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kamchatka Langue pendue

Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Sam 16 Juin - 14:53 | |
| « Ce n’est pas le savoir qui doit être inculqué, c’est la personalité qui doit parvenir à son propre épanouissement » Max Stirner (1842) *** Sommaire Refus de prélèvement d’ADN, par J.-P. Levaray, page 5 L’autruche attend les jours meilleurs en persiflant, page 5 Les brèves de combat, page 6 Nouvelles des fronts, par H. Lenoir, page 7 L’entraide etc, par Jimma, page 8 La casse à Opel-Anvers par Paul K. , page 8 L’anarchisme en Grèce, par Dimitri, page 9 Décroissance en avril à Saint-Denis, par Alex, page 12 Sarkophagie sur l’Hexagone, par J. Langlois, page 14 Utopie et anarchisme, par P. Schindler, page 17 Désarmement unilatéral, par R.B., page 18 Prévert et l’éthique, par G. Kendival, page 21 Programmes de Radio libertaire, page 22 Agenda , page 23 *** Editorial : LE SABRE DE NAPOLÉON a été vendu pour 4,8 millions d’euros. On ignore encore par qui... La vox populi a sûrement un avis à donner mais elle ne l’a pas dit de manière audible. Pensera-t-on à qui vous savez ? Attendons le raz de marée azur annoncé pour le second tour pour y voir plus clair. En Belgique, le marc de café a donné favoris les chrétiens-démocrates à leurs élections législatives. Et les licenciements dans l’automobile wallone ou flamande, elle est à quelle sauce ? Nous voilà au début du XXIe siècle, au temps des guerres prétendument high-tech et voilà qu’on nous repasse le plat éculé des boucliers. Ils ne servent plus à se protéger contre les coups de l’assaillant, mais sont une arme contre le « choc fiscal ». On ne comprend pas toujours tout, mais encore une fois c’est aux gros revenus qu’il advient de payer moins d’impôts. Y’a pas de secrets, quoi qu’en disent les médias à la botte. L’autre version du bouclier se croise au sommet du G8. Il y aurait des broutilles discordantes entre les Russes et les Américains au sujet d’un bouclier anti-missile. Il y en a déjà un à Helligendamm en Allemagne, mais l’oncle Sam en voudrait d’autres en Pologne et en République tchèque. Ce serait contre les vilains, entre autres l’Iran. Mais la notion de vilains varie suivant les pays ! Alors le tsar rouge n’est pas content.L’Afrique et le réchauffement de la planète, c’est pour la galerie, il n’y a pas besoin d’être anarchiste pour le comprendre. Et les élections dans notre douce France ? Entre descente aux enfers et déroute historique, les commentateurs de tous bords ne se privent pas d’allégeance aux nouveaux maîtres. Pour ce qui importe aux anarchistes, ils ne se joindront pas aux larmes de crocodile, sincères ou non. Pour nous le combat est ailleurs, dans le monde syndical, dans la vie associative, dans ce qui conserve encore l’espoir d’un monde futur. Le combat, aujourd’hui perdu, dans les urnes n’est qu’une illusion. *** Et en prime, un article : Contre-sommet de Rostock LE PREMIER JUIN dernier, Rostock ressemblait à une ville fantôme. Les commerçants ont barricadé leur vitrine et environ 10000 policiers étaient stationnés dans la ville, survolée en permanence par des hélicoptères. Plus de 600 personnes s’apprêtaient à passer la nuit sur l’ancien terrain militaire. Le 2, après l’annonce du NPD (Parti national démocratique [extrême droite]) de son intention de manifester à Schwerin, toute manifestation a été interdite dans cette ville, et 150 antifas se sont fait arrêter pour avoir tenté de manifester. Pendant ce temps, le NPD défile au « Brandenburger Tor » à Berlin… L’après-midi, la grande manif unitaire réunira quelque 80000 personnes. Le black block représente environ 4000 manifestants. Dans un premier temps, la police semble s’être tenue plutôt à carreau avant de multiplier les provocations. Vers la fin de la manif, lorsque la police attaque, sans raison, un bloc autonome, les premiers heurts éclatent. La situation s’est rapidement détériorée et de violents affrontements ont éclaté aux alentours du lieu de dissolution. Il y aura en tout plus de 60 arrestations, et le parquet de Rostock a lancé une procédure contre 17 militants. Cette manifestation fera la une de tous les journaux allemands du lendemain, dans lesquels on parle des plus violents affrontements que l’Allemagne ait connus depuis les années 1980. Selon la police, 433 des leurs auraient été blessés lors des affrontements. Du côté des manifestants, on fait état de 520 blessés. La « Greenteam » avait annoncé avoir 30 blessés graves. En y regardant de plus près, pourtant, le mensuel allemand Der Spiegel constatera que seulement deux policiers ont été hospitalisés. Le 4 juin était déclaré journée d’action relative aux migrations et à la liberté de circulation. Quelque 2000 personnes se sont rassemblées à Rostock devant le département d’immigration pour se diriger vers le Sonnenblumen Haus, dans le quartier de Lichtenhagen, pour participer à la commémoration appelée « Les trois jours d’août ». En 1992, des nazis, auxquels s’étaient joints des habitants du quartier, avaient attaqué un centre de réfugiés durant plusieurs jours sous les yeux de la police, restée passive. Le pogrom de Rostock allait marquer le début d’une série de violences racistes comme l’Allemagne n’en avait pas connue depuis 1945. Là où en 1992, pendant trois jours, la police n’était pas intervenue pour mettre fin aux violences racistes, elle n’a pas hésité, aujourd’hui, à matraquer et cogner… Le 5 juin, le Kavala (service spécial de la police de Rostock pour le G8) a proclamé l’interdiction de toute manifestation pour le jeudi 6 juin, y compris à l’extérieur des zones I et II. En fin d’après-midi débutaient les premières actions de blocage. Dans la soirée, un millier de personnes ont battu le pavé contre la répression. La manifestation s’est terminée à Kühlungsborn, où la police n’a pas pu empêcher les militants de poursuivre jusqu’à la plage. Le soir, dans les différents campements, les militants se préparaient pour participer aux blocages du lendemain et les discussions allaient bon train sur les types d’action à mettre en place. Le 6 juin les premières discussions informelles entre les saigneurs du monde débutent. Tout au long de la journée, blocages et actions directes vont se multiplier. Cinq mille personnes sont arrivées à la limite de la zone où toute manifestation est interdite. Les militants tentent de passer à travers champ pour contourner les flics. Cinq mille personnes bloquent la route d’accès à Gate 2 (entrée n° 2) et les militants ont réussi à avancer jusqu’à moins de deux mètres de la zone rouge, certains ont même commencé à démonter la clôture métallique. Douze hélicoptères tournent dans le ciel ! En tout, plus de 10000 personnes bloquent le G8.Toutes les routes d’accès à Heiligendamm sont bloquées, soit par les manifestants, soit par des flics. Les délégations n’arrivent à passer que sur une seule route… Le 7 juin débute la partie officielle du G8. Malgré l’intervention de la police, avec canons à eau et lacrymogènes, les blocages se sont poursuivis toute l’après-midi. Certains tiennent depuis la veille, et les gens ne semblent pas décidés à bouger… Peu avant 17 heures, à l’entrée Est où les flics étaient pourtant présents en force, des délégués venus pour le G8 ont dû rebrousser chemin, car deux mille personnes étaient présentes pour bloquer l’entrée. Durant la soirée, alors que les blocages continuaient, 50 à 70 nazillons se sont rassemblés devant le Convergence Center à Rostock. Mais leur manège n’a pas duré longtemps car de nombreux militants se sont présentés. Le 8 juin, dans la matinée, les blocages ont commencé à diminuer, le G8 se terminant le soir. L’après-midi, une manifestation rassemblant entre 1500 et 2000 personnes s’est déroulée à Rostock. La police est intervenue de manière violente, provoquant une nouvelle manifestation spontanée qui s’est dirigée vers la Gesa, là où des militants sont détenus. Toute la semaine, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé à la mobilisation anti-G8. Plus de 10000 ont participé aux actions de blocage. Les « huit maîtres du monde » ont été obligés de se réfugier derrière une clôture métallique et se sont fait protéger par des milliers de flics. Cela en dit long sur leur prétendue légitimité. Ni dieu, ni maîtres du monde! Vianney Groupe libertaire Louise-Michel source: www.fastrasbourg.lautre.netD’après l’EA-legal team, huit procès ont eu lieu. Six personnes ont été condamnées à des peines de prison de 6 à 10 mois sans sursis. Les deux autres ont été condamnées à des peines avec sursis et remis en liberté. Plus de 700 personnes se sont fait arrêter. *** Et pour finir, l'agenda du Monde libertaire : Vendredi 15 juin Pantin (93) Trois jours de fête pour les 30 ans de chansons de Mots et Musiques, avec Vincent Absil, Claude Astier, Charlotte, Juja Lula, Raphaele Selval, À 20 heures à La Menuiserie, 77, rue Jules-Auffret. Entrée: 10 euros. Saint-Denis (93) Attention religion! Pourquoi la religion colle et quelques conseils pour la décoller. Rencontre – Débat, avec la participation de Jean-Manuel Traimond, auteur du livre. À 19h30 à la Bourse du Travail de Saint-Denis. 9, rue Génin. Métro ligne 13-station Porte-de-Paris. Samedi 16 juin Paris 11E Forum à la librairie du Monde libertaire avec Gaetano Manfredonia, auteur de Anarchisme et changement social, insurrectionnalisme, syndicalisme et éducationisme réalisateur, (ACL) à partir de 16h30, 145, rue Amelot, métro Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire. Pantin (93) Trois jours de fête pour les 30 ans de chansons de Mots et musiques, avec Alain Aurenche, Béatrice Be, Maik Darah, Frédérique, Sabine Viret. À 20 heures à La Menuiserie, 77, rue Jules-Auffret. Entrée: 10 euros. Dijon (21) Soutien aux luttes mexicaines du Chiapas et d’Oaxaca. Organisé par la CNT21 et le Groupe libertaire dijonnais à l’espace autogéré des Tanneries à 16heures. Projection de deux documentaires (20' chacun) sur les communautés Zapatistes: Éducation en résistance et Travaux collectifs en résistance. Débat avec le CSPCL (Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte) et d’une des membres de la commission du suivi international des droits de l’homme à Oaxaca. A 19h00, apéro et repas (5 euros) avec Jeff et Alain qui chanteront Brassens et autres. À 21h00, Concert (5 euros) avec Ze Fred et les Meufs, Jamait et Sound System (ska, reggae,…). Dimanche 17 juin Le Vigan (30) Le groupe Gard Vaucluse organise une rencontre «Pour transformer la société par l’abstention et les pratiques autogestionnaires». Maison Truel du Vigan, à 18h30. Pantin (93) Trois jours de fête pour les 30 ans de chansons de Mots et Musiques, avec Aruna, Agnès Collet, Richard Colnot, Marcel Eglin, Marie Volta, À 17 heures à La Menuiserie, 77, rue Jules-Auffret. Entrée: 10 euros. Mardi 19 juin Rennes Rendez-vous à 20h30, au 2 rue de Bourgogne à la Maison de quartier de Villejean. Le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste organise une réunion publique sur le thème « Après la foire électorale, quelles perspectives sociales? » Après une présentation de l’organisation Fédération anarchiste, nous repartirons du contexte postélectoral pour tracer des perspectives sociales et politiques émancipatrices. Samedi 23 juin Chambéry Conférence-débat sur l' Antipsychiatrie: Histoire de l’antipsychiatrie / Alternatives, avec Jacques Lesage de la Haye, psychologue. A 14h30 à la Maison des Associations, 67, rue St-François-de-Sales. Entrée libre. Mercredi 27 juin Rencurel (38) Au Elfe Bar, Col de Romeyere (Vercors), à 21 heures. Concert avec René Binamé (punk - Belgique) et Les Décibelles (punky trashy girly – Vercors). Tables de presse. Soirée en soutien au jeune groupe du Vercors de la F.A.! 5 euros. Contact: fa.vercors(a)no-log.org Jeudi 28 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirées de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Le 28: Céline Caussimon, Annick Cisaruk, Bruno Daraquy, Wladimir Anselme. Au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée 15 euros pour une soirée, 28 euros pour deux soirées, 40 euros pour les trois. Métro Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.com.Vendredi 29 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Jean-Pierre Réginal, Alain Léamauff, Chris Lancry, Vincent Absil. Voir jeudi 28 juin. Samedi 30 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Yannick Le Nagard, Claude Astier, Bernard Joyer, Sarclo. Voir jeudi 28 juin. Paris 11E Forum à la librairie du Monde libertaire avec René Burget, autour du livre de Michel Valette Robert Porchet (1891–1964) De Verdun à Cayenne Le Monde libertaire, chaque jeudi dans vos kiosques, 24 pages en couleurs pour deux euros Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes |
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 | Sujet: ... Ven 29 Juin - 11:49 | |
| La réduction de la durée du travail doit donc être nécessairement appliquée au détriment du profit patronal et elle ne sera certaine et définitive que si elle est l’oeuvre des ouvriers eux-mêmes.» Fernand Pelloutier *** Sommaire du Monde libertaire # 1484 du 28 juin au 11 juillet 2007 : La tempête peut déclencher un ouragan, par Sami Chemin, page 3 La TVA sociale, par Tsinapah, page 4 Il y a soixante ans, par T. Porré, page 5 L’autruche, par F. Ladrisse, page 5 Les brèves de combat, page 6 Ondes sans frontières, par M. Rollin, page 7 Kouchner et le Darfour, par M. Lhourson, page 8 Passe ton bac d’abord, par Nathan, page 9 La BFS de Pise, par G. Carrozza, page 10 Religion et trouble intellectuel cognitif, par J. Monjot, page 11 De la misogynie grecque, par N. Potkine, page 14 Franz Kafka et les anarchistes, par P. Pasek, page 15 Antonio José Forté, par M.-D. Massoni, page 17 Se reposer ou être libre, par P. le Moko, page 18 Les Trous de mémoire (suite), par Paco, page 19 Sexyvilisation, par M. Giraud, page 20 Droits des LTGB en Europe, par P. Schindler, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Editorial : Bondissant d’un plateau télé à un sommet européen, d’un siège de rafale à une inauguration, tel un crapaud, bavant au passage dans les médias à la solde des lobbies financier, M. le président, ci-devant comte de Naguy Bocsa, impose son discours autour de lui. Qu’on allume la télé ou la radio, qu’on ouvre un journal ou un magazine, on se retrouve gavé de sondages plébiscitant l’équipe gouvernementale que ce médiagogue luminescent a mise en place. Mais que cache cette novlangue qui semble hypnotiser nos contemporains ? Il s’agit en fait d’un double langage qui, derrière une apparence populaire, sert la soupe aux financiers et aux patrons. Prenons comme exemple l’obligation pour chaque salarié de déclarer 48 heures à l’avance son intention de participer à une grève, et le vote à bulletins secrets pour la reprise de travail qui y est associé. Sous couvert de permettre aux sociétés de transport de prévenir leurs clients (redevenus à cette occasion des usagers), c’est une atomisation des salariés, la casse de toute velléité d’action collective qui se profile. Arrêtons de rêver, la plupart des grandes sociétés de transport, telles la SNCF ou la RATP, assujettissent déjà les organisations syndicales à un préavis de grève de beaucoup plus de 48 heures et pourraient de ce fait prévenir leurs usagers longtemps avant, ce qu’ils ne font jamais. En revanche, le fait de transformer la grève en sommes d’actions individuelles, plutôt qu’en action collective, permet de faire pression individuellement sur chaque salarié. Seules les organisations d’usagers téléguidés par les lobbies pour la privatisation des services publics peuvent se réjouir d’une telle lobotomisation du corps social. Quant au fumeux service minimum à mettre en place dans ces mêmes services publics de transport, histoire de minimiser les pertes d’heures travaillées des entreprises, cela fait déjà longtemps qu’il a été imposé à la SNCF ou à la RATP. Il s’agit bien là encore d’un leurre, et gageons que, pour ce gouvernement, nous, les pauvres rouages de l’utopie libérale que nous construisent ces messieurs, ne valons guère plus que les rats de laboratoire sur lesquels ils testent leur méthodes de manipulation mentale. Vous ne vouliez pas de la Constitution européenne, voilà-t-y pas qu’on te la refourgue sous forme de traité ! Et, alors que l’on nous vend, à nous, l’élection au suffrage universel à la majorité de 50 % plus une voix comme parangon de la démocratie , ces princes, pour les votes européens, n’abandonnent l’unanimité que pour un vote à 55 % de leurs voix, représentant 65 % de ceux qu’ils