste »: la « matraque d’or » décernée au président du Togo, le prix de la « meilleure société d’exploitation » à la compagnie pétrolière Total-Pina et la palme d’or décernée au président Chirac « l’ami des dictateurs et pas de l’Afrique ». *** L'agenda du Monde libertaire : Vendredi 23 février Bordeaux Rencontre avec des paysans d’Atenco (Mexique), à 21 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Amiens Dans le cadre de la création du groupe d’Amiens de la Fédération anarchiste, nous proposons aux libertaires de l’agglomération deux rendez-vous, les vendredis 16 et 23 février à partir de 18h30, au café Le Lucullus, rue de la République, afin de pouvoir échanger, discuter et commencer à parler des éventuels projets à mener ensemble. Paris 20e « Décroissance et partage des richesse, la double révolution. » Débat animé par Alex de l’émission les Mangeux de terre sur Radio libertaire avec Wally du groupe Louise-Michel à 20 heures, au bar le Lieu-Dit, 6, rue Sorbier. M° Ménilmontant ou Gambetta. Saint-Denis (93) Rencontre-débat avec Maurice Rajsfus, historien et Jean-Jacques Reboux, écrivain, sur le thème: « Tous suspects, tous dangereux ». Maurice Rajsfus nous parlera de « la police d’hier et d’aujourd’hui » et plus particulièrement de l’état actuel du fichage en France à travers les multiples fichiers existants. Jean-Jacques Reboux reviendra sur l’interpellation policière dont il fut l’objet le 24 juillet 2006 à Paris. À 19h30 à la Bourse du Travail, 9, rue Genin (métro ligne 13, station Porte-de-Paris). Organisée par la Société de défense des laïques et le groupe Henry-Poulaille de la Fédération anarchiste. Chalon-sur-Saône (71) Conférence-débat sur le thème: « En finir avec le nucléaire! », organisée par le groupe libertaire de Saône-et-Loire et le groupe la Vache noire de la Fédération anarchiste, en association avec le Réseau sortir du nucléaire, à 20 heures, salle 21, rempart Saint-Vincent. Entrée libre, table de presse. Caen (14) Rencontre-débat sur la décroissance avec Jean-Pierre Tertrais, auteur du livre Du développement à la Décroissance, à 20h30 au squat la Mauvaise Herbe, 7, rue de La Masse (près du CHR). Samedi 24 février Bordeaux Concert avec Hapi Wuiz (rock bruitiste, Bordeaux), Kid Blunt (hardcore mélodique intense, Irelande) et Chad Unpoe (hiphop, Toulouse) organisé par les Potagers natures, à 19 heures: à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. 4 euros. Paris 20e Concert de Fred Alpi à la Maroquenie, à 20h30, 23, rue Boyer, pour la sortie de son nouvel album Se reposer ou être libre. Prix libre. Dimanche 25 février Bordeaux Projection de l’Allemagne en automne, documentaire allemand de 1978. La projection sera suivie d’un repas végétarien à prix libre, à 18 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. Mercredi 28 février Compiègne Le groupe de la Fédération anarchiste de Compiègne a désormais son émission quotidienne tous les mercredi de 17 heures à 18 heures qui se prénomme « Toutes peines méritent sa grève » sur les ondes de radio Graf’hit 94.9 (Radio membre de la ferarock) écoutable sur Internet. Vendredi 2 mars Lorient (56) Le groupe libertaire Francisco-Ferrer (Fédération anarchiste de Lorient) organise, à 20h30, la projection de Land and freedom de Ken Loach (césar du meilleur film étranger 1996) à la maison des associations, cité Allende, 12, rue Colbert. Entrée libre. Le film sera suivi d’un débat: Quel enseignement tirer des expériences autogestionnaires et de la solidarité internationale? Alors qu’aujourd’hui, c’est toute l’Espagne qui s’interroge sur les années sombres qui ont suivi la défaite républicaine, peut-on aussi questionner le rôle des gouvernements des démocraties voisines? Etc.… Samedi 3 mars Paris 18e Rencontre-débat avec Thierry Maricourt qui nous parle de son dernier ouvrage Alacatel-Illkirch, entreprise high-tech et restructurations à 15h30, à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Chalon-sur-Saône (71) Réunion publique sur l’antiélectoralisme, à 20 heures, salle du Cloître, rue du Cloître, organisée par le groupe libertaire de Saône-et-Loire et le groupe la Vache noire de la Fédération anarchiste. Entrée libre, table de presse. Vendredi 9 mars Bordeaux Concert avec Easpa Measa (anarcho-punk, Irlande), organisé par Mankind à 19 heures, à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. 5 euros. *** Maurice Papon De l’ignominie ordinaire au service de l’État 6 MAI 1981: Le Canard enchaîné publie des documents signés de la main de Maurice Papon prouvant sa responsabilité, en tant que Secrétaire général de la préfecture de la Gironde, dans la déportation de 1690 Juifs de Bordeaux à Drancy, destination finale Auschwitz, sous l’Occupation entre 1942 et 1944. Il est alors ministre du Budget dans le gouvernement de Raymond Barre (avec pour directeur de cabinet Jean-Louis Debré) après une carrière ininterrompue de près d’un demi-siècle dans l’appareil d’État sous l’égide successive des radicaux-socialistes, du Front populaire, du régime de Vichy, de la Libération gaulliste, des socialistes, du Front républicain, du gaullisme à nouveau (où en tant que préfet de police de Paris, il commettra son second crime d’État avec le massacre de centaines d’Algériens le soir du 17 octobre 1961 et dans les jours qui suivirent, crime toujours impuni) avant de se rallier en 1974 à Giscard d’Estaing sous la houlette de Jacques Chirac. Inculpé le 19 janvier 1983 de « crime contre l’humanité », il se présente libre, au bout de quinze ans d’instruction (véritable parcours d’obstacles pour les parties civiles sans l’opiniâtreté desquelles le procès n’aurait jamais eu lieu), devant la cour d’assises de Bordeaux qui le condamne le 2 avril 1998 à dix ans de réclusion criminelle pour « complicité de crime contre l’humanité ». Il faudra attendre le 22 octobre 1999 pour qu’il soit incarcéré, après une fuite rocambolesque en Suisse, et il sera remis en liberté moins de trois ans plus tard, le 18 septembre 2002, grâce à l’application de la loi Kouchner car « le pronostic vital était engagé », mais il lui survivra plus de quatre ans puisqu’il meurt ce 17 février 2007 à l’âge de 96 ans! Maurice Papon ne regrettait rien: « Si c’était à refaire, je le referais! » s’est-il écrié à la fin de son procès, car il ne faisait que son métier: son métier de fonctionnaire zélé, rouage administratif au service de l’État qui établit les listes de Juifs selon la législation en vigueur comme il le ferait pour n’importe quel « produit » figurant dans sa nomenclature de bureaucrate. C’est en cela que son histoire est exemplaire: il est le symbole de cinquante années d’histoire des mentalités françaises, de ces mensonges, oublis et autres arrangements biseautés pour éviter l’image que nous renvoie le miroir, celle du crime d’indifférence. Ne sommes-nous pas tous capables un jour, nous individus ordinaires comme Papon, d’obéir à l’inacceptable? Car c’est là que le bât blesse. Le crime contre l’humanité, ce n’est pas Auschwitz, c’est une chaîne qui commence avec l’exclusion de la vie civile et professionnelle et le fichage, se poursuit avec les arrestations et les séquestrations, qui vont déboucher sur la déportation et finir par le gazage. La division des tâches et des responsabilités étant poussée à l’infini, chacun peut feindre d’ignorer dans cette chaîne le rôle du maillon qui le précède et de celui qu’il précède. Papon a accompli son devoir de technicien, de spécialiste; il fournit les moyens, la fin ne le regarde pas: au nom des ordres reçus, il ignore l’inhumanité des actes commis. Pour lui « démissionner aurait été déserter! » NON: face à un régime d’exclusion obéir c’est soutenir, et démissionner c’est résister. Tout individu doit conserver sa capacité de choix de dire non car n’oublions jamais, comme le disait déjà Étienne de La Boétie en 1548, que « le pouvoir ne s’impose que du seul consentement de ceux sur lesquels il s’exerce ». 17 février 2007, Jean-Jacques Gandini auteur de le Procès Papon, Éd. Librio, 2 euros Le Monde libertaire, hebdomadaire de la fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes chaque jeudi dans vos kiosques, 24 pages en couleurs d'actualité vue par les anarchistes |
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Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Dim 8 Avr - 13:59 | |
| « Il n’est d’État, que policier.» Moâ *** Le sommaire du Monde libertaire # 1472 du 5 au 11 avril 2007 Censure : Mais ou est Charlie ?, par J-P. Levaray, page 3 Marseille et son port, la grève, par Thierry, page 4 Banalité d’un contrôle ?, par le RATP, page 5 L’autruche et le contrôleur des Lilas, par F. Ladrisse, page 5 Résister ensemble, par V. Benito, page 6 Nouvelles des fronts, par Hugues, page 7 Le bétail électoral, par Libertad, page 8 Science-fiction et politique, par L. Janover, page 9 La révolte des pauvres, par Casquette, page 11 Brèves de combat, page 12 La fracture sanitaire, dossier, page 13 Des toubibs à Radio libertaire, Chroniques syndicales, page 14 Ni bonnes, ni nonnes, ni connes, par LN, page 17 Du nid de coucou, par Yolaine, page 18 Retour au passé et psychiatrie, par Y. Guignat, page 19 Bien penser à travers le drapeau…, par M. Rajsfus, page 20 Nucléaire et avenir de la planète, par C. Granier, page 22 Du côté de la misère sociale, par J. Lesage de La Haye, page 22 Éducation, …suite, par F. Sebastianoff, page 23 Les Tanneries de Dijon menacées, par le Collectif, page 25 Radio libertaire, demandez le programme, page 26 L’agenda, page 27 Dossier santé pages 13 à 19 *** L'éditorial Laissons de côté pour une fois les pêcheurs de voix, Nicolas et Pimprenelle avec leurs appâts de francitudes et de participalisme, la gôche populaire et l’extrême droite populiste. Sortons un peu de la caverne républicaine et de son hémicycle de la bourgeoisie pour aller voir ce qui se passe sur notre bonne vieille Terre. Aussi incroyable qu’il n’y paraît, elle continue de tourner ! Au Darfour, ces trois États désertiques de l’ouest du Soudan en crise depuis la grande famine du milieu des années quatre-vingt, les soudards à la solde du gouvernement soudanais continuent de massacrer, violer, dépecer les populations autochtones en toute impunité; dans l’indifférence