LES PAYS DE COCAGNE

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 OCL / communistes libertaires

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buenaventura
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Date d'inscription: 17/02/2005

MessageSujet: ..   Jeu 27 Nov - 12:03

***Edito184 Novembre 2008 ***

Depuis le temps qu'on nous annonce sa venue, elle est finalement arrivée, la crise
financière et économique. Tout est le fait d'une minorité qui s'en est mise plein
les poches. Tout se passe au-dessus de nos tête. On peut néanmoins chercher à
comprendre mieux ses tenants et ses aboutissants (voir p.4). On sait déjà que ce ne
sont pas les plus riches qui vont le plus mal s'en sortir. Ce n'est pas non plus la
fin du capitalisme. Tout va être fait pour sauver ce système, et au final c'est la
grande majorité de la population qui va payer. Les partisans du moins d'Etat
possible quand le libéralisme débridé est le moyen le plus sûre de gagner
rapidement du fric se reconvertissent dare-dare au retour à l'Etat protecteur.
Sarkozy se lance dans des discours de "véritable socialiste" déclarent des
socialistes. Ceux-ci, bons socio-démocrates en voie de transformation en
démocrates-sociaux, qui n'ont vraiment de socialiste que l'étiquette, se voient
doubler sur leur gauche, avec délectation, par le chef de l'Etat français. S.
Royale pour reprendre la main demande la présence de représentants de l'Etat dans
le Conseil d'administration des banques. L'UMP lui fait savoir que cette idée est
déjà en discussion au sein du parti. Ce n'était déjà pas facile de faire la
différence entre la droite et la gauche, on peut pas dire que ça s'améliore. En
revanche, nous ne voyons pas l'ombre d'une riposte collective qui nous permettrait
un tant soit peu de prendre en main notre futur, et les décideurs travaillent donc
dans leur coin sans être inquiétés. Le nucléaire poursuit immuablement son
existence, d'incidents en incidents, et l'été 2008, n'a pas permis de déroger à
cette règle (voir p. Cool. EDF a finalement commencé à résoudre le problème des
"assemblages suspendus" à la centrale du Tricastin, l'annonce de cette résolution
ayant été faite comme par hasard la veille de la manifestation du 25 octobre. Cette
manifestation a réuni quelques centaines de personnes, et plus d'une centaine de
gendarmes mobiles. Le peu de participants peut s'expliquer par le fait que les
organisateurs, comme une grande partie des groupes présents, n'ont pas fait, ou
trop peu, d'efforts pour appeler à la manif.. Là encore, une opposition massive et
déterminée tarde à se faire jour. D'autant plus qu'il y a une forte volonté de
développer encore plus le nucléaire sous prétextes de flambée des prix de l'énergie
et de réchauffement climatique. Deux EPR sont déjà en chantier, dont un à
Flamanville, et on nous annonce la construction de nombreux autres en France et de
part le monde. Au printemps dernier, nous constations dans l'éducation le
développement d'un mouvement social de résistance, contre les mesures
gouvernementales, d'une certaine importance. La mobilisation dans l'Education a
repris doucement à la rentrée (voir p. 13). Une manifestation de 80000 personnes
(ce qui n'est pas une mobilisation énorme compte tenu du nombre important
d'appelants) a déjà eu lieu le 19 octobre à Paris, mais c'est très loin d'être
suffisant. Le gouvernement a déjà décidé de tout, et il en faudra plus pour
l'arrêter. Les syndicats se cantonnent à des revendications corporatistes et il n'y
a pas de réelles négociations avec ceux-ci, auquels le ministère concède des
miettes pour faire passer l'essentiel de son projet. Dans quelques jours les Etats
Unis d'Amérique auront un nouveau président. Si c'est McCain nous ne devrions pas
être déçu, il y a en effet peu de chance qu'il ne soit pas à la hauteur de ses
prétentions ! Si c'est Obama, aussi sympathique qu'ai l'air ce garçon, il ne faut
quand même pas s'attendre à ce qu'il révolutionne un tant soit peu le Monde. Il n'y
a bien que les républicains à feindre de croire qu'il est "socialiste". L'état du
monde ne nous plonge pas, il est vrai, dans l'optimisme, mais des résistances sont
ça et là perceptibles, comme par exemple en France contre le fichage généralisé de
la population ou les expulsions. Elles ne parviennent pas pour le moment à se
regrouper pour passer à l'offensive, mais néanmoins l'espoir demeure.