dirigent. Gageons qu’à ce jeu-là aucun de ceux qui disent nous représenter n’aurait été élu. *** Et un article en prime : La tempête peut déclencher un ouragan De la concertation au concert de lamentations par Sami Chemin PAS BESOIN d’être un météorologue confirmé pour avoir prévu que, sitôt passé le clapotis des élections législatives, une tempête durable (osons l’oxymore) allait secouer l’Hexagone. L’ironie veut que ce vent furieux né dans les officines du patronat, pour être porté ensuite par le troll de l’Elysée, soit affublé du doux vocable de « concertation ». Conséquence: depuis quelques jours les pénitents (lire les pontes des organisations syndicales de salariés) s’assoient autour de la même table que les représentants du patronat et de leurs mandataires travestis en ministres. Là, les grands prêtres du capital leur soufflent incontinent les paroles suivantes: nous voulons faire trimer davantage les pue-la-sueur pour moins de ronds et les licencier quand cela nous chantera. Mais comme nous sommes des esthètes de la langue française, nous appelons ça « la modernisation du marché du travail » et comme le sens de l’humour ne nous fait pas défaut non plus, le bréviaire que vous devez réciter les yeux baissés s’intitule « la réhabilitation du dialogue social ». A ce moment-là, Thibault, Chérèque, Mailly et consorts affichent des mines consternées. Il faut dire que ces faux naïfs s’accrochaient au concept fumeux du « grain à moudre », c’est-à-dire à l’idée que malgré leur gloutonnerie Parisot et les morfales du CAC 40 leur laisseraient quelques restes d’après-banquet. Au cas (fort improbable) où la leçon ne serait pas entièrement retenue, le joggeur qui court en canard éructe dans une profusion de « JE » que l’intégralité des décisions prises par le conseil d’administration qu’il représente seront appliquées quoi qu’il arrive. Et oui César sait qu’il peut s’appuyer sur une Assemblée majoritairement à sa dévotion pour légiférer dans le sens voulu par les possédants. À ce spectacle, le leader du principal parti d’opposition en chambre, c’est-à-dire le dénommé François Hollande, serre ses petits poings et indique que la gauche combattra résolument tous les projets qu’elle jugera néfastes pour le pays… tout en ayant pris soin de déclarer il y a quelques jours: « Les urnes ont parlé, il faut respecter leur verdict », manière polie de nous enjoindre de faire le dos rond en attendant une prochaine (et hypothétique?) alternance. Soyons clairs, patronat et droite confondus poursuivent un objectif majeur: mater la classe ouvrière de ce pays. Pour réaliser le rêve qui les habite et anime en permanence ils se sont dotés d’une stratégie et d’outils terriblement efficaces. Ainsi, sur le plan idéologique par exemple, ils ont instillé l’idée dans un grand nombre de cerveaux, que pour gagner plus il faut travailler plus. La gauche invertébrée a objectivement concouru à la diffusion de ces métastases en répétant à satiété ses couplets sur « la nécessité de réconcilier la valeur travail et l’entreprise ». Par un savant tour de passe-passe, la contradiction majeure du capital et du travail a été expurgée du débat; bien pire, des leurres ont été agités sous nos yeux pour duper les travailleurs et les dresser les uns contre les autres, ainsi de la construction et de l’utilisation massive de cette image nauséeuse présentant d’un côté « ceux qui se lèvent tôt » et de l’autre « les assistés », ou bien encore de la sempiternelle stigmatisation des fonctionnaires précédée d’un sourire entendu signifiant « feignants ». Stratégiquement le but recherché par les possédants est simple: modifier les relations de travail dans les entreprises d’une manière pérenne. Comment atteindre cet objectif ? En châtrant le droit de grève, quitte à maquiller cette volonté féroce sous les oripeaux du « service minimum » lequel viserait à sauvegarder les intérêts des usagers ! Pour mémoire observons qu’à la SNCF seulement 3 % des trains supprimés ou en retard sont imputables à des grèves. Bref, le foutage de gueule pour dissimuler la volonté de casser les reins des cheminots bat son plein, étant entendu que, si d’aventure patronat et gouvernement arrivaient à leurs fins dans le secteur des transports, dans un second temps l’ensemble des salariés des autres entreprises (privée et publiques) serait mis au pas. Une fois le droit de grève transformé en simple chiffon de papier, cette plante vénéneuse qu’est le CNE se transformerait en « contrat unique de travail ». Faisons confiance aux promoteurs de cette trouvaille (patronat et syndicats confondus) pour nous vanter les charmes de la chose. Les premiers pouvant licencier à leur guise (la « séparabilité réciproque » comme dit Parisot), les seconds faisant l’article sur la « sécurisation des parcours professionnels ». Exit alors des droits sociaux des salariés, en ce qu’ils offrent une relative protection d’ensemble via les conventions collectives par exemple. Le droit social, devenu « individuel », le XXIe siècle serait rattrapé par le livret du travail du XIXe. Non nous ne noircissons pas le tableau à dessein, d’ailleurs l’actualité en cours en témoigne amplement. Le César dopé aux amphétamines du pouvoir tonne ici, fait les yeux doux là, ouvre des fronts multiples, ralentit ici pour mieux accélérer ailleurs. En clair, tactiquement il use et combine de subterfuges tantôt grossiers, tantôt élaborés ; « aller vite et fort » est son credo, leitmotiv qu’il faut lire en « démolir vite et définitivement toute opposition à l’ordre capitaliste ». Patronat et gouvernement ont déclenché une tempête pour mettre à genoux les travailleurs, mais n’oublions pas que la rue est capable de se transformer en ouragan pour balayer les exploiteurs et tous les multiples larbins à leur service. S. C. *** Et pour finir, l'agenda du Monde libertaire : Jeudi 28 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirées de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Le 28: Céline Caussimon, Annick Cisaruk, Bruno Daraquy, Wladimir Anselme. Au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès. Entrée: 15 euros pour une soirée, 28 euros pour deux soirées, 40 euros pour les trois. Métro Pierre-Curie ou Ported’Ivry, ligne 7. Bar et petite restauration disponible sur place. Plus d’informations sur www.forumleoferre.comArras (62) Rassemblement devant la préfecture d’Arras pour demander la libération des quatre prisonniers d’Action directe, à 13 heures, place de la Préfecture. Vendredi 29 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Jean-Pierre Réginal, Alain Léamauff, Chris Lancry, Vincent Absil. Voir jeudi 28 juin. Samedi 30 juin Ivry-sur-Seine (94) Soirée de soutien au Forum Léo-Ferré du 28 au 30 juin. Avec Yannick Le Nagard, Claude Astier, Bernard Joyet, Sarclo. Voir jeudi 28 juin. Paris 11e Forum-débat de la Librairie du Monde libertaire avec Michel Valette pour son livre De Verdun à Cayenne, Robert Porchet (1891-1964) qui relate l’histoire de ce déserteur à la conscience exemplaire. Avec la participation de l’émission Si vis pacem de Radio Libertaire, 145, rue Amelot. Porcheville (78) Rassemblement devant l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Porcheville à 15 heures à l’appel de la CNT-RP pour demander l’arrêt de la construction des EPM et la fermeture de ceux de Lavaur et Meyzieu. Départ en covoiturage à 13 heures à la CNT, 33, rue des Vignoles. Renseignements au 0628334243 Paris 4e Marche des fiertés des lesbiennes, gays, bi et trans. Départ 13 h 30 à Montparnasse, arrivée place de la Bastille (où le groupe Claaaaaash de la Fédération anarchiste diffusera un tract sur les libertaires, la question gay et leur riposte à l’homophobie, à partir de 18 heures). Dimanche 1er juillet Paris 11e Manifestations pour la régularisation de tous les sans-papiers. Arrivée des différents cortèges à 17 heures place Stalingrad. La Fédération anarchiste vous donne rendez-vous à 14 h 30 à la mairie du 11e, place Léon-Blum. Métro Voltaire. Orléans (45) Journée de soutien au ministère de la Crise du logement orléanais.Concerts (Screaming Bagpipes, Los Foiros et Necrofist… ) stands (CNT, Éditions du Monde libertaire), expo photos, prises de parole… De 14 heures à 19 heures au 2, rue du Faubourg Madeleine. Prix libre. Samedi 7 juillet Le Mans (72) Le café libertaire a pour discussion « La démocratie et la gestion directes ». Exposé et débat à 17 heures, à L’Épicerie du Pré, café-cantine, 31, rue du Pré. Entrée libre. Permanence du groupe Lairial de la Fédération anarchiste le samedi La bibliothèque La Rue à moitié en vacances Comme les autres années, la bibliothèque La Rue arrête les débats pour les mois d’été. Nous reprendrons ces rencontres dès le mois de septembre avec, comme premiers intervenants, l’équipe de la revue Réfractions. La bibliothèque La Rue n’assurera pas les permanences du jeudi soir en juillet-août, mais sera bien ouverte tous les samedis d’été aux horaires habituels de 15h30 à 18 heures. Le Monde libertaire, chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs pour deux euros Hebdomadaire de la Fédération anarchiste adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes |
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Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: .... Sam 21 Juil - 13:56 | |
| « Lénine a dit: “Le communisme c’est le pouvoir des soviets plus l’électricité” ; mais le peuple a compris que c’est la commissariocratie plus les fusillades. » Izvestia Kronstadt n° 7 (9 mars 1921) Comme tous les étés, votre Monde libertaire hebdo prend un repos mérité. Vous le retrouverez le 13 septembre chez les marchands de journaux les mieux fournis. Comme, hélas, il ne sont pas les plus nombreux, nous vous signalons un petit outil bien pratique, mis en place par les NMPP, notre diffuseur: le site internet http://www.trouverlapresse.com qui vous indiquera les points de ventes approvisionnés les plus proches de vous. Face au monopole de la presse d’argent et des marchands d’armes, nous avons toujours besoin du soutien de nos lecteurs! *** Le sommaire du Monde libertaire hors série n° 32 du 12 juillet au 12 septembre 2007 : La question du logement ou l’éternel faux problème, par J-P. Garnier, page 3 Alternatives à l’enfermement, par J. Lesage de La Haye, page 7 J’ai fait un cauchemar, par M. Rajsfus, page 9 Un camp de concentration bien français, par J. Sigot, page 12 Peines planchers, par J.-J. Gandini, page 15 Régression sociale annoncée, par Jacqueline, page 17 21e congrès de FO, par Manon, page 20 Robert Desnos, par R. Dadoun, page 21 Intervention anarchiste au congrès de FO, par Samuel, page 24 Capitalisme privé en Chine, par Ch. Reeve et H. Hsuan-wou, page 25 Autogestion, en route pour l’espoir, par Daniel, page 29 Louise Michel en Algérie, par Paco, page 31 Indiens et blues, par T. Porré, page 32 Peintures murales, par J.-P. Levaray, page 33 Pasolini, penseur de la décroissance ?, entretien avec R. Schérer, page 35 4e Salon du livre anarchiste de Merlieux, par DJM, page 39 Les groupes de la Fédération anarchiste, page 41 Les émissions de Radio libertaire, page 43 *** Qu’est ce que la Fédération anarchiste La Fédération anarchiste est un groupement de militants politiques organisé sur le principe du libre fédéralisme (c’est-à-dire la libre association) garantissant aux groupes et aux individus qui la composent la plus grande autonomie afin de permettre le pluralisme des idées et des actions, dans le cadre d’un pacte associatif que nous appelons nos « principes de base » (disponibles sur demande). C’est notre outil de lutte qui doit être fonctionnel et rationnel. Nous rejetons en effet tout fétichisme d’organisation. Pas de hiérarchie donc pas de chefs chez nous! C’est à tous les militants et militantes qu’il appartient de faire progresser leur organisation. Nous ne reconnaissons pas la division dirigeant/exécutant, la participation effective des militants et militantes aux structures collectives de l’organisation est un principe d’éthique et de solidarité. Ces structures fédérales sont: le Monde libertaire hebdomadaire, Radio libertaire, hier parisienne, aujourd’hui planétaire, et la librairie du Monde libertaire, à Paris également. En dehors de ces oeuvres fédérales, les groupes ont aussi des locaux, souvent des librairies, éditent des revues, menant ainsi leur propre activité au niveau local. Les buts de la FA Nous sommes pour une révolution radicale et globale, à la fois économique et sociale; pour détruire la société fondée sur la propriété privée ou étatique des moyens de production et de consommation; pour la suppression de toutes les formes d’exploitation, de hiérarchie, d’autorité. Cette phase de destruction est nécessaire et c’est sans doute pour cela que certains ne voient ou ne veulent voir les anarchistes que comme des partisans fanatiques du désordre. Qu’ils regardent autour d’eux et qu’ils nous expliquent comment faire pire! Les anarchistes sont, au contraire, partisans d’une société organisée d’une manière beaucoup plus rationnelle et logique que la jungle capitaliste ou les dictatures marxistes-léninistes. Il s’agit, dans le cadre d’une société libertaire, non pas de gouverner les hommes mais d’administrer les choses au profit de la collectivité tout entière. Nous voulons construire une société libre sans classes ni État, sans patrie ni frontières, avec comme objectifs: l’émancipation des individus; l’égalité sociale, économique et politique; la liberté de création; la justice; l’éducation libertaire et permanente; l’organisation sociale sur les bases de la libre fédération des producteurs et des consommateurs (autogestion); la démocratie directe; une économie tournée vers la satisfaction des besoins; l’abolition du salariat; l’écologie; la libre union des individus ou des populations; la liberté d’expression; la libre circulation des individus. Voilà en quelques lignes un aperçu de ce que veulent construire les militants et militantes de la Fédération anarchiste. Rendre possible l’édification d’un ordre social fondé sur l’entraide, la solidarité, sur le respect absolu de l’intégrité physique et morale de l’individu, voilà l’idéal qui nous anime et que nous souhaitons partager avec le plus grand nombre pour un monde meilleur. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes |
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 | Sujet: ... Dim 16 Sep - 11:14 | |