quasi générale du reste de la planète. L’existence des quelque six millions d’habitants de la « patrie des Fours » ne pèse pas lourd face au réserves stratégiques de pétrole que se disputent les Russes, les Chinois, les Américains et les Européens. On en parle dans les médias, oui, mais pas trop, juste pour dire que l’on aimerait bien faire quelque chose, agir radicalement, mais que malheureusement les méchants Chinois… alors on oublie. Elle tourne! En Tchétchénie, après la régence suivant l’exécution de Akhmad Kadirov, son fils Ramzan Kadyrov ayant atteint l’âge légal de 30 ans est monté sur le trône. En bon vassal du tsar Poutine il va pouvoir reprendre la pacification où l’avait laisser son père. Malheureusement pour lui il ne reste plus grand chose à détruire là bas, l’artillerie de l’ours du KGB a déjà pratiquement tout rasé… Elle tourne! En Irak la démocratisation à l’américaine continue, avec son lot de communautarisme menant aux attentats sanglants dont la télé nous abreuvent tous les soirs. Tout à côté, en Afghanistan, les talibans fous de dieu font toujours régner la terreur. Elle tourne! Au Mexique, le nouveau gouvernement du Chiapas favorise la recrudescence des groupes paramilitaires, renforçant la présence toujours plus forte de l’armée fédérale. À Oaxaca, après les révoltes d’octobre réprimées dans le sang par le psychopathe Ulises Ruiz Ortiz et son complice Felipe Calderon, 62 personnes restent aujourd’hui encore enfermées dans les glauques geôles mexicaines. Elle tourne! Et cheu nous ? Ça tourne bien… pour les patrons! La classe ouvrière, désorganisée par des syndicats collaborateurs, se contente de journées d’actions de ci de là. Le marchand de sable électoral semble passé par là, marchand d’espoir et de duperies faisant croire aux votards que leur voix aura le dernier mot. Mais nous disons nous, que rien ne changera tant que tous les pauvres ne s’y mettront pas pour faire tourner la roue de la fortune en leur faveur. Marseille, encore une fois, donne l’exemple, les dockers, solidaires, ont su gagner leur lutte! *** Un article de jean-Pierre Levaray : Censure : Mais ou est Charlie ? AU MOMENT OÙ CHARLIE HEBDO est relaxé pour l’affaire concernant les caricatures d’islamistes et de Mahomet (ce qui est tant mieux), il est temps de revenir sur une autre affaire de censure qui n’a pas défrayé la presse. Après la parution, en 2001, du livre « Vos papiers! Que faire face à la police? », une double plainte pour diffamation et injures était déposée par Daniel Vaillant, alors ministre de l’Intérieur (plainte relayée par les ministres Sarkozy, puis Villepin, puis encore Sarkozy). Un premier procès eut lieu en 2005, suivi d’un procès en appel le 23 novembre 2006. Le jugement a été rendu le 18 janvier dernier. Le dessinateur Placid a été condamné à 500 euros d’amende, pour « injures publiques envers une administration publique, en l’occurrence la police nationale », pour avoir dessiné un policier, aux traits jugés porcins, en couverture de l’ouvrage. L’auteur du texte, Clément Schouler, magistrat et membre du Syndicat de la magistrature, à 800 euros d’amende pour « diffamation publique envers une administration publique, en l’occurrence la police nationale », pour avoir écrit cette phrase dans l’introduction: « Les contrôles d’identité aux faciès, bien que prohibés par la loi, sont non seulement monnaie courante, mais se multiplient. » Enfin, Michel Sitbon, l’éditeur, à 1000 euros d’amende pour complicité avec Placid, dans le délit d’injure, et complicité avec Clément Schouler dans le délit de diffamation. Suite à cette condamnation, quasiment pas de réactions: un article dans le Canard Enchaîné, un autre dans Libé, ne parlant que de Clément Schouler et oubliant Placid et l’éditeur, ainsi que quelques entrefilets. Dans Charlie-Hebdo, grand chantre de la liberté d’expression, rien ou si peu. On aurait pu s’attendre à un numéro spécial (reprenant même de vieux dessins de ses collaborateurs). Rien. Ce procès représente pourtant bel et bien une triple atteinte à la liberté de création, à la liberté d’information et à la liberté d’édition. Dans un pays comme la France subissant encore, quoi qu’on dise, la culture judéochrétienne, il est plus facile (et plus vendeur) de caricaturer des intégristes et des musulmans qui constituent une population minoritaire, plutôt que de s’attaquer à ses institutions. Du coup, les réactions sont venues d’ailleurs. Un blog de soutien a été lancé (« tous cochons »); le journal CQFD y a consacré plusieurs pages; enfin un collectif d’éditeurs s’est créé (comprenant, entre autres : l’Association, Vertige Graphic, l’Esprit Frappeur, Nautilus, les Requins Marteaux, Thé-Roc…) dans le but de sortir un livre comprenant des dessins représentants des policiers caricaturés et animalisés ou pratiquant un contrôle au faciès. Ce livre se nommera « Tous Coupables ». Réalisé et imprimé dans les semaines à venir, il devrait « rendre chacun de nous prévenu du délit de diffamation pour qui évoque la banale réalité des contrôles au faciès, ou prévenu du délit d’injure pour qui dessine un policier trop stylisé », déclare le collectif. A suivre donc… Jean-Pierre Levaray pour plus d’infos contacter the.troc@free.fr*** L'agenda du Monde libertaire Jeudi 5 avril Merlieux (02) Rencontre avec Benoist Rey, auteur d’Égorgeurs, livre censuré en 1961, dénonçant les horreurs de la guerre d’Algérie, et des Trous de mémoire paru aux Éditions libertaires, de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Paris 20e Des camarades de la Fédération anarchiste vous invitent à participer à une soirée débat en présence de Jean-Pierre Levaray, ouvrier de l’industrie chimique, auteur du livre Putain d’usine, militant syndicaliste et anarchiste. La soirée débutera à 19h30 par le film intitulé Putain d’usine réalisé par Rémy Ricordeau, à l’Espace Louise-Michel, 42 ter, rue des Cascades. Vendredi 6 avril Toulon « Agir au lieu d’élire! » Réunion – débat « la salle » à 20h30, rue H. Poincaré - quartier la rode + spectacle: ils ont voté et puis après… Meille chante Ferré, Brassens. Table de presse, buffet. Entrée libre. Organisé par le groupe Nada de la Fédération anarchiste. Besançon (25) Conférence débat contre les prisons avec Charlie Bauer, et autour de son film, à 20h30 à la librairie L’Autodidacte 5, rue Marulaz. Samedi 7 avril Bordeaux Concert avec Dona Maldad (anarcho-punk, Venezuela) organisé par Mankind à 19 heures à l’Athénée libertaire, 7, rue du Muguet. 5 euros. Paris 18e Rencontre-débat avec Jean-Hugues Oppel qui nous parle de son dernier polar, à 15h30, à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Marseille 1er François Roux présentera son livre La Grande guerre inconnue: les poilus contre l’armée française. Les poilus ont utilisé tous les moyens à leur disposition pour essayer de survivre: désertion, fuite, planque, reddition volontaire, automutilation, sabotage, refus d’attaquer, mutineries, assassinats d’officiers, fraternisation… 17 heures, 3, rue Saint-Dominique. Dijon (21) Rencontre avec Charlie Bauer à l’espace autogéré des tanneries 15-17, boulevard de Chicago. 16 heures: projection du film Charlie Bauer, marathonien de l’espoir. 18 heures: causerie, échange et débat sur l’engagement politique, l’enfermement, l’univers carcéral, l’espoir, la liberté… Entrée libre Vendredi 13 avril Rouen « Comment écrire, comment penser après Auschwitz? », avec un comédien sur des textes de Didier Durmarque, auteur de Moins que rien (Éditions Thot) à la librairie l’Insoumise, au 128, rue Saint-Hilaire. Périgueux (24) Dans le cadre des « Cafés libertaires », le groupe Emma-Goldman de la Fédération anarchiste avec le Collectif libertaire A.-Marius Jacob et la CNT organisent une soirée débat sur le thème de l’Antiélectoralisme au local associatif, les Thétards, 3 rue Sully à Périgueux, à partir de 20h30. Présence de 2 personnes de la Coopequita, expérience autogestionnaire, ainsi que la Filature de Belvès (24), SCOP (Société coopérative ouvrière de production). Samedi 14 avril Paris 11e « Sans-papiers et monde du travail »: Débat organisé par le groupe Idées noires et le 9e collectif de sans-papiers à 16 heures, à la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, métro République, Oberkampf, ou Filles-du-Calvaire. Vendredi 20 avril Périgueux (24) L' Association des précaires et chômeurs de Dordogne (APCD) organise une soirée projectiondébat sur les Nanotechnologies. Diffusions du documentaire Nano-Pravda (durée 20 minutes) et du documentaire de l'École normale supérieure, les Nanotechnologie; un champ d'expérimentation sociale, conférence donnée par la philosophe des sciences Bernadette Bensande-Vincent (Université Paris X). Cette soirée se déroulera aux Thétards, 3, rue Sully à partir de 20 heures. Mardi 1er mai Paris 19e La Fédération anarchiste appelle à sa traditionnelle manifestation libertaire le 1er mai, à 11 heures, Place des fêtes. Jeudi 3 mai Merlieux (02) Rencontre avec Yves Couraud, auteur du Guerrier souriant, de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Samedi 5 mai Paris 18e Rencontre-débat avec Célia Izoard qui nous parle de son ouvrage la Révolte luddite; briseurs de machines à l’ère de l’industrialisation à 15h30, à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d'actualité en couleur vue par les anarchistes pour deux euros |
|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Dim 6 Mai - 10:37 | |