Lyon le 26-X-2008


***SOMMAIRE ***


EDITO

SOCIAL / CRISE
Chronique d'une crise annoncée
Islande : La faillite d'un îlot de prospérité

ANTINUCLÉAIRE
Un été chaud pour la filière nucléaire

MOUVEMENT SOCIAL
L'éducation encaisse les coup mais ne les rend pas

BIG BROTHER

POINT SUR LES I
Qui a 40 ans le mlf ou le MLF ?

SANS FRONTIÈRE
Les anarchiste contre le mur : Le renouveau du militantisme de lutte en Israël.
1988 : la deuxième guerre d'Algérie

NOTRE HISTOIRE
Les communardes entre guerre et révolution

SUR LE TERRAIN
Manifestation à Lyon contre la vidéo surveillance
Tract antimilitariste (Lyon-Valence)
Tous à Vichy contre le racisme d'État


Courant Alternatif, le mensuel de l'Organisation communiste libertaire est
disponible en kiosque ou directement à :
OCL c/o Egregore - B.P. 1213 - 51058 Reims Cedex
Mail : oclibertaire(a)hotmail.com
Site Internet : http://oclibertaire.free.fr

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buenaventura
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MessageSujet: ..   Jeu 5 Fév - 13:12

L'originalité de l'OCL repose sur quelques caractéristiques essentielles : une
théorie et une pratique du communisme libertaire fondées sur la lutte des classes ;
le mouvementisme et la priorité donnée aux structures de base liées par une
communauté d'intérêts, l'anticapitalisme, l'anti-impérialisme, et l'impératif d'une
rupture radicale avec l'exploitation, la domination et l'aliénation dans tous les
domaines (politique, économie, rapports sociaux de sexe, environnement...). Nous
privilégions l'intervention militante créatrice de ruptures politiques et sociales,
plutôt que l'affirmation d'un « anarchisme » idéaliste et incantatoire, coupé des
affrontements de classes qui traversent la société. Ce positionnement est le
produit de l'histoire du « courant anarchiste » depuis la seconde moitié du XXe
siècle.

