LES PAYS DE COCAGNE

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 no pasaran

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buenaventura
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Date d'inscription : 17/02/2005

MessageSujet: no pasaran   Mer 2 Nov - 15:47

No Pasaran n°44 - Novembre 2005 - 2 euros ¤ 32 pages
http://samizdat.net/no-pasaran

L'auto-organisation des luttes doit souvent passer par
des réunions fermées au reste de la société et les
féministes n'y font pas exception. Dans ce numéro
elles parlent de leurs luttes et de la nécessité des
espaces non-mixtes en croisant des regards d'hier et
d'aujourd'hui, ceux de femmes bien entendus mais aussi
d'hommes qui s'organisent eux-aussi sur ce mode-là...
La reprise de la parole dans ces réunions devient
ainsi l'une des possibilité de déconstruire les
mécanismes de domination et d'apporter ces réponses
ensuite dans le reste de la société, dans une
confrontation constructive ou pas avec les hommes,
selon les réactions de ces derniers...
Le No Pasaran de ce mois-ci n'oublie pas l'actualité
sociale avec une dizaine de pages consacrées à la
lutte des sans papiers et des soutiens, à la réflexion
contre la nouvelle loi antiterroriste ou au conflit à
la SNCM ainsi qu'aux résistances des chômeurs et
précaires. D'autres articles parlent du soutien au
journal L'envolée dans son bras de fer contre la
"justice" de l'Etat, des manifs contre la montée des
Néo-nazis en allemagne et Danemark, etc.
Il s'agit encore une fois pour nous d'intervenir dans
le maximum possible de champs de la société en
laissant la parole aux acteurs des luttes et des
initiatives. No Pasaran est une revue libertaire :
nous ne nous battons pas que pour nous remplir la
panse mais aussi pour se réapproprier l'espace public,
établir de nouvelles formes de démocratie et combattre
toute forme d'autoritarismes.

Sommaire :

Dossier : les espaces non-mixtes en question
- La non-mixité, quesako ?
- Non mixité, mon amour
- Les "anciennes" parlent
- Et les hommes, dans tout ça ?
- La maison des femmes
- Japon, un métro nommé non mixité (par les
reportrices sur place !)

Corps du journal :
- Sortir du marasme social
- Plan Borloo, Décret Villepin, ou comment maquiller
les chiffres du chômage
- Quelques enjeux à propos de la privatisation de la
SNCM
- Parcours et humiliations d'une famille de
primo-arrivant
- Résistance des sans-papiers à Montreuil : des
papiers pour toutes et tous ; Montreuil en Force,
Notre tour viendra, nos tour est venu...
- luttes antifa européennes : un revers pour les
néo-nazis
- Fête des Bleu Blanc Rouge : le FN vu de près...
- analyse du projet de nouvelle loi antiterroriste
- Un parti de la décroissance ? CR des Etats-généraux
de Lyon...
- Contre l'OMC à Genève : CR
- Soutien au journal L'envolée (expression des
prisonniers en résistance ou lutte)
- contre la construction d'un EPM : la vie ne
s'apprend pas en prison
- Daeninckx ou la calomnie pour vocation : nous
rendons coup pour coup
- BD : Chester
- Réflexion : la révolte stérile (contre les journées
de "mobilisation")

***

No Pasaran est un mensuel réalisé collectivement par
le réseau du même nom sous un mode autogéré : les
mandatés ont des comptes à rendre en coordination, ils
peuvent être démissionés en cas de problème avéré
(autre particularité, les gens peuvent se défendre,
c'est fou...) et des équipes sont mandatées pour
chaque rubrique et dossiers.
Pour nous la fin se déduit des moyens : il n'y a pas
de censure et obligation est faite de passer tous les
articles des membres du réseau ; la sélection se fait
en amont - c'est chacun-e qui détermine si son texte a
une importance pour les lecteurs de la revue. Et cela
marche d'enfer sur ces bases de confiance mutuelle,
comme quoi l'autoritarisme nananère...
La revue est indissociable du réseau No Pasaran : nous
combattons par tous les moyens que nous jugeons
appropriés le capitalisme et toutes les idéologies
autoritaristes, et les articles du mensuel reflètent
ces luttes et les analyses correspondantes. No Pasaran
est également une revue du processus révolutionnaire
: nous sommes intéressés par tout type d'informations
et de réflexions sur les pratiques militantes
d'autogestion et de réappropriation de nos vies.
Il est possible pour les lecteurs de participer à la
revue en envoyant les textes ou propositions à :
- mail : npmensuel(a)yahoo.fr
- poste : No Pasaran, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
Nous répondons systématiquement à tout courrier ; mais
l'acceptation ou non d'un texte peut prendre un
certains temps (décision collective) sauf en cas
d'urgence...
Nous sommes également preneur-ses de tout retour,
critique, etc.

***

Comment soutenir le mensuel ?
> en vous abonnant et en faisant abonner vos
connaissances
> en trouvant ou offrant des espaces de diffusion
(espaces autogérés, maison des assoces, bars
alternatifs, certaines boutiques...)
> en diffusant vous même le mensuel (v. bulletin
d'abonnement)
> en réexpédiant ce mail à votre carnet d'adresse ;
> en invitant des membres du réseau à des débats sur
la presse, pour parler de notre démarche...

***

No Pasaran
21ter rue Voltaire,
75011 Paris.

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buenaventura
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MessageSujet: ..   Lun 28 Nov - 15:00

Le réseau No Pasaran appelle à participer à tous les rassemblements
Contre
toutes les expulsions, contre la double peine et le décret
d¹exception, contre le couvre-feu policier
IL N¹Y A PAS DE CAPITALISME À VISAGE HUMAIN


Le feu aux poudres

Etat policier = Etat meurtrier

Le capitalisme c¹est la misère et la guerre !

A Clichy sous Bois, Zyad et Bounna, 17 et 15 ans sont morts du
harcèlement
policier qui pourchasse les jeunes, multipliant les contrôles
d¹identité
sans raison. Peu importe de savoir s¹ils étaient ou non réellement
poursuivis ; que des jeunes aient assez peur de la police pour être
prêts
à risquer leur vie pour lui échapper prouve la tension qui règne dans
ces
quartiers entre la population et les forces de l¹ordre. Depuis
plusieurs
années, la pression policière entraîne de nombreux incidents. Alors que
dans la plupart des cas, les jeunes ne font que s¹indigner d¹être
traités
comme des sous-hommes, ils se retrouvent de plus en plus accusés
d¹outrages et de rébellion et se voient condamnés. Ce n¹est pas
seulement
une erreur, une " bavure " qu¹il faut dénoncer, mais bien une politique
sécuritaire d¹ensemble qui se développe depuis plus de 20 ans. La
stigmatisation et le mépris envers les jeunes des banlieues ne fait que
développer leur haine vis-à-vis d¹une société qui laisse dépérir 20% de
la
population dans des ghettos. Ceci n¹est pas dû au hasard mais aux choix
politiques et économiques.

Ainsi, l¹accès des immigrés (ou supposés tels) au logement social s¹est
effectué depuis 30 ans sur la base d¹un système ségrégatif ou seulement
certains quartiers du parc social leur étaient ouverts, principalement
les
moins attractifs car mal situés et/ou en voie d¹obsolescence.
Aujourd¹hui
encore, pour les responsables du logement social, l¹arrivée des
populations immigrées induit la certitude d¹une dévalorisation du site
:
cette demande " disqualifiante " est donc reportée sur les programmes
déjà
les moins attractifs. Pire encore, le débat sur la mixité sociale a
entériné et légitimé ces pratiques ségrégatives, si bien que les
fractions
du parc où devaient pouvoir s¹établir ces ménages leurs restent fermées
au
nom de la mixité sociale : il faut diversifier le peuplement du
logement
social, donc pas d¹immigrés, et encore moins s¹ils/elles sont pauvres !
Le
manque de maîtrise que chacun peut avoir sur sa propre existence
exacerbe
les tensions chez les personnes enfermées dans un statut social ou un
quartier. La colère ne provient-elle pas de la fixation des familles
dans
un espace vécu comme une zone de relégation économique, sociale et
résidentielle, sans
perspective de mobilité résidentielle entre autre ?

L'apartheid social ne date pas d'aujourd'hui. Cela fait près d'un
demi-siècle que des populations entières, les ouvriers, les immigrés
qui
ont fait et refait, il ne faudrait pas l'oublier, nos routes et nos
immeubles, sont parqués dans ces ghettos. Les " émeutes " sont les
conséquences des politiques libérales menées par la droite comme par la
gauche, que se prennent de plein fouet depuis 30 ans les banlieues en
première ligne. Mais cette précarisation et cette pauvreté se diffusent
maintenant à l'ensemble de la société.