| « La destruction de tout pouvoir politique est le premier devoir du prolétariat. » Résolution du Congrès de l’Association internationale des travailleurs, Genève, 1866. *** Sommaire Tout finit par des élections, par J-P. Garnier, page 3 Enjeu de civilisation : l’élection d’une môman, par R. Dadoun, page 5 Renouveau syndical, par J.-P. Germain, page 6 L’autruche maussade, par F. Ladrisse, page 6 Calomnies socialistes, par Libertad, page 7 Brèves à propos du combat, page 10 Réchauffement global et cata, par P. Rossineri, page 11 Laure Adler attaque, par A. Lubrina, page 14 La Volonté du peuple, démocratie ou anarchie, par M. Lhourson, page 15 Irak : l’occupation, les femmes et les résistances, par N. Potkine, page 17 Morituri, le film, par H. Hurst, page 18 26e festival du film d’Istambul, par H. Hurst, page 19 Un centre d’études libertaires à Terrassa, page 20 Les 20 ans de Femmes libres, page 21 Une semaine contre les enfermements, page 21 Radio libertaire, page 22 *** Éditorial Eh bien, une fois n’est pas coutume, nous ne sommes pas en complet désaccord avec Laurence Parisot. La patronne du Medef vient d’annoncer qu’il n’y aura pas de consigne de vote de la part du patronat. « Les deux candidats sont tous deux pour l’économie de marché. » Tout est dit. Là où les anarchistes divergent un petit peu du patronat, c’est sur la suite! Le Medef a toujours sur le métier ses projets de « simplification » du Code du travail, de baisse des charges sociales, de « dialogue » social, de protection sociale, la fiscalité, etc.Toutes choses qui ne correspondent pas exactement avec nos idées de justice sociale et de partage des richesses. Pour le moment, le « peuple » va voter; vote « massif » au premier tour, qui, cependant, voit environ un tiers des personnes qui ne se sont pas manifestées (en comptant les abstentionnistes et les non-inscrits). L’anesthésie est peut-être générale, mais le corps social bouge encore! etl’effet n’est que momentané. On se réveille de cet endormissement, peut-être avec un goût pâteux dans la bouche, mais enfin la conscience se ranime, l’esprit se dégourdit, et reviennent en mémoire les luttes et les victoires, et l’action solidaire où l’on se sent revivre. Luttons sans relâche et ne comptons que sur nous-mêmes pour améliorer nos conditions de vie; déjà dans la lutte, dans la grève, c’est aussi la vie même qui change et prend tout son sens. L’autre n’est plus un indifférent, voire un ennemi, mais devient un camarade, un soutien: la solidarité l’emporte et l’espoir de gagner rend la vie plus belle et les femmes et les hommes plus beaux et intelligents. Pour le moment, ne donnons pas notre voix, gardons-la pour nous faire entendre sur les vrais problèmes, qui ne sont pas du tout abordés par les deux candidats. La fausse démocratie c’est pour nous, c’est un détournement de l’essentiel qui se présente sous les auspices du FMI, de Bruxelles: et là, notre élu, il ne nous demandera pas notre avis pour mettre en musique ce que les instances internationales – les vrais maîtres du monde qui, eux, ne sont pas élus – auront décidé; il choisira juste le tempo dans lequel nous baignerons. Là, l’économie de marché, qui nous écrase et devant laquelle nous n’avons qu’à nous incliner, c’est la casse des services publics, de la santé, de l’éducation, des transports, du service postal, d’EDF, de GDF, de l’eau, des prisons… L’imagination au pouvoir de la bourgeoisie internationaliste (ils nous ont tout piqué!) n’a pas de limite. Chapeau! Cependant, l’être humain est ainsi fait, que ses gênes (dirait Sarko) l’entraînent quand même à contester, à se battre, à espérer et ne pas se laisser abattre comme du bétail. Il n’y a qu’à constater toutes les luttes menées en ce moment, nombreuses et déterminées. On bouge encore, oui! *** En prime, un article de Jean-Pierre Garnier Tout finit par des élections ! AINSI DONC, l’allergie viscérale dont font montre des anarchistes à l’égard de la délégation de pouvoir à des politiciens professionnels témoignerait, si l’on en croit certains adeptes du « réformisme révolutionnaire », d’une « indifférence stratégique de lutte ». Je ne sais pas quelle signification ils donnent au terme « stratégie ». Mais je doute qu’il puisse s’appliquer, quelle que soit l’acception retenue, au pugilat électoral en cours. En émiettant la voix collective des gens en lutte contre l’ordre capitaliste en bulletins de vote, en les incitant à renoncer à la seule force, celle de la communication directe entre eux dans l’action, au profit d’une remise individuelle de pouvoir à une vestale de « l’ordre juste » intronisée par la caste médiatique et cornaquée par une élite de spécialistes, l’appel aux urnes ne sert, comme toujours, qu’à désamorcer l’énergie de la révolte. En ce sens, il y a bien « stratégie », mais c’est celle qui a permis depuis plus de deux siècles à la classe dominante de continuer à dominer. Une fois de plus, les « stratèges » d’une « gauche de gauche » qui n’ose plus s’affirmer d’extrême gauche, de peur, sans doute, d’être taxée de « gauchisme » ou d’« extrémisme », nous resservent le petit chantage cent fois utilisé. Il ne s’agit évidemment pas de voter pour un programme, devenu d’ailleurs de plus en plus flou et qui, de toutes façons, ne sera appliqué que pour autant qu’il ne contrevienne pas aux intérêts de la bourgeoisie, mais de « faire barrage à… ». À la droite « dure », aujourd’hui, incarnée par l’abominable Sarko – Bayrou le doucereux incarnant une droite « molle » donc fréquentable –, une fois le « péril fasciste » représenté par l’horrible Le Pen écarté. Si la candidate « de gauche » est élue, on pourra toujours l’accuser, comme on l’a fait avec ses semblables lorsqu’ils étaient au pouvoir, de faire la politique de la droite. Mais, en attendant, c’est à voter en masse pour elle que l’on est convié.Avec le brillant résultat que l’on peut en attendre. Tout au long des calamiteuses années-fric du mitterrandisme, « faire barrage au FN » était devenu l’ultime argument alors que le mot « socialisme » achevait de se vider de tout contenu anticapitaliste. Le sommet de cette stratégie défensive à la gribouille sera atteint avec le psychodrame national auquel donna lieu le « séisme » électoral du printemps 2002. Il était interdit, entre les deux tours de l’élection présidentielle, d’ouvrir la bouche pour autre chose que d’appeler à voter Chirac pour « faire barrage » à Le Pen. Quant à la minorité d’inconscients du « péril fasciste » – dont j’étais – qui se réjouissaient de voir cette canaille de Jospin débarrasser enfin le plancher, ils devaient garder pour eux leur allégresse sous peine d’être ipso facto relégués dans l’infamante catégorie des « rouges-bruns ». _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Dim 6 Mai - 10:38 | |
| Autrement dit, « il n’était nul besoin que Le Pen devienne président pour que la liberté d’expression disparaisse: c’était déjà fait, sous les auspices de la bonne conscience républicaine et en vertu d’une sorte d’état d’urgence électoral1 ». Peu importait, dès lors, que la bourgeoisie française, désormais mondialisée, n’ait nul besoin, de nos jours, d’un régime ouvertement fasciste pour venir à bout de la résistance des travailleurs. Dès les années 1980, « le plus jeune Premier ministre » dont cette fripouille de Mitterrand s’était vanté d’avoir doté la France n’avait-il pas prouvé que le « sale boulot » (« rigueur » et « modernisation ») pouvait être effectué avec brio par un « socialiste »? Et l’on nous refait le coup aujourd’hui. Vouloir mettre le nez dans leur merde gestionnaire aux caciques de la « gauche de gouvernement » se heurte à cette unique consigne qu’ils se plaisent à ressasser, relayés par les perroquets de la « gauche de gauche »: « il faut faire barrage à… ». Quiconque essaie d’ouvrir un débat sur son bien-fondé se verra illico accusé de complicité objective, non plus avec l’extrême droite, mais avec Sarkozy, le nouvel homme à abattre. On ne sait trop pourquoi, d’ailleurs: chantre du néolibéralisme, il n’a pourtant rien à envier, en effet, à un DSKac 40, ministre de l’Économie dans le gouvernement Jospin et champion toutes catégories en matière de privatisations et d’aplaventrisme devant les diktats de la Commission européenne. Sur le front banlieusard, d’autre part, en tant que ministre de l’Intérieur, le pourfendeur de la « racaille » n’a fait que suivre la voie déjà tracée par l’un de ses prédécesseurs, J.-P. Chevènement, dans la chasse aux « sauvageons ». Il est vrai que ce dernier se montrait par là fidèle à toute une tradition « de gauche » face au « problème de l’immigration ». Qui a parlé en premier d’expulser les familles immigrées dont les enfants défrayaient la chronique judiciaire? Le maire PCF de Vénissieux, en 1980, dont le parti s’était déjà illustré quelques années auparavant en couvrant le nettoyage au bulldozer d’un foyer de travailleurs africains par la municipalité « rouge » de Vitry. Qui, en 1984, a grossièrement calomnié la grève des OS immigrés de Talbot et fait appel aux CRS pour la briser, en prétendant y voir – déjà! – la main diabolique d’imans intégristes ? Le Premier ministre « socialiste » Pierre Mauroy. Et c’est sous le règne (éphémère) d’un autre Premier ministre « socialiste », Michel Rocard, que des « jeunes des cités » trouvèrent la mort, au cours des années 1990-91, à Vaulx-en-Velin, Sartrouville et Mantes-la Jolie, lors d’affrontements avec la police. Et que dire, encore, de l’ex-LCR et manipulateur de SOS-racisme Julien Dray, devenu « royaliste » en rêvant de trôner bientôt place Beauvau si Travail-Famille-Poitou parvenait à se hisser à la Présidence? Cette crapule n’a pas craint de tresser des lauriers à Sarkozy en soutenant la loi liberticide présentée par ce dernier sur la « sécurité intérieure », qui parachevait la loi, non moins liberticide, sur la « sécurité quotidienne » du « socialiste » Daniel Vaillant. Se souvient-on aussi que l’énarque et ancienne ministre « socialiste » Martine Aubry, ex-bras droit du patron Jean Gandois aux « ressources humaines » chez Péchiney, a réclamé, en novembre 2006, depuis la mairie de Lille où elle a pris le relais de Mauroy, de la « fermeté » contre la jeunesse révoltée des quartiers paupérisés? On pourrait allonger la liste. Tout cela pour « seulement rappeler à quiconque espère un changement réel dans ce pays déconfit qu’il faudra, le jour où les choses sérieuses commenceront, se montrer très “ferme” avec cette valetaille social-libérale(2) ». À quoi rime, alors, d’appeler à voter pour un ou une quelconque hiérarque du PS pour « faire barrage à Sarkozy »? Certains naïfs se demandent encore ce qu’est le crétinisme parlementaire. En voilà une preuve supplémentaire. Les nationaux-républicains à la Chevènement ou à la Jean-François Kahn n’ont, en effet, pas de leçons à recevoir de Sarkozy pour ce qui est de réprimer les fils du peuple en rébellion contre une société qui les rejette. Affublée d’un casque de CRS en lieu et place du bonnet phrygien, leur Marianne est à l’image de