| « Ce n’est pas l’homme,c’est le monde qui est devenu anormal.» Antonin Artaud *** Sommaire du Monde libertaire # 1485 du 13 au 19 septembre 2007 La rentrée des crasses du petit Nicolas, par Grégory Chambat, page 3 Les comptes du Malodor, par D’jo, page 4 Saint-Bernard , 11 ans après, par D’jo, page 4 Politovskaïa vite oubliée,par C. Danis, pages 5 Un ministre bien zélé, par M. Rajsfus,pages 5 Le lion qui voulait bouffer du coq, par Hertje, page 7 Tour du monde des luttes syndicales, par Pat, page 9 Israël , un village d’irréductibles gagne une victoire, par Hertje, page 10 Nicolas s’en va-t-en guerre, mironton, mironton, mirontaine, par S. Chemin, page 11 Petit manuel du squatteur , par N. Potkine, page 13 Fresques de vies de sans-papiers, par S. Jacaré, page 18 Le matérialisme, toute une histoire, par J.-M. del Percio-Vergnaud, page 20 Radio libertaire, page 21 Agenda, page 22 *** Éditorial Certaines gazettes nous avaient promis un «septembre noir» La cigogne est en retard ou s’est trompée de chemin ! Entre enseignants, cheminots et autres, on semble avoir encore l’arme au pied. Pourtant, le gouvernement augmente la pression ; la dernière facétie étant le projet d’une réforme des régimes spéciaux de retraite (SNCF, EDF, GDF, RATP…) et cela par décret. L’information avait été lâchée par les directions confédérales de la CFDT et de la CFE-CGC et reprise par la Tribune et Marianne. CGT et FO avaient aussitôt menacé de déterrer la hache de guerre, poussant ainsi le gouvernement à démentir. Mais le danger d’un grand mouvement social comme en 1995 est-il pris au sérieux par les pouvoirs publics? Comme on le caricaturait dans l’Assiette au beurre au début du siècle dernier, la bête sociale n’a peut-être plus assez de dents pour mordre. Loin d’une grande mobilisation du monde salarial, les représentants sont enlisés dans des réunions avec le Medef. Ça cause « modernisation du monde du travail », de la façon d’aborder le sujet. Bref, du côté syndical on évalue la taille de la couleuvre à avaler. On sait bien sûr que, pour la part patronale, ce sont contrats de travail revus à la baisse, licenciements « plus faciles », et tutti quanti. Pour relever la sauce, le locataire fébrile de l’Élysée menace de trancher en légiférant. Dans ces conditions, le patronat organisé a tout intérêt à laisser s’ensabler les négociations et à attendre le diktat des pouvoirs publics. Triste tableau de rentrée avec en fond la Coupe du monde de rugby où le sport business devrait contibuer à la croissance économique et à l’unité patriotique de notre bel Hexagone. La présidente du Medef, Laurence Parisot, martèle son discours en déclarant qu’il « faut cesser de raisonner à partir du consommateur ». Elle voudrait même que la «liberté d’entreprendre» soit inscrite dans la Constitution. En attendant que le droit de grève n’y soit plus ? Côté Europe, c’est pas mieux : le tribunal du travail de Nuremberg a interdit une grève des conducteurs de la Deutsche Bahn (SNCF allemande) pendant les vacances scolaires. Faut-il compter sur la Confédération européenne des syndicats pour rectifier le tir ? Temps maussades pour la Sociale, espérons que de la réalité quotidienne naîtront d’autres futurs. Si mobilisation il y a, elle se fera malgré les directions des boutiques syndicales. *** L'agenda du Monde libertaire Vendredi 14 septembre Ivry-sur-Seine Hélène Maurice accompagnée au piano par Dominique Fauchard au Forum Léo Férré 11, rue Barbès, Ivry-sur-Seine. Métro : Pierre Curie ou Porte d'Ivry-sur-Seine -Entrée 13,50 euros - Tarif réduit : 10,50 euros (étudiants, chômeurs, RMIstes, moins de 16 ans) Gratuit pour les moins de 6 ans. Les entrées payantes comprennent une consommation. Début du spectacle 20h30 et petite restauration de 19h00 à 20h15. Samedi 15 septembre Rouen Assemblée générale des adhérent-e-s de la librairie libertaire l'Insoumise, à 15h00 au 128 rue St-Hilaire Ivry-sur-Seine Manu Galure en solo au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Vendredi 21 septembre Ivry-sur-Seine Gilbert Laffaille accompagné au piano par Nathalie Fortin au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Samedi 22 et Dimanche 23 Septembre Rouen La librairie libertaire l'Insoumise tiendra un espace lors de la Foire à tout de la Croix de Pierre samedi et dimanche de 8h30 à 18h00 Samedi 22 septembre Limoges (87) Sacco et Vanzetti: notre agonie est notre triomphe, Projection du film d’Hélène Châtelain: Chant public devant deux chaises électriques, réalisé à partir de la pièce d’Armand Gatti. Conférence-débat avec Ronald Creagh, historien et auteur de: l’affaire Sacco et Vanzetti. Hôtel de Région à Limoges à partir de 14 heures Salle vidéo Lac du Causse. Entrée libre. Contact: Mémoire à vif (www.memoireavif.info) 05 55 30 85 25 Ivry-sur-Seine Michel Murty chante Francis Lemarque, accompagné à l'accordéon par Jacques Ferchit au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Lundi 24 septembre Paris 20e Cela s’appelle "Vive la Sociale!" C’est au Vingtième théâtre à 20 heures (7, rue des Plâtrières, métro Ménilmontant). Il y aura Les Chanteurs Livreurs, Bruno Daraquy, Elizabeth, Hélène Maurice, Nathalie Solence,Serge Utgé-Royo "Des chansons pour protester, revendiquer, se moquer,fraterniser… Rêver à des lendemains qui chantent…Réservations 0143522040 ou 0143660113. Tarifs 20 et 15 euros. Vendredi 28 septembre Ivry-sur-Seine Yvan Dautin accompagné au piano par Elie Maalouf au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Samedi 29 et Dimanche 30 septembre Merlieux (Aisne) Le groupe Kropotkine de la Fédération anarchiste organise dans le village de Merlieux un Forum Social Libertaire et un Salon du Livre Anarchiste renseignements : kropotkine02(a)wanadoo.fr Samedi 29 septembre Paris 18e La bibliothèque la Rue (rue Planquette Paris 18e) reprend son cycle de débats-rencontres; les premiers invités seront les membres de la revue Réfractions le samedi 29 septembre à partir de 15h30 Paris 11e Forum-débat de la libairie du Monde libertaire autour du livre Perspectives politiques de Noam Chomsky présenté et traduit par Franck Mintz qui animera le débat.145, rue Amelot 16h30 Vendredi 5 octobre Ivry-sur-Seine Laurent Berger accompagné au piano par Nathalie Fortin au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Samedi 6 octobre Ivry-sur-Seine Zaniboni accompagnée aux guitares par Rachid Sefrioui au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Vendredi 12 octobre Ivry-sur-Seine Jean-Michel Piton accompagné au piano par Paul-André Maby au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Vendredi 19 octobre Ivry-sur-Seine Lou Saintagne accompagnée à l’accordéon midi par Laurent Derache et au violon par Richard Khayadjanian au Forum Léo Férré (voir annonce du 14 septembre) Samedi 20 octobre Paris 11e Diffusion du film Sacco & Vanzetti au Maldoror, 10, rue du Grand-Prieuré. Métro Oberkampf ou République. Ivry-sur-Seine Yves Uzureau en solo au Forum Léo Férré 11, rue Barbès, voir Vendredi 14 septembre Le Monde libertaire, chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs pour deux euros Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

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 | Sujet: ... Sam 22 Sep - 10:45 | |
| « Salaires légers, chars lourds»» *** Sommaire du Monde libertaire # 1486 du 20 au 26 septembre 2007 : Les raisons de la colère, par Sami Chemin, page 3 Le sabotage au goût du jour, par un Peinard de la CNT, page 4 L’autruche tacle les socialos, page 5 Tout sur les horreurs feutrées, par Mato-Topé, page 5 Nico et le panier de la ménagère, par Jipé, page 6 La France au pas de lois, par J.-P. Levaray, page 7 Septembre morne, par J.-P. Germain, page 8 Communiqué de la Fédération anarchiste sur les retraites, page 8 Cochons de payants, par J. Langlois, page 9 Le centre Flores-Magon, interview par T. Libertad, page 11 Le petit cauchemar du jour, par Nestor Potkine, page 14 Le prix « Ni dieu ni maître » à Jean Le Gal, par Paco, page 15 « L’Endormeuse », de Jacques Vallet, page 17 Les ondes et nous, par P. Sommermeyer, page 18 José Salamé, une vie pour l’anarchisme, par D. Guerrier, page 19 Radio libertaire, page 22 L’agenda, page 23 *** Éditorial Le ploutocrate de Naguy Bocsa veut insuffler dans notre système législatif une nouvelle valeur, typiquement anglo-saxonne, l’équité, la justice rendue en dehors du droit régulier, soit, en ploutocratie, l’égalité économique adaptée aux classes sociales. Omettant de mettre en avant les régimes spéciaux des ministres, députés, sénateurs ou autres agents de la paix sociale tel les soldats, gendarmes ou présidents de la République, il jette à la vindicte populaire les ouvriers et employés qui, par leurs luttes, ont réussi à conserver quelques acquis sociaux, issus de la reconnaissance de la pénibilité de leur travail. Nous comprenons qu’un sénateur, à 53 ans, soit usé par les discours lénifiants qu’il doit se taper à longueur de session (quand il est à son poste, ce qui est rare). C’est pourquoi il peut, dès cet âge-là, revendiquer ses droits à une retraite non méritée. Mais est-ce en nivelant les droits sociaux des classes populaires par le bas, tout en favorisant les patrons, les dirigeants et les forces de répression, que l’on arrivera à une société plus égalitaire? Les grandes centrales syndicales semblent peu se soucier du sort de leurs syndiqués qui vont subir cette attaque frontale. Si, pour la forme, ils annoncent qu’ils n’accepteront pas de réformes dont ils ne seront pas les co-auteurs, ils acquiescent à la pseudo-nécessité de la réforme, prélude à la casse générale du système de retraite prévue pour après les municipales. Nul doute que ces apparatchiks soient prêts à trahir la confiance de leurs mandants pour conserver leurs petits privilèges personnels. Quant à ceux qui se réclament de gauche, ont les a vus ensemble, sur la même tribune, le week-end dernier à la fête de l’Humanité. Le pseudo-libertaire Besancenot, et les autres représentants de la gauche soit disant anticapitaliste fricotant avec le premier secrétaire du parti qui n’a plus de socialiste que le nom. Pour gagner quelques places de conseillers municipaux, ils sont prêts à se vendre à ceux qui à la place de Nicolas Sarközy auraient mené les mêmes réformes et tenus le même discours populiste, ayant les mêmes commanditaires. Il faut dire qu’en bon plutocrate, le saigneur de Naguy Bocsa sait très bien distribuer les charges étatiques, flattant les points faibles de ses adversaires arrivistes pour en faire ses pantins. Il ne nous reste plus à nous, les laisses pour compte de ce changement social qui voit les riches et les puissants se partager le gâteau du fruit de notre labeur, à prendre nous mêmes nos affaires en main, et supplantant les capos qui cherchent à nous mettre au pas, à exprimer notre ras-le-bol dans la rue. *** Et en prime, un article de Sami Chemin Les raisons de la colère HÉ OUI, LES MÉDIAS SONT AGITÉS par une fièvre obsidionale. Le leader minimo fait tonner ses canons sur les « nantis » qui bénéficient des régimes spéciaux de retraite. Conséquence? Les servants des batteries, c’est-à-dire: journalistes aux ordres, économistes stipendiés, politologues à deux balles, sociologues de salon, etc., se précipitent la bave aux lèvres pour enfourner leurs obus saturés de mensonges dans les tubes cathodiques. Les prions répandus à doses massives dans l’atmosphère visent à empoisonner les esprits sous des apparences de fausses vérités. Les sondages témoigneraient de l’acceptation de la « réforme » par le plus gros du corps social de ce pays; mieux, les dits sondés (par intubation?) appelleraient de leurs voeux ladite « réforme ». Pauvre mot, devenu orwellien, en ce qu’il sert de masque à l’anthrax de la régression sociale. Là est la magie des chimistes mandatés par les exploiteurs de tout acabit, puisqu’ils ont assez bien réussi la manipulation consistant à dissimuler leur poison sous ce parfum de synthèse qu’ils appellent « équité ». Tous ces abjects personnages savent parfaitement que la soumission des esprits s’obtient d’abord par leur corruption. Cet objectif partiellement atteint, les mêmes spéculent sur une résistance moindre des exploités. Tout leur art consiste ensuite à isoler un maillon fort – c’est-à-dire les salariés couverts par les régimes spéciaux -, puis à les transformer en maillon faible, en les livrant à la vindicte du plus grand nombre, c’est-à-dire leurs frères de classe du privé… et du public, lesquels, sous les offensives de Balladur en 1993 et Fillon en 2003 ont vu leurs droits à la retraite sacrément mutilés. Ne nous y trompons pas, l’attaque des saigneurs est dirigée contre tous ceux et celles qui, d’une manière ou d’une autre suent le burnous au profit des patrons ou de l’État-patron. Leur argumentation principale se fonde sur un postulat financier saturé de catastrophisme, à savoir qu’à moyen terme le déficit des caisses de retraite sera tel qu’il s’avérera impossible d’assurer le niveau des pensions (ou pire même, leur versement !) qui prévaut actuellement. L’onction de l’expertise est nécessaire pour faire gober des chiffres partiels, tendancieux, voire parfaitement spéculatifs, donc particulièrement manipulateurs. Prenez soin de ne pas trop vous charger l’estomac car l’écoeurant spectacle qui nous est imposé vous pousserait aussitôt à vomir… Dans ces mêmes colonnes, nous aurons prochainement l’occasion de revenir visiter la maison des chiffres d’une manière autrement plus rigoureuse que ne le font les commis du capital, car nous jugeons indispensable de décortiquer la boite à outils de nos ennemis en vue de la détruire. En vérité, l’objectif du Medef et de sa cohorte bigarrée de domestiques, est de baisser le niveau des retraites de tous les salariés en rendant impossible l’atteinte de leur taux plein. De facto, Parisot et son majordome teigneux (mais pas taiseux) veulent amener la durée des cotisations à quarante cinq annuités ou peu s’en faut. Les autoproclamés « briseurs de tabous » se gardent bien de toucher à la vache sacrée des cotisations patronales et de proposer leur augmentation, lesquelles pourraient être relevées largement, vu la captation de plus en plus importante de la valeur ajoutée produite par les travailleurs au profit précisément du capital. Mais nous les comprenons, puisque sous la peau truffée de parasites de la vache en question, se dissimule un taureau furieux arc-bouté sur la spoliation du plus grand nombre. Quoi qu’il en soit, chaque année se sont plusieurs centaines de milliers de travailleurs qui partent à la retraite, (volontairement ou pas), avec une moyenne de trente sept années de cotisation (trente trois dans la fonction publique). On ne saurait mieux dire la grossièreté du stratagème des zélotes de l’égalité, et la médiocrité de leurs assertions, mais la toxicité des purges qu’ils veulent nous contraindre à avaler se fiche éperdument de ces « détails ». Pourtant, nombreux sont ceux qui veulent tenir l’entonnoir. Tous les porcs qui bâfrent les eaux grasses servies par leurs maîtres disent que cette casse…– euh pardon cette « réforme » – doit se faire en douceur, avec « pédagogie », ou comme le dit Hollande « sans précipitation ». Incontestablement les travailleurs ont tout lieu de craindre la glose des uns et les effets de manche des baronnies et coteries syndicales. Le numéro un d’une centrale dit: « Si le gouvernement procédait par le fait accompli, il risquerait d’y avoir du sport et pas seulement sur les terrains de rugby. » Un autre, tout en paluchant sa batterie de stylos prêts-à-signer, indique qu’il « reconnaît la nécessité d’une réforme, mais qu’elle doit se faire dans le dialogue et la concertation ». Bref, pour une poignée de cerises, par exemple le relèvement des pensions les plus basses ou d’autres mesures cosmétiques, ces lutteurs d’opérette sont prêts à légitimer leurs futures reculades. Nous sommes au temps des vendanges, mais cela n’est pas une raison pour que nous finissions broyés dans le pressoir des propriétaires de châteaux. Oui, acides sont les raisons de la colère, aussi crachons dans leur sale vin de messe, et refusons à jamais d’être des pénitents soumis au jeûne. S. C. *** Et pour finir, l’agenda du Monde libertaire : Vendredi 21 septembre Saint-Denis (93) La Société de défense des laïques non-croyants, non-croyantes et athées organise une Rencontre-débat avec Bernard Teper, président de l’UFAL sur le thème: Lier le combat social et le combat laïque. À 19h30 à la Bourse du Travail de Saint-Denis, 9, rue Génin. Métro ligne 13-station Porte-de-Paris. Samedi 22 septembre Toulouse Les éditions du Monde libertaire, éditions fédérales de la Fédération anarchiste, seront présentes au 3e Salon du livre Anarphabète qui a lieu à la Cépière, 8 rue de Bagnolet (métro Arènes Bus 13 — Rocade ouest sortie 27 direction centre ville). Nombreux stands d’éditeurs, dédicaces, apéro, buffet, cinéma, musiques et animations. AAEL: 0561438010 Limoges (87) Sacco et Vanzetti: «Notre agonie est notre triomphe» Projection du film d’Hélène Châtelain: Chant public devant deux chaises électriques, réalisé à partir de la pièce d’Armand Gatti. Conférence-débat avec Ronald Creagh, historien et auteur de: «L’affaire Sacco et Vanzetti». Hôtel de Région à Limoges à partir de 14 heures Salle vidéo Lac du Causse. Entrée libre. Contact: Mémoire à vif (www.memoireavif.info) 0555308525 Lundi 24 septembre Paris 20e À 20 heures Cela s’appelle «Vive la Sociale!» C’est au Vingtième théâtre (7, rue des Plâtrières, métro Ménilmontant). Il y aura Les Chanteurs Livreurs, Bruno Daraquy, Elizabeth Hélène Maurice, Nathalie Solence, Serge Utgé-Royo Des chansons pour protester, revendiquer, se moquer, fraterniser… Rêver à des lendemains qui chantent…" Réservations 0143522040 ou 0143660113. Tarifs 20 et 15 euros. Samedi 29 septembre Paris 18e La bibliothèque la Rue (rue Planquette Paris 18) reprend son cycle de débats-rencontres; les premiers invités seront les membres de la revue Réfractions le samedi 29 septembre à partir de 15h30. Paris 11e Foum-débat de la libairie du Monde libertaire autour du livre «Perspectives politiques» de Noam Chomsky présenté et traduit par Franck Mintz qui animera le débat.145, rue Amelot 16 heures30 Mardi 25 septembre Chambéry Le groupe FA de Chambéry vous invite à un pot de rentrée à 19 heures. Salle A113 de la Maison des Associations [contact: La Salamandre — Maison des Associations –Boite X33 — 73000 CHAMBERY. Mail: FA73(a)nolog.org Samedi 20 octobre Paris 11e Diffusion du filmSacco & Vanzetti au Maldoror, 10, rue du Grand-Prieuré. Métro Oberkampf ou République. Le Monde libertaire, chaque jeudi dans vos kiosques, 24 pages en couleurs pour deux euros Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes _________________ concéder, c'est se rendre .