Nous n'avons signé aucun contrat social. Nous ne sommes pas " citoyens
"
de cette société. Nous n'avons aucun intérêt commun avec les
capitalistes,
le patronat, les gouvernements successifs de droite et de gauche
libérale.
Ni le résultat des référendums, ni les élections régionales, ni le
mouvement des retraites ou celui de la SNCM n'ont changé quoi que ce
soit.
Les émeutes ont montré une chose : il faut être le plus violent
possible
dans cette société de merde pour interpeller et secouer l'apathie
sociale.

Cette violence n'est que la faible réponse à la violence du capitalisme
et
de l'Etat. Des violences policières qui ciblent les pauvres, les
jeunes,
les immigrés, à la violence de la précarité et de l'isolement due entre
autres à la disparition de véritables services publics; des crapuleries
des médias capitalistes à celles du gouvernement, nous baignons sans
cesse
dans un environnement antisocial. Les jeunes des banlieues se ramassent
tout en pleine gueule : cette société n'offre aucun espoir. Même ceux
qui
jouent le jeu scolaire savent que ça ne sert pas à grand chose : tout
le
savoir accumulé est pas ou peu utile dans une société consumériste ;
pire,
il ne leur permettra au mieux que de se faire exploiter par McDo ou le
BTP
(avec des français bien blancs !). Alors effectivement, l'exemple des
grands frères (et s¦urs) ça pousse pas à jouer le jeu légal !

Le gouvernement a recourt à la loi du 3 avril 1955 pour rétablir
l'ordre,
décrétant l¹état d¹urgence. Donnant tout pouvoir aux agents locaux de
l¹exécutif, les préfets et la police, il entérine le versant
sécuritaire
de l¹apartheid social : les classes populaires, laborieuses ou non,
sont
toujours les classes dangereuses, un traitement particulier doit donc
leur
être réservé. Autant pour la prétendue égalité des droits : pour ceux
qui
se rebellent, matraques et flash-balls rappellent l¹absurdité et la
caractère illusoire du dialogue entre les classes.
Pire encore, la ré-application de cette loi s¹inscrit dans la dynamique
d¹ethnicisation des rapports sociaux, engagée depuis plusieurs années
au
niveau mondial et qui se construit en France sur un imaginaire colonial
que d¹aucuns trouvent bien pratique de réactiver. Ce décret ne fut en
effet appliqué qu¹à deux occasions, en Algérie et en Nouvelle-Calédonie
:
l¹utiliser actuellement permet d¹amalgamer la situation présente à
celle
de faits de guerre, visant la sécession (cf. les " territoires perdus
de
la République " sur lesquels se désolent les souverainistes de tous
poils)
du fait de minorités ethniques et culturelles. Le message est clair :
les
banlieues sont des colonies, sinon de droit, du moins de fait ­ le
meilleur critère en étant la " composition ethnique " de leur
population,
censée la rendre incapable de s¹intégrer. La meilleure preuve de cette
gestion différente des quartiers en fonction de l¹origine supposée de
leur
population est la tentative de créer, via le fait religieux et le CFCM,
un
relais au contrôle social gouvernemental. L¹important est que l¹ordre
règne, même si pour ce faire il faut livrer les jeunes générations aux
religieux ­ au contraire même, le cas échéant le " danger islamiste "
qu¹on aura ainsi créé de toutes pièces permettra d¹accroître la
répression

De la loi de février 2005 sur les bienfaits de la colonisation aux
discours et pratiques contre les migrants en passant par la
stigmatisation
des jeunes des quartiers que l'on va nettoyer au karcher, les immigrés
et
leurs enfants sont devenus la cible numéro 1 du gouvernement Villepin,
l¹ennemi intérieur permettant de souder la majorité de la population
autour d¹au moins un critère commun ­ l¹origine. Et le Parti Socialiste
ne
moufte pas, signifiant que lui aussi aux responsabilités du pouvoir
ferait
de même. D'ailleurs, n'est-ce pas le PS qui, au congrès de Villepinte
en
1997 avait entendu faire de la sécurité une priorité de la " gôche ",
allant déjà chasser sur les terres du FN ? Julien Dray, porte-parole du
PS
et favorable à la politique de " tolérance zéro " avait d'ailleurs
apporté
son soutien à Sarkozy lors des discussions sur la loi sur la sécurité
intérieure (LSI) de mars 2003. Il serait bon de ne pas l'oublier. Pour
tous les partis gestionnaires du capitalisme, la lutte des races est
censée remplacer la lutte des classes ­ diviser pour mieux régner.

La possibilité d'instaurer le couvre-feu ne peut que nous renvoyer à
des
images sombres de notre histoire. Est-ce pour cela que le Front
national
et autres groupes de droite extrême applaudissent ces mesures ? Ou,
plus
simplement, parce qu¹ils savent que " les gens préfèreront toujours
l¹original à la copie " ? Les émeutes vont certainement pousser une
partie
de la population, fortement encouragée par la logique sécuritaire du
gouvernement, exaspérée de voir les maigres fruits de son travail
partir
en fumée, dans les bras de l'extrême droite. Surfant sur la vague
xénophobe, Sarkozy annonce l¹expulsion des étrangers condamnés lors des
émeutes au mépris des règles du droit. Ne voulant pas perdre de terrain
vis-à-vis de De Villiers qui affiche ses prétentions de prendre la
place
du FN " la France, je l¹aime ou je la quitte ", Sarkozy réinvente la
double peine. Le réseau No Pasaran sera présent en face, comme nous
l'avons été à chaque fois. Mais nous ne pouvons pas en rester à cette
position. La question sociale doit être mise au centre des enjeux et
cela
suppose d'en finir avec cet individualisme de merde qui sépare
ouvriers,
chômeurs, précaires, salariés du public/privé, vieux, jeunes, et avec
les
logiques communautaires qui ne font que le jeu du pouvoir en
quadrillant
la population selon l¹origine ethnique, culturelle, sexuelle ­ tout,
sauf
la classe sociale !

Nous devons toutes et tous en finir avec la pratique unique : le chacun
pour soi, le chacun pour sa communauté, où les enjeux sociaux et
politiques communs disparaissent. Parce que les jeunes n'ont plus de
perspectives, il ne leur reste plus que l'autodestruction. Comme dans
une
logique suicidaire, ils s'en prennent d'abord à ce qui les entoure :
personnes, institutions (écoles, etc.), objets matériels (voitures,
etc.).

Des convergences doivent être proposées, arrachées, dans toutes les
luttes
et toutes les réunions et nous devons faire le maximum pour bousculer
les
corporatismes et les individualismes. La division en revendications
catégorielles nous réduit à l'impuissance sociale. Nous n'en serions
pas
là si plus de liens et de convergences avaient été créés, au lieu
d'être
détruits. Le mouvement social est mal en point, redresser la barre ne
sera
possible que si un maximum de personnes le souhaitent, ce qui n'est
malheureusement pas le cas actuellement, chacun étant plongé dans sa
plainte, engagé dans une concurrence des victimes où l¹Etat continue de
jouer son rôle de Providence et peut ainsi affirmer sa légitimité.
N'attendez pas le feu vert de vos orgas, collectifs ou syndicats pour
converger ! Aujourd'hui l'assurance chômage est renégociée et les
droits
des chômeurs vont sans doute être encore plus restreints ; les conflits
à
Marseille tentent tant bien que mal de durer pour défendre pour
chacun-e
les services collectifs ; les stagiaires exploités et réduits à la
misère
se rebiffent ; les sans-papiers refusent d'être dans le zero ground des
miséreux... L'auto-isolement et l'ignorance d'autrui font que ces
mouvements souvent tentés par le corporatisme ne muent pas en mouvement
politique.

Mais établir des convergences c'est aussi intégrer dans les actions et
textes ce que font les uns et les autres, aller soutenir des grévistes
dans sa région, ouvrir et tenir des lieux associatifs gérés
collectivement.

Nous devons pas rester les yeux rivés sur ces émeutes, sur le
spectaculaire, comme des lapins hypnotisés par des phares. C'est aussi
parce qu'il n'y a pas suffisamment de travail militant quotidien et
ouvert
sur les autres que nous en sommes là. Les résistances se font d¹abord
au
quotidien, dans un travail militant régulier de mises en lieu, de
résistance dans les quartiers, de revitalisation culturelle et sociale
autonome des " pouvoirs " publics, de ré-appropriation de l'espace
public
et de nos vies.