leur citoyennisme, emblème d’un néofascisme rampant où la collaboration entre la « police de proximité », dont ils réclament le retour sur l’air des lampions, et la population permettra au pouvoir exécutif de faire le plein de ses exécutants. Depuis plus d’un quart de siècle, la gauche a montré ce dont elle était capable face à la rébellion ouverte ou larvée des jeunes parqués dans les « cités » voués au salariat précaire. Ou plutôt ce dont elle était incapable. C’est-à-dire de s’attaquer aux causes structurelles de cette rébellion. Il est vrai que cela eût supposé de s’affronter à la bourgeoisie, au lieu de marcher sur les plates-bandes de ses représentants politiques en matière de « lutte contre l’insécurité ». « La gauche », en France comme partout en Europe, n’est que l’héritière d’un siècle de lâchetés, de mensonges et de trahisons. Elle a cassé net les espoirs nés sur les barricades de Mai 68, en faisant retourner 10 millions de grévistes sauvages au turbin, anéantissant toute perspective de changement radical dans ce pays. On ne peut que s’émerveiller, après le « non » au projet de constitution européenne, après la révolte de la jeunesse des cités, après la lutte contre le CPE, que les couches populaires ne se voient pas proposer autre chose que d’avoir à choisir entre Fabius et Ségolène, ou Strauss-Kahn et Buffet. « En France, tout finit – littéralement – par des élections. » Mais quelle élection mettra fin à l’exploitation sans cesse plus brutale de la main-d’oeuvre, à l’exode et à la délocalisation mondiales des travailleurs sous l’effet du mouvement du capital, à l’empoisonnement croissant de l’air, de l’eau et de la nourriture, à la manipulation médiatique des foules solitaires abreuvées de propagande et de publicité, à la misère psychologique des individus atomisés, à la décomposition sociale et à la désintégration urbaine dont les « émeutes » de l’an passé n’ont fait que confirmer l’état avancé. « “La gauche” n’est pas la solution au problème du maintien des rapports de dominations capitalistes. Elle fait partie du problème. Parce que, faute d’avoir été jamais révolutionnaire, elle n’a même plus les moyens d’être réformiste, elle en est réduite, une fois de plus, en guise de stratégie, à agiter des épouvantails pour mobiliser ses troupes.(3) » Vous avez dit « stratégie »? J.-P. G. (1). Titre et citations ont été puisés dans le petit ouvrage réjouissant d’Alessi Dell’ Umbria, C’est de la racaille ? Eh bien j’en suis ! (éditions L’échappée, 2006), l’un des plus percutants publiés sur les tenants et les aboutissants des « émeutes » de novembre 2005. (2). C’est de la racaille… (3). Ibid. *** Et pour finir, l’agenda du Monde libertaire : Jeudi 3 mai Merlieux (02) Rencontre avec Yves Couraud, auteur du Guerrier souriant, de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Rennes (35) 19 heures: le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste organise une réunion publique suivie d’un débat sur le thème « Décroissance libertaire et abstention révolutionnaire » : la mascarade électorale, le lien entre la décroissance sous un angle libertaire et la nécessaire abstention. 21h30: Christian Leduc, chanteur à textes et chanteur rouge et noir, offre un concert de soutien au local la Commune de la Fédération anarchiste. Entrée libre et gratuite. Vendredi 4 mai Besançon (25) Conférence-débat autour de la révolution espagnole à travers ses affiches, avec Wally Rosell, à 20h30, à la librairie L’Autodidacte, 5, rue Marulaz. Samedi 5 mai Paris 18e Rencontre-débat avec Célia Izoard qui nous parle de son ouvrage la Révolte luddite; briseurs de machines à l’ère de l’industrialisation, à 15h30, à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Nîmes (30) Rencontre-débat avec le groupe Gard-Vaucluse de la Fédération anarchiste avec deux courtes interventions (l’abstention et l’autogestion), à 20 heures précises à la salle 2 du centre Pablo-Néruda. Entrée libre, table de presse. Le Mans (72) Le Café libertaire prochain a pour objet l’actualité politique. Débat sur les élections: le cumul des mandats et la révocation des élus font-ils l’utopie durable? La réunion débute à 17 heures, à l’épicerie du Pré, Café cantine, 31, rue du Pré. Entrée libre. Permanence libertaire tous les samedis, même heure, même lieu. Montreuil (93) Concert de Fred Alpi à 20 heures, au Bar de la Piscine, 20, rue Édouard-Vaillant. Autres dates de concerts disponibles sur http://www.fredalpi.com/Marseille 1er À 15 heures, débat sur l’Antipsychiatrie avec Jacques Lesage de La Haye. À 18 heures, apéro et table de presse avec la chorale Originales Occitanes. À 20 heures, débat sur les longues peines avec Lucien Léger. Le tout à 1000 Bâbords, 61, rue Consolat, organisé par le groupe anarchiste de Marseille et Hainedeschaines. Sevran (93) Putain d’usine, lecture mise en musique d’extraits du livre de Jean-Pierre Levaray (éd. L’Insomniaque-Agone) par la Compagnie Action discrète, à 15 heures, à la Bibliothèque Marguerite-Yourcenar, Place Nelson-Mandela, Rer B, arrêt Sevran-Beaudottes. Tél.: 0149360178 Dimanche 6 mai Paris 20e Bal sauvage à Ménilmontant avec Riton la Manivelle, Fred Alpi, et bien d’autres de la rue des Amandiers, sur la place de Ménilmontant à partir de 16 heures. On peut amener boisson et nourriture. Lundi 7 mai Marseille 1er Projection de Visiblement je vous aime, un film de J.-M. Carré autour de l’antipsychiatrie, à 19h30 au 1000 Bâbords, 61, rue Consolat, organisé par le groupe anarchiste de Marseille et Hainedeschaines. Vendredi 11 mai Le Mans (72) 2e Festival des utopies. La libre circulation des peuples est-elle une utopie? Film America America, projection et discussion. Entrée libre, buvette, repas, partage… à 18h30, terrain des Subsistances, 14, rue de la Foucandière. Marseille 1er Pourquoi faudrait-il punir? Débat avec Catherine Baker, à 18 heures, au Mille pattes, 64, rue d’Aubagne, organisé par le groupe anarchiste de Marseille et Hainedeschaines. Paris 1er Procès pour injure publique engagé par Mme Laure Adler et Radio France contre le président du Rassemblement des auditeurs contre la casse de France culture, à 13 h 30, au Palais de Justice de Paris, 17e chambre correctionnelle (Métro Cité). Samedi 12 mai Rouen (76) « Les milieux libres au début du Xxe siècle », par l’auteure Cécile Beaudet (Éditions libertaires) à 14h30, à la librairie L’Insoumise, au 128, rue Saint-Hilaire. Dijon (21) Conférence-débat avec Hugues Lenoir sur le thème « Qu’est ce que l’anarchisme? », à 18 heures, au local libertaire, au 61, rue Jeanin. Ivry-sur-Seine (94) À l’occasion du 10e anniversaire de l’émission De rimes et de notes, soirée de soutien à Radio libertaire, avec Hélène Maurice accompagnée au piano par Dominique Fauchard, Jacky Feydi qui interprète Jean-Roger Caussimon, et Fred Musset, au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 15 euros (tarif unique). Métro Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.com.Marseille 1er « L’affaire Sacco et Vanzetti: regards nouveaux », conférence-débat avec Ronald Creagh à 17 heures, au Cira, 3, rue Saint-Dominique. Paris 20e Fête du livre libertaire organisée par les éditions CNT-RP. 12h30: Débat autour de « Discussions avec Bakouine », avec Frank Mintz. 14 heures: « La Volonté du peuple, démocratie et anarchie », avec Eduardo Colombo. 15h30: « Loin des censier battus », débats autour du mouvement contre le CPE. Stands des éditions CNT-RP, livres neufs et d’occasion, de 12 heures à 19 heures, 33, rue des Vignolles. Métro Avron, ligne 2, ou Buzenval, ligne 9. Buffet et buvette sur place. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la fédération anarchiste, adhérente à l’Internationale des fédérations anarchistes Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d’actualité en couleur vue par les anarchistes pour deux euros _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | kamchatka Langue pendue

Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Jeu 10 Mai - 19:06 | |
| Notre mission est de montrer au peuple que le remède n’est pas de changer le gouvernement, mais d’abolir le gouvernement. » Errico Malatesta *** Sommaire : Maintenant, la rue ..., par Fred, page 3 L’avenir du site PSA d’Aulnay, par un travailleur, page 4 Hard discount salarial à Lidl, par P. Schindler, page 5 L’autruche, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 Nouvelles des fronts, par H. Lenoir, page 7 JDC Imprimerie doit vivre, par S. Bull, page 8 Palestine : du droit à l’existence, par Olix, page 10 «Gérer» les sans-abri, par J.-P. Garnier, page 11 Jamel, le CRS, par N. Potkine, page 14 Non à l’odre sexuel patriarcal, par D. Brubonde, page 15 Critique du don, par Edouard, page 17 La révolte des vieux, par B. Rey, page 19 Deux enfants d’un même pays, par C. Passevant, page 20 1er mai rouge et noir , par le groupe de Strasbourg page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Éditorial : DÉPITÉS ! La majorité des Français est, ce dimanche soir, à l’heure où nous bouclons ce numéro, dépitée de voir l’avocat aux dents longues arriver au pouvoir et au sommet de sa carrière. Telle est leur démocratie, la règle du jeu de l’élection au suffrage universel direct à deux tours. En effet, monsieur le comte de Naguy Bocsa a obtenu un score très nettement supérieur aux 50 % plus une voix qui lui était nécessaire pour parvenir à la chefferie de l’État. Ce processus électoral entraîne que – alors qu’au premier tour à peine un quart des inscrits sur les listes électorales voulaient se donner comme maître le leader de la libéralisation sans entrave – celui-ci se retrouve élu. Ne nous leurrons pas, l’arrivée d’un nouveau président de la République n’a jamais changé fondamentalement notre condition d’exploités, et Ségolène Royale, sa partenaire, telle que l’a qualifiée notre nouveau président, serait-elle arrivée en première position que cela n’aurait pas changé grand-chose au sort qui nous est réservé. L’espoir que certains ont mis à faire barrage à la droite pour mettre la gauche à sa place a été déçu. Et maintenant, la question qui se pose est : où va se canaliser l’énergie de ceux qui, massivement, ont cru que ces élections pouvaient changer leur vie ? Vont-ils, naïvement, reporter leurs espérances