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Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Jeu 27 Sep - 13:27 | |
| « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse » Dicton populaire *** Le Sommaire du Monde libertaire # 1487 du 27 septembre au 3 octobre 2007 : La franchise ou la solidarité ?, page 3 Les cheminots croisent le fer, par Julien, page 4 L’autruche persiste et signe, page 5 Autres temps, mêmes moeurs, par M. Rajsfus, page 6 Rentrée syndicale..., par Fabrice, page 7 La presse aux dents longues, par le Peinard, page 8 Anarchaféministes!, par Caroline, page 9 Humanisme et pétrole, par J.-P. Levaray, page 10 Répression quotidienne en Inde, traduit par J. M. Traimond, page 11 International, Italie et Royaume-Uni, page 15 Rugby de marché, par Rebecca, page 16 Parti des Myosotis, par Paco, page 17 Menaces sur les radios associatives, par A. Sulfide, page 18 La mostra 2007, par H. Hurst, page 19 Merlieux, la fête et son programme, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Éditorial « Bush et Kouchner, va-t-en-guerre sans frontière », pouvait-on lire la semaine dernière sur une banderole à Washington. C’était Centre d’études stratégiques et internationales. Kouchner « chef de la diplomatie française » y a été houspillé par des militantes antiguerre. « Dimanche, Kouchner a dépassé Bush », a déclaré Gaëlle Murphy, une des militantes expulsées par le service de sécurité. Le pauvre docteur avait beau se déclarer « pacifiste », la secrétaire d’état Condoleezza Rice l’avait torpillé auparavant en déclarant qu’il n’y avait aucun désaccord fondamental entre Bernard et elle ! à l’élysée, on doit se réjouir que les ralliés du PS (ceux qui ont changé de collier…) apprennent si vite les leçons. Dans les gazettes, on nous apprend même qu’il y a de nouveaux arrivages. Ceux qu’on appelle les « seconds couteaux » rallieraient nombreux les cabinets ministériels du Premier ministre Fillon. Pourtant ça ne lui réussit pas trop en ce moment. On dit même que sa cote de popularité, tout comme celle du président de la La phrase choc de Fillon (« Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite financière ») prononcée vendredi dernier en Corse et sa mine renfrognée à la une des journaux ne doivent pas arranger l’affaire. Celui qui a été qualifié par le joggeur suprême de « collaborateur » a choisi sa manière à lui de ruer dans les brancards. Allez parler après de complémentarité entre l’élysée et Matignon ! Sur le front social (sic), on nous promet un réveil unitaire le 18 octobre prochain.Tous unis derrière les cheminots? ça ne se bouscule pas au portillon, ça traîne même des pieds. Les syndicats de fonctionnaires se tâtent encore, d’autres aussi. On va taire les noms, rideau. Nous n’en sommes plus à la préparation du Grand Soir, mais construire l’unité de la classe salariée devrait être sérieusement à l’ordre du jour. « Pas de passage en force » dans les négociations à venir, déclare Xavier Bertrand (ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité ), « Rien n’est ficelé », rajoute-t-il. Mais le forcené de l’élysée voudra pousser à la vitesse supérieure ! Pendant ce temps-là, à Belleville à Paris, c’est « la chasse » aux sans-papiers chinois. La riposte dans l’Est parisien est unitaire. Si seulement ce qui reste de syndicalisme pouvait en prendre de la graine... *** En prime, un article : La franchise ou la solidarité ? Par M. El Khebir, J.-M. Destruhaut, P.. Epron H. Hernandez, Y. Guignat DANS LA LONGUE HISTOIRE DES COUPS BAS portés à la Sécurité sociale, le dernier en date est celui appelé « franchise médicale ». Sur chaque boite de médicaments, ainsi que sur chaque acte de soin paramédical (infirmière, kiné, orthophoniste, etc.) son montant sera de 50 centimes ; pour les transports par ambulance, elle sera de deux euros. En seront exemptés les moins de 16 ans, les femmes enceintes, les bénéficiaires de la CMU ou de l’aide médicale d’État. Elle sera plafonnée à 50 euros par an et par malade (et non par famille!), et ne sera pas remboursable par les mutuelles; son coût sera modulable en fonction des comptes de la Sécu, c’est-à-dire qu’il augmentera d’année en année puisque les dépenses de santé augmentent! À quoi il faut ajouter ces franchises déguisées: le forfait de un euro pour chaque consultation médicale, acte de biologie ou de radiologie depuis 2004, le forfait de 18 euros pour tout acte de plus de 91 euros depuis 2005, le forfait hospitalier de 16 euros par jour, la suppression de la prise en charge à 100 % des soins postopératoires depuis 2003, l’augmentation de 40 % du coût des cotisations aux mutuelles ces quatre dernières années. Le montant du reste à charge par malade s’élève déjà à 400 euros en moyenne par an, et à 110 euros environ pour ceux qui ont les moyens de se payer une bonne mutuelle:se soigner correctement coûte de plus en plus cher! Aucune de ces mesures n’a permis de limiter l’accroissement des dépenses de santé: elles n’ont fait qu’accroître les inégalités sociales et rendre l’accès aux soins de plus en plus difficile à un nombre croissant de personnes à faibles revenus. Il s’agit nous dit-on de responsabiliser les patients:est-on responsable de sa maladie? Sommes-nous responsables de la désorganisation du système de santé, qui en l’état profite aux actionnaires des labos pharmaceutiques et des cliniques privées? D’abord prévue pour renflouer les caisses de l’assurance maladie, cette franchise est maintenant destinée à financer une 5e branche de la Sécurité sociale, qui va être créée dans quelques mois, prenant en charge les personnes âgées dépendantes, les soins palliatifs, la maladie d’Alzheimer et la lutte contre le cancer: génial, les malades paieront pour les malades! Quel coeur de pierre n’adhérerait pas à ce beau programme! Les dépenses de santé sont concentrées sur un faible nombre de patients: les 10 % de malades les plus graves qui consomment le plus de soins sont à l’origine des 2/3 des dépenses: la franchise ne limitera pas les dépenses des personnes les plus malades, sauf à les laisser mourir, mais pèsera sur les faibles consommateurs. C’est une aberration en terme de santé publique, de nombreuses personnes à bas revenus renonceront à se soigner, quitte à voir leur état de santé s’aggraver faute de soins primaires. La finalité réelle de cette mesure, c'est la fin du système solidaire, dans lequel chacun cotise selon ses revenus et est soigné selon son état de santé, honni par les capitalistes et les penseurs libéraux pour qui chacun est individuellement responsable de son sort et reçoit selon ses moyens. C’est la porte ouverte à une privatisation accrue de la santé selon les voeux de l’OMC : des assurances se préparent à proposer des contrats à ceux qui ne supporteront pas de payer pour un système qui les remboursera mal, les faibles consommateurs de soins qui seront sous le seuil annuel de 50 euros, bien portants et aisés, qui auront alors la possibilité de quitter la Sécu. On peut voir à Paris une officine de crédit proposer un prêt pour dépense de soin ! Au lieu de repenser l’organisation du système de soins afin de mieux prévenir les maladies et leurs complications évitables, coûteuses en moyens sociaux mais juteuses pour les industries du médicament et les médecins à honoraires libres, de revoir le mode de rémunération des professionnels de la santé, de mettre en place de véritables actions de prévention, les politiques s’acharnent à faire porter la responsabilité du déficit de la Sécu par les malades, à déconstruire la solidarité sociale, à s’attaquer aux plus faibles et à aider les riches à s’enrichir encore (13 milliards de cadeaux fiscaux)! La franchise est socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique. Non à la franchise, oui à la solidarité! J.- M. D., E. K., P. E., Y. G., H. H.PS: P. S. Merci à Didier Ménard président du syndicat de la médecine générale (SMG). _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Jeu 27 Sep - 13:27 | |
| «LA SANTÉ DANS TOUS SES ÉTATS », une nouvelle émission sur Radio libertaire. Parce que la santé constitue un enjeu social et politique de première importance, Parce que les questions de santé ne doivent pas être laissées aux « experts » et aux économistes, Parce que nous avons notre mot à dire sur le système de soins actuel et sur celui que nous souhaitons, Parce que l’éducation à la santé doit être accessible à tous, Parce que la santé des travailleurs est en danger sur le lieu même leur travail, Parce que l’accès aux soins de qualité est un droit inaliénable, Parce que cet accès est un prérequis pour une société plus juste et plus égalitaire, Parce qu’il devrait être pris en charge collectivement et solidairement pour chacun et chacune d’entre nous, Parce que ce droit est menacé, Parce que les marchands veulent l’accaparer à leur seul profit, Rendez vous sur Radio libertaire (89.4), le 29 octobre 2007 à 18 heures, puis chaque 3e lundi du mois à la même heure. La première émission sera consacrée à la franchise médicale et au meeting du 29 septembre. *** Et pour finir, l'agenda du Monde libertaire : Vendredi 28 septembre Besançon (25) Conférence avec des membres de l'APPO sur la situation à Oaxaca (Mexique) après un an et demi de lutte et après la constitution de l'Assemblée Populaire du Peuple de Oaxaca, à 20h 30 à L'Autodidacte - 5 rue Marulaz. Ivry(94) Forum Léo Ferré,11 rue Barbès,. Tél. 01.46.72.64.68, Yvan Dautin accompagné au piano par Elie Maalouf. Samedi 29 septembre Besançon (25) Pot de rentrée à la librairie associative L'Autodidacte (5 rue Marulaz) avec toutes les personnes intéressées à la vie et au développement des acitivtés de cet espace libertaire. Apéro musical à partir de 19h. Ivry(94) voir annonce du 28 Paris 11e 4 heures pour la santé ! Appel contre la franchise. à 14 heures au gymnase Japy à l'appel de syndicats de professionnels de la santé, d'associations d'usagers, d'organisations politiques et syndicales aura lieu un meeting contre l'instauration de la franchise médicale et contre la privatisation de la santé: Franchises ou solidarité, débat introduit par le professeur Grimaldi. Inégalités sociales et environnement en santé: débat introduit par l’économiste P. Volovitch. Amplifier la mobilisation: débat introduit par les docteurs F. Nay (gérontologue) et C. Lehman (initiateur de l’appel contre les franchises). Marseille Au CIRA à 17 heures. Renée Triolle nous parlera de l’espéranto. Depuis deux ans, elle anime un cours d’espéranto au local du CIRA. Elle est l’auteur du livre Espéranto express (Dauphin, 2006, 152 p., collection Langue express, 12,20 ?). Paris 18e La bibliothèque la Rue (10, rue Planquette Paris 18) reprend son cycle de débats-rencontres ; les premiers invités seront les membres de la revue Réfractions le samedi 29 septembre à partir de 15h30 Samedi 29 septembre Merlieux (02) Forum social libertaire, 4e salon du livre anarchiste. LE DRAPEAU NOIR FLOTTERA de nouveau sur le Village du Livre pour ancrer la culture vivante au coeur des luttes présentes et à venir… Devant le succès rencontré lors des trois éditions précédentes du Salon du livre anarchiste de Merlieux, le groupe Kropotkine, fort de l’expérience acquise à ces occasions, et toujours prompt à fustiger une certaine culture estampillée business, se propose de faire souffler le vent libertaire sur les culs serrés de la médiocratie bourgeoise et bien-pensante. C’est avec vous, esprits libres, que nous ferons reculer les fessiers tremblotants d’un néolibéralisme tantôt de gauche, tantôt de droite, toujours repu. Nous rappellerons aux chancres mous de la démocratie qu’ils sont comme certains tableaux: pour les estimer, il ne faut pas les regarder de trop près. Face aux trahisons des organisations politiques et syndicales, aux limites d’une démocratie aboutissant à l’élection d’un «petit Napoléon», agent marketing du grand capital, les anarchistes résistent et luttent inlassablement, dénonçant toutes les aliénations, qu’elles soient religieuses, politiques ou économiques. Pôle auteurs – auteures Florence Aubenas (sous-réserve), Nan Aurousseau, Céline Beaudet, Jocelyn Bézecourt, Marie-Claire Calmus, Casquette, Paco (Pascal Colé), Éric Coulaud, Jean-Luc Debry, Alexandre Dumal, Mimouna Hadjam, Rolland Hénault, Claude Kottelanne, Aïssa Lacheb-Boukachache, Jean Le Gal (Grand Prix « Ni dieu ni maître » 2007), Tony Legendre, Michel Léger, Jean-Pierre Levaray, Serge Livrozet, Thierry Maricourt, Nicolas Offenstadt, Patrick Pécherot, Thierry Périssé, Dominique Petit, Sylvie Picard, Maurice Rajsfus, Jean-Marc Raynaud, Jean-Jacques Reboux, Benoist Rey, Mathias Reymond,Thyde Rosell, Christian Roux, Claude Sigala, Jacques Tardi, Jean-Pierre Tertrais, Jean-Manuel Traimond, Serge Utgé-Royo, CathyYtak… Samedi 29 septembre au soir 19heures:Banquet festif à prix libre,mijoté par Benoist Rey, écrivain et fin gourmet. 21 heures — 21h45: Conte musical De la dope, du fric et des putes. Texte de Gérald Dumont, musique de Junior Cony (musicien des Bérurier Noir), par eux-même. 21h45: Chansons d’amour, de révolte et de fraternité par Serge Utgé-Royo et Bruno Daraquy, chanteurs anarchistes de toujours. Et le reste de la nuit par celles et ceux qui s’y mettront… Dimanche 30 septembre 10 heures: Ouverture des stands. 10h30 — 12 heures: Débat sur l’éducation: « Un parcours en pédagogie Freinet vers l’autogestion » avec Jean Le Gal, auteur de Le maître qui apprenait aux enfants à grandir, préfacé par Michel Onfray aux Éditions libertaires, pour lequel il reçut, lors du congrès de l’ICEM à Paris, le Grand prix Ni dieu, ni maître 2007, devant une salle comble, debout, applaudissant à tout rompre… 12h30 — 13 heures:Animation musicale avec Tichot qui interprètera des textes d’Eugène Bizeau, la chanson de Craonne… 13h30 — 14h45: Débat « Religion et armée, le goupillon et le sabre de l’autorité » avec Jocelyn Bézecourt, un rendez-vous placé sous le signe de l’anticléricalisme et de l’antimilitarisme comme le suggèrent finement les affiches réalisées par Jacques Tardi 15 heures — 15h30:Animation musicale avec « la Robinetterie », groupe local, chanson française. 15h45 — 17 heures: Débat « Les mutineries de 1917 et les problèmes de l’obéissance en temps de guerre » par Nicolas Offenstadt, historien auteur de La Grande Guerre en 30 questions, Geste Editions, 2007, qu’il nous présentera. 17h15 — 17h45: Animation musicale avec Serge Utgé-Royo et Bruno Daraquy qu’on ne présente plus à Merlieux… 18 heures — 19h15: Dans le cadre du thème 2007 du Salon du livre anarchiste, débat « Israël: une démocratie militariste et théocratique » avec Maurice Rajsfus, que les lecteurs du Monde libertaire connaissent bien. Le Forum social libertaire/Salon du livre anarchiste sera retransmis en direct sur Radio libertaire (89,4 MHz — Paris), Radio libertaire Off (106,2 MHz — Merlieux et alentours) et sur Internet: http://dune2.info:5000/radiolib et http://www.federation-anarchiste.org/rlPôle éditeurs Ab Irato, Alternative libertaire, AAEL, Le Chien Rouge, CIRA, Chants d’orties, Le Coquelicot, Egrégores, L’Impossible, K’A, Libertalia, Place d’Armes, Le mot et le Reste, Éditions du Ravin Bleu, La Digitale, Barricata, éditions Libertaires, Tops, Spartacus, No Pasaran, Ivan Davy, l’Insomniaque, Éditions CNT-RP, Court-Circuit, ACL, Club du Livre libertaire, éditions Sextant, La Question sociale, Après la lune, Réfractions, Anartiste, Éditions du Monde libertaire, édito-Musiques,Traverse-vives etc. Pôle organisations Centre international de recherche sur l’anarchisme (Marseille), Confédération nationale du travail (Picardie), Fédération anarchiste (Librairie du Monde libertaire, Radio libertaire, Le Monde Libertaire), Front libertaire (St-Nazaire), Organisation communiste libertaire, Observatoire international des prisons, Sat-Amikaro, Sortir du nucléaire, Collectif de Défense des Sans-Papiers 02, Infokiosk La Mauvaise Herbe (Caen) et Hobolo (Gard), Plan B, L’âge de Faire, Centre culturel libertaire (Lille), collectif Ne Laissons Pas Faire… Dimanche 30 septembre Merlieux (02) Forum social libertaire, 4e salon du livre anarchiste. Lille (59) (M° République) à partir de 15 h (entrée gratuite). Place de la République, des nouvelles de la mobilisation des sans papiers à Lille.avec Marcel et son orchestre, Le Ministère des Affaires Populaires, Mon côté Punk, Loïc Lantoine, Les Blaireaux, Axiom: Grand concert de soutien et de résistance pour la régularisation, contre les expulsions des sans-papiers: Mettons le préfet du Nord sous vigilance ! Rens. concert : Tel. 03.20.40.09.74 Mercredi 3 octobre Tournon (07) À 20h, à la salle Georges Brassens, aura lieu une soirée d'information et de discussion sur la biométrie. Il y aura un documentaire de 52' suivi d'une discussion en présence de personnes de la Ligue des Droits de l'Homme 04 et de la FCPE 04, et de l'Association Contre la Biométrie à l'École – 07. Vendredi 5 octobre Ivry (94) Forum Léo-Ferré,11 rue Barbès,. Tél. 01.46.72.64.68, Laurent Berger accompagné au piano par Nathalie Fortin. Samedi 6 octobre Apt (84) Des militants du groupe F A Gard / Vaucluse tiendront un point de rencontre et de vente du Monde libertaire sur le marché d'Apt de 10h à midi . Marseille Au CIRA à 17 heures. Claire Auzias présentera son nouvel ouvrage. Il s’agit d’un roman mettant en scène les exploits de deux cambrioleurs entre les années 1960 et les années 1980. Elle démontre qu’ils jouent un rôle éminemment social. Les aventures extraordinaires de Laplume et Goudron, travailleurs de la nuit par Claire Auzias ; illustrations de Charmag. Les Éditions libertaires, 2007. 79 p. Ivry (94) Forum Léo-Ferré,11 rue Barbès,. Tél. 01.46.72.64.68, Zaniboni accompagnée aux guitares par Rachid Sefrioui. Paris 11e Foum-débat de la libairie du Monde libertaire autour du livre Perspectives politiques de Noam Chomsky présenté et traduit par Franck Mintz qui animera le débat.145, rue Amelot 16 heures30 Du 8 au 14 octobre 2007 Dijon (21) La Fulgurante Inauguration de la bibliothèque des Tanneries. Il est possible de loger aux Tanneries pendant la semaine en prévenant à l'avance. Les différents évènements sont gratuits. La participation aux frais quotidiens de la maison et aux repas est à prix libre. Espace Autogéré Des Tanneries 17, bd de Chicago -(+33|0) 380666481 – tanneries(a)squat.net) Les 12 et 13 octobre Ivry (94) Forum Léo-Ferré,11 rue Barbès,. Tél. 01.46.72.64.68, Jean-Michel Piton accompagné au piano par Paul-André Maby Le Monde libertaire, chaque jeudi dans vos kiosques, 24 pages en couleurs pour deux euros Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Jeu 4 Oct - 18:19 | |