L'OCL est issue de l'Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA), qui prend ce
nom en 1976 quand elle estime que la diversité des pratiques et projets étiquetés «
anarchistes » est source de confusions. L'ORA, pour sa part, existait depuis 1967,
mais d'abord comme tendance dans la Fédération anarchiste (FA). Les divergences
étaient si importantes dans la FA des années 60 que l'énergie militante y était
consacrée davantage à se neutraliser mutuellement qu'à lutter. La FA est en effet
empreinte d'un anarchisme idéologique fondé sur un antimarxisme caricatural
négateur, par exemple, de la lutte des classes comme facteur d'évolution
historique. Dans le meilleur des cas, la pratique de ses groupes se limite à la
propagande de l'idéal anarchiste du XIXe siècle, dans une finalité pédagogique et
éducationniste : « Apprenons l'Anarchie aux masses, elles finiront par se rallier
sous les plis du drapeau noir. » Cela ne satisfait bientôt plus celles et ceux qui
souhaitent développer une intervention libertaire dans les luttes sociales
(décolonisation, vie quotidienne, luttes des femmes, écologie, logement,
immigration...) : après avoir créé une tendance au sein de la FA, ils et elles la
quitteront.
En réaction au vaste fourre-tout qu'est la FA de l'époque, I'ORA va développer une
stratégie d'organisation structurée, fondée sur la cohérence, le volontarisme et la
discipline militante (position dite « plate-formiste », en référence à la
plate-forme organisationnelle des anarchistes russes en exil rédigée par Archinov
après la Révolution russe de 1917). Cependant, avec le succès que connaissent les
groupes gauchistes de l'après-68, l'ORA devient une organisation similaire à ses
concurrentes trotskistes ou maoïstes, hormis dans ses références idéologiques et
ses buts proclamés. Ouvriérisme outrancier, activisme organisationnel,
hiérarchisation des secteurs de lutte, simplification théorique et raccourcis
doctrinaires finissent par déclencher une crise entre la pratique réelle des
groupes et le discours de l'organisation — crise que traduit à son congrès de 1976
le clivage entre deux tendances antagonistes.
La première fonde sa pratique et sa stratégie sur le secteur de l'entreprise et
l'intervention dans les syndicats. L'Union des travailleurs communistes libertaires
(UTCL) en naîtra alors, qui accordera la primauté à la lutte sur le terrain
économique par l'entrisme syndical et au développement d'un appareil politique
classique. L'actuelle Alternative libertaire, qui lui a succédé, vise
principalement à sa reconnaissance institutionnelle par la gauche de la gauche,
syndicale et politique.
La seconde tendance, aux antipodes de cette vision partidaire et ouvriériste,
devient l'OCL. Elle estime que l'effort militant doit investir tous les champs de
lutte de la société, car la lutte des classes ne peut être réduite au seul terrain
économique. Elle fait le bilan des travers gauchistes de l'ORA, et considère que
l'organisation telle que définie par la plate-forme d'Archinov (unité idéologique,
unité tactique, programme anarchiste) est une structure illusoire. Car ce ne sont
pas les organisations politiques ou syndicales qui transforment un sujet historique
(le prolétariat) en sujet révolutionnaire, mais la combativité dans les luttes
sociales, en permettant à des gens en mouvement de passer d'une phase revendicative
à une phase rupturiste selon un processus de conscientisation et d'autonomisation.

Mais, bien que rompant avec le plate-formisme, l'OCL continue de vivre pendant
quelques années sur un mode centralisé, qui se traduit notamment par une dichotomie
Paris-province dans la réalisation de son journal Front libertaire. Cela conduit à
une crise majeure en 1978-1979, période où l'OCL parisienne est un temps séduite
par les sirènes de l'« autonomie » importée d'Italie et plaquée sur une réalité
hexagonale fort différente. Cette phase « autonome » n'est en fait qu'une
résurgence de l'ouvriérisme des années précédentes, avec la « découverte » d'un
nouveau sujet révolutionnaire, le jeune prolétaire rebelle et urbain, et la
mythification de l'émeute comme lieu central de l'affrontement de classe. Cette
dérive entraînera une rupture Paris-province et la disparition du journal, tout en
donnant à l'OCL nombre d'acquis sur la violence révolutionnaire et la lutte armée.

Après 1979, l'OCL ne compte plus qu'une dizaine de groupes, basés en province ; ils
vont travailler à la mise en place d'un nouveau mensuel, Courant alternatif (CA),
pris en charge collectivement pour éviter la centralisation des lieux de décision
et d'expression de l'organisation. CA est d'ailleurs édité par l'OCL mais sans en
être l'organe : l'organisation n'a pas une expression unique, elle est traversée
par des débats et des pratiques dont elle n'a pas l'exclusivité.
Durant la première moitié des années 80, l'OCL disparaît en tant qu'organisation
classique (tout en conservant le mot dans son nom) : elle est une coordination de
groupes militants intervenant dans des mouvements locaux et spécifiques, mettant en
commun leurs analyses et pratiques dans Courant alternatif, ou lors de rencontres
annuelles. L'OCL apparaît ainsi comme une « organisation anti-organisationnelle »
(un paradoxe à l'origine de bien des incompréhensions), en ce que l'effort militant
doit, pour ses membres, porter non sur la mise en avant de l'organisation et son
extension, mais sur une intervention dans les mouvements sociaux et le renforcement
de ceux-ci, afin d'aller vers toujours plus d'autonomie et de radicalité dans les
luttes.