vers les prochaines législatives, pour encore remettre à d’autres le soin d’exécuter ce que eux seuls peuvent réaliser ? Ou enfin réaliseront-ils que les bouffons qui nous gouvernent ne représentent qu’eux-mêmes, et que si nous voulons que le monde bouge, il est temps que nous prenions nos propres affaires en main. Ce n’est qu’en nous organisant nousmêmes, dans nos quartiers et dans nos entreprises, que nous pourrons créer une véritable résistance à la domination que nous font subir les maîtres de la finance et les politiciens. Ce n’est pas par dogmatisme que les anarchistes appellent à déserter les urnes, mais bien parce que l’expérience nous a montré que les élections n’ont jamais changé quoi que ce soit dans l’ordre exploiteur-exploités. Le troisième tour social n’étant pas à l’ordre du jour des leaders des organisations syndicales, c’est bien à la base de décider enfin que ça suffit. *** Et en prime un article de Fred : Maintenant, la rue AINSI, les urnes ont décidé que le nain napoléonien présiderait le pays les cinq années à venir. Les moutons, échappés des baignoires, se sont rendus en troupeau dans les bureaux de vote, autre manière de se laisser gentiment égorger. Peu importe, au final, le non-événement a eu lieu, qui ne bouleversera que celles et ceux dont la croyance en la démocratie, utopie inachevée, permet de penser encore qu’ils sont écoutés. A ceux-là, quel que soit leur vote, on souhaitera de n’avoir pas oublié de passer à la pharmacie acheter un tube de vaseline avant de se rendre aux urnes. Se rendre, c’est le mot, tant une fois encore l’acte électoral prouva, ce dimanche, son inanité. Cependant, de cette élection, on peut tirer certains enseignements, utiles peut-être pour l’avenir. Premièrement le front anti-Sarko n’a pas suffit à empêcher le nabot d’accéder aux plus hautes fonctions. Ce front, mollement motivé, cette ligne Maginot de la gauche bien-pensante, fut tout simplement contournée par la grâce de veilleurs endormis par les balivernes ségoléniennes. « Je veut réconcilier les Français et l’entreprise », lâcha par exemple la cruche. Belle version droitiste de la lutte des classes. Secondement, dans cette campagne, chaque candidat s’efforça, souvent avec succès, de faire un pas vers la droite. De Laguiller appelant à voter pour Royal à Sarkozy reprenant à son compte le programme du Front national (en passant par Royal, jouant le centre contre la gauche), chacun semble avoir accompli son aggiornamento. Au final, ce soir, nous assistons à une victoire flagrante du libéralisme, comme si les électeurs français avaient voté en même temps pour Bush et pour Thatcher. La révolution conservatrice est donc en marche, et personne ne pourra sérieusement s’y opposer, puisque Royal, candidate de droite, a achevé la gauche. Les scores du Parti communiste, de LO, de les Verts et autres Bové, montrent assez l’audience de la gauche antilibérale, qui donne l’impression d’avoir cessé d’exister. L’essentiel bien sûr, est ailleurs. La casse du Code du travail, la casse des acquis sociaux, la chasse aux sans-papiers, la chasse aux pauvres, n’en doutez pas, est dès ce soir ouverte. Ce soir, ce n’est pas seulement Sarkozy qui a gagné,mais aussi le MEDEF, et les commissariats. Cette fois il ne suffira pas d’être nombreux dans la rue, il faudra également être déterminés, et pugnaces, car Sarkozy n’est pas Villepin. Le néo-nationaliste atlantiste pro-Bush ne reculera pas, sachez-le, devant une poignée de millions de manifestants. Où seront les électeurs de Ségolène lorsqu’il faudra se heurter aux policiers, subir la violence soi-disant légitime? Devant Jean-Pierre Pernault, comme depuis des années? Encore ne parlons-nous ici que de politique intérieure. On préfère s’interdire de se demander quelle sera la position de Sarko vis-à-vis, au hasard, de l’Irak, de la Palestine. Au final, ce qui fut élu ce soir, c’est le pire de la régression, pur produit du capitalisme. Qui s’en étonnera? Sarkozy ne fut jamais que la pire des solutions, il n’est pas surprenant que la France l’ait choisi. Fred, Groupe libertaire Louise-Michel de la Fédération anarchiste *** L'agenda du Monde libertaire # 1477 du 10 au 16 mai 2007 Jeudi 10 mai Paris 4e Rassemblement pour la libération des militant-e-s d'Action directe, de 18 heures à 19 heures devant la direction de l'Administration pénitentiaire, carrefour de la rue de la Verrerie et de la rue du Renard, métro Hôtel-de-Ville. Vendredi 11 mai Le Mans (72) 2e Festival des utopies. La libre circulation des peuples est-elle une utopie? Film America America, projection et discussion. Entrée libre, buvette, repas, partage… à 18h30, terrain des Subsistances, 14, rue de la Foucandière. Marseille 1er Pourquoi faudrait-il punir? Débat avec Catherine Baker, à 18 heures, au Mille pattes, 64, rue d’Aubagne, organisé par le groupe anarchiste de Marseille et Hainedeschaines. Paris 1er Procès pour injure publique engagé par Mme Laure Adler et Radio France contre le président du Rassemblement des auditeurs contre la casse de France culture, à 13h30, au Palais de Justice de Paris, 17e chambre correctionnelle (Métro Cité). Saint-Denis (93) Une manifestation gigantesque, estimée à un million de personnes par les médias locaux, a envahi dimanche 29 avril tout le centre d'Istanbul pour dénoncer toute remise en cause de la laïcité de la Turquie. Rencontre-débat avec l'association «Athétürk » ( http://atheturk.free.fr/), à 19h30, à la Bourse du Travail de Saint-Denis 9, rue Génin (métro ligne 13 - station Porte de Paris). Soirée organisée par la Société de défense des laïques non-croyants, non-croyantes et athées. Samedi 12 mai Rouen (76) « Les milieux libres au début du XXe siècle », par l’auteure Cécile Beaudet (Éditions libertaires) à 14h30, à la librairie L’Insoumise, au 128, rue Saint-Hilaire. Dijon (21) Conférence-déba avec Hugues Lenoir sur le thème « Qu’est ce que l’anarchisme? », à 18 heures, au local libertaire, au 61, rue Jeanin. Ivry-sur-Seine (94) À l’occasion du 10e anniversaire de l’émission De rimes et de notes, soirée de soutien à Radio libertaire, avec Hélène Maurice accompagnée au piano par Dominique Fauchard, Jacky Feydi qui interprète Jean-Roger Caussimon, et Fred Musset, au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 15 euros (tarif unique). Métro Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.com.Marseille 1er « L’affaire Sacco et Vanzetti: regards nouveaux », conférence-débat avec Ronald Creagh à 17 heures, au Cira, 3, rue Saint-Dominique. Paris 20e Fête du livre libertaire organisée par les éditions CNT-RP. 12h30: Débat autour de Discussions avec Bakouine, avec Frank Mintz. 14 heures: la Volonté du peuple, démocratie et anarchie, avec Eduardo Colombo. 15h30: Loin des censier battus, débats autour du mouvement contre le CPE. Stands des éditions CNT-RP, livres neufs et d’occasion, de 12 heures à 19 heures, 33, rue des Vignolles. Métro Avron, ligne 2, ou Buzenval, ligne 9. Buffet et buvette sur place. Paris 11e Forum autour de la révolution espagnole, avec Olivier Pinalie, auteur de Un Dimanche de la vie (éditions du Monde libertaire), à 16h30, à la librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot. Le Mans (76) Suite du Festival des utopies. Conférence-débat « L’Homme nomade ». Atelier libre: réflexions écrites. Rencontre avec les « gens du voyage ». Exposé et débat avec « Voyageur 72 ». Entrée libre. Repas couscous (5 euros). Concert africain à 14 heures, même lieu. Marseille 1er À 15 heures, débat sur les prisons pour mineurs avec des militant.e.s du journal l’Envolée. À 18 heures, projection d’un film sur le travail-prison, Une part du ciel, de J.-M. Carré. À 20 heures, projection d’un film sur le travail-souffrance, Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés, de Sophie Bruneau et M.-A. Roudil. Le tout au 1000 Bâbords, 61, rue Consolat, organisé par le groupe anarchiste de Marseille et Hainedeschaines. Dimanche 13 mai Le Mans (72) Suite du Festival des utopies. Paroles d’émigrés, témoignages vidéo, échanges avec des familles… Rencontre-débat avec l’association Atams (Association des travailleurs arabes du Mans et Sarthe). Repas, théatre, lectures, textes… Entrée libre à 14 heures, même lieu. Jeudi 24 mai Sarlat (24) « Débats libertaires » sur le thème des libertés individuelles, organisé par le groupe Drapeau noir Périgord de la Fédération anarchiste, au café le Lébérou, 5, rue Jean-Jacques-Rousseau. Jeudi 31 mai Paris 11e Discussion-débat autour de la lutte contre le CPE, à partir de l'ouvrage "Loin des Censier battus" (CNT-RP, 2007, 255 pages) en présence d'étudiant-e-s, profs et Iatos. Organisé par la librairie Quilombo. A 19H45, au CICP (21ter rue Voltaire Paris 11e) Samedi 2 juin Paris 20e Rendez-vous à l’entrée du cimetière du Père-Lachaise à l’occasion de la commémoration annuelle de la Semaine sanglante, à 15 heures. Métro Gambetta. Dimanche 3 juin Ivry-sur-Seine (94) Gala annuel de l’Union pacifiste au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 13,50 euros (10,50 euros pour les étudiants, érémistes, enfants de moins de 16 ans… gratuit pour les enfants de moins de 6 ans). Métro Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.com.Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes Chaque jeudi, en kiosque, 24 pages d'actualité en couleurs vue par les anarchistes pour deux euros |
|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Mer 16 Mai - 18:06 | |