| «Une société écologique suppose la fin de la hiérarchie et de la domination sous toutes ses formes.» M. Bookchin **** Sommaire du Monde libertaire # 1488 du 4 au 10 octobre 2007 Le camelot du nucléaire, par Daniel, page 3 Justice aveugle, par Vianney, page 4 rison psychique, par J. Monjot, page 4 Presse locale en lutte, par le Peinard, page 5 L’autruche sous la mousson, page 5 Bon pour le travail, par Thierry, page 6 Brèves, page 7 Birmanie en tourmente, page 8 Autogestion outre-Rhin, page 9 General Motors, par A. Chemin, page 9 Les états-Unis et les déviants, par H. M., page 10 Grenelle 2007, page J.-P. Tertrais, page 11 Habits neufs et feinte-dissidence, par L. Janover, page 14 Louise Michel et l’Algérie, par Paco, page 17 Colloque Amsterdam 1906, CNT-AIT Pau, page 19 Vie du mouvement, page 21 Radio libertaire, page 22 Agenda, page 23 *** Éditorial de la semaine : Petite question : d’après-vous, pourquoi les du nucléaire gouvernants et leurs perroquets mènent-ils particulièrement grand tapage en ce moment? Allez, ne tournons pas autour du pot pendant dix plombes et disons-le tout net: si les ci-devant nous prennent pour des jambons, c’est pour pouvoir mieux nous croquer ensuite. Voyons de plus près leurs grossiers stratagèmes. Le Staffordshire de l’Elysée tance Trichet au motif que l’euro fort pénaliserait les entreprises françaises. Itou il fait mine de recadrer Fillon, lequel manquerait de pédagogie pour faire passer un train de « réformes ». Parallèlement, à l’ONU, juché sur un escabeau, il prend la posture du mec qui voudrait tenir entre ses pognes les manettes de l’univers entier. Ici il mandate Borloo, son pitre ébouriffé, pour amuser la galerie avec le Grenelle de l’environnement. Là, il joue au Total droits de l’homme, et cherche à émouvoir le bon peuple avec la pluie de sang provoquée par la junte Birmane. Et pendant ce temps là, les scrutateurs de l’opinion (sic) s’interrogent doctement sur le désamour qui frapperait soudainement le bull-terrier des riches, ou bien les mêmes se perdent en conjectures sur la réalité (ou pas) d’un… futur plan de rigueur! Si le foutage de gueule était coté en Bourse, il est certain que son taux ferait péter tous les records. Les salaires tirent la langue alors que l’inflation se dope à l’EPO des profits. Le maquillage des chiffres du chômage n’y peut rien, le nombre de travailleurs privés d’emploi ne cesse de croître. Les sinistres procureurs de la Sécurité Sociale continuent d’instruire de mauvais procès à son encontre. Les fonctionnaires sont encore et toujours pointés du doigt, et les régimes spéciaux sont invités à offrir leur corps à une tronçonneuse nommée « équité ». N’en jetez plus, la cour est pleine. Reste la question de fond. Comment les capitalistes réussissent-ils à nous saigner en continu sans qu’un raz de marée de luttes n’émerge… pour les submerger enfin? Retour à la case départ. Ces salopards usent et abusent de moult subterfuges. La culpabilisation ici:« il y a plus malheureux que vous ici ou dans le monde », l’instrumentalisation des émotions, par exemple avec la Birmanie ou le Darfour (pour les sans papiers R.A.S), le rajout d’une grosse pincée de poudre (colorée) aux yeux avec le Barnum du développement durable (sic). Enfin, si cela ne suffit pas, et d’ailleurs cela ne suffira pas, les Déroulède de tout poil sauront bien exciter la fibre nationaliste afin de nous précipiter dans un lointain conflit. L’Iran et ses mollahs noir pétrole = méchants, or les méchants méritent bien la fessée n’est-ce pas? Au fait, qui a dit qu’il fallait se protéger des chiens d’attaque? *** En prime, un article de Thierry : « Bon pour le travail » La part maudite Vos poumons se calcifient et impossible de recracher les maudites fibres. Identiques à du verre coupant, elles se sont plantées au fond des poumons de Marie-Jeanne quand elle travaillait dans cette usine baptisée l’« enfer blanc ». Les milliers de victimes de l’amiante, une leçon contre d’autres tragédies industrielles? Pas vraiment. Quand on pulvérise le sol à coups de pesticide, il n’y a pas que les insectes qui trinquent. Employé aux épandages, José, ouvrier agricole, a contracté la maladie de Parkinson. Hervé, lui, souffre de stérilité, ses spermatozoïdes foutent le camp, exterminés par les vapeurs des éthers de glycol reprotoxiques qui l’ont imprégné durant plus de quinze ans à la Régie. Ici, l’atelier fabrique des vitamines destinées aux poulets industriels. Et si ces friandises font la joie des poulets, le chloracétal ne fait pas celle de Robert atteint d’un cancer du rein: la molécule est connue pour ses pouvoirs toxiques et mutagènes, en particulier sur les reins. Là, à force de respirer les émanations de peinture, un ouvrier est tombé malade. Exposé sans précautions, Lucien est aujourd’hui « dévoré » par les métastases. Un vrai cauchemar! Et le pire est à venir1, plusieurs spécialistes n’hésitent plus à parler de « bombe à retardement ». Allons… ne venez pas nous dire qu’un scandale pareil à celui de l’amiante nous pend au nez, ça se saurait! Rien, motus et bouche cousue. La balance des pertes et profits a parlé: d’un côté, des millions de maladies susceptibles de se déclarer dans vingt ans… de l’autre, les millions d’euros à se mettre dans la poche tout de suite. Et voilà que de plus en plus de victimes se retrouvent pour sortir de l’angle mort où beaucoup entendaient les reléguer. Pointés du doigt, personne ne peut plus nier les dangers mortels du travail, d’où la nouvelle stratégie des entreprises: la précarisation des risques. Une spécialité d’EDF, qui fait travailler à l’intérieur de ses centrales nucléaires plus de 30000 intérimaires, appelés « steaks à rems » (unité de mesure radioactive). Principalement menacés, ils encaissent 80 % des radiations reçues par les travailleurs de l’atome. Isolés, le travailleur précaire garantit une invisibilité avec en prime en cas de pépin le moyen de s’abriter derrière le « faux nez » de la sous-traitance. Lobby des rentiers Reste qu’un jour la Sécu, mais aussi les industriels et les assureurs, doivent payer. Voici les victimes devant les tribunaux: plusieurs milliers de procès et de demandes d’indemnisations sont en cours… Le scandale gonfle, les associations de victimes débordées. La question des maladies professionnelles et leur indemnisation inquiète de plus en plus les entreprises, les actionnaires, et les retraités des fonds de pension qui veulent voir leur cagnotte prospérer de 15 % par an. Qu’ils se rassurent, si l’on est atteint de cancers, de maladies neurologiques, ou de désordre hormonaux… ce n’est pas la faute des saletés que nous fabriquons, ce sont nos gènes qui ne tiennent pas la route:le pistage biologique est la dernière trouvaille des industriels pour éviter de porter le bonnet. Quels seront les budgets alloués à la recherche? Énormes, il faut dire que la chose est capitale. Fliqué par nos gènes, bientôt, il leur suffira de tripoter le clavier de l’ordinateur pour sortir notre fiche ADN où logent 3milliards de renseignements, un trésor pour l’employeur: trop sensible aux substances toxiques? Vous ne possédez pas les « bons » gènes, dehors! Et comme il n’y pas de bonne démonstration sans exemple… Voici les propos éloquents de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) condamnant en 2003 l’enjeu de la recherche génétique sur la susceptibilité individuelle au risque. Rapportés par Annie Thébaud-Mony dans son ouvrage Travailler peut nuire gravement à votre santé (La découverte, 2007): « Il s’agit d’identifier les “travailleurs à risque” et de les exclure avant exposition pour réduire les coûts d’indemnisation à payer par l’employeur et les assureurs, ou alors ne prendre que la “part attribuable” au travail dans l’indemnisation des maladies professionnelles […] ». Toubib nazi Un remake d’une pratique qui relève davantage de la médecine légale que d’un véritable outil de prévention. En 1916, deux médecins légistes, Mazel et Leclerq, vont jeter les bases de la doctrine de la médecine du travail. L’idée : faire travailler des individus de « moindre valeur » dans un esprit de rationalisation industrielle et biologique. L’affaire sera prise en main en 1941 par Alexis Carrel à la demande du maréchal Pétain, ça semble loin derrière, et très près devant… Jamais on ne dira des accidents et maladies professionnels mortels que ce sont des homicides dus à des employeurs qui rêvent de transformer leurs petites entreprises en paradis d’esclavagistes où l’on travaillera plus, non pas pour gagner plus, mais pour acheter une solide corde à un schoïnopentaxophiliste (collectionneur de cordes de pendus, ça existe!). Et que les médecins du travail, qui ont un minimum d’éthique médicale, ne s’avisent pas de s’intéresser aux mauvais traitements subis par les salariés. Ils sont priés de regarder ailleurs, la santé et la sécurité au travail ne doivent pas être un obstacle, dès lors que l’on peut la monnayer. Le contrat de travail est en ce sens pleinement un contrat de sang, et se caractérise bien par un « lien de subordination ». Le travailleur, le nouveau Sisyphe, peut rouler sa pierre, la valeur Travail a encore de beaux jours devant elle. Thierry Groupe de Rouen de la Fédération anarchiste 1. On trouve plus de quatorze produits cancérogènes dans le chariot d’une femme deménagetravaillant au nettoyage des bureaux. *** Et pour finir, l'agenda du Monde libertaire : Samedi 6 octobre Apt (84) Des militants du groupe F.A. Gard Vaucluse tiendront un point de rencontre et de vente du Monde libertaire sur le marché d'Apt, de 10 heures à midi. Paris 18e Fermeture exceptionnelle de la bibliothèque La Rue. Paris 11e Forum-débat de la libairie du Monde libertaire autour du livre Perspectives politiques de Noam Chomsky présenté et traduit par Franck Mintz qui animera le débat à 16 h 30, au 145, rue Amelot, Métro Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire. Le Mans (72) Café libertaire :« L'autogestion est-elle utopique? » Exposé, débat et réflexion à 17 heures, à l'épicerie du Pré, au 31, rue du Pré. Du 8 au 14 octobre Dijon (21) La Fulgurante inauguration de la bibliothèque des Tanneries. Voir page 21. Jeudi 11 octobre Paris 20e Réunion publique sur la biométrie, le prélèvement ADN et les puces RFID à 19h30, au café de Paris, 158, rue Oberkampf. Métro Ménilmontant. Vendredi 12 octobre Ivry-sur-Seine (94) Jean-Michel Piton accompagné au piano par Paul-André Maby, à 19h30, au forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès, métro Porte d'Ivry ou Pierre-et-Marie-Curie , ligne 7. Tél. 01.46.72.64.68. Paris 18e À l'occasion de la Fête des Vendanges Rebecca Gruel expose ses oeuvres du vendredi 12 au dimanche 14 octobre à la bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Samedi 13 octobre Paris 11e Rencontre à la librairie du Monde libertaire, avec Thierry Périssé, auteur de Noir Horizon, à 16 h 30, au 145, rue Amelot, Métro Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire. Asté (65) Premières journées d’hommage à Marie Laffranque, organisées par l’association Les amis de Marie Laffranque , Salle de la Mairie. Mail : amis.marielaffranque!a)caramail.com , site : www.marie-laffranque.orgJeudi 18 octobre Rennes Le groupe La sociale de Rennes organise à 20 heures, à Carrefour 18, au 7, rue d’Espagne (métro Fréville ou Italie), son meeting de rentrée en un jour de lutte. Vie chère, retraites ,sécu, services publics, expulsions…Parisot et Sarko attaquent, Organisons la riposte ! Vendredi 19 octobre Ivry-sur-Seine (94) Lou Saintagne accompagnée à l’accordéon midi par Laurent Derache et au violon par Richard Khayadjanian à 19h30, au forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès, métro Porte d'Ivry ou Pierre-et-Marie-Curie, ligne 7. Tél. 01.46.72.64.68. Samedi 20 octobre Ivry-sur-Seine (94) Yves Uzureau en solo, à 19h30, au forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès, métro Porte d'Ivry ou Pierre-et-Marie-Curie , ligne 7. Tél. 01.46.72.64.68. Paris 11e Diffusion du film Sacco & Vanzetti au Maldoror, 10, rue du Grand-Prieuré. Métro Oberkampf ou République. Dimanche 21 octobre Paris 11e Lire en fête à la librairie du Monde libertaire, à partir de midi : débats, chanson... programme à suivre au 145, rue Amelot, Métro Oberkampf, République ou Filles-du-Calvaire. Samedi 27 octobre Paris 18e Roger Dadoun sera invité pour ses livre Sexyvilisation, Heidegger, berger du néant en passant par Éloge de l'intolérance. Roger Dadoun viendra parler de ses écrits passés et présents à 15 h 30, à la Bibliothèque La Rue, au 10, rue Robert-Planquette. Vendredi 9 ovembre Ivry-sur-Seine (94) Carine Reggiani accompagnée au piano par Philippe Donnadieu, dans son spectacle « Mon père c'est l'Italien » à 19h30, au forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès, métro Porte d'Ivry ou Pierre-et-Marie-Curie , ligne 7. Tél. 01.46.72.64.68. Samedi 10 novembre Ivry-sur-Seine (94) Michèle Bernard accompagnée au piano par Jean-Luc Michel, à 19h30, au forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès, métro Porte d'Ivry ou Pierre-et-Marie-Curie , ligne 7. Tél. 01.46.72.64.68. Marseille Rendez-vous dès 12h sur le vieux port pour un pique-nique convivial et militant. 14h : départ de la manifestation contre le projet ITER. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, chaque jeudi dans vos kiosques, 24 pages en couleurs pour deux euros Hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente de l’Internationale des fédérations anarchistes _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | kamchatka Langue pendue

Nombre de messages: 530 Date d'inscription: 17/12/2006
 | Sujet: ... Jeu 31 Jan - 10:13 | |
| *** Edito Avant quand on disait « général » on pensait assez souvent (?) au mécano de ladite locomotive et à la bouille lunaire de Buster Keaton. Maintenant on pensera aussi au lampiste de la Société générale. Piratage informatique, complicités diverses et à tous niveaux, on peut se perdre en conjonctures. Penser aussi que ce n'est que le petit bout del'iceberg et qu'il s'en passe sûrement de bien belles sans que les médias s'en emparent ! Les politiques ont beau « s'irriter », évoquer, histoire de faire peur, le spectre du krach de 1929, les faits sont là : le gouvernement français n'a été prévenu que trois jours après la «forfaiture». Le temps, informatiquement parlant, de gommer des traces et de faire porter le chapeau à un pseudo-hacker ? Va savoir ! Il y a quelque temps il était de bon ton de se gausser de lItalie sous la botte pailletée de Berlusconi. Mais la saga people du chef de l'État français ne fait pas que le bonheur des caricaturistes de notre bel Hexagone. De par le monde ça se gondole aussi. «Nouveau Napoléon », «Président Duracell », ça cartonne dur sur l'image de la fille aînée de l'Eglise. Et notre pouvoir d'achat dans tout ça ? Il a du plomb dans l'aile. On en viendrait presque à se demander où va l'argent des contrats juteux annoncés ça et là. Par contre la société du spectacle, elle, fait recette à guichets fermés. Sinon, côté social ce n'est pas le quart d'échec de la grève des fonctionnaires du 24 janvier qui va beaucoup nous remonter le moral. Il faut bien convenir que les élections municipales prochaines enrayent sérieusement les rouages syndicaux encore existants. Demain on rasera gratis et un monde merveilleux sortira des urnes, tel est le refrain lancinant qui bourdonne constamment à nos oreilles. Au début des années 1970 le Programme commun avait remplacé la lutte des classes dans les statuts des syndicats. Plus de trente ans après, les mêmes illusions perdurent. Pourtant le miroir aux alouettes du libéralisme a fait beaucoup de dégâts dans la gauche parlementaire, pour ne parler que d'elle. Un certain bon sens pragmatique pourrait redonner la priorité à l' «action syndicale ». Mais quand tordra-t-on le cou au léninisme et à la mise en laisse du monde du travail ? Il le faudra pourtant si l'on veut que se profile un autre futur ! *** Sommaire Imprimeurs en colère, par E. Vanhecke, page 4 Le billet du Peinard, page 5 L'autruche rouscaille, page 5 Les brèves de combat, page 6 Crise du nerf de la guerre, par J. Langlois, page 7 Huissiers belges, par J.-P. Garnier, page 10 Bac pro, la casse, par Sigrid, page 11 Kenya, dégât collatéral, par S. Rincon, page 14 Poubelles mafieuses, par B. Cibille, page 15 Des faits d'anarchie, par Paco, page 17 MurMure de paix, par Paco, page 18 Pauvre au pays de la richesse, par Moriel, page 19 La fesse heureuse, par M. Giraud, page 20 La vie du mouvement, page 21 RL, le choix de la rédaction, page 22 Agenda, page 23 *** L'agenda Vendredi 1er février Auray 56 20h15 -Salle L & M, pôle municipal du Penher, à l'angle des rues du Penher et Pdt Kennedy. La prison en question(s) - Projection d'un documentaire de l'OIP (Observatoire International des Prisons) suivie d'un débat sur l'enfermement et la justice. Entrée libre. Organisée par le groupe libertaire de Lorient/Vannes de la Fédération anarchiste Ivry 94 20 heures, Michel Hermon chante Léo Ferré et ses poètes, dans son spectacle « Compagnons d'enfer », accompagné au piano par Christophe Brillaud. Forum Léo Ferré, 11, rue Barbès, Tél. 0146726468. Métro: Pierre Curie ou Porte d'Ivry. Samedi 2 février Ivry 94 Voir le 1er. Dimanche 3 février Paris XVIIe Serge Utgé Royo chantera à l'Européen, 3-5 rue Blot Paris XVII. Métro Place Clichy. Il sera accompagné de Léo Nissim (piano), Jack Thysen (Basse) Jack Ada (guitares), Jean My Truong (percussions), avec la participation de Natacha Esdra et Bruno Daraquy. artiste invité: Jofroi. Réservations: 0143522040 ou 0143879713 Lundi 4 février Paris XVIIe Serge Utgé Royo Chantera à l'Européen (voir le 3) Artiste invité: Hélène Maurice. Mercredi 6 février Paris IXe Céline Caussimon chante au Théâtre Essaîon. Dernière 6, rue Pierre au lard, Paris 4e, M° Hôtel-de-Ville. Réservations: 0142784642 — tarifs: 15 et 10 euros. Jeudi 7 février Merlieux 02 À l'heure de la montée en puissance de tous les intégrismes, le groupe Kropotkine de la FA vous propose de 18 à 21 heures, une soirée anticléricale, avec Marc Silberstein, préfacier de Apologie du blasphème (Syllepse, 2006). Bibliothèque Sociale, au 8, rue de Fouquerolles. Renseignements au 0323801709 Vendredi 8 février Ivry 94 20 heures. Sarcloret et Michel Buhler, accompagnés au piano par Gaspard Glaus, chantent Jean Villard Gilles dans leur spectacle « Les Trois Cloches » Forum Léo Ferré, 11, rue Barbès, Tél. 0146726468. Métro: Pierre-Curie ou Porte-d'Ivry. Samedi 9 février Paris XIe À partir de 16h30,Jimmy Gladiator sera à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, pour une rencontre-débat à l'occasion de la sortie de son récent livre: Éléphants de la patrie aux éditions Libertalia. Rencontre animée par Jehan, animateur de l'Émission Ondes de choc sur Radio libertaire. Ivry 94 Voir le 8 Dimanche 10 février Ivry 94 Voir le 8 Vendredi 15 février Bordeaux 33 À partir de 19h00: intervention de la chorale Le Cri du Peuple – Place Camille Julian autour de chansons de La Commune. À 20h30 - cinéma Utopia - projection de «La Commune»,séquence 1 (1h02) (3,50 euros) animation Clé des Ondes - Cercle Jean Barrué présentation - Claire Auzias intervention en chanson Serge Utgé-Royo débat avec Claire et Serge, table de presse de la Librairie du Muguet Réservations à l'Utopia, à partir du 5 février 2008 Samedi 16 février Doyet proche Montluçon 03 Concert au Maquisard (local autogéré) avec RabHop (Hardcore d'Angoulême) + surprise, le Keupon voyageur - 5 La Gare – 03170 Doyet, 0612277001, prix libre, 20 heures Bordeaux 33 À 14h30: cinéma Utopia - projection» La Commune», séquence 2 (1h14) (3,50 euros) A 16h15: cinéma Utopia, «La Commune/séquence à 3 (1h15) (3,50 euros) à 17h30: Échange avec Claire Auzias, Serge Utgé-Royo ou intervention de la chorale Le Cri du Peuple table de presse de la Librairie du Muguet Réservations à l'Utopia, à partir du 5 février 2008 À 20h00: salle Maison Cantonale (20 rue de Chateauneuf à Bordeaux) Serge Utgé-Royo – chante La Commune, table de presse de la Librairie du Muguet Réservations à l'Utopia, à la Librairie du Muguet et à la Clé des Ondes (90,1 MHz) (15 euros et 10 euros pour tarifs réduits) Jeudi 6 mars Merlieux 02 De 18 à 21 heures, la Bibliothèque sociale reçoit l'association Terre de liens, autour des questions suivantes: Comment la société civile peut-elle s'impliquer dans la gestion de l'espace rural? Une autre forme de propriété est-elle possible? Comment soutenir des projets créateurs de liens et écologiquement responsables? 8, rue de Fouquerolles. Renseignements: 0323801709 Samedi le 8 mars Gand, Belgique Septième édition de la Foire du Livre Alternatif et Libertaire… Renseignements: <aboekenbeurs(a)yahoo.com> http://www.aboekenbeurs.bee Barbès. Tél.:01.46.72.64.68. |