Seul ce travail en amont permettra de donner un sens commun aux luttes,
aux révoltes et aux grèves, de former enfin un réel front social.

Nous devons trouver des convergences fortes à travers des
revendications
sociales qui nous réunissent, d'où qu'on vienne, quoi qu'on fasse, pour
multiplier les actions et les manifs communes :
-retrait du décret de 1955 et abrogation des lois sécuritaires, à
commencer par les récentes lois Perben, Sarkozy, Chevénement
-Contre toutes les expulsions (contre le retour de la double peine),
régularisation de tous les sans-papiers
- suppression de toutes les forces de répression, en particulier des
BAC
(Brigades soi-disant Anti-Criminalité)
- revenu garanti avec ou sans emploi : pour déconnecter le revenu d'un
emploi de plus en plus rare, et toujours aussi aliéné ;
- gratuité et démocratisation des services publics utiles à la
population
(énergie, santé, transports, éducation...) : nous devons pouvoir peser
sur
les choix des services publics et y avoir tous accès dans leur
intégralité
; - démocratisation de la vie sociale et politique : démocratie,
c'est-à-dire auto-organisation et autogestion ! La politique ne doit
pas
être laissée entre les mains des partis de notables qui hochent la
tête.
Nous devons en finir avec ce régime aristocratique où notre avis n'a
aucun
poids. Nous devons nous organiser en dehors et impulser une démocratie
directe, dans tous nos espaces de vie, du quartier au pays, avec
contrôle
des mandats et réelles prises de décisions sur le devenir de la
société.

POLITISE TES INQUIETUDES, TU INQUIETERAS LES POLITICIENS !
LE CAPITALISME NE TOMBERA PAS TOUT SEUL !
AIDONS-LE !
AUTONOMIE POUR TOUTES ET TOUS !

Réseau No Pasaran
21ter rue Voltaire
75011 Paris

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MessageSujet: ...   Mer 13 Sep - 11:13

SOMMAIRE de No Pasaran n°51
3 Edito / Sommaire
4 Actualités - L'engagement, de l'affinitaire au politique
6 luttes - Angers : grève de la faim d'ouvriers de Packard/Bell
8 Education - L'école, marche du XXIe siècle
10 Antifascisme - Néo-nazis en Allemagne
12 Immigration - Sarko : Contrat Pour Expulser
14 Immigration - Un été à Tours...
15 Racisme - Pétition à Beaucaire (30)
I-VIII DOSSIER : Queer : vous avez dit Queer
16 Environnement - Faucheurs toujours motivés
17 Décroissance - Marcher pour décroître
18 Mexique Elections et Autre Campagne
20 Mexique La commune d'Oaxaca
20 Liban - Texte d'Uri Avnery
22 Contre-culture - Festival intergalactique
24 Nouvelles


*** L'édito
Tout le monde a acheté son cartable ?

Les vacances étaient-elles agréables ? Repos, plage, apéro-pétanque,
Liban sous
les bombes, expulsion des squatteurs de Cachan, queue devant les
bureaux de
l'immigration, repos, plage, apéro-pétanque.

Bizarrement le Liban n'a pas été une destination de rêve cet été.
Depuis juillet,
les bombardements ralentissent le flot touristique, mais que fait l'ONU
? Les
français-e-s vont rentrer de mauvaise humeur. Heureusement ils-elles
vont retrouver
un Paris tout propre, débarrassé de son plus grand squat plein de
mauvaises herbes
avec ou sans-papiers. Les queues de demandeur-se-s de papiers ne
devraient bientôt
plus entacher le paysage, le gouvernement leur réserve un aller simple
gratuit à
bord, peut être, de son nouvel airbus national.

Militaire, sécuritaire, autoritaire, voilà le nouveau tube de l'été.
Êtes-vous
prêt-e-s à danser pour 2007 ? Nicolas et Ségolène ouvrent le bal en
fanfare. La
mascarade électorale a commencé ! C'est la rentrée, oublions les
frivolités
libanaises pour se concentrer sur la chose sérieuse : les élections
présidentielles
françaises. Les médias nous ont certainement concocté un programme de
choc : les
français sont en danger dans la rue, Gérard et sa tour Eiffel en
allumettes ( mais
pour qui va-t-il donc voter ???), Nicolas est un bon papa, Ségolène
starlette des
plages, lutte contre le racisme en expulsant à tout-va (plus
d'étrangers plus de
racisme, tout un programme...), la probable inconnue et catastrophique
abstention
(ces inconscient-e-s ne se rendent-ils pas compte que c¹est la seule
liberté
qu'il-elle-s leur reste !), la multiplicité outrancière des
candidat-e-s.

Cette année nous ne serons pas de reste. Nous aussi nous avons un scoop
à annoncer
! Ce numéro n'en parle pas encore, mais pour vous remercier d'avoir lu
cet édito
(qui nous le précisons est le premier du groupe de Toulouse, pour
toutes
réclamations écrivez à scalp.nopasaran(a)laposte.net), nous vous
annonçons la
candidature de monsieur Patate au poste de président de la République
française
(nous n'avons pas encore le détail de son futur gouvernement mais des
bruits de
couloir laisse entendre que Madame Carotte et Monsieur Poireau seraient
bien
placé-e-s). Après le tube de l'été, la soupe de l'hiver.

L'ingrédient principal étant bien sûr le sécuritaire. Alors que les
politicien-ne-s
vont nous servir le discours habituel sur l'insécurité régnante en
France et les
moyens de l'éradiquer, tout sera tu sur les abus et les violences
policières.
Rappelons que cette année 2006 est un bien triste anniversaire, celui
de la mort de
Abdel BENVAHIA et de Malik OUSSEKINE (Diable un changement de police de
caractère.
Oh ! Mais ça tombe bien quand on parle de sécuritaire ! Ah ! Ah ! Ah
!).

Le 5 décembre 1986, à Pantin, un inspecteur de police (Savrey) tue un
jeune
Algérien de 20 ans, Abdel BENVAHIA, dans un café. Il avait 1,84 g
d'alcool dans le
sang et n'était pas en service. La nuit du 5 au 6 décembre 1986 à
Paris, lors
d'une manifestation étudiante, alors que plusieurs manifestant-e-s
avaient été
grièvement blessé et que la colère montait une unité de police placée
sous les
ordres est appelée en renfort pour faire évacuer les manifestant-e-s.
Le brigadier
Schmitt, son collègue Garcia et quelques autres prennent en chasse un
jeune de 22
ans, Malik OUSSEKINE, qui se réfugie dans un hall d'immeuble où il sera
tabassé à
mort sous les yeux d'un témoin.

Rien bien sûr ne sera dit non plus sur l'insécurité sociale. Pourtant
la précarité
ne cesse de grandir, les dernières lois ne font qu'accentuer la
pauvreté. Le
développement du capitalisme dans ses nouvelles formes montre qu'il n'y
a aucune
raison d¹un changement de cap dans la politique sécuritaire. Au
contraire, cela va
devenir la norme en Europe. Notre rôle est d¹apporter une alternative
dans les
débats.

Du 19 août au 3 septembre) s'est déroulé à Toulouse (et aussi ailleurs
mais on s'en
fout !) un rassemblement de l'AMP (l'Action Mondiale des Peuples). Ce
rassemblement
européen qui a lieu tous les deux ans est pris en charge par le
collectif Stamp
(coalition de divers activistes anarchistes). Il développe des
alternatives
sociales et écologistes. A Toulouse (par exemple), les thématiques ont
été
l'urbanisme, l'accès à la Terre et l'autoconstruction. L'objectif est
d'amener à la
fois des propositions simples et une critique de l'habitat actuel et
des politiques
de logements sociaux en vigueur. Concrètement cela s'est traduit par
l'occupation
d'un terrain pendant huit jours en y implantant une autoconstruction
montable
démontable préparée à l'avance.

A bas le sécuritaire, vive l'alternative !