| CINQ ANS FERME, le ministre des flics devient président « La presse française fait preuve d’une partialité révoltante et ne traite jamais que les mêmes sujets :les hommes politiques et les autres criminels.» Boris Vian *** Le sommaire du Monde libertaire # 1478 du 16 au 23 mai 2007 : Soeur Anne, par J-P. Germain, page 3 Chirac et son pot de départ, par Jipé, page 4 AntiSarkos et manifestations, par J. -P. Levaray, page 5 L’autruche, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 À Virgin on n’aime pas Amandine , par l’émission Pas de quartier, page 7 Oaxaca, au Mexique, acharnement sur les rebelles, par D. V. Reyes, page 9 Le génocide au Darfour, par P. Schindler, page 10 La puissance de l’orgasme de l’anarchisme de Wilhelm Reich, par Roger Dadoun, page 11 Vol industriel chez EADS, par S. Chemin, page 14 Catastrophisme et sens critique, par P. Pelletier, page 15 L’école, une monstrueuse machine, par N. Potkine, page 18 Journalistes précaires..., par Paco, page 19 Bavure dans le 18e, par Karim, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Éditorial QUAND CE NUMÉRO PARAÎTRA, Chirac aura quitté l’Élysée. Bernadette, le vague à l’âme, regrette déjà le confort parisien, les déjeuners et les dîners entre amis tous frais payés, les voyages en avion, etc. Heureusement, la famille s’est trouvé un pied-à-terre, un duplex de 180 m2 sur les quais de Seine, pour ne pas se retrouver loin des folies parisiennes trop rapidement. Quant à Sarkozy, il aura pris les fonctions de la présidence de la République. Il promet de se mettre rapidement au travail. Il veut nous y mettre aussi. Le travail, le vrai, où tu t’échines et ne te plains jamais. Contrat de travail unique, privatisation des universités, flexibilité,heures supplémentaires, facilité des procédures de licenciement, remise en cause du droit de grève… tout y passe. Bref, peu de changements dans la politique, juste une continuité. Si Sarkozy provoque des réactions, c’est surtout parce qu’il incarne l’ère de la bourgeoisie qui s’assume. Dans le Parisien, il se permet de dire: « Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand Restaurant : servile avec les puissants, ignobles avec les faibles. J’adore. » Johnny Hallyday annonce qu’il revient en France maintenant que les impôts des riches vont baisser ! Et ce n’est qu’une sélection non exhaustive... Des manifestations ont déjà eu lieu dans toute la France, ainsi que des AG dans les universités. De toute part les organisations condamnent la réaction violente de ces manifestants et les qualifient d’antidémocratiques. Le jeu de la démocratie, en effet, impose à la totalité des habitants d’un pays de se soumettre à la volonté de 53 % des électeurs. Les autres devraient ainsi, selon eux, se taire à jamais. La gauche et l’extrême gauche parlementaires appelaient à faire bloc contre la menace Sarkozy. Une fois cette menace élue, il n’y a plus personne que ça gêne. Ils attendront les prochaines élections : seul le pouvoir les intéresse. Quant à nous, nous continuons de dire que notre combat est dans la rue et non dans les urnes. *** Un article de Jean-Pierre Levaray : « Nous sommes le cauchemar de Sarkozy » ON A BEAU ne pas se faire d’illusion à propos des élections, on a beau ne pas vouloir choisir avec un bulletin de vote celui ou celle qui sera notre maître ou notre bourreau, lorsque le soir du 6 mai, on apprend le résultat et qu’on voit s’afficher la tronche de notre Berlusconi local, on a les boules. « Pays de merde! » dirait quelqu’un. Ils ont voté parce qu’ils avaient peur et la copie de Le Pen est passée. On éteint la télé avec la colère au ventre et on se retrouve au coeur des villes dans des rassemblements spontanés ou presque (parfois à l’appel de ces fameux « anarcho-autonomes » chers aux flics et aux journalistes). Ces rassemblements spontanés se font dans toutes les grandes villes de France, comptant de 200 à 2000 manifestants (Rennes, Caen, Nantes, Rouen, Lyon, Marseille, Bordeaux, Paris…) avec partout cette volonté de faire éclater plus ou moins violemment sa colère. Les manifestants sont, pour la plupart, jeunes et étudiants, mais pas seulement. Il y quelques « jeunes des cités », comme on dit, mais pas tant que ça. Des slogans qu’on n’entendait plus reviennent comme « Sarko, facho, le peuple aura ta peau». Lorsque les cortèges s’ébranlent, une volonté de faire descendre la population dans les rues est omniprésente. À Rennes, la manif traverse les quartiers populaires. Si des poubelles sont renversées, voire brûlées, cela n’est rien par rapport à la présence policière qui pratique le harcèlement, chargeant systématiquement et violemment et voulant couper court aux manifestations. C’est là que quelques voitures brûlent et que des vitrines tombent. Les charges policières, les lacrymo… Tout y passe, et des flashballs sont même utilisés. Les arrestations sont nombreuses: dans la nuit du dimanche 6 mai, la Direction générale de la police nationale annonce 592 interpellations. Les comparutions immédiates donnent lieu à des peines sévères pour les jeunes interpellés: de un à trois mois fermes pour les uns et des heures de Travaux d’intérêts généraux, lorsque les tribunaux sont un peu plus « pédagogues ». Les jours qui suivent voient les manifestations se tarir, mais la police est toujours omniprésente et répressive: la manifestation antifasciste parisienne du 9 mai est interdite et une centaine de manifestants est interpellée alors que les fascistes manifestent cagoulés et tiennent le haut du pavé; à Rouen, le 10, ce sont une dizaine de manifestants qui sont arrêtés… Évidemment, le Parti socialiste appelle au calme et à voter aux législatives, l’Unef appelle les étudiants en AG à Tolbiac à se mettre en action seulement à la rentrée… Bref, rien de neuf. Reste que ce mouvement fait suite à celui de l’an dernier contre le CPE. Une frange de la jeunesse s’est radicalisée et, suite aux émeutes des banlieues de la fin 2005, un tabou est tombé, celui de l’utilisation de la violence lors des manifestations. Quoi qu’il faille relativiser: on est surtout dans la symbolique, car envoyer une canette vide, ou un oeuf, n’est qu’une pâle copie d’envoi d’un cocktail Molotov ou d’un pavé. On est loin des manifestations qui ont lieu en Amérique latine et ici, dans notre société où tout doit être soft, renverser ou brûler une poubelle passe pour un acte éminemment violent. Il est évident que dans les mois à venir, face aux attaques de Sarkozy et consorts, il ne faudra plus se contenter de manifestations « responsables » faites à l’appel de syndicats qui voudront passer pour des interlocuteurs privilégiés du pouvoir en place… « Nous sommes le cauchemar de Sarkozy. – pouvait-on lire sur des affichettes photocopiées collées dans les rues de Rouen – Dans toutes les villes, dans tous les quartiers, des manifs, des affrontements. Et la guerre est à peine commencée. Nous ne sommes pas sa France, et nous allons le lui faire comprendre. » Jean-Pierre Levaray *** Et pour finir, l'agenda du Monde libertaire : Jeudi 24 mai Sarlat (24) « Débats libertaires » sur le thème des libertés individuelles, organisé par le groupe Drapeau noir Périgord de la Fédération anarchiste, au café le Lébérou, 5, rue Jean-Jacques-Rousseau. Samedi 26 mai Foix (09) La CNT 09 organise une conférence-film-débat sur les coopératives, à 14 heures, à la maison des associations. Film J’ai très mal au travail de Jean-Michel Carré; présentation avec un rappel historique du mouvement; débat en présence d’intervenants du monde coopératif; auberge espagnole à partir de 19 heures. Jeudi 31 mai Paris 11e Discussion-débat autour de la lutte contre le CPE, à partir de l’ouvrage Loin des Censier battus (CNT-RP, 2007, 255 pages) en présence d’étudiants, profs et Iatos Organisé par la librairie Quilombo. À 19h45, au CICP, 21ter, rue Voltaire. Samedi 2 juin Paris 20e Rendez-vous à l’entrée du cimetière du Père-Lachaise à l’occasion de la commémoration annuelle de la Semaine sanglante, à 15 heures. Métro Gambetta. Dimanche 3 juin Ivry-sur-Seine (94) Gala annuel de l’Union pacifiste au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 13,50 euros (10,50 euros pour les étudiants, érémistes, enfants de moins de 16 ans… gratuit pour les enfants de moins de 6 ans). Métro Pierre-Curie ou Porte d’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.comMercredi 6 juin Paris 20e ARCC organise une soirée consacrée à André Robèr (du groupe la Vache folle), peintre, poète et éditeur des Éditions K’A, à 19 heures, 160, rue de Pelleport. Soirée préparée et présentée par Dominique Jeantet avec la participation de Stéphane Hoarau. Jeudi 7 juin Merlieux (02) Rencontre avec Frédéric H. Fajardie, auteur des Foulards rouges, du Voleur de vent, de La Lanterne des morts, de La Nuit des chats bottés, de Chronique d’une liquidation politique, de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Vendredi 8 juin Rouen Soirée poésie. Panorama de la poésie actuelle et présentation du nouveau recueil de Guy Pique Haut Corps (K. éditions) à la librairie l’Insoumise, au 128, rue Saint-Hilaire. Samedi 9 juin Paris 18e Rencontre-débat avec Céline Beaudet qui nous parle de son ouvrage Les Milieux libres: vivre en anarchiste à la Belle Époque à 15h30, à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Jeudi 14 juin Sarlat (24) « Débats libertaires » sur le thème du militantisme anarchiste, organisé par le groupe Drapeau noir Périgord de la Fédération anarchiste, au café le Lébérou, 5, rue Jean-Jacques-Rousseau. Jeudi 28 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirées de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Le 28: Céline Cussimon, Annick Cisaruk, Bruno Daraquy, Wladimir Anselme. Au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 15 euros pour une soirée, 28 euros pour deux soirées, 40 euros pour les trois. Métro Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.comVendredi 29 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Jean-Pierre Réginal, Alain Léamauff, Chris Lancry, Vincent Absil. Voir jeudi 28 juin. Samedi 30 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Yannick Le Nagard, Claude Astier, Bernard Joyer, Sarclo. Voir jeudi 28 juin. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes Chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs pour deux euros _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Ven 25 Mai - 10:24 | |