|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: .. Mer 7 Mai - 11:41 | |
| LE MONDE LIBERTAIRE - hors-série no 34 1968-2008: La Révolution reste a faire Sommaire: * Soixante-huit au jour le jour,page 4 * Du 22 mars à aujourd'hui,J.P Duteuil bon pied bon oeil,p.5 * Flicaille: la chiasse reste ouverte,par M.Rajsfus,page 7 * Les lycéens ne calent pas,par M.Tomsin,page 9 * Un etudiant de notre temps,par Raffael,page 12 * Gauchistes,gauchos,toto,par M.Mouse,page 13 * Occupons notre temps,libérons les usines,par E.Noir,page 15 * Les femmes s'en melent,par LN,page 17 * Touche pas la coco,par F.Olivet,page 20 * Les hollandais volants,par Y.fremion,page 23 * Incendies dans le monde,par J.Montjot,page 26 * Populaire amérique,par A.Ivol,page 27 * Pour le plaisir,par R.Shérer,page 29 * Les footeux se révoltent,par Zine et Dine,page 32 ** En vente du 1er Mai au 11 Juin _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: ... Ven 5 Sep - 11:28 | |
| *** Edito du Monde libertaire # 1523 du 4 au 10 septembre 2008 On peut pas dire que ces semaines d’été passées aient été particulièrement ensoleillées, en tout cas pour nos coeurs libertaires : ce fut comme d’hab’ la prévisible averse de chasse aux sorcières – pardon – aux émigrés, d’augmentations tous azimuts, gaz, électricité, transports et une dégelée de décisions impopulaires par nature comme la privatisation de La Poste pour 2011 ou l’insupportable projet Edvige de fichage généralisé… Moindre service et plus-coûtant, remaniements de personnel, suppressions de postes, gel des salaires, foutage de gueule quant au pouvoir d’achat ! Ce furent comme d’hab’ les tartarinades du Bienfaiteur déhanché qui, pour plaire à son gourou «US» et poser – à ses pieds – en sauveur de la Civilisation, envoie la glorieuse armée française (ses godasses de cinq kilos et ses beaux treillis kaki bien visibles dans le désert) se faire ratatiner au bourbier afghan. Ce fut comme prévu la poursuite fastidieuse du Barnum électoral américain dont on n’a rien à cirer, noir démocrate ou blanc républicain, même libéralisme, mêmes guerres, même foi ridicule et meurtrière en la divine Croissance. Ce fut la poursuite encore plus fastidieuse du fastidieux feuilleton de l’université d’été du gentil PS, ses jeunes loups, ses vieux loups, ses promesses, son impuissance, son inutilité. Ce fut un jeu de massacre des populations du Caucase. Ce fut tout récemment l’annonce flamboyante du RSA financé par 1 % des éconocroques des bobos et des employés. Mais pas des vrais richards frileusement abrités sous le bouclier fiscal ou audacieusement planqués aux îles Caïman. Pour nous faire avaler ce sinistre brouet ambiant et son nauséeux condiment néolibéral, il nous en a fallu, cet été, avaler des titatas et sniffer des poudres aux yeux! Ainsi pas plus tard qu’il y a quelques jours, sur Radio-Paris (ou Radio-Banane ou Radio-Goulag), la présentatrice aux actualités, avec un inimitable ton de fausse big-sister et de vraie lèche-train, n’a pas eu scrupule à chevroter la perle que je vous livre : « Puisque les actualités, c’est aussi du sourire et du bonheur… » et à réentonner sans rougir le couplet éculé de l’équipe de hand-ball et des merdailles olympiques dont on nous gave depuis des lunes. Au milieu de tout ce glauque, enfin, Besancenot fut, et son Parti anticapitaliste. Mains tendues aux déçus des PS et PC, aux trotskards bien sûr et même aux libertaires… Y’a pas que du pipeau dans tout cela, précise dans nos pages Philippe Pelletier ; mais nous n’oublions pas Kronstadt, les méthodes de Lénine et de Trotski. Faire la révolution, certes, mais sans délégation, sans confiance dans aucun meneur, bref en ne laissant personne gérer nos affaires à notre place *** Sommaire du du Monde libertaire # 1523 du 4 au 10 septembre 2008 Chômeur forcémment feignants, par Patrick, page 3 À votre santé, par Moriel, page5 Brèves de combat, page 6 Chair à canon, par J.-P. Cottel, page 7 Rroms = parias, par B. Bilderberg, page 8 Un nouveau parti ? par P. Pelletier, page 9 Olivier reclus, par D’jo, page 10 Archéologie, par N. Potkine, page 12 Anticléricalisme et contrepets, par O. Tarda, page 11 Quand les paras chutent, par S. Chemin, page 14 Georgia in my mind, par C. Danis, page 15 Un ami perdu, par A. Bernard, page16 Lettre antimilitariste d’un ami, par J.-P. Bertrand, page 17 Colloque à Carrare, par Hugues, page 18 Art et colonialisme, par G. Bounoure, page 19 Haro sur la psy, par J. Lesage De La Haye, page 20 La vie du mouvement, page 21 La radio qui tue, page 22 L’agenda des bons, page 23 *** un article en prime : Olivier reclus dans son NPA Olivier Besancenot préface Élisée et expose sa volonté d’ouverture avec les libertaires. Ainsi, libertaires et marxistes pourraient se battre côte à côte, contre le capitalisme et envisager un avenir commun. Mais déjà les dés sont pipés, ainsi alors que d’après lui les marxistes sont « suspectés » d’autoritarisme, les libertaires seraient « condamnés » à l’impuissance. Le lexique judiciaire tient de seul argumentaire et les libertaires sont déjà jugés avant même d’avoir à présenter leur dos aux baïonnettes. Impuissance face à leur manque d’autoritarisme pour prendre le pouvoir, peut-être… Il faut faire fi des divergences du passé, nous exalte Olivier! Puisque le capitalisme est victorieux, il faudrait agir ensemble, d’autant plus qu’aucun courant politique n’a « supplanté » les autres. Comme si refuser toute idée de pouvoir était une méthode ou un savant calcul… Comme si la lutte contre toute forme de domination était une divergence du passé. Battre le capitalisme serait un but en soi, peu importe ce qui le remplacera… Il nous parle d’efficacité pour gagner. Voilà que les divergences du passé ressurgissent! Car nous n’avons absolument pas le même but. Pour les anarchistes, il ne s’agit pas de gagner le combat et de remplacer les dominateurs, mais de détruire toute forme d’exploitation. Notre but est la liberté. Du coup, contrairement à ce qu’annonce Olivier, le débat de fond est déjà esquivé. La question n’est pas à une union commune de direction de la révolution: nous voulons le fédéralisme intégral. Il ne s’agit pas, dans les quartiers ou les entreprises, de choisir de quelle couleur sera le papier toilette ou celle des lampadaires, si c’est pour laisser les décisions importantes à un nouveau parti, fût-il anticapitaliste. Révolution! La révolution, loin d’être un but en soi, est un moyen se débarrasser du capitalisme. Reste à savoir ce que nous souhaitons mettre en place ensuite. C’est un choix de société que chacun a à défendre. Soit on considère que nulle organisation de la société n’est possible sans prise en charge par un pouvoir quelconque (par de super individus plus aptes que d’autres à vivre en société?). Soit on considère que chaque individu est capable de prendre des décisions relatives à la vie en société et de les assumer, dans un cadre fédéraliste et autogestionnaire. D’jo Militant à la Fédération anarchiste *** Le rendez-vous des internationaux Impressions du 8ième congrès de l’Internationale des Fédérations anarchistes – Carrare (Italie) – juillet 2008 Peu d’entre nous connaissent cette ville, hormis pour son marbre réputé depuis l’antiquité pour sa blancheur et sa pureté. Et pourtant cette ville est un haut lieu de mémoire du mouvement anarchiste italien, nombreux parmi les carriers furent des sympathisants ou des militants de notre mouvement. C’est aussi une des rares villes qui, à l’initiative des partisans anarchistes, se libéra du fascisme, ce qui explique la place et la légitimité des anarchistes encore aujourd’hui dans cette cité. C’est aussi et c’était la raison de notre présence à Carrare en juillet 2008, la ville où fut créée, il y a quarante ans, l’Internationale des Fédérations anarchistes. Pas question ici de revenir sur la nature des débats sociaux et idéologiques qui nous occupèrent durant les trois jours du 8e Congrès de l’IFA, cet article ne vise qu’à tenter de redonner l’ambiance de ce qui fut pour ceux et celles qui purent y participer un grand moment de fraternité libertaire. En d’autres termes, il ne s’agit que d’un récit de voyage en pays d’anarchie. La délégation française était composée de dix-huit camarades, dont cinq militantes, bien équilibrée en âge de 22 à 56 ans. Six d’entre eux venaient de région parisienne, un de Tours, un de Marseille, deux de Gap, trois de Chambéry, un de Strasbourg, deux du Vercors, un de Charente. Certes, l’ouest de l’Hexagone était sous-représenté, sans doute un effet de l’éloignement. Notre arrivée à Carrare fut l’occasion d’une grande émotion. Imaginez la place centrale d’une ville moyenne, au premier étage du théâtre communal un drapeau noir et rouge de trois mètres sur quatre avec en dessous un calicot indiquant « Union des groupes anarchistes de Carrare »... Ici, nous sommes chez nous. Ce lieu, l’espace Germinal, fut réquisitionné à la Libération par les partisans anarchistes qui en firent le siège de leur mouvement, ce qu’il est resté depuis. C’est là que se tint le congrès de la fondation de l’IFA en 1968, c’est là qu’aurait dû se tenir notre congrès mais, malchance, la bâtisse est vieille et mal entretenue par la ville. Nous fûmes donc obligés de nous replier sur le théâtre Garibaldi. Avant les travaux proprement dits, la réunion fut ouverte en plein coeur de la ville et en plein air, tout près du Centre culturel anarchiste (une bibliothèque et un lieu de réunion). Chaque délégation présenta en public son organisation. Suite à ces prises de parole, nous partîmes tous en manifestation dans Carrare, avec drapeaux et banderoles italienne, française, bulgare, biélorusse… Là encore un grand moment d’émotion car, au delà des chants révolutionnaires repris dans de multiples langues, nous fîmes un quasi-pèlerinage anarchiste. Régulièrement, le cortège faisait halte devant une plaque commémorative où un camarade italien accrochait quelques oeillets rouges avec une simple signature : « Les Anarchistes ». Ainsi, au fil du parcours, où nous fûmes à maintes reprises salués amicalement, voire applaudis par les passants, nous saluâmes la mémoire de Francisco Ferrer, dont le buste nous rendit un fraternel salut, des martyrs anarchistes massacrés par l’armée en 1894 et celle de l’une des figures majeures du mouvement anarchiste de Carrare, le camarade Alberto Meschi… dont le monument commémoratif démontre la place de notre mouvement dans la cité. De retour par la place Sacco-et-Vanzetti, auxquels nous laissâmes quelques fleurs et quelques pensées, nous partîmes nous restaurer. L’après-midi, le travail politique commença, mais là n’est pas mon propos. Les soirées, en revanche, doivent y figurer en bonne place, car elles furent de grands moments de fraternité libertaire où, au-delà des obstacles linguistiques, l’amitié put germer. En effet, tour à tour chaque délégation fit entendre quelques chansons de son répertoire anarchiste « local » et bien d’autres furent reprises en coeur par l’assemblée car appartenant à la culture internationale du mouvement. Comment faire partager ces moments qui furent pour nous une réalisation concrète – certes limitée – de notre idéal de solidarité et de respect. Beaucoup d’émotion qui, à coup sûr, restera gravée au coeur de ceux et de celles qui en furent et qui leur a redonné le goût de l’engagement et du combat anarchistes. La soirée se termina sur une grande place de la ville, sous l’oeil bienveillant de Francesco l’éducateur, où les chants révolutionnaires continuèrent, entrecoupés par les accordéons et les chants populaires des Pouilles, dont nous régalèrent trois compagnes italiennes. Petite fausse note écologique, la montagne de marbre autour de Carrare est ravagée par une exploitation massive et industrielle de sa richesse. Les saignées de la dynamite et du bulldozer y sont gigantesques, et la ville est la plus polluée d’Italie. Trois mille camions par jour pour convoyer la pierre arrachée à la montagne et la poussière de marbre font de ce haut lieu de notre mémoire, une fois encore, la démonstration que notre lutte pour une décroissance raisonnée et une société libertaire sont aujourd’hui une urgence absolue. Hugues (Membre de la délégation de la Fédération anarchiste) *** Agenda du Monde libertaire du 4 au 10 septembre 2008 Jeudi 4 septembre Rennes (35) Dans le cadre de la campagne antireligion de la Fédération anarchiste, le groupe la Sociale de Rennes organise à 20 heures au local la Commune, 7, rue de Châteaudun, un débat autour du thème: «Religions, gardiennes de toutes les injustices». Samedi 6 septembre Ploërmel (56) À l’initiative des groupes de Bretagne de la Fédération anarchiste, une mobilisation laïque et contre l’ordre moral est organisée, place Jean-Paul II: – 12heures: pique-nique anticlérical, devant la statue de Jean-Paul II (chacun apporte un plat et une boisson); – 15heures: rassemblement festif et blasphématoire devant la statue pour son retrait de l’espace public et son démantèlement (aux frais de l’ancien maire!), avec un lâcher de préservatifs car nous préférerons toujours la capote à la calotte, puis départ en manif. 17heures: salle des fêtes, réunion publique «Quelles résistances face à l’offensive religieuse?» Intervenant: Jocelyn Bezecourt, animateur du site http://www.atheisme.org/ Infos: fedeanar56(a)yahoo.fr Avignon (84) Rassemblement antinucléaire au parc des Libertés (île de la Barthelasse) à l’occasion de la venue de 27 ministres européens; à partir de 12 heures pique-nique musical avec, entre autres, le groupe Au fond à gauche. À partir de 14 heures, diverses interventions sur les thèmes suivants: nucléaire, France et Europe; risques concrets et contrôle indépendant du nucléaire; sortir du nucléaire. À partir de 16 heures, rencontres entre militants antinucléaires afin de se connaître et de préparer ensemble la suite de la lutte contre le nucléaire. Lundi 8 septembre Cuisery (71) Jusqu’au 20 septembre, exposition «Les hommes du jour», d’Aristide Delannoy (Un crayon de combat) présentée par la librairie Les Chats noirs. Office du tourisme, place d’Armes. Mercredi 10 septembre Marseille (13) Rassemblement à 14 heures pour Serge Reynaud, victime de la répression antisyndicale à La Poste, devant la Poste Colbert, rue Henri-Barbusse, 13001 Marseille, métro Colbert.Pas encore privatisée, déjà répressive. Paris (14e) Rassemblement à 14 heures pour Serge Reynaud, victime de la répression antisyndicale à La Poste, au 41, bd Romain- Rolland, 75014 Paris, métro Porte-d’Orléans. Pas encore privatisée, déjà répressive. Samedi 13 septembre Paris (11e) Manifestation organisée par la Fédération anarchiste pour souhaiter la malvenue au pape invité par président de la République française. Rassemblement à 14 heures sur la place de la République pour se rendre via la place de la Bastille à la place de la Nation. Paris (18e) À 15h30 à la bibliothèque La Rue, Sébastien Rutès viendra parler de son livre Le linceul du vieux monde (édition L’Atinoir, 2008), une enquête policière située dans le Paris de 1899 et mettant en scène Nino, vieux compagnon libertaire, et Oscar Wilde! 10, rue Robert- Planquette Paris 18e, métros Blanche ou Abbesses. Le programme 2008-2009 des rencontres-débats du samedi est en ligne sur le blog de la bibliothèque: bibliothèquelarue.over-blog.com Sansais (79) Fête Noire et Rouge à La Garette (Marais Poitevin, 10 km à l’ouest de Niort). Cette fête est organisée conjointement par le groupe Nous Autres de la FA, les camarades de la CNT locale et une association tout aussi locale: le MAC (Mouvement pour une alternative culturelle). 12 heures: repas partagé; 14 heures: politique et religieux, un rapport incestueux (conférence-débat); Oaxaca entre rébellion et utopie (film documentaire); débats improvisés; le soir repas, et, à 20 heures concert avec Rab (Punk-core), Kyma (politik electrorap), et Rudy’s back sound antisystem (Ska Skinhead-Reggae Punk Soul…) Mardi 16 septembre Metz (57) À 20 heures, débat « Le patronat veut en finir avec le monde ouvrier », précédé du documentaire d’Helen Richards, L’envers de la réussite. Caveau du café Jehanne-d’Arc, place Jeanne-d’Arc à Metz. Lundi 15 septembre Paris (11e) Jusqu’au 17 septembre à 19heures, les Enfants d’Antonin vous invite à la représentation de Café Panique, de Roland Topor. Un apéro spectacle conçu et interprété par Guillaume Jaspart. Roland Topor ne décrit pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’il le voit en substance, en posant une question fondamentale: Peut-on rire de tout? À la Miroiterie, 88, rue de Ménilmontant, 75020 Paris. Entrée Libre (PAF). Contact: 06 50 35 75 27 Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste Chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs pour deux euros _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: .. Jeu 11 Sep - 12:39 | |
| « La théologie, c’est simple comme dieu et dieu font trois. » Jacques Prévert *** Editorial du Monde libertaire # 1524 du 11 au 17 septembre 2008 Joseph Ratzinger, alias « le Pape », chef du minuscule État du Vatican, est invité cette semaine par le président Nicolas. Un naïf pourrait se demander pourquoi le chef d’un État laïc invite ce malfaiteur de l’humanité, gourou d’une des plus redoutables sectes de la planète, à venir célébrer le cent-cinquantenaire des hallucinations de Bernadette Soubirous à Lourdes. Ce naïf ne tiendrait pas compte des relations privilégiées qu’entretient le comte-président de Nagy-Bocsa avec cette organisation criminelle. Pendant des siècles, les représentants de « l’Église catholique, apostolique et romaine » ont terrorisé le monde en imposant leurs diktats par la force à travers l’Inquisition qui fit des millions de victimes. Il y a peu encore, ils soutenaient les dictatures les plus infâmes d’Amérique du Sud et bénissaient les tortionnaires. Nicolas Sarkozy a affirmé lors de son discours à Latran que jamais l’instituteur ne remplacera le curé. Heureusement, car ce n’est pas son rôle ! Il doit éveiller nos enfants, alors que le curé les plonge dans l’obscurantisme. Lors de l’hommage rendu par la République à ses soldats morts pour les trafiquants de drogues afghans, il a été vu en train de faire le signe cabalistique de reconnaissance des adeptes de cette coterie. Ce signe de croix symbolise d’ailleurs la rédemption par la douleur, qui est une des croyances principales des zélateurs de ce dogme. Tant que nos dirigeants resteront prisonniers de ce carcan mental qu’est la religion, notre société ne pourra pas évoluer. Ils continueront à nous gouverner en prenant modèle sur cette maffia qui depuis plus de deux millénaires prétend nous dicter notre conduite. Leur éthique est calquée sur celle de ces salops qui pensent que seule une élite peut savoir ce qui est bon pour la multitude. Il n’y a qu’à voir les lois que nos gouvernements nous imposent. C’est bien parce qu’ils croient aux vertus rédemptrices de la douleur qu’ils ne remboursent plus les médicaments dits de « confort » ou qu’ils ont créé des franchises médicales. Si tu es pauvre, c’est que tu es fautif et il faut donc que tu rachètes tes fautes en souffrant. Le Revenu de solidarité active, nom ronflant appelant à l’action, n’a de solidaire que le nom et fait plutôt appel à la charité des classes moyennes pour soulager les patrons qui ne peuvent se permettre de donner un vrai emploi à ceux qu’ils exploitent. Gageons que bientôt celui-ci remplacera les Smics dont nos patrons veulent s’émanciper. L’État-providence dont on nous rebat les oreilles répand en fait sa manne plus sur les entreprises que sur les exclus de la société. *** Sommaire du Monde libertaire # 1524 du 11 au 17 septembre 2008 Monsieur Tout Blanc, Prévert et Sarko, par M. Rasjfus, page 3 Après Rasjfus, Paco en remet une couche sur le pape, page 5 Le train de l’État roule pour les pèlerins, par M. Lepic, page 6 Brèves de combat, page 8 Mise à mort de l’école, par Darcos, par V. Benito, page 9 Syndicats automnaux, par J.-P. Germain, page10 Les migrations bien contrôlées, par Dr Martius, page 11 RSA, gagner plus de précarité, par S. Chemin, page 12 Des nouvelles du Venezuela, interview, page 15 L’école à révolutionner, par H. Lenoir, page 18 Tempêtes sur La Hague, par S. Moulis, page 18 Carrare, par le secrétariat international, page 19 L’ami Nardo nous a quittés, par F. Gomez, page 20 La vie du mouvement, page 21 La plus rebelle des radios, page 22 Carnet de bal, page 23 *** Monsieur Tout Blanc, Prévert et Sarko Dans les régimes à tendance totalitaire, l’ordre moral vient toujours à la rescousse de l’ordre public. À cet effet, la religion joue fréquemment un rôle primordial. Surtout lorsqu’il convient de calmer les esprits et de convaincre les récalcitrants de la nécessité de la soumission aux autorités. Monsieur Tout Blanc, comme disait Léo Ferré, sera à Paris le 13 septembre et reçu à l’Élysée comme un monarque ou plutôt comme un chef d’État et un symbole religieux fort. Attention : si les Parisiens se hasardent à manifester contre la présence de Benoît XVI dans la capitale, les policiers les traiteront certainement comme ils l’ont fait, il y a quelques mois, lors du passage de la flamme olympique. Le pape du sida Nombreux sont les athées, les libres penseurs et plus généralement les anticagots qui n’ont pas oublié le discours prononcé à la Basilique Saint-Jean-du-Latran de Rome, en décembre 2007, lorsque Nicolas assénait; « Jamais l’instituteur ne pourra remplacer le prêtre ou le pasteur! » En quelques mots, le président d’une République qui avait été laïque, nous tranformait en obligés de la chrétienté. Tout en se gardant bien de tresser des lauriers aux imams. Il y a quand même des limites… Le bon peuple, ravi, fera peut-être une ovation à l’assassin par destination des populations du tiers-monde au travers de l’interdit majeur du préservatif. Le sida serait-il un juste châtiment de Dieu? De braves cons se presseront sur l’Esplanade des Invalides pour acclamer celui qui dénonce la contraception conçue par le Diable pour inciter nos compagnes à « fauter » sans remords. La « pipolisation » admet de ces grands écarts permettant de célébrer un jour le pape et le lendemain Madonna. Il est vrai que le gogo n’a pas la narine fragile. Un avertissement, pourtant : si les empereurs romains promettaient du pain et des jeux, le roi Nicolas ne promet que certains jeux. En un temps où il paraît naturel de voir se multiplier les processions hors des lieux réservés au culte – le 150e anniversaire des visions de Bernadette Soubirous à Lourdes en est un bon exemple – les princes qui nous gouvernent aimeraient bien que les dévotions à la Vierge Marie puissent se multiplier. Sans trop nous attarder sur ce sujet, conseillons pourtant la lecture du Lourdes de Zola où il est possible de découvrir les curieuses pratiques du Bureau des constatations des miracles. En ce mois de septembre 2008, le miracle ce n’est plus la multiplication des pains mais la baisse du pouvoir d’achat. « Laïcité positive », mon oeil ! Pour ne pas nous laisser étourdir par la visite du Souverain-pontife, comme disent les croyants, attachons-nous à redécouvrir l’oeuvre de Jacques Prévert. Lequel n’a jamais cessé de tirer à boulets rouges sur les hommes en noir. L’auteur de Paroles avait bien compris que l’ennemi ne se trouvait pas seulement au sein des institutions policières et militaires. Il considérait que devaient être mis dans le même sac à punaises ceux qui bénissent les crimes commis au nom de l’ordre. Dans ce sens, il est indispensable de relire Les Grands Cimetières sous la lune, de Georges Bernanos. Cette lecture permet de bien connaître les choix de l’Église de Rome à l’heure où son enseignement est en péril. Plutôt Franco que le « frente popular ». De la même façon, nous sommes édifiés sur cette « laïcité positive » décrite par Nicolas Sarkozy. Cette approche habile n’étant rien d’autre que la négation de la séparation de l’Église et de l’État qui régit le pays depuis 1905. Nous savons ce qu’il en est désormais et particulièrement depuis que l’hôte de l’Élysée ne cesse de gloser sur « les racines chrétiennes de la France ». Une certitude désormais; dans notre Ve République, l’ordre et la religion sont redevenus inséparables, dans le plus mauvais sens du terme. Friedrich Nietzsche l’avait bien compris lorsqu’il interpellait ses semblables outrageusement pieux: « Vous dites que vous croyez à la nécessité de la religion? Soyez sincères! Vous croyez à la nécessité de la police! » Face à une situation préoccupante, il ne faut jamais négliger la dérision active de Jacques Prévert. Faute de pouvoir nous opposer de façon efficace aux gesticulations de Monsieur Tout Blanc, car la police de la République lui fera une garde d’honneur, consolons-nous avec quelques nasardes. « C’est absurde », mais ça marche! Si seulement les railleries pouvaient représenter autant de peaux de banane – en fait de véritables croche-pieds –, notre moral s’en trouverait fortifié.Tout le talent anticlérical de Jacques Prévert se manifeste dans ces Souvenirs de famille ou l’Ange garde-chiourme où Jésus apparaît dans sa majesté triomphante: «… Il chassait les marchands du Temple. Pas de scandale, disait-il, pas de scandale, ceux qui frapperont par l’épée périront par l’épée… pourtant les bourreaux professionnels crevaient de vieillesse dans leur lit, personne ne touchait un rond, tout le monde recevait des gifles mais il défendait de les rendre à César… » _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: .. Jeu 11 Sep - 12:39 | |
| Toute la dramaturgie du christianisme est démontée dans ce texte qui nous permet de regarder d’un oeil différent ceux qui portent la parole divine. Ainsi Tertullien, l’un des pères de cette Église, allait même jusqu’à proclamer: « Je crois parce que c’est absurde! » C’est ainsi que l’histoire des Évangiles n’aurait été qu’un recueil de racontars si, heureusement, Judas n’avait pas vendu Jésus pour trente deniers. Faute de quoi le fils de Dieu n’aurait jamais été accroché sur la croix en lieu et place de Barabbas, le bon larron. Et Prévert s’en donne à coeur joie: «… Ça n’allait déjà plus tout seul quand un jour le voilà qui trahit Judas, un de ses aides. Une drôle d’histoire: il prétendit que Judas devait le montrer du doigt à des gens qui le connaissaient fort bien lui-même depuis longtemps et sachant que Judas devait le trahir, il ne le prévint pas… » Diable ! Quelle histoire. Pour un peu, nous aurions raté l’épisode de la Crucifixion puis, nécessairement, celui de la Résurrection, ainsi que tout cet ordre chrétien qui allait s’instaurer pour dominer le monde. À quoi peut bien tenir la réussite d’une secte… Fort heureusement, Prévert nous renvoie à l’histoire mythique, source de toutes les superstitutions. Jésus sera donc logiquement crucifié. «… Bref, le peuple se met à hurler Barabbas, Barabbas, mort aux vaches, à bas la calotte, et, crucifié entre deux souteneurs dont un indicateur, il rend le dernier soupir. Les femmes se vautrent sur le sol en hurlant leur douleur, un coq chante, et le tonnerre fait son bruit habituel. » Que voilà une histoire réaliste, que même les petits enfants peuvent comprendre aisément sans que l’on se donne la peine de la répéter plusieurs fois. Ce que Jacques Prévert a bien compris qui tire sa conclusion en grand pédagogue anticlérical: «… Confortablement installé sur son nuage amiral, Dieu le Père, de la Maison Dieu Père, Saint Esprit et compagnie, pousse un immense soupir de satisfaction… Et Dieu Père s’écrie: Que je sois loué, que ma sainte raison sociale soit bénie, mon fils bien aimé a la croix, ma maison est lancée! » Un Diable nommé Sarkozy Décidément, on ne lit pas assez Prévert, même si de nombreux lycées et collèges portent son nom. Qui, mis à part quelques bons bougres, pourraient encore citer ces Saintes Écritures qui n’ont rien perdu de leur pouvoir anticlérical ravageur. « Dieu est aussi un prêteur sur gages Un vieil usurier Il se cache dans une bicoque Tout en haut du Mont-de-Piété Et prête à la petite semaine Au mois au siècle et à l’éternité Et ceux qui redescendent avec un peu d’argent En bas dans la vallée le Diable les attend Il leur fauche leur fric Il leur fout une volée… » Pourquoi faut-il que les mauvais esprits mettent un nom sur le Diable du moment: un certain Sarkozy, qui feint d’être confit en dévotion et nous promet le paradis, non pas sur terre mais au plus haut des cieux. En ce sens, la visite à Paris de Monsieur Tout Blanc est loin de nous annoncer la félicité promise par l’Église et pas d’avantage cette « bonne pluie de roses » destinée aux pauvres d’esprit. Maurice Rasjfus *** Agenda du Monde libertaire du 11 au 17 septembre 2008 Samedi 13 septembre Paris (11e) Manifestation organisée par la Fédération anarchiste pour souhaiter la malvenue du pape. Rassemblement à 14heures sur la place de la République pour se rendre via la place de la Bastille à place de la Nation. Paris (18e) À 15h30 à la bibliothèque la Rue, Sébastien Rutès viendra parler de son livre Le linceul du vieux monde (édition L’Atinoir, 2008), enquête policière située dans le Paris de 1899 et mettant en scène Nino, vieux compagnon libertaire, et Oscar Wilde. 10, rue Robert-Planquette, Paris 18e, métros Blanche ou Abbesses. Le programme 2008-2009 en ligne sur bibliothèquelarue.over-blog.com Sansais (79) Fête Noire et Rouge à la Garette (marais poitevin, 10 km à l’ouest de Niort) organisée par le groupe Nous Autres de la Fédération anarchiste, la CNT locale et une asso du cru: le MAC (Mouvement pour une alternative culturelle). Mardi 16 septembre Metz (57) À 20 heures, débat: « Le patronat veut en finir avec le monde ouvrier » précédé du documentaire d’Helen Richards, L’envers de la réussite. Caveau du café Jehanne-d’Arc. Place Jeanne-d’Arc à Metz. Lundi 15 septembre Paris (20e) À 19 heures, Les enfants d’Antonin vous invite à la représentation de Café Panique, de Roland Topor. Un apéro spectacle conçu et interprété par Guillaume Jaspart: « Peut-on rire de tout? » À La Miroiterie, 88, rue de Ménilmontant, 75020 Paris. Entrée Libre (PAF). Contact: 0650357527. Mercredi 17 septembre Paris (20e) À 19 heures, Café Panique de Roland Topor, voir plus haut. Vendredi 19 septembre Paris (5e) Pendant deux journées consécutives se tiendra le colloque européen « Droit à l’avortement: quels enjeux pour les femmes en Europe? » Organisé par le Planning Familial. Maison de la Mutualité, boulevard Saint-Germain, métro Maubert-Mutualité. Inscription en ligne: www.planningfamilial.org/colloqueavortement.Ivry (94) Claude Semal accompagné par Éric Drabs (guitare, piano, etc.) Forum Leo-Ferré.11, rue Barbès. Tél. 0146726468. Métro: Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry. En tramway: station Porte-d’Ivry. Samedi 20 septembre Saint-Avertin (37) L’Union départementale syndicale Solidaires 37 organise de 15h30 à minuit un forum-débat-concert: « La décroissance», avec Michèle Dessenne, porte-parole nationale du MPEP: 1968-2008, quelles leçons pour quels combats? Gisèle Moullier, militante aux chèques postaux parisiens en 1968 et Christian Mahieux, secrétaire national de Sud Rail et de Solidaires. Concerts à 17h30 et à partir de 21 heures avec 1/G (punk mélodique), Modor (pub rock), Fred Alpi (rock alternatif) et La tête dans l’sac (ska rock). 18, rue de l’Oiselet, maison des syndicats. Librairie, buvette, restauration prévues sur place ainsi que la présence d’une dizaine de stands d’associations et de collectifs locaux. Réservation des repas conseillée au 0675471910 (prix 5 euros). Ivry (94) Laurent Viel accompagné par Thierry Garcia chante Jacques Brel. Forum Leo-Ferré.11, rue Barbès. Tél. 0146726468. Métro: Pierre-Curie ou Porte d’Ivry. En tramway: station Porte d’Ivry. Vendredi 26 septembre Périgueux (24) Bruno Daraquy présente son nouveau tour de chant À Toi, au Paradis, 8, place Faidherbe, à 21heures. Il est accompagné au piano par Nathalie Fortin. Représentation les 26 et 27 septembre. Réservation conseillée (50 places): 0553064037 ou 0553064000 Ivry (94) Jehan en solo présente son nouveau CD « À la croque-ausel ». Forum Leo-Ferré.11, rue Barbès. Tél. 0146726468. Métro: Pierre-Curie ou Porte d’Ivry. En tramway: station Porte d’Ivry. Samedi 27 septembre Paris (13e) Les Amis de la Commune de Paris font une fête commémorative de 15 heures à 20 heures. Stands de librairie et buvette, animations avec Riton la Manivelle et d’autres musiciens. 17h30. Intervention suivie d’un débat sur la Commune et le droit au logement. 18h30, apéritif communard avec Marc Perrone et Marie-Odile Chantran. Place de la Commune de Paris sur la Butte-aux-Cailles. Métro: Place d’Italie ou Corvisart. Ivry (94) Jeanne Garraud accompagnée par Vanesa Garcia à la batterie et aux percussions. Forum Léo-Ferré.11, rue Barbès. Tél. : 0146726468. Métro: Pierre-Curie ou Porte-d’Ivry. En tramway: station Porte-d’Ivry. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des Fédérations Anarchistes Chaque jeudi en kiosque, 24 pages en couleurs pour deux euros www.federation-anarchiste.org _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: .. Ven 26 Sep - 11:42 | |
| « Un capitalisme sans banqueroute est comme un christianisme sans enfer. » Frank Borman * Sommaire Travailleurs blousés, patrons flouzés, par Sami Chemin, page 3 Services publics à la trappe, par S. Chemin, page 3 Amis, donnez pour que l’école dure, par I. Aubel, page 4 Nouvelles des fronts, par H. Lenoir, page 5 Des brèves qui font mal, page 6 Ça dégraisse, par J.-P. Levaray, page 7 La chasse aux pauvres continue, par C. Danis, page 8 Sautés de banques, par J. Langlois, page 9 Décroi-science, par X. Beckaert, page 11 Point de vue anarcho-russe, page 14 L’imbroglio bolivien, par P. Sommermeyer, page 15 L’argent qui pue, par N. Potkine, page 16 Le Dictionnaire de l’anarchie, par et de M. Ragon, page 17 Bon anniversaire, Louis, par R. Burget, page 19 Rock à Cuba, page 20 Une vie pleine de mouvements, page 21 Notre radio, page 22 Agenda, page 23 * Editorial du Monde libertaire # 1526 du 25 septembre au 1er octobre 2008 Encore une sale semaine pour les Terriens. Le sacro-saint capitalisme étale ses nuisances et ses failles. Les marchés financiers sont « nerveux ». En sabir néolibéral boursier, ça veut dire que la panique augmente à l’étranger et aux États-Unis. D’après certaines informations, la Banque fédérale yankee – entendons le porte-monnaie des citoyens US – va allonger pas moins de 800 milliards de dollars pour racheter tout plein de titres pourris que personne ne veut plus. Le complexe d’assurances AIG est sauvé à ce prix, en clair il est nationalisé (eh oui) et on préserve 0,8 % de croâssance. Gros à parier que la crise une fois passée – si elle doit passer –, les gribouilles s’empresseront de reprivatiser, selon le bon vieux plan qui a fait ses preuves : nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices, et que les cocus défilent avec la techno ! Cheu nous, tout est bon pour calmer les petits boursicoteurs inquiets du côté « portefeuilles » : Radio Paris ose ressortir, tel un hareng de la saumure, l’inusable Peyrelevade – vous vous rappelez çui qu’a failli le Crédit Lyonnais et l’ensuivie dette faramineuse épongée par vous et moi. Qu’ose-t-il bêler dans le micro, l’incapable patenté? Un bon gros titata bien fumant : « Vous n’avez rien à craindre. » Sans doute, avec ses petites mains blanches d’exploiteur, la crise financière et la récession il va les arrêter net aux frontières – telles les nuées de Tchernobyl. Malgré l’incompétence et l’échec de l’économie de marché, la Voix de son maître, toujours elle, déroule le tapis rouge aux nouveaux riches et aux voyous qui s’engraissent du système sur le dos des gueux : Soros sans rougir avoue 32 % de gains dans ses placements, Tapie pleurniche et touche un jackpot de 45 millions d’euros, Georges Ghosn, royal, dégraisse 6000 renault pour maintenir les 15 % de profit annuel des actionnaires, et tout ça avec la morgue froide du winner qui lampe son caviar dans un pince-fesse à Matignon. Entre réassurances lénifiantes et annonces de fin du monde, qui croire ? Est-ce la stratégie du choc chère à Naomi Klein ? Bon, on vous souhaite malgré tout une bonne semaine, surtout si vous ne fumez pas (+ 10 % sur les cigarettes), surtout si vous n’êtes pas sans emploi (le financement de la RSA est épargné aux électeurs friqués), surtout si vous ne cherchez pas un logement (augmentation exponentielle du nombre de SDF, dont un tiers a un emploi), surtout si vous n’êtes pas malade (le service public Hôpital limite ses dépenses pour maintenir les exonérations fiscales des entreprises), etc. Et si on songeait enfin à la rév… * Un Dictionnaire de l’anarchie Par Michel Ragon Le 2 octobre prochain sortira en librairie un Dictionnaire de l’anarchie concocté par Michel Ragon. Trois cent soixante-dix entrées, certaines très longues (Proudhon, Bakounine, Kropotkine, etc.), certaines d’à peine quelques lignes, pour tenter de restituer la pensée libertaire volée par les médias. Il ne s’agit pas d’un dictionnaire des militants mais plutôt de la pensée anarchiste dans le monde contemporain (répercussions sur la pensée de Camus, Sartre, Breton et d’autres plus inattendus). Nous publions ici des extraits de son introduction. Michel Ragon, Dictionnaire de l’anarchie, édité par Albin-Michel. Sortie prévue le 2 octobre Après la Seconde Guerre mondiale, l’internationalisation du marxisme semblait mettre l’anarchie dans les oubliettes de l’histoire. Mais rien n’est jamais sûr. L’impensable faillite du communisme en URSS et dans les pays européens écrasés par le bolchevisme a fait resurgir la pensée libertaire. Original par rapport aux théories socialistes ou libérales, anti-étatiste, dénonçant toute dictature, fût-elle prolétarienne, l’anarchisme a même suscité d’étonnants revirements d’idées chez des intellectuels aussi engagés avec le Parti communiste qu’André Breton et Jean-Paul Sartre « Pourquoi, déclarait André Breton au début des années 1950, pourquoi une fusion organique n’a-t-elle pu s’opérer à ce moment (lors de la naissance du surréalisme) entre éléments anarchistes proprement dits et éléments surréalistes? J’en suis encore, vingt-cinq ans après, à me le demander. » Et Sartre, à la fin de sa vie, disant ne plus se reconnaître dans le marxisme: « J’aime bien rappeler les origines un peu anarchistes de ma pensée. J’ai toujours été en accord avec les anarchistes, qui sont les seuls à avoir conçu un homme complet, à constituer par l’action sociale, et dont le principal caractère est la liberté. » On croit rêver. D’aberration en aberration, l’anarchie est devenue une mode. Un flacon de parfum s’est même, voilà peu, baptisé Anarchiste. Guy Sorman, auteur de La Révolution conservatrice américaine, prône un « conservatisme libertaire ». Emmanuel Le Roy Ladurie se dit « libéral-libertaire », et Alain Touraine « socialo-libertaire ». En mars 1983, dans le Magazine littéraire, Jean-Jacques Brochier consacrait un long article à « Sollers anarchiste », et, en avril, un non moins long article à « l’anarchiste cérébral » Georges Simenon. La méthode est bien connue. Cajolons l’adversaire pour mieux l’étouffer. L’anarchie a une longue histoire et, au début du XIXe siècle, William Godwin et Charles Fourier peuvent être considérés comme des précurseurs de l’anarchisme. Pourtant, le véritable théoricien de l’anarchie, c’est Proudhon. Proudhon se proclame anarchiste et élabore une doctrine qui demeurera à jamais concurrente de celle de son contemporain et ennemi Karl Marx. Pourtant, à la mort de Proudhon, en 1865, il n’existait aucun mouvement anarchiste, ni en France ni ailleurs. Bien que les ouvriers parisiens qui firent la Commune de 1871 fussent, selon l’expression de Karl Marx, « infectés de proudhonisme ». L’anarchie, comme mouvement politique, ne commence que vers 1880, et l’ancêtre, « le père de tous les anarchismes », c’est Bakounine exclu en tant que tel par Marx de l’Internationale. L’anarchie se situe en dehors des partis et les récuse tous. Bien que la politique ouvrière française, à la fin du XIXe siècle, ait été foncièrement anarchiste, débouchant sur l’anarchosyndicalisme. La difficulté de cerner l’anarchisme, c’est justement qu’il n’est pas un parti, mais l’association, parfois tumultueuse, de nombreuses tendances. Quoi de commun entre l’anarchisme individualiste, qui va de Stirner à Émile Armand, et le communisme libertaire de Kropotkine sinon une opposition totale à l’embrigadement étatique? Rien de commun entre le pacifisme intégral de Louis Lecoin et sa défense des objecteurs de conscience, et le nihilisme teinté de terrorisme. Rien de commun entre l’antipatriotisme, l’antimilitarisme, qui sont l’un des aspects les plus connus de l’anarchisme, et un patriote ukrainien anarchiste, valeureux guerrier, comme Makhno. Rien de commun… Eh bien si, malgré des oppositions aussi vives, nous verrons que l’esprit libertaire se trouve aussi bien chez des hommes de guerre comme Makhno et Durruti, que chez des pacifistes comme Stirner ou Thoreau. Le mouvement anarchiste n’est pas un parti politique. Sa doctrine est floue, parfois contradictoire. Avec néanmoins des constantes. Par exemple la négation de l’autorité, de toute autorité. « Il y a plusieurs variétés d’anarchistes, écrit Sébastien Faure dans l’Encyclopédie anarchiste, mais tous ont un trait commun qui les sépare de toutes les autres variétés humaines. Ce point commun, c’est la négation du principe d’autorité dans l’organisation sociale et la haine de toutes les contraintes qui procèdent des institutions fondées sur ce principe. Ainsi, quiconque nie l’autorité et la combat est anarchiste.» Négation de l’autorité et révolte. Dans sa «Lettre aux anarchistes» (12 décembre 1899), Fernand Pelloutier écrit : « Nous sommes des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, ni maîtres, sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme moral ou matériel, individuel ou collectif, c’est-à-dire des lois ou des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les amants passionnés de la culture de soi même.» La révolte peut amener la violence, dont Sébastien Faure disait qu’elle était une « nécessité douloureuse ». Si la violence est aujourd’hui rejetée par les fédérations anarchistes (la violence des années 1970-1980 n’est plus le fait des anarchistes devenus non violents et pacifistes, mais de groupuscules marxistes-léninistes : bande à Baader en Allemagne, Brigades rouges en Italie, Action directe en France), l’histoire de l’anarchie comporte cependant une tradition de la violence. _________________ concéder, c'est se rendre .
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|  | | buenaventura Langue pendue

Nombre de messages: 2488 Date d'inscription: 17/02/2005
 | Sujet: .. Ven 26 Sep - 11:42 | |
| Les courants libertaires sont aujourd’hui multiples et touchent le monde entier. Toujours importants en Italie, en Espagne et en France, nombreux en Amérique latine, c’est sans doute aux États-Unis que l’anarchisme connaît sa plus féconde activité théorique, par sa présence dans les universités (Murray Bookchin, Noam Chomsky) et dans le monde du spectacle (du Living Theater à John Cage). L’anarchisme aux États-Unis demande une étude spécifique, ce que Ronald Creagh a d’ailleurs réalisé par sa thèse de doctorat en 1978. L’anarchisme a resurgi en Grèce, en Turquie, en Yougoslavie et dans les pays scandinaves. Et, bien sûr, en Russie et en Ukraine, délivrés du joug bolchevique. Dans sa préface au livre d’Alain Pessin, La Rêverie anarchiste (1982), Gilbert Durand met l’accent sur la nouvelle pratique sociologique qui se refuse à considérer l’anarchiste comme un marginal. « Le mouvement anarchiste, écrit-il, se situe dans ces phénomènes de marginalisation qui, selon nous – mais déjà selon Marx dans son analyse de la société de la première moitié du XIXe siècle –, sont le sel fécond de toute société. » Dans les dernières décennies du XXe siècle, la sociologie et la philosophie universitaires se sont emparées de la pensée libertaire, même (et c’est souvent le cas pour les vedettes) lorsqu’elles ne citent pas leurs sources. Les études sur l’histoire et l’actualité de l’anarchie sont aujourd’hui nombreuses. Pessin, Manfredonia, Creagh, Onfray ont donné à la pensée libertaire de nouvelles perspectives, même si celles-ci effarouchent parfois le militantisme traditionnel. Gaetano Manfredonia souligne que « la composition sociale des militants [est] de plus en plus issue des classes moyennes salariées » et que le mythe du Grand Soir « ne fait plus recette ». « Ne fait plus recette », mais galvanise néanmoins encore les jeunes militants. L’idée même d’une révolution sociale insurrectionnelle, poursuit Manfredonia, demeure plus un mythe qu’une éventualité évidente, quand cette perspective était ancrée au plus profond des espérances anarchistes au début du XXe siècle. Car si la philosophie anarchiste n’a jamais été « ouvriériste », si ses principaux théoriciens (à part Proudhon) n’étaient pas des hommes du peuple (Bakounine et Kropotkine aristocrates, Fénéon intellectuel bourgeois, Élisée Reclus savant géographe), la majorité des militants furent néanmoins et, pendant longtemps, des artisans : cordonniers, imprimeurs… Symboliquement, la couverture de la revue de Pouget, Le Père Peinard, célébrait un cordonnier à son établi. En 1894, la police lyonnaise fichait cent cinquante-deux anarchistes. Parmi ceux-ci, 55 % étaient des artisans: trente-neuf cordonniers, seize tisserands, onze plâtriers, huit teinturiers. Les marxistes n’accusaient-ils pas les anarchistes d’être des produits de métiers en voie de disparition? Mais le travail de ces métiers artisanaux permettait la rêverie. On sait que les cordonniers, notamment, étaient de grands lecteurs. L’industrialisation de la cordonnerie et du tissage a balayé cette culture ouvrière. L’échec de toutes les révolutions populaires a mis à mal le messianisme. Les nouveaux penseurs de l’anarchie se livrent à une complète reformulation des théories. Subsistent, subsisteront toujours le rejet de l’État, du pouvoir (de tous les pouvoirs) et la fringale de liberté (de toutes les libertés). Mais que sont aujourd’hui les États nationaux dans le contexte du capitalisme mondial? Les anarchistes participent évidemment aux manifestations antimondialistes et écologistes. On les retrouve dans l’épopée du Larzac, dans les rassemblements contre les sites nucléaires, parmi les arracheurs de maïs transgénique. Le situationnisme, les provos d’Amsterdam, Solidarnosc, autant de sursauts libertaires et revendiqués comme tels. L’activité des militants anarchistes se retrouve aujourd’hui dans la critique des bureaucraties syndicales, dans la solidarité avec les objecteurs de conscience et les insoumis, dans les critiques de l’enfermement psychiatrique et de l’indigence carcérale, dans l’aide aux sans-papiers, aux sans-logis, aux SDF, aux expropriés. On les retrouve encore parmi les théoriciens de la décroissance et les adversaires du matraquage de la publicité (les Déboulonneurs de pub). On les retrouve toujours dans les luttes féministes.Toujours, puisque les anarchistes se sont démarqués des partis ouvriéristes en préconisant, dès le début du XXe siècle, des réformes fondamentales: moyens contraceptifs, droit à l’avortement, sexualité consciente, limitation des naissances, union libre. Combien ont été condamnés à la prison pour propagande interdite, aujourd’hui normale? Les anarchistes ont prôné, malgré la malédiction qui les poursuivait, ce qui est devenu le planning familial. Enfin, Internet donne une puissance nouvelle à l’Internationale anarchiste puisqu’il permet un contact permanent, de pays à pays, de continent à continent. Les liens internationaux sont devenus plus faciles, plus immédiats et la propagande plus directe. Le capitalisme dénoncé par Marx était absolument sordide. Mais il n’était qu’une préface malhabile à ce qui est devenu le capitalisme mondial d’aujourd’hui. Face à celui-ci, que dire, que faire, sinon espérer ce que Jean Préposiet énonçait dans son excellente Histoire de l’anarchisme (1993): « Sans l’aiguillon libertaire, le pouvoir ne douterait jamais de lui-même. L’anarchisme reste la mauvaise conscience de l’autorité. » M. R. * Agenda du Monde libertaire # 1526 du 25 septembre au 1er octobre 2008 Vendredi 26 septembre Metz (57) Fête de la CNT, 20 heures, au bar de la Comédie, débat « Penser global, agir local » suivi de David Vincent et ses mutants. Au bar le Flamenco, débat « Fichage ADN, constructions de nouvelles prisons, rétention de sûreté » suivi des Boulettes russes. Au bar de la Chenille Bleue, débat « De la montée des discriminations à la poussée de l’extrême droite » suivi de The Sioux. Au bar la Tedesco, débat « Homophobie, sexisme » suivi de Pitou. Liste des festivités au 06 88 08 49 59. Gennevilliers (92) 20h30. La CGT Éduc’action, la CNT Éducation et SUD Éducation vous invitent à une projection/débat sur le mouvement Freinet et son histoire. Bourse du travail, 3, rue Lamartine, près du métro Asnière-Gennevilliers (Gabriel- Péri). Caen (14) 20 heures Projection débat autour du film/détournement La dialectique peut-elle casser des briques? Discussions autour des situationnistes et du détournement; au Pavillon Noir, 10, bd Poincaré. Périgueux (24) Bruno Daraquy accompagné au piano par Nathalie Fortin, présente son nouveau tour de chant « À Toi » au Paradis, 8, place Faidherbe, à 21h00. Réservation conseillée: 05 53 06 40 37 Samedi 27 septembre Metz (57) Fête de la CNT, 16 heures, manif pour la défense de nos acquis sociaux. 18 heures, meeting de la CNT. Suivi de concerts avec Young Soul Rebel, Redkick, Bull Brigade, Two Tone Club au bar de la Chenille Bleue (PAF 10 euros, 8 euros pour les précaires). Liste des festivités au 06 88 08 49 59. Brioude (43) 20h30. Conférence Pierre Monatte et le syndicalisme révolutionnaire à la Halle aux Grains, animée par Miguel Chueca. Périgueux (24) Bruno Daraquy au Paradis, 8, place Faidherbe, à 21h00. Voir plus haut. Paris XIIIe Les Amis de la Commune de Paris font une fête commémorative de 15 heures à 20 heures. Stands de librairie et buvette, animations avec Riton la Manivelle et d’autres musiciens. 17h30, Intervention suivie d’un débat sur la Commune et le droit au logement. 18H30, apéritif communard avec Marc Perrone et Marie-Odile Chantran. Place de la commune de Paris sur la Butte aux cailles. Métro Place d’Italie ou Corvisart. Ivry (94) De 12 à 20 heures. C’est la Fête de Radio Libertaire. à Ivry! Musique, avec Moustache (14 heures) qui chantera Brassens et les autres, la chorale Le Coeur du Peuple (16 heures) et Fred Alpi (18 heures). Espace consacré aux logiciels libres, projection de Cosette réalisé par Laurent de l’émission « Léo 38 », ateliers pour les enfants (sculpture, dessin, écriture, théâtre) et Nono le clown des Batignolles. Pour les petits et les grands, spectacle de capoeira. La radio avec son studio sur place retransmettra les concerts. Auditeurs et animateurs pourront échanger à loisir. Deux bars, grillades, cuisine chilienne. Au Squatt «Sans Plomb», 38 rue Gabriel Péri à cinq minutes à pieds du M° Mairie-d’Ivry, 10 minutes de la gare RER d’Ivry. L’entrée est libre. Paris Xie 14 heures. Conférence débat avec Nicole Maillard-Déchenans, autour de son livre Pour en finir avec la psychiatrie paru en mai 2008 aux Éditions libertaires. À l’Ageca, 177, rue de Charonne (attention, ne pas confondre rue de Charonne et bd de Charonne). Paris XIIIe De 15 à 20 heures. Fête de La Commune: chansons, musique, poèmes, buvette, animation pour enfants, débat à 15 heures sur Commune et droit au logement. Place de la Commune de Paris 1871 (angle des rues de la Butte aux Cailles et de l’Espérance). M° Corvisart ou Place-d’Italie. Tel. 06 30 76 12 65. Dimanche 28 septembre Metz (57) Fête de la CNT. 12 heures, repas-concert avec Fred Alpi; au bar de la Chenille Bleue. Au bar le Flamenco, 14 heures, débats « L’anarcho-syndicalisme: ses pratiques, ses stratégies ou comment créer une section CNT dans le public et le privé ». Au bar l’Émile Vache, CNT, CGT, FO, Sud… « l’éparpillement des syndicalistes de luttes vers l’unité organisationnelle ». Au bar La Tedesco, « Les bourses du travail: de l'outil de résistance à l’alternative libertaire ». Au bar de la Chenille Bleue (Paf 10 euros, 8 pour les précaires), concerts à 19 heures avec Strong as Ten, Klisto, La K-Bine Feat Sheryo, et La Place du Kif. Liste des festivités au 06 88 08 49 59. Merlieux (02) Cette année pas de Salon du Livre anarchiste. Mais à l’occasion de la Fête du Livre, le groupe Kropotkine de la Fédération anarchiste tiendra sa table de presse et la Bibliothèque sociale sera ouverte de 10 heures à 19 heures, 8 rue de Fouquerolles. De 15 à 16 heures, débat avec Alain Krivine, Bernard Defrance et un militant du groupe Kropotkine à la salle polyvalente. Lundi 29 septembre Paris Xxe 20 heures, Vive la Sociale (bis). Spectacle collectif avec François Corbier, Michel Bühler, Serge Utgé-Royo, Évelyne Gallet, Annick Roux. 20 et 15 euros. Au Vingtième Théâtre, 7, rue des Plâtrières. Tél. 01 43 52 20 40. Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes Chaque jeudi dans votre kiosque, 24 pages d'actualités en couleurs pour deux euros www.federation-anarchiste.org _________________ concéder, c'est se rendre .
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