En 1986, avec la parution de L'Etat des lieux (1), l'OCL fait le bilan des limites
d'une simple juxtaposition des pratiques, et tente de favoriser le développement
d'une organisation conçue comme un outil de partage et d'impulsion d'expériences et
de réflexions militantes.
L'OCL a ainsi participé à ou construit avec d'autres un certain nombre de campagnes
hexagonales (contre les sommets franco-africains, coordination nationale
antifasciste, contre le G7, Initiative pour une alternative au capitalisme,
coordination Stop-Nucléaire, mouvement des chômeurs, solidarité avec les
sans-papiers...), et choisi d'apparaître lorsque ses positions ne sont pas
suffisamment développées par une lutte, et qu'une affirmation communiste libertaire
spécifique s'impose.

La diffusion de Courant alternatif en kiosques a favorisé cette nouvelle approche,
tout comme la production d'un matériel organisationnel spécifique : brochures,
autocollants, affiches, tracts hexagonaux et numéros thématiques hors série de
CA... Au tournant du XXIe siècle a eu lieu une tentative de réunifier le mouvement
anarchiste autour d'un « Appel à l'unité des libertaire ». L'OCL y a apporté sa
contribution avec un numéro spécial, « Mythes et réalités du mouvement anarchiste
», rappelant que l'affiliation idéologique n'induit pas automatiquement une
cohérence politique. Une analyse que l'élection présidentielle de 2002 est venue
illustrer, quand, à l'instar de la gauche, la quasi-totalité des structures
libertaires ont versé dans l'antifascisme interclassiste en appelant à voter Chirac
contre Le Pen. Anarchistes et gauchistes ont ainsi permis à la bourgeoisie de
durcir sa domination et de reprendre son offensive de classe en confortant les
illusions démocratiques et citoyennes d'un « capitalisme à visage humain », et en
laissant encore plus désemparé un mouvement social déjà en manque de repères. Ce
alors que, depuis les grèves de 1995, on constate une résurgence de la combativité
des exploité-e-s qu'il convient d'alimenter dans une perspective révolutionnaire,
en se débarrassant des instances politiques et syndicales de cogestion qui
contribuent à reproduire ce système tout en prétendant juguler ses excès.
Depuis 2003, l'OCL entretient des relations privilégiées avec Offensive libertaire
et sociale (OLS), regroupement militant issu de l'antifascisme radical, et qui par
son cheminement propre élabore des analyses et des stratégies convergeant largement
avec les nôtres. Des numéros communs de nos revues et les rencontres libertaires
d'Eychenat nous permettent d'échanger sur notre militantisme, pour intervenir dans
les luttes selon un même souci d'autonomie politique et de libération sociale, pour
aller vers le développement actualisé d'une théorie et d'une pratique communistes
anarchistes et révolutionnaires toujours à réinventer.

(1) L'Etat des lieux, et la politique bordel ! est un livre collectif qui établit
secteur par secteur (mouvements de libération nationale, antinucléaire,
syndicalisme, antimilitarisme, lutte des femmes...) les acquis et les positions de
l'OCL en 1986 — il est aujourd'hui épuisé.


[ texte repris du site http://oclibertaire.free.fr ]

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MessageSujet: ..   Sam 9 Mai - 10:59

** Edito
NOS BANDES ET LES LEURS
C'est sûr, il faut se débarrasser de certaines bandes qui nous pourrissent la vie.
Mais ceux qui nous gouvernent n'envisagent pas la question de la même façon que
nous. Pour l'ancien ministre de la répression devenu monarque (On constate chaque
jour que que cette Ve république est bien une monarchie élective de moins en moins
tempérée par des institutions alibi), les bandes dont il faut se débarrasser sont
d'abord celles des jeunes des banlieues – évidemment tous délinquants potentiels,
sauf une petite élite intellectuelle qui intégrera l'ENA ou d'autres grandes écoles
pour servir la politique de la diversité. En dessous de ce niveau, tout suspect, en
particulier s'il est plus ou moins basané, peut être malmené en toute impunité par
les forces du désordre ; elles ne risquent rien.

Un hebdomadaire relevait que depuis que l'agité de l'Elysée est en charge de la
police en tant que premier flic de France puis en tant que président, il y a eu 17
lois destinées à renforcer la sécurité publique. Les autres n'auraient donc servi à
rien pour qu'il en faille une dix-huitième contre les « bandes organisées » ?
Evidemment, tous ceux qui subissent les rigueurs de ces lois savent bien qu'elles
sont appliquées. Mais ces lois ont aussi une vertu essentielle sur le plan
électoral : elles ont permis, en reprenant le discours sécuritaire de Le Pen de
regonfler la droite pour la ramener au pouvoir. En ces temps de tensions sociales
et de veille d'élections (même si ce ne sont que les européennes et qu'une grande
partie de l'électorat s'en contrefiche), il était nécessaire de donner encore un
petit coup de serrage de boulons pour regonfler les scores dans les sondages.

Surtout que, même si les délinquants des banlieues sont une priorité, le super-flic
a sacrément de boulot avec des tas d'autres racailles. Car les bandes, ce sont
aussi celles des travailleurs malmenés par « la crise » qui n'acceptent plus de
subir en silence et aller tranquillement s'inscrire à l'ANPE, pardon, Pôle Emploi
(PE ? Peuh !). Il est intolérable pour le chef, le premier sinistre, le sinistre de
l'esclavage salarié, la sinistre de la répression et la patronne des patrons que
ces salariés en colère retiennent des cadres ou des dirigeants, occupent leur
boîte, interrompent la circulation, coupent l'électricité, ne distribuent plus le
courrier ou saccagent une sous-préfecture. Pour nos gouvernants, il serait bien
plus sage qu'ils attendent docilement la prochaine manif traîne-savates prévue par
les dirigeants syndicaux qui eux, au moins, savent se tenir à la table des
négociations et ont le sens des responsabilités.

Et puis, il y a aussi tous ces jeunes, ces minorités d'étudiants et de profs qui
bloquent les universités pour le plaisir de faire rater leurs examens aux « vrais »
étudiants bien sages qui ont compris que la réforme était bonne. Il est nécessaire
de mater ces bandes, à la fois par les expulsions un peu musclées de locaux occupés
mais aussi en jouant sur leur épuisement dans la durée : leur resservir
régulièrement la même soupe à la grimace en leur assurant que la recette a été
modifiée, dans le détail, certes mais il est quand même nécessaire de garder
l'ingrédient essentiel de l'autonomie des universités. Cela ressemble au sketch de
Fernand Raynaud sur les croissants : « Vous ne voulez pas de la loi sur l'autonomie
des universités ? D'accord, on revient sur le mode de notation des enseignants
chercheurs et vous avalez la loi... ». Et pendant ce temps on fait un enfant dans
le dos des universités publiques : Le chanoine de Latran qui nous gouverne vient de
signer un décret préparé par le sinistre étranger aux affaires de droits de l'homme
et le Vatican accordant une reconnaissance automatique de tous les diplômes des
universités ou établissement supérieurs cathos.

On ne s'étendra pas ici sur toutes ces bandes de racailles soi-disant pacifistes,
tiers-mondistes, alternatifs. Qu'ils soient non violents ou offensifs, vous verrez
dans le dossier de ce numéro tous les efforts qu'ont coûté à la sinistre de la
répression la protection de la bonne ville de Strasbourg assiégée par ces hordes de
vandales. Au delà de l'aspect spectaculaire de la répression, symptomatique de
l'état d'esprit de nos dirigeants, il ne faut pas oublier que pour de nombreuses
personnes, c'est quotidiennement qu'est subie la violence de ces autres bandes
armées et casquées, parfois cagoulées qui agissent au nom de la loi et l'ordre. Ce
sont les sans papiers pourchassés sous le commandement du ministre des expulsions,
en particulier lorsqu'ils se regroupent comme dans le Pas de Calais. Ce sont toutes
les personnes retenues dans les centres de rétention administrative qui, par la
grâce de l'harmonisation européenne auront le plaisir de pouvoir rester plus
longtemps sur le sol français, enfermés pour le seul délit de chercher une vie
meilleure. Ce sont les détenus entassés de plus en plus nombreux (comme quoi les
lois répressives ont bien les effets escomptés) dans des prisons toujours
insalubres. Ce sont tous les manifestants, les militants associatifs, les personnes
cherchant simplement à construire leur vie à leur façon, en dehors des sentiers
battus : harcelés par des tracasseries, des mesquineries, condamnés pour des délits
mineurs mais surtout menacés en permanence pour les actions faisant partie de leur
vie.

Pour nos gouvernants, la solidarité dans la vie quotidienne et plus encore dans les
luttes devient un délit. Ce qui est rassurant aujourd'hui c'est que globalement,
malgré et sans doute à cause de la répression, on assiste à un renforcement des
luttes et des solidarités. Oh bien sûr, ce n'est pas demain la veille du grand
soir, mais c'est petit à petit que se tissent les liens, les résistances, que se
discutent les chemins à parcourir. Dans les discours aussi s'affirment les volontés
des gens ordinaires de se débarrasser de toutes les bandes de nuisibles : les
patrons qui nous tondent la laine sur le dos, les dirigeants syndicaux qui assurent
le ronronnement de la paix sociale, les média aux ordres qui nous bourrent le mou,
les gouvernants qui nous répriment et les politocards qui veulent être calife à la
place du calife... Pour se débarrasser de toutes ces bandes de parasites, pas
besoin d'une énième loi, parlons nous et retroussons nos manches...

Limoges,25 avril

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article552

--------------------------------------

Points de Courant Alternatif
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article535

--------------------------------------

** Sommaire de courant Alternatif n°190, mai 2009

Edito p.3

SOCIAL
Bussière Boffy
L'acharnement du maire n'a pas eu raison des habitants des yourtes p. 4
Radicalisation des conflits ou actions désespérées ? p. 6

INTERNATIONAL
Nous pouvons vivre sans capitalisme. Soutien à Enric Duran p. 8

Dossier sommet OTAN à Strasbourg
* Strasbourg emporte l'OTAN p. 10
* Les casquettes de la CGT étaient des képis du NPA p. 13
* les black blocs n'existent pas p. 13
* Chronologie des événements p. 14

Big Brother ! p. 16

Point de vue
A propos de l'insurrection qui vient p. 17

Courrier du Web p. 22
14/18 : fascisme brun fascisme rouge ? p. 18

DOM-TOM
• L'après Chirac en Polynésie p. 20

INTERNATIONAL
Pays basque Sud : Un gouvernement d'exception p. 24

Rencontres libertaires d'été p. 25

---------------------------------------

Par ailleurs l'intégralité du numéro 189 d'avril 2009 est maintenant en ligne avec
notamment
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article527

• Guadeloupe : l'amnésie colonialiste
• AZF un procès pour oublier ?
• Continental, à trop courber l'échine
• Psychiatrie : contre la nuit sécuritaire
• Courrier du Web consacré à la permanence libérale en milieu libertaire
• A propos de l'affaire Madoff
• Grèce comme un hiver de mille décembres

Les autres articles étaient déjà en ligne


[ expediteur/expeditrice <oclweb(a)no-log.org> ]

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