| Les riches en yacht, Les pauvres en galère ! «Toutes les lois sont oppressives et criminelles.Elles ne protègent que les riches et les heureux.» Octave Mirbeau *** Le sommaire : Airbus, les salariés refusent de jouer, par Fabrice, page3 Kouchner l’Américain, par Rébecca, page 4 XXIe SIÈCLE et syndicalisme, par J. -P. Germain, page 5 L’autruche, par F. Ladrisse, page 5 Brèves de combat, page 6 Qui sont les vrais utopistes, par T. Périssé, page 7 Québec, éducation et classes sociales, par Marina, page 9 À la mémoire des résistants espagnols du plateau des Glières, par D. Pinós, page 11 Vous avez dit socialistes?, par M. Rajsfus, page 14 Loin des Censier battus, par E. Barrierasr, page 17 Du mauvais côté du pourcentage, par N. Potkine, page 20 Cerise sur le tilleul, par les Taneries, page 21 Grève de la faim, par Casquette, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Éditorial MORNE EST LA PLAINE du paysage politique après le passage de l’orage de l’élection présidentielle. Ceux qui sont du côté du manche paradent – goguenards – et peinent à refréner leur morgue pendant que la cohorte appartenant au camp des battus s’échine à essayer de sauver quelque meubles à l’occasion des prochaines législatives. Tous ont pour antienne la même injonction : les urnes ont parlé, nous devons tous nous soumettre à leur sentence et attendre patiemment le prochain tirage. Il est juste et tentant à la fois de gloser à l’infini sur les marchands d’illusion qui maîtrisent si bien l’art d’anesthésier les consciences afin de mieux naturaliser l’ordre existant en vue de le perpétuer à l’infini… mais ce n’est pas suffisant. A rebours des partis, organisations et clercs qui prétendent détenir le magistère de la pensée et le vade-mecum de l’action, y compris après la énième faillite de leurs oracles, nous, anarchistes, saurons faire preuve d’humilité alors que les circonstances pourraient nous faire verser dans une certaine immodestie. Nous pourrions facilement prouver en effet que nos analyses étaient justes et que les faits nous ont donné raison. Bien entendu, nous réitérerons les même propos car ce sera nécessaire encore et toujours, mais nous n’en resterons pas là. En effet, immense est la tâche qui nous attend pour faire prendre conscience au camp des travailleurs qu’eux seuls détiennent les clés pour dessiner d’autres futurs. Nous savons que nous pouvons nous appuyer sur un corpus d’idées dont la validité n’a pas pris une ride, bien au contraire. Néanmoins, et parce que l’anarchisme ne relève pas du prêt-à-penser et du prêt-à-appliquer, nous n’hésiterons pas à enrichir nos réflexions et pratiques en les confrontant à celles d’autres acteurs – individuels ou collectifs – qui manifestent sincèrement leur désir d’aboutir à une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme. Nous, anarchistes, ne sommes pas atteints du syndrome de l’avant-garde éclairée, aussi le sectarisme ne nous infecte pas. Nous savons que la crédibilité de nos idées sera jaugée sinon jugée à l’aune de nos engagements dans les luttes qui émergeront et se développeront nécessairement dans la période qui s’ouvre, mais aussi sur notre capacité à développer de nouveaux outils d’analyse et de réflexion. Nous sommes prêts pour tout cela avec une seule règle : le désir de débattre et agir avec tous ceux et celles qui feront passer les intérêts collectifs avant leur ego et qui, parallèlement, refuseront de faire prendre des vessies pour des lanternes aux yeux des travailleurs. *** En prime, un article de Fabrice : Airbus : les salariés refusent de jouer ! Une des premières actions de notre nouveau président fut d’aller rencontrer les représentants syndicaux d’Airbus Industries. Pour les salariés, rien ne va plus ! DANS UN PRÉCÉDENT ARTICLE paru dans le Monde libertaire du 15 mars, intitulé « Airbus, le grand jeu de Monopoly », je concluais en écrivant: « Pour les salariés, la seule solution est de prendre leurs affaires en main en refusant le rôle de simples pions qu’on veut leur faire jouer. » C’est exactement ce qui s’est passé dans les dernières semaines de manière assez exemplaire. Rappel des faits: mercredi 25 avril, les salariés d’Airbus apprennent de leur direction que la prime d’intéressement passe de 3000 euros en 2006 à 2,50 euros en 2007… Après l’annonce des 10000 licenciements du plan Power 8 et l’information sur le parachute doré de Noël Forgeard, PDG d’Airbus, de 8,5 millions d’euros, le moins que l’on puisse dire est que la couleuvre passe mal. Dès le lendemain, des débrayages spontanés, qualifiés de « grève sauvage » par Ouest-France, se répandent comme une traînée de poudre sur tous les sites: « c’est parti de quelques gars ce matin, à 7 heures, juste avant l’embauche. On a fait du poste à poste pour convaincre les collègues de débrayer et de bloquer l’entrée », raconte un jeune ouvrier de Saint-Nazaire. Le 27 avril, à Saint-Nazaire, la quasi totalité des salariés est en grève et demande à l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CGC, CFTC) de défendre la plateforme revendicative adoptée par l’assemblée générale: versement d’une prime exceptionnelle d’intéressement de 1970 euros brut ainsi qu’une prime de participation de 2200 euros brut. Retrait du plan Power 8, embauche des intérimaires, compensation des départs en préretraite par autant d’embauches. Sur cette base, en principe, les représentants syndicaux rencontrent la direction et rendent compte ensuite des propositions de celle-ci, à savoir une prime exceptionnelle de 500 euros, 1,5 % d’augmentation générale des salaires, 0,5 % d’augmentation individuelle selon le « mérite ». Certains syndicats proposent alors de reprendre le travail, sous la huée des salariés. Le vote est sans ambiguïté: 1250 pour la poursuite de la grève, une petite cinquantaine contre (des cadres essentiellement). La tension monte très vite entre la « coordination des ouvriers, qui comprend d’ailleurs des syndiqués de la CGT et de FO notamment, et les directions syndicales nationales. FO, majoritaire dans la boîte, se trouve ainsi écartelée entre son syndicat de base orienté vers la lutte et sa fédération des métaux qui n’a de cesse, une fois de plus, que de faire rentrer les ouvriers au bercail… Jusqu’au 11 mai, la bagarre continue malgré toutes les manoeuvres, les pressions de la bureaucraties. La rancoeur s’est installée aussi: « les syndicats disent qu’ils sont derrière nous, mais c’est devant qu’ils devraient être! » explique un métallo. C’est tout le problème en effet… Cela fait bien longtemps que certaines directions syndicales, à ne pas confondre avec les sections syndicales de base, ont abandonné la lutte pour s’installer dans « l’accompagnement (1) », voire la collaboration de classes. De la charte d’Amiens à la charte du travail de Pétain, en quelque sorte… Cela dit, au moment même où l’on annonce que Jean-Paul Gut, le directeur général délégué, réclamerait une prime de départ de 12 millions d’euros, cette lutte des salariés d’Airbus est exemplaire et rassurante à plus d’un titre. Tout d’abord, elle est partie de la base, de jeunes ouvriers le plus souvent qui ont clairement décidé de prendre les choses en main. Ensuite, la forme même de la lutte ne peut que satisfaire des militants anarchistes: assemblée générale, définition d’un mandat, structuration en « coordination » incluant les syndicats qui voulaient se battre (embryon de comité de grève). Enfin, la volonté d’en découdre, la détermination des salariés, ont mis un sérieux coup de pied dans la fourmilière des bureaucraties syndicales. Malgré la volonté d’unité très grande des salariés, quelques mises au point salutaires sont en cours. Dans la période qui s’annonce, où régression sociale et répression vont constituer les deux volets complémentaires d’une même politique, cette lutte montre la voie à suivre, mais aussi les obstacles à surmonter. Mais y a-t-il d’autre issue que la lutte collective qui s’exerce directement sur le terrain de classe, à l’inverse d’un vote aux législatives ou à la présidentielle (2), par exemple, acte individuel par définition (dans le fameux isoloir) et sur des bases forcément interclassistes: la nation, l’autorité, la sécurité, le drapeau… Inlassablement, avec humilité mais détermination, il appartient aux militants anarchistes d’aider au maximum à la construction de cette résistance, ne serait-ce qu’en développant et en structurant leur propre organisation au service des luttes. Cela sera l’enjeu du prochain congrès de la Fédération anarchiste. (1).Y compris sur la base de propositions syndicales tels les parcours sécurisés de la CFDT ou la sécurité sociale professionnelle de la CGT qui risquent d’aboutir à la fléxisécurité proposée par Sarkozy. Un prochain article fera le point sur cette question très importante. (2). Certains camarades se sont émus de la forte participation à la dernière élection présidentielle, croyant y voir une nouveauté inquiétante. Rappelons simplement que le taux de participation, certes supérieur de 6 % environ par rapport aux élections de 1995 et 2002, ne fait qu’à peine atteindre les taux de 1974 ou 1981. Pas de panique donc, toujours mauvaise conseillère comme cela a pu être le cas en avril 2002… Fabrice Groupe La Sociale de la Fédération anarchiste à Rennes *** Et pour finir, l'agenda du Monde libertaire : Jeudi 24 mai Sarlat (24) « Débats libertaires » sur le thème des libertés individuelles, organisé par le groupe Drapeau noir Périgord de la Fédération anarchiste, au café Le Lébérou, 5, rue Jean-Jacques-Rousseau. Samedi 26 mai Paris 8e, 9e, 17e et 18e Manifestation à l'appel du 9e collectif de sans papier à 14 heures à la Place de Clichy. Metro Place-de-Clichy, ligne 2 ou 13. Cognac (16) Rencontre avec les Editions Libertaires à la librairie "Le texte libre" à 15 heures. Franck Thiriot présentera la collection Paroles en présence des artistes : Laurent Melon (Paroles de poêtes révoltés), Eric Coulaud (Paroles antimilitaristes) dans le cadre d'une rencontre exceptionnelle "Art et politique. Art-politique". Librairie "Le Texte Libre", 17 rue Henri Fichon, 16100 COGNAC. Tel. : 05.45.22.20.52. Foix (09) La CNT 09 organise une conférence-film-débat sur les coopératives, à 14 heures, à la maison des associations. Film J’ai très mal au travail de Jean-Michel Carré; présentation avec un rappel historique du mouvement; débat en présence d’intervenants du monde coopératif; auberge espagnole à partir de 19 heures. Jeudi 31 mai Paris 11e Discussion-débat autour de la lutte contre le CPE, à partir de l’ouvrage Loin des Censier battus (CNT-RP, 2007, 255 pages) en présence d’étudiants, profs et Iatos Organisé par la librairie Quilombo. À 19h45, au CICP, 21ter, rue Voltaire. Vendredi 1 juin Rouen Soirée poésie. Panorama de la poésie actuelle et présentation du nouveau recueil de Guy Pique Haut Corps (K. éditions) à la librairie l’Insoumise, au 128, rue Saint-Hilaire. Samedi 2 juin Paris 20e Rendez-vous à l’entrée du cimetière du Père-Lachaise à l’occasion de la commémoration annuelle de la Semaine sanglante, à 15 heures. Métro Gambetta. Dimanche 3 juin Ivry-sur-Seine (94) Gala annuel de l’Union pacifiste au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 13,50 euros (10,50 euros pour les étudiants, érémistes, enfants de moins de 16 ans… gratuit pour les enfants de moins de 6 ans). Métro Pierre-Curie ou Ported’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.comSamedi 5 juin Paris 11e Débat à la librairie Publico, 145 rue Amelot, à 16 heures. Pascal Charbonnat, Guillaume Lecointre et Marc Sylberstein viendront nous parler de la passionnante «histoire des philosophies matérialistes » que vient d’écrire Pascal. Mercredi 6 juin Paris 20e ARCC organise une soirée consacrée à André Robèr (du groupe la Vache folle de la FA) peintre, poète et éditeur des Éditions K’A, à 19 heures, 160, rue de Pelleport. Soirée préparée et présentée par Dominique Jeantet avec la participation de Stéphane Hoarau. Jeudi 7 juin Merlieux (02) Rencontre avec Frédéric H. Fajardie, auteur des Foulards rouges, du Voleur de vent, de La Lanterne des morts, de La Nuit des chats bottés, de Chronique d’une liquidation politique, de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Samedi 9 juin Paris 18e Rencontre-débat avec Céline Beaudet qui nous parle de son ouvrage Les Milieux libres: vivre en anarchiste à la Belle Époque à 15h30, à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Mardi 12 Juin Ivry-sur-Seine (94) Réunion publique. Violence, non-violence, action directe et avant-gardisme dans le mouvement ouvrier et social. Le débat sera précédé par la projection du film documentaire "The Weather underground" de Sam Green et Bill Siegel. Ce film relate l'histoire d'un groupe d'étudiant aux USA dans les années 60 qui créent une formation révolutionnaire armée. Soirée à l'invitation du groupe libertaire d'Ivry (Fédération anarchiste). A 20 heures au Forum Léo Ferré, 11, rue Barbès. Métro : Pierre-Curie. Bar et petite restauration. Entrée libre Jeudi 14 juin Sarlat (24) « Débats libertaires » sur le thème du militantisme anarchiste, organisé par le groupe Drapeau noir Périgord de la Fédération anarchiste, au café le Lébérou, 5, rue Jean-Jacques-Rousseau. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes Le Monde libertaire, chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs pour deux euros _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | kamchatka Langue pendue

Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Jeu 7 Juin - 19:00 | |
| Le pouvoir sur ta vie,tu le tiens de toi même » Ni dieu, ni maîtres du monde *** Sommaire du Monde libertaire # 1481 du 7 au 13 juin 2007 Un bien chouette pays, par Sitting Bull, page 3 Motions du 64e congrès de la Fédération anarchiste, page 4 Autruchement vôtre, par F. Ladrisse, page 5 En bref, à vos postes, page 6 De la révolution à la guimauve, par Jipé, page 7 Travailler tue , par Patrice, page 8 Homophobie au pays des soviets, page 8 1er mai au Québec, page 9 Quelle perspective pour l’anarchisme au Québec?, page 10 Putain de patriarcat, par D. Brubonde, page 11 Reich et la nouvelle anarchie, par R. Dadoun, page 14 La route du lynx, par G.Girard, page 16 Cannes d’un autre regard, par H. Hurst, page 17 Vol de corbeaux au dessus d’ un nid de calottes, par Paco, page 20 Le SLA de Montréal, par P. Sommermeyer, page 21 Le mouvement, page 22 Radio libertaire, page 23 Agenda, page 24 *** Éditorial CETTE SEMAINE vont se réunir les chefs des huit plus puissants États de notre planète. Ces huit hommes et femmes détiennent entre leurs mains l’existence et le devenir de plus de six milliards d’individus. Les pays qu’ils sont censés représenter produisent plus de 65 % des richesses mondiales alors que n’y habite que 13 % de la population de la planète. Se considérant comme les actionnaires majoritaires de l’entreprise « Monde® », ceux-ci s’en autoproclament les véritables maîtres ; décident quelle guerre est acceptable, quel pays vassal est digne d’émerger de la misère dans laquelle leur système d’assujettissement tient les pays dont ils ont conquis l’économie au travers de la dette. La Banque mondiale qu’ils contrôlent leur sert à imposer leurs diktats au reste du monde. Ils influent sur la politique des Nations unies où ils ont des droits de veto. Mais ils ne sont pas seuls à gouverner. En effet, si leurs moyens répressifs sont tels qu’ils ont de quoi faire disparaître notre planète du système solaire, ils ne contrôlent pas les requins de la finance mondialisée qui ont su s’affranchir de leur emprise en tenant les cordons de la Bourse. Mais que l’on se rassure pour eux, il n’y a pas de guerre des gangs entre le G8 et le forum économique mondial de Davos, tout ce petit monde s’entend très bien sur notre dos. Ceux qui pensent que la lutte des classes est un concept dépassé n’ont qu’à regarder l’accroissement du fossé qui sépare les riches et les pauvres pour s’apercevoir que, au contraire, les classes possédantes ne cessent de conquérir sur nous des positions de force. Contrôlant les moyens de communication, ils nous bercent d’une fable qu’ils appellent réalité et qui n’est que le reflet de leurs désirs. Leurs moyens de coercition sont tels – ils se servent aussi bien de l’argent que des médias ou des forces armées – qu’ils arrivent à nous imposer leur vision du monde sans que nous puissions, ou presque, nous opposer à eux. Un nouveau membre, chez nous, s’est élevé à la tête du gang, il s’agit de notre nouveau président, Nicolas Sarközy. Celui-ci n’arrête pas, ces temps-ci, de nous gaver d’effets d’annonce de réformes, toutes plus populistes les unes que les autres. Les masses médias n’ont de cesse de livrer à leur nouveau maître les parts de cerveaux disponibles qu’ils peuvent générer. Il s’agit de vendre au Français un Parlement à la botte du maître de l’Élysée. Quant à nous, anarchistes, nous resterons fidèles à notre idéal, sans dieu ni maître, et nous demanderons à ceux auxquels il reste une part de clairvoyance dans cette société spectacle de ne pas collaborer et de ne pas légitimer ce système représentatif. Plus loin que l’abstention, c’est la non-participation, la non-collaboration que nous prônons. Car, où il n’y a pas d’esclaves, il n’y a pas de tyrans. *** Et pour finir, l'agenda du Monde libertaire : Jeudi 7 juin Merlieux (02) Rencontre avec Frédéric H. Fajardie, auteur des Foulards rouges, du Voleur de vent, de la Lanterne des morts, de la Nuit des chats bottés, de Chronique d’une liquidation politique, de 18 heures à 21 heures, à la Bibliothèque sociale, 8, rue de Fouquerolles. Tél./fax: 0323801709. Samedi 9 juin Paris 11e Forum-débat de la librairie du Monde libertaire, avec Rodolphe Christin, auteur du livre Dissidence de la broussaille (ACL) Voici un livre-itinéraire qui entend dépasser le clivage entre nature et culture, à 16h30, 145 rue Amelot, métro Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire. Paris 18e Rencontre-débat avec Céline Beaudet qui nous parle de son ouvrage les Milieux libres: vivre en anarchiste à ma Belle Époque à 15h30, à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette, Métro Blanche ou Abbesses. Mardi 12 juin Dijon (21) Dans le cadre des journées de soutien aux luttes mexicaines Chiapas et Oaxaca, la CNT-21 et le Groupe libertaire dijonnais vous proposent la projection du film le Violon, du réalisateur mexicain Francisco Vargas, suivie d’une discussion, au cinéma l’Eldorado à 20h15. Ivry-sur-Seine (94) Réunion publique. Violence, non-violence, action directe et avant-gardisme dans le mouvement ouvrier et social. Le débat sera précédé par la projection du film-documentaire The Weather underground de Sam Green et Bill Siegel. Ce film relate l’histoire d’un groupe d’étudiants aux États-Unis dans les années 1960 qui créent une formation révolutionnaire armée. Soirée à l’invitation du groupe libertaire d’Ivry (Fédération anarchiste). A 20 heures, au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Métro Pierre-Curie. Bar et petite restauration. Entrée libre. Vendredi 15 juin Pantin (93) Trois jours de fête pour les 30 ans de chansons de Mots et musiques, avec Vincent Absil, Claude Astier, Charlotte, Juja Lula, Raphaele Selval, À 20 heures à La Menuiserie, 77, rue Jules-Auffret. Entrée: 10 euros. Samedi 16 juin Paris 11e Forum à la librairie du Monde libertaire avec Gaetano Manfredonia, auteur de Anarchisme et changement social, insurrectionnalisme, syndicalisme et éducationnisme réalisateur, (ACL) à partir de 16h30, 145, rue Amelot, métro Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire. Pantin (93) Trois jours de fête pour les 30 ans de chansons de Mots et musiques, avec Alain Aurenche, Béatrice Be, Maik Darah, Frédérique, Sabine Viret. À 20 heures à la Menuiserie, 77, rue Jules-Auffret. Entrée: 10 euros. Dimanche 17 juin Le Vigan (30) Le groupe Gard Vaucluse organise une rencontre "Pour transformer la société par l’abstention et les pratiques autogestionnaires". Maison Truel du Vigan, à 18h30. Pantin (93) Trois jours de fête pour les 30 ans de chansons de Mots et musiques, avec Aruna, Agnès Collet, Richard Colnot, Marcel Eglin, Marie Volta, À 17 heures à La Menuiserie, 77, rue Jules-Auffret. Entrée: 10 euros. Jeudi 28 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirées de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Le 28: Céline Caussimon, Annick Cisaruk, Bruno Daraquy, Wladimir Anselme. Au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 15 euros pour une soirée, 28 euros pour deux soirées, 40 euros pour les trois. Métro Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.com.Vendredi 29 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Jean-Pierre Réginal, Alain Léamauff, Chris Lancry, Vincent Absil. Voir jeudi 28 juin. Samedi 30 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Yannick Le Nagard, Claude Astier, Bernard Joyer, Sarclo. Voir jeudi 28 juin. Le Monde libertaire, chaque jeudi, 24 pages en couleurs pour deux euros Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes |
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