Scalp Toulouse

--

Résister, c'est créer !
salutations solidaires, égalitaires, libertaires

Réseau No Pasaran 21 ter, rue voltaire 75011 Paris.
06 11 29 02 15
nopasaran(a)samizdat.net
http://nopasaran.samizdat.net
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MessageSujet: ....   Sam 21 Oct - 11:28

Sommaire
3 Edito / Sommaire
4 Actualités Pour la liberté de circulation et d'installation
8 luttes Rencontre avec RESF
9 Luttes Cachan, le combat continue
12 répression Témoignage sur Bure
14 Contrôle ADN ; Souriez, vous êtes filmés !
16 Extrême droite Zwei gewisse rüeje
17 fachos Tribu K et fafounets
18 fachos En Suède et en Allemagne
20 Antipatriarcat Il n'y a pas deux sexes...
22 Guyane Sous l'équateur, la France expulse
24 Japon Sans papiers au Japon
26 Mexique Oaxaca : la révolte des vendus
22 réflexion L'imagination contre la domestication

*** Infos diverses

* VENDÉE : Rassemblement anti f-haine. Le pen est dans le bocage
vendéen Dimanche
22 octobre à 14 h devant la salle herbauge aux herbiers Venez
nombreux et faites
passer l'info. Preparer des panneaux et autres instruments festifs
Pas de haine dans le bocage
Info : 0614874831 - scalpnaoned(a)samizdat.net


* SAINT ETIENNE : SALON DE L'AUTRE LIVRE - Edition 2006
vendredi 20 octobre, samedi 21 octobre, dimanche 22 octobre
salle Sacco et Vanzetti de la Bourse du Travail de Saint-Etienne

Nous offrons gratuitement un espace d¹exposition aux éditeurs et aux
ouvrages
alternatifs en marge de la 21ième " Fête du livre " de la ville de
Saint-Etienne
qui a lieu aux mêmes dates.
En plus de l¹exposition sont prévues diverses animations : lectures,
débats,
musiques...
L¹année dernière, nous avons organisé la 1ère édition du " Salon de
l'Autre Livre
", dans la salle Sacco & Vanzetti de la Bourse du Travail où nous
disposons d¹un
espace d¹au moins 300 m2 au centre ville de Saint-Etienne. Nous avons
accueilli un
nombre important de visiteurs à la grande satisfaction des 37 éditeurs
représentés
et des auteurs qui se sont déplacés.
Après le succès de cette première édition, nous avons décidé
d'organiser à nouveau
cette manifestation.

Les syndicats de la CNT de la Loire
SALON DE L'AUTRE LIVRE Édition 2006
Salle Sacco & Vanzetti Bourse du Travail
Cours Victor Hugo à Saint-Étienne


* NANTES : Rassemblement samedi 28 octobre à 15 H Place du Commerce
20 de mesures sécuritaires, 20 ans de galères sociales
Qui sème la misère récolte la colère !

Il y a un an des émeutes éclataient dans les quartiers populaires après
la mort de
deux jeunes dans un transformateur, Zyad Benna et Bouna Traoré
poursuivis par les
policiers. Depuis plus de 20 ans les transformations du système
capitaliste libéral
se soldent par le développement de la précarité et de la misère. Dans
le même temps
que se mènent des politiques antisociales et de contrôle des pauvres se
met en
place une politique sécuritaire ; l'une ne va pas sans l'autre.

Au nom de la sécurité, on assassine nos libertés La politique
sécuritaire se
traduit par des violences policières, des morts et une multiplication
des officines
liées à la sécurité (boîtes privées) ainsi que par la création de
nouveaux corps de
répression comme la BAC (brigade anti-criminalité). De plus, se
rajoutent la
rationalisation du contrôle électronique, l'interconnexion des fichiers
et le
perfectionnement des techniques : fichage, surveillance, prélèvement de
l'ADN,
utilisation des nano-technologies. Des lois sont votées encore
dernièrement comme
celle sur la Prévention de la délinquance qui vont donner un pouvoir
énorme aux
maires, aux policiers et aux gendarmes, vont restreindre les droits des
manifestants, développer la délation.... Pendant ce temps, se
multiplient les
condamnation des faucheurs volontaires d'OGM, des militant-e-s
anti-CPE, les
personnes hébergeant des sans-papiers, etc.

C'est à la misère qu'il faut s'attaquer, pas aux jeunes et aux immigrés
! Comme on
l'a vu récemment à Montfermeil, aux Mureaux ou à Dijon, les descentes
de police
musclées ont plus d'importance pour leurs images télévisées que pour
leur
efficacité supposée. Dénoncer la violence dans les cités, certes est
une chose,
mais faudrait-il encore s'en prendre aux causes. Le sacrifice de
l'ensemble des
services publics le dernier en date GDF et des droits sociaux au profit
d'une
pensée libérale dont l'objet est de mettre tout le monde en
concurrence, de diviser
les pauvres pour que les riches touchent le pactole ne fait qu'aggraver
les
situations de détresse sociale. C'est la dénonciation de cette logique
ultra
libérale qu'aucun gouvernement ces dernières années n'a voulu mettre en
avant. Et
pour cause...

Refuser le sécuritaire, Partager les richesses
Dans quelques semaines, le 5 décembre, on se rappelera qu'un jeune
étudiant Malik
Oussekine a été tué par les voltigeurs pendant qu'un autre jeune Abdel
Benhiayia
était tué par un policier à Aubervilliers, victime d'une " bavure ". En
20 ans
plusieurs dizaines de jeunes ont été tués et des révoltes dans les
banlieues ont eu
lieu ; les discours et pratiques des gouvernements de droite et de
gauche ont
recopié de plus en plus des parties du programme du Front national,
pourtant
dénoncé comme le retour de la bête immonde. Pour rompre avec cette
logique
libéralo-sécuritaire, il faut inverser les priorités. Tout pour la
justice sociale
et le partage des richesses et non pour le profit d'une minorité.

Abrogation des lois sécuritaires et halte au harcèlement policier
Des papiers pour tous-te-s et Egalité des droits
Droits sociaux (santé, logement, éducation) pour toutes et tous avec
instauration
d'un revenu garantissant les moyens de vivre avec ou sans emploi

Premiers signataires : AC ! Cun, AC ! Nantes, GASPROM, SCALP/No
Pasaran...


* NANCY : L'asso LES SOUILLOTS présente CONCERT DE SOUTIEN aux 4
antinucléaires
inculpés à BURE
interpellés lors d'une action devant les grilles de l'ANDRA (site
d'enfouissement
de déchets hautement radioactifs)

SAMEDI 28 OCTOBRE VILLIERS-LES-NANCY (salle J.Savine)
Dès 17h : débat, projection vidéo, tables de presse, apéro, concert
acoustique avec :
STOP BURE BROTHER' N SISTA (chansons radicalement antinucléaires)
LES ENFANTS DE LA CRISE (rock acoustiko libertaire)
USUAL SUSPECTS (anarkoskadub-Belg.)
ULRIKE'S DREAM (punkcrust-Belg.)
RICHARD DURN (fastpunk-Nancy)
JOLLY ROGER (anarko boitapunk-Chaligny)
EFFET A DYTIQUE (girlskaband-Chaligny)
PAF : 5 euros
Infos : 06.15.42.87.86
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kamchatka
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MessageSujet: ...   Dim 11 Mar - 15:41

Voici quelques infos.
Laissons le pessimisme pour des jours meilleurs...
-Journal No Pasaran n° 57
-la campagne Patate
-Macon : 21 mars, Refus ADN Proces de Camille B
-LE 17 MARS à Rennes, Strasbourg, Lille, Lyon, Toulouse : Non au
nucléaire, non aux
OGM
-Mobilisation à lyon 9-14 mars : Pourquoi faut-il supprimer
biovision/biosquare


** JOURNAL NO PASARAN N° 57
SOMMAIRE
3 Edito / Sommaire
4 présidentielles Avant, pendant et après...
6 présidentielles Sortons de l¹isoloir !
8 Antifascisme Pas de J.I. dans la salade niçoise
10 campagne Avec Patate, ayez la frite !
11 Immigration Contre les centres de rétention
Dossier écologie politique
Écologie réformiste
LCR - PCF : page II
Verts, PS, UDF, UMP : page III
MPF, FN : page IV
Écologie radicale
Écologie profonde : page V
Écologie sociale : page V
Écoféminisme : page V
Amérindiens : page VI
Murray Bookchin : page VI
Interview : page VII
L'écologie et le temps : page IX
Pour une nouvelle conception de
la nature et du désir : page XI
Biblio
12 Appel Pour un forum social des quartiers
13 antiproductivisme Faucheurs volontaires
14 antiproductivisme Lettre aux vivants
15 antiproductivisme Lyon : Contre Biovision/Biosquare
16 antipatriarcat L'avortement n'est pas un acquis
18 International Signature de la VIe Déclaration de la Forêt
Lacandone
20 Divers


** LE PROJET PATATE
La campagne électorale qui s'annonce vous désespère ? Vous pensez que
la politique
ne se pratique pas (que) dans les urnes ? durant cette période, les
positions
politiques des uns et des autres se résument en général à deux
attitudes à notre
sens aussi vaines l'une que l¹autre : l'électoralisme bêlant ou
l'anti-électoralisme primaire. Rester à distance, se taire et observer,
un sourire
narquois aux lèvres, ce n'est sûrement pas non plus l'attitude la plus
constructive. Mais alors, que faire ?

Trois objectifs principaux :
1. réhabiliter l'action politique et dénoncer le cirque électoral.
2. redonner aux gens l'envie de faire de la politique au sens où nous
l'entendons,
c¹est-à-dire comme un champ d¹expérimentation de nos idéaux à travers
des pratiques
concrètes.
3. montrer que des alternatives politiques concrètes existent, en
valorisant toutes
les initiatives qui luttent contre le système capitaliste.
Mais Patate n'a pas réponse à tout. C'est au contraire les questions
qui
l'intéressent, et surtout le débat d¹idées : car toute démarche, toute
pratique,
tout discours demande à être questionné, critiqué, expliqué. Un
des objectifs de Patate, c¹est de redonner la parole aux gens, de créer
des espaces
d'expression politique. C¹est une façon aussi de répondre aux discours
sécuritaires
et autoritaires de droite et de gauche sans tomber dans le discours du
"tous
pourris" qui ne peut que favoriser l'extrême droite : la réponse est
dans la
construction d'alternatives, et pas seulement dans la dénonciation du
discours des
autres.
EN SAVOIR PLUS ? www.patate2007.org
Contact : patate2007(a)no-log.org


** Stoppons le productivisme et le capitalisme avant qu'ils ne nous
détruisent !

LE 17 MARS à Rennes, Strasbourg, Lille, Lyon, Toulouse
Non au nucléaire, non aux OGM

Du nouveau réacteur nucléaire (EPR) que l'on veut nous imposer au nom
de la lutte
contre le réchauffement de la planète aux OGM (organismes génétiquement
modifiés)
pour combattre la famine, les politiciens de droite
et de gauche sont prêts à tout pour perpétuer le système capitaliste
qui détruit
notre planète.

Contre le nucléaire civil et militaire
Le nucléaire est présenté comme une énergie propre. Oubliés Tchernobyl
et les
déchets dont on ne sait toujours pas quoi faire... les politiciens de
gauche et de
droite, l¹Europe défendent une politique énergétique, basée sur le
nucléaire,
centralisée, aux mains de grands trusts comme pour le pétrole. Nous
refusons le
nucléaire non seulement pour des raisons écologiques mais aussi
politiques. Le
nucléaire ne peut qu'engendrer une société policière car les dangers
sont tels
qu¹il faut à tout prix une surveillance et un
contrôle sur la population. Et nous ne parlerons pas ici du nucléaire
militaire...

Contre les OGM
Les OGM ne sont pas là pour réduire la faim dans le monde, mais pour
engraisser les
multinationales de l'agro-alimentaire. Le combat contre les OGM n'est
pas un simple
combat contre une agriculture industrielle,
"scientifique" défendu par les secteurs de l'agro-business mais pose
des questions
fondamentales de nos conditions de vie et d'avenir. En effet, les OGM
auront comme
conséquence directe de renforcer la dépossession par les agriculteurs
de leur
maîtrise sur leur production. De plus la privatisation
du vivant est un nouveau pas vers une appropriation du bien commun par
des firmes
dont le seul but est le profit maximum. Ce système productiviste lié au
capitalisme
ne fait que détruire chaque jour la planète et les êtres qui
l'habitent.

contre le productivisme, pour la croissance du capital humain
Cette croissance sans fin signifie pollutions, gaspillages,
concurrences, profits,
etc. Le bien commun, les richesses produites par toutes et tous sont
accaparés par
une minorité. Changer de modes de vie et changer nos habitudes de
consommation, se
réapproprier notre avenir est un élément essentiel pour transformer la
société. Il n'y a pas d'aménagement ni de compromis possible avec le
libéralisme et
le capitalisme. Il faut donc adapter notre société aux énergies
renouvelables,
décentraliser les sources d¹approvisionnement, moins
consommer, favoriser les éoliennes, le solaire, etc.


S¹engager, lutter au quotidien, agir au lieu d'élire
Que ce soit contre les déchets nucléaires à Bure (procès contre 4
jeunes en juillet
2006), contre les transports de déchets nucléaires (rappelons-nous la
mort de
Sébastien Briat lors d'un bloquage d¹un train près de Nancy en 2004) ou
contre les
faucheurs d'OGM (multiples procès et condamnations), l'Etat réprime
pour faire
taire toute opposition qui ne rentre pas dans le rang. Développer les
actions de
désobéissance, multiplier les alternatives concrètes sont essentiels
pour
construire un rapport de force. Les espoirs d'un changement de
politique
énergétique (social aussi d¹ailleurs) ne passent pas par les élections
(l'UMP et le
PS étant d'accord pour l'EPR) mais bien par les luttes.

le nucléaire et les OGM sont à l¹avenir de l'humanité, ce que le
pétrole est à la mer

NO PASARAN
21ter, rue Voltaire 75011 PARIS
tél 06 11 29 02 15 http://nopasaran.samizdat.net -
nopasaran(a)samizdat.net


** Refus ADN Proces de Camille B le 21 mars à Macon


Pour la première fois en France, le mercredi 21 mars à 14 heures aura
lieu le
procès pour présomption de délit au tribunal correctionnel de Mâcon. En
effet,
Camille, une jeune fille de Saône et Loire sans histoire sera
convoqué devant les magistrats alors qu'aucun délit n'a été commis !!!
Le dossier
consulté par son avocat Marc Dabray est complètement vide, de sa
carrière d'avocat
, il n'a jamais vu ça ! Tout à commencé par un contrôle routier de la
gendarmerie
de Gueugnon, les forces de l'ordre n'ayant trouvé ni stupéfiants, ni
alcools l'ont
emmené au poste car ils ont trouvé un simple narguilé dans son
véhicule, donc la
présomption de prise de cannabis est constaté. Croyant en son bon
droit, cette
jeune fille a refusé le prélèvement ADN (test salivaire) . Mal lui en a
pris ! Ce
comportement est désormais sanctionné par les fameuses lois Sarkozy sur
la sécurité
quotidienne du 18 mars 2003. Tout contrevenant à un prélèvement ADN est
condamnable
à 1 an de prison et 15000 euros. 137 infractions relèvent du fichage
ADN.
A l'origine, les criminels sexuels en était naturellement la cible
maintenant cela
s'étend aux militants syndicalistes, écologistes (faucheurs d’OGM)
jeunes (blacks,
beurs et blancs dis " marginaux " ) bref tous ceux
qui dérangent l'ordre libéral et politiquement correct. Le hasard (si
c'est un
hasard) veut que dans cette loi, seuls les délits financiers seront
exemptés de
peine (les cols blancs qui habitants les beaux quartiers comme
Neuilly).
Ce procès revêt un caractère important car la jurisprudence permettra
éventuellement d'aménager sérieusement cette loi en attendant son
abrogation. De
simple citoyens dont les têtes ne reviendront pas aux policiers seront
convoqués
devant la justice pour refus de prélèvement ADN. Le rêve de certains
hommes
politiques est de ficher toute la population comme le souhaite le
ministre UMP
Estrosi lors d'un sommet Européen. Notre corps nous appartient, nous
n'avons pas à
le codifier dans un ficher central génétique, la déclaration des droits
de l'homme
et du citoyen est clair la dessus, on ne touche pas à l'intégrité
physique du corps
humain !

Donc, le mercredi 21 mars à partir de 13h30 , pendant le rassemblement
de soutien,
Camille attend sincèrement votre présence en signe de solidarité car
elle est
angoissée de ce qu’elle risque. Merci pour elle et non à la société Big
Brother !

Contacts : Collectif de Macon : David 06 12 12 55 22
macon.libertaire(a)laposte.net
Collectif National : 06 86 27 70 57 refusadn(a)free.fr


** Mobilisation à lyon 9-14 mars
Pourquoi faut-il supprimer biovision/biosquare


Du 11 au 14 mars 2007 se réunira à Lyon la 5° édition du Forum
Biovision-Biosquare.
Ces rencontres sont désormais considérées comme l'un des plus grands
rendez-vous
mondiaux sur les biotechnologies.
D¹après les organisateurs : " Biovision : le forum mondial des sciences
de la vie
est une plate-forme internationale de dialogues, de débats et de
propositions
constructives d'actions, réunissant à parts égales les
représentants de la société civile, de la science, de l¹industrie et
des
responsables politiques, sur les grands enjeux mondiaux de santé,
d'alimentation et
d¹environnement. "
Pour 2007, les " objectifs du millénaire pour le développement "
s'annoncent comme
le thème majeur du forum. Ces objectifs vont de la réduction de moitié
de l'extrême
pauvreté dans le monde à l'éducation primaire pour tous, en passant par
l'arrêt de
la propagation du VIH/sida. Derrière cette vitrine séduisante se
dissimule un outil
de propagande en faveur de l'acceptation des biotechnologies
(Biovision), et un
marché où
sont signés des contrats entre centres de recherche et industriels
(Biosquare), le
tout sponsorisé bien sûr par les grands groupes d'agro-alimentaire, de
chimie et de
pharmaceutique. Ces groupes, vous les connaissez. Ce sont, pour ne
citer qu'eux,
Pfizer et Sanofi-Aventis (respectivement n°1 et n°3 mondial de
l'industrie
pharmaceutique), Bayer (n°1 mondial sur les phytosanitaires et n°2 de
la chimie en
Europe), ou, plus proche de nous, l'ex Rhône-Poulenc et Biomérieux.
Alors que les ravages écologiques directement liés à ces industries se
font plus
pressants chaque jour (réchauffement climatique, épuisement des
réserves d'eau
potable, mise en péril de la biodiversité, multiplication des sites
Seveso...),
Alors que les semences "OGM" maintiennent les paysans dans la
dépendance vis-à-vis
des multinationales de l¹agro-alimentaire, Alors que le brevetage du
vivant empêche
l'accès aux vaccins et traitements
des populations justement les plus démunies face aux risques sanitaires
(notamment
le VIH), Alors que moins de 10% des substances chimiques
commercialisées ont été
testées en terme de dangerosité (cf. greenpeace) et qu¹en même temps le
cancer a
augmenté de 60% en 20 ans en France (cf. la ligue contre le cancer),
Alors que ces industries n'en sont pas à leur premier scandale (zyklon
B, Agent
orange, Roundup, Gaucho, AZF, Bhopal, Seveso).
Alors que les fondements scientifiques de la thérapie génique ne sont
pas établis
et que la recherche dans ce domaine se résume à du bricolage... :
Pourquoi ces
entreprises multinationales, responsables pour une très grande part de
la situation
catastrophique dans les pays du Sud, peuvent-elles subitement
s'émouvoir et mettre
la main à la poche pour soulager les souffrances d¹une grande partie de
la
population mondiale ?
Il s¹agit surtout pour elles de conquérir de nouveaux marchés
d'exportation de
vaccins, de médicaments, de semences et de produits agro-chimiques tout
en
s'offrant une image de philanthropes. Ainsi peuvent-elles continuer
leur politique
de pillage des pays du sud et de saccage écologique tout en étant
soutenu par les
décideurs politiques des pays riches.
Car il faut souligner que nos élus soutiennent de façon active cette
rencontre. La
Mairie de Lyon, le Grand Lyon, le Département du Rhône et la Région
Rhône-alpes
subventionnent cet événement à hauteur de 2 532 000 Euros.
Si Biovision se tient à Lyon, ce n'est pas un hasard, mais la
conjugaison
d'intérêts économiques et de volontés politiques (ce forum a été
impulsé par
Raymond Barre, ex-maire de Lyon et ancien ministre, et est présidé par
Philippe Desmarescaux, ancien PDG de Rhône-Poulenc et actuel président
de la
fondation scientifique de Lyon). Cela tient aussi en une volonté de la
région
Rhône-Alpes de devenir le centre européen des biotechnologies (Lyon) et
nanotechnologies (Grenoble). Alors que la Région Rhône-Alpes s'est
déclarée "région
sans OGM" (délibérations n°04.00.193 des 28 et 29 avril 2004) et que
près de 80% de
la population s'oppose à leur dissémination.
Ces choix politiques si contraire aux désirs de la population et de
l'intérêt
commun des peuples sont inadmissibles. La politique de toujours plus de
"progrès"
pour toujours plus de profit doit s'arrêter là !
C¹est de NOTRE avenir qu¹il s¹agit, nous voulons en décider par nous
même,
indépendamment de la volonté hégémonique des grands groupes
industriels. Nous
appelons donc à une mobilisation la plus large possible contre ce Forum
2007, et à
la mise en oeuvre de tous les moyens possibles pour qu'il soit le
dernier.
Collectif des résistances et des alternatives de Lyon.
Pour nous contacter : nonabiovision(a)no-log.org

Pour toutes celles et ceux qui veulent rencontrer des membres du réseau
No Pasaran,
envoyez nous votre adresse ou téléphonez nous au 06 11 29 02 15 -
nopasaran(a)samizdat.net

Le Réseau No pasaran a sorti son catalogue 2006 consultable sur son
site ou à
commander à Réseau No Pasaran 21 ter rue Voltaire 75011 Paris
Site No Pasaran : http://nopasaran.samizdat.net

Résister, c'est créer !
salutations solidaires, égalitaires, libertaires
Réseau No Pasaran 21 ter, rue voltaire 75011 Paris.
06 11 29 02 15
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buenaventura
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MessageSujet: ...   Mer 12 Sep - 12:24

SALUT À VOUS TOUTES ET TOUS,
Alors l'été a été pourri pour certains et la rentrée n'est pas encore
chaude... et
pourtant avec toutes les mesures prises et envisagées, il y a de quoi
se révolter.
Alors prenons la rue, gardons-la et en attendant mai
2008 !
Pour le site No Pasaran, nous avons refait la partie catalogue (allez
voir)
http://nopasaran.samizdat.net/
et nous allons nous atteler au reste, mais ne soyez pas trop pressé...

SOMMAIRE N°61 / SEPT. 2007 2 € (commandes à CERED BP 322 44803 Saint
Herblain cedex)

3 Edito / Sommaire
4 Actualités Camp No Border
5 Actualités Lille, mobilisation sans-pap
6 réactions Diversité des travailleurs sociaux
7 antifascisme Mort de Roland Gaucher
9 écologie Faucheurs : semons la révolte !
11 réflexion Nous n’avons pas d’adversaires internes, sauf les
barbares
14 International Chiapas : construire un mouvement mondial
d’autonomie et de
résistance
18 international Libertaires au Québec
19 contre-culture Histoire du MIL
13 DOSSIER : LA PERMANENCE DES RESSOURCES
- Introduction
La fin se déduit des moyens
• La position politique première
La PRODUCTION SOCIALE : AU-DELÀ DE L’EMPLOI
• Analyse du contexte actuel
COOPÉRATION & INTELLIGENCE COLLECTIVE
• L’exigence politique
témoignage ENTRETIEN AVEC JOSY
• Nouveau modèle d’indemnisation des intermittents
LES REVENDICATIONS SOCIALES : REVENU GARANTI ET GRATUITÉ
• Comment la droite allemande utilise le concept de revenu garanti
MODALITÉS D’APPLICATION COLLECTIVES
LA PERMANENCE DE VOS RESSOURCES


EDITO
la chasse est ouverte

Hortefeux, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, l'a
annoncé :
les forces de l'ordre doivent redoubler d'efforts et multiplier les
contrôles de
sans-papiers, ce qui revient dans les faits à organiser une
véritable "chasse" au faciès : car comment reconnaître un étranger avec
papier d'un
étranger sans-papier ? Cette pression sur toute une population a de
quoi nous
rappeler de mauvais jours, comme d'ailleurs d'autres mesures, comme
celles prises
par le Maire d'Argenteuil (UMP), qui a non seulement pris un arrêté
anti-mendicité
comme des dizaines d'autres maires, mais qui a aussi, comme cela ne lui
suffisait
pas, acheté en juillet des produits répulsifs nauséabonds appelés
"Malodore",
produit que les agents municipaux
ont d'ailleurs refusé de diffuser. Cette chasse aux pauvres a de beaux
jours devant
elle : en effet, c'est bien à un retour au travail forcé que l'on va
assister ces
prochaines années. Et tout cela avec le concours de transfuges de
gauche qui sont
prêt à tout pour quelques maroquins…

Contre les militants anti-OGM aussi, la chasse était ouverte cet été;
la FNSEA
(principal syndicat paysan), en défenseur du lobby agro-industriel et
d'un
productivisme forcené, s'en est pris aux militants, les accusant d'être
responsable
du suicide de l'un d'entre eux et de s'en prendre à la propriété privée
en
détruisant les champs d'OGM. Ils ont reçu le soutien de leur Ministre,
Michel
Barnier, qui voit dans les OGM l'avenir de l'agriculture, comme jadis
les hormones,
les farines animales ou les engrais chimiques. Pour mémoire, la France
a été
condamnée pour l'utilisation de nitrates qui ont pollué une bonne
partie des nappes
phréatiques bretonnes ; mais les paysans locaux de la FNSEA ont
manifesté contre
les amendes, en cassant pour
plusieurs millions de francs, sans aucune interpellation. Refusant les
menaces et
décidés à refuser la dissémination ainsi que l'imposition des OGM par
les
semenciers, la FNSEA et l'Etat, les faucheurs ont été très actifs cet
été; Ce
combat défend une agriculture paysanne, une agriculture de proximité,
d'échanges et
de solidarités.

Dans un autre domaine, le gouvernement, chassant sur les terrains les
plus
extrêmes, s'est aussi illustré à propos des délinquants sexuels. Alors
que les lois
votées ces dernières années ont renforcé très drastiquement le
contrôle et les
sanctions : l'USM (Union syndicale des magistrats), que l'on ne peut
pas classer à
gauche, rappelle que " les lois actuelles sont mal appliquées faute de
moyens et
demandé des mesures concrètes". Mais comme on l'aura remarqué, le
populisme est une
des marques de fabrique de Sarkozy. Après avoir siphonné le Front
national et
empiété sur les plates-bandes du Parti socialiste, ce dernier s'empare
de tout
événement émotionnel pour renchérir sur ses thèmes fétiches que sont
l'ordre et la
sécurité.

Alors comment s'annonce la rentrée ? Les raisons de se bouger ne
manquent pas :
contre les lois votées cet été (service minimum, autonomie des
université, cadeaux
fiscaux aux plus riches...), la suppression de milliers
de postes dans la fonction publique, la restriction du regroupement
familial, etc.
Mais sans perspective alternative, le "mouvement social" (syndicats,
associations,
collectifs de lutte) a peu de chance d'engager un
bras de fer avec le gouvernement. En tout état de cause, il ne faut pas
griller
toutes les cartouches, et il est nécessaire d'ouvrir le débat sur
quelles
revendications quantitatives et qualitatives… Peut-être le dossier
proposé par No Pasaran ce mois-ci pourra-t-il permettre d'aborder ces
questions de
façon positive, à travers la question de la permanence des ressources.



Nouveaux Livres

Disponible au CERED BP 322 44803 Saint Herblain cedex

17 ans après la publication de mon 4ème album de dessins, j'ai cédé aux
pressions
aussi amicales que tenaces pour récidiver : ce nouveau recueuil
rassemble une bonne
partie des dessins noir et blanc parus dans les albums précédents et de
32 pages
couleurs de dessins réalisés dans les années 90/2000.

LE MONDE N'EST PAS UNE GOURMANDISE
"Dessins Against Tout" de GIL
96 pages dont 32 en couleurs

Compilation de 20 ans de dessins antifascistes, antiflics, anticurés,
antimilitaristes, anticapitalistes, antitout...parus entre 1987 et 2007
dans la
presse militante : de la Mitterrandie à la Chiraquie, la montée du FN,
le rock
alternatif, l'écologie, la religion, Mai 2002, Sarkozy au pouvoir,
etc...

10 euros + 2,9 euros de frais de port
par 10 ex : 70 euros + 10 € de frais de port
les chèques seront encaissés à la sortie de l’album
Chèques à l'ordre de REFLEX


Jean Le Gal. Le maître qui apprenait aux enfants à grandir. Un parcours
en
pédagogie Freinet vers l’autogestion.
Préface de Michel Onfray.
Grand prix Ni dieu Ni maître 2007.
332 pages dont 16 d’iconographie couleur
ISBN : 978-2-914980-53-1
Prix : 15 euros + 1,9 euros de frais de port

Jean Le Gal, né en 1933, dans un petit village de Bretagne, de parents
analphabètes, a été successivement instituteur, chargé de cours en
Sciences de
l’éducation à l’Université de Paris X Nanterre, maître de conférences à
l’IUFM de
Nantes et membre du CA de DEI-France (Défense des Enfants
International).
Contemporain de Célestin Freinet, il a été un praticien et un
propagandiste
inlassable de la pédagogie Freinet en France comme au niveau
international. Mieux,
il enrichira cette pédagogie en l’ouvrant à l’autogestion et à la
démocratie
participative. Bref, au jour d’aujourd’hui, Jean Le Gal est un " grand
" de la
pédagogie Freinet et est considéré comme " le Pape " des Droits de
l’Enfant. Dans
ce livre, il se raconte et raconte l’histoire du mouvement Freinet de
ces quarante
dernières années. Le passage de la coopération à l’autogestion
et à la démocratie participative. L’espoir d’une école tout à la fois
moderne,
populaire, laïque et socialiste.
Tous ceux et toutes celles qui ne désespèrent pas de construire un
grand service
public laïque d’éducation au service du peuple et des enfants se
délecteront de ce
livre et y trouveront d’abondance matière à réfléchir et à
agir.
Il est également l’auteur de : Coopérer pour développer la citoyenneté,
la classe
coopérative, Hatier, 1999 et Les droits de l’enfant à l’école, De
Boeck-Belin,
2002.


Fête de soutien aux 41 faucheurs volontaires en procès à Toulouse les 2
et 3
octobre 2007
Fête de soutien organisée avec le soutien de la formation musicale Les
Ogres de
Barback et d’autres artistes qui ont accepté cette invitation à la
fête, à
l’échange et au soutien.
Il s’agit le temps d’un soir et plus si affinités de permettre à des
associations
militantes et citoyennes de faire connaître leur combat dans le cadre
d’échanges
festifs en lien avec des actions locales de désobéissance
civile.
Mardi 2 Octobre 2007 à partir de 19h00 au nouveau BIKINI- Ramonville
(Toulouse-31)
Organisé en soutien au Collectif Anti-OGM31 et au collectif des
Faucheurs
Volontaires d’OGM.



Pour toutes celles et ceux qui veulent rencontrer des membres du réseau
No Pasaran,
adhérez, participez, envoyez nous votre adresse ou téléphonez nous au
06 11 29 02
15 - nopasaran(a)samizdat.net

Le Réseau No pasaran a sorti son catalogue 2007 consultable sur son
site ou à
commander à Réseau No Pasaran 21 ter rue Voltaire 75011 Paris
Site No Pasaran : http://nopasaran.samizdat.net

Résister, c'est créer !
salutations solidaires, égalitaires, libertaires
Réseau No Pasaran 21 ter, rue voltaire 75011 Paris.
06 11 29 02 15

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MessageSujet: ..   Sam 26 Juil - 14:05

** SOMMAIRE DU NO PASARAN # 69 - été 2008
3 NPA, Du neuf avec du vieux...
4 Non à une éducation au rabais
6 Immigration La fête oui, la lutte aussi
9 Solidarités antifascistes Soutien aux antifas russes
13 Antipatriarcat Le rouge, le noir et les couleurs de l¹arc-en-ciel
15 Écologie Discussion sur la décroissance
17 Solidarités internationales Mobilisations anti G8 au Japon
18 Mobilisation OGM : ne pas rester les bras croisés
19 Espaces alernatifs Le grand Khan pital et Al Terrenatif
20 Point de vue Retour sur la marche décoloniale du 8 mai
21 Contre-culture BD de Tapage
22 Contre-culture Teknival en Ardèche
23Alternative Maloka fête ses 20 ans

DOSSIER
Zapatisme "plutôt mourir debout que vivre à genoux" Le zapatisme aujourd'hui
page I
Une fétide odeur de guerre page II
Tournée du Capise page III
Dix ans de collaboration policière page IV
Le développement durable en marche ? page V
Les caracoles : 13 ans de luttes page VIII
Récit de la rencontre des femmes zapatistes page IX
Destins de la Otra page X
Presas politicas libertad page XI
Pour aller plus loin page XII

** INFOS
-Sommaire du n°79 de No Pasaran 2 EUROS (chèque ordre REFLEX) COMMANDE À L'ADRESSE
: CERED BP 322 44803 SAINT HERBLAIN CEDEX
- Festival La belle rouge à Saint Roche Savine les 26, 27 et 28 juillet
- festival Rafistol 25, 26 et 27 juillet à Auriolles (Bias)
- FESTIVAL DE LA DÉSOBÉISSANCE ET DE L'INSOUMISSION À TREFFIEUX-GRUELLAU LES 25, 26
ET 27 SEPTEMBRE 2008
- Annonce de la sortie du DVD "chasseurs de skins" - 20 euros (chèque ordre
REFLEX) COMMANDE À L'ADRESSE : CERED BP 322 44803 SAINT HERBLAIN CEDEX
- ANNONCE DE Anarchistes dans la guerre secrète contre le franquisme et le nazisme
(1936/1944) - 22 euros (chèque ordre REFLEX) COMMANDE À L'ADRESSE : CERED BP 322
44803 SAINT HERBLAIN CEDEX


Festival rafistol 25, 26 et 27 juillet à Auriolles (Bias), près de
Villeneuve-sur-Lot
SITE : http://www.rafistol-festival.com/
Spectacles
Marionnettes
Contes
Musique
Cirque
Tables de presse
Statut des sans-papiers (CRSP)
Relation Françafrique (Survie)
Anti-fascisme (No Passaran)
Anti-spécisme (Acta)
Ateliers
Cerf-volants
Graff'
Peinture
Papier recyclé
Danse indienne
Cirque
Yoga

Projections
Volem rien foutre al Pais


FESTIVAL LA BELLE ROUGE 25 26 27 JUILLET
À SAINT AMAND ROCHE SAVINE (PUY DE DOME)

Renseignements pratiques
Au coeur du festival : Une librairie, des tables de presse pour stimuler
cerveaux et discussions. Des stands et buvettes pour rassasier les estomacs,
flatter les palais, hydrater les gosiers. Les Lieux de spectacle sont tous
dans le village : chapiteaux, plein air, salles... ! Dans le village : trois
bars-restaurant, une pharmacie, une boulangerie/épicerie. Hébergements

2 campings gratuits équipés de sanitaires dans le village sont à votre
disposition : l¹un pour les lève-tôt, l¹autre pour les couche-tard
Pour ceux qui souhaitent un hébergement "en dur" il y a possibilité dans
les villages voisins, se renseigner auprès de www.hautlivradoistourisme.com
04 73 72 05 95 ou l¹office-de-tourisme d¹Ambert 04.73.82.61.90 Transport :

La gare SNCF d¹Ambert (63) est desservie par des cars venus de
Clermont-Ferrand, Thiers ou Vichy. Nous assurerons des navettes à l¹arrivée
des cars le vendredi après-midi et le lundi matin. Le stop et le covoiturage
fonctionnent aussi très bien jusqu¹à Saint-Amant-Roche-Savine.
En voiture, Saint-Amant-Roche-Savine se trouve sur la D996 à 10km d¹Ambert
(63). Compter 45mn de Clermont-Ferrand (63). 1h depuis Le Puy en Velay (43)
ou Saint-Etienne (42). Covoiturage Auvergnat

Présentation
Vous y retrouverez les amis et les coups de coeur de la Compagnie Jolie Môme
pour trois jours de spectacles, de débats et de fraternité.

Le festival La Belle Rouge est entièrement conçu et organisé par la
Compagnie Jolie Môme et ses amis. C¹est l¹occasion de partager 3 jours avec
nos amis, des artistes, des militants. des spectateurs venus d¹Auvergne
comme de toute la France, autour de spectacles, de rencontres et surtout
d¹une grande fraternité.. Cette année encore le festival mêlera théâtre,
musique, débats, chansons, expositions, jeux, ateliers et projections de
film...


Programmation
Le Ministere des Affaires Populaires (M.A.P) :

Un chti¹rap qui vous décolle les pieds du sol, Violon-Accordéon-Révolution.
Des copains qu¹on est fiers d¹inviter à La Belle Rouge !

Frank Lepage : Inculture(s) ­ 2 "Et si on empêchait les riches de
s¹instruire plus vite que les pauvres ?" spectacle de Franck Lepage, Scoop
Le Pavé, Coopérative d¹Education Populaire La première partie nous a
emballés l¹an dernier. La rencontre a continué depuis. On attend ce nouveau
spectacle avec impatience. Le site http://www.scoplepave.org/

La Compagnie Jolie Môme Ce que l¹on joue ? On y travaille en ce moment,...
on vous réserve la surprise !

Théâtre Buissonnier joue et chante : Trouble Fête. Invités du premier
festival de Jolie Môme à Saint-Amant en 2003. Ils s¹étaient mis en grève
avec nous. Nos camarades de luttes vont enfin pouvoir nous présenter leur
spectacle de chansons

Le Bringuebal : anime un bal pas banal... Des copains qui ont choisi de nous
et de vous faire danser pendant des heures. C¹est un spectacle qui s¹écoute,
se regarde et se chante.

Monsieur Bidon. Un groupe de Stéphanois dont les chansons ludiques et le
swing libertaire nous ont plu...ce qu¹il faut pour ouvrir le festival à
l¹heure de l¹apéro !

Choron, dernière, nouveau film de Pierre Carles, suivi d¹une rencontre avec
le réalisateur autour de l¹irrévérence de la presse satirique

La révolution ne sera pas télévisée , film de Kim Bartley et Donnacha
O¹Brian : La BBC était sur place lors du coup d¹état contre chavez. Filmé en
direct c¹est étonnant.

Ateliers avec Aline Pailler (Acrimed), Pierre Rimbert (Plan B), Juddith
(Samizdat.net), Xavier Renou (Les désobéissants), Jessy Cormont (chercheur
IFAR sans papiers 59), Franck Lepage (SCOP le Pavé)... pour réfléchir
ensemble, partager des connaissances et des expériences.

Sélection de courts et longs métrages choisis par nos complices d¹Envie de
Tempête ou par nous même. On y trouve leurs propres productions et
réalisations, ainsi que des documents qui nous invitent au débat. Dans tous
les cas des discussions suivront les projections.

"La Belle Rouge... et Noire" : Pour la première année, nos amis de Radio
Libertaire assureront la radiodiffusion du week-end sur la région de
Saint-Amant-Roche-Savine, sur la région parisienne (89,4 fm) et à travers le
monde par le web ! Des directs, des interviews, des à côté, des différés...

Riton La Manivelle joue et fait chanter avec son orgue de barbarie.

Me voici, te voilà s¹adresse au plus jeunes des festivaliers (spectacles
pour 0 à 5 ans) Les refrains des chansons rappellent les rituels des
journées enfantines. Les couplets en racontent les surprises et les
découvertes.

Le Jeu de L¹Oie des manifs. Moment ludique pour grands. Les plus
expérimentés mettront à profit théorie et pratique des luttes. Les autres
risquent de les acquérir rapidement !

- FESTIVAL DE LA DÉSOBÉISSANCE ET DE L'INSOUMISSION À TREFFIEUX-GRUELLAU LES 26, 27
ET 28 SEPTEMBRE 2008 EN SOUTIEN AUX FAUCHEURS VOLONTAIRES ET NO PASARAN

Vendredi : Concert le 26 à partir de 18 H avec Les ramoneurs de Menhirs, Nevrotic
Explosion, Insolite et Trouz an Noz

Samedi : Ateliers, échanges de savoirs, discussions sur les questions des migrants,
de l'agriculture paysanne, de l'éducation, de la désobéissance et de l'insoumission
concert le soir avec Sarkofiottes,Pas de nom pas de maison, Schnider Sect

Dimanche :
A partir de 10 H : marché bio ; ateliers-discussions
A partir de 17 H : le grand machin chose, la fabrique Clampin et le bal des
variétistes.
PAF pour les concerts : 1 jour = 7 euros; 2 jours : 12 euros ; 3 jours : 15 euros.
Camping et restauration su place.

DVD Antifa : Chasseurs de skins 20.00EUR (PORT COMPRIS) - CHÈQUE À L'ORDRE
DE REFLEX - COMMANDE AU CERED BP 322 44803 SAINT HERBLAIN CEDEX
Cliquer pour agrandir
DVD Antifa : Chasseurs de skins
Durée du DVD : 80mn
Un documentaire réalisé par Marc-Aurèle VECCHIONE
Entre la fin du rock, et le début du rap, Paris fut le théâtre d¹une vraie
guerre de bandes. Sur fond de fin du communisme, et de montée de l¹extrême
droite, elles se battaient pour défendre leurs idées. D¹un côté les
skinheads (appelés également boneheads). Ils dominent les rues dès 1984.
Racistes, antisémites, ils agressent tous ceux qui, visiblement, ne sont pas
de leur côté. Face à eux, des jeunes, punks et autres rockers, cibles (parmi
tant d¹autres) des skins, et qui refusent de laisser le moindre espace tant
à leur présence qu¹à leurs idées. Ils se sont organisés pour les chasser de
Paris. Des bandes se forment et se lancent dans une véritable guérilla
urbaine pour contrer l¹offensive fasciste. Ils sont les Red Warriors, les
Ducky Boys ou les Ruddy Fox. Les jeunes parisiens vont les surnommer "
chasseurs de skins ". ANTIFA raconte leur histoire. Jeunes issus des
quartiers populaires, ils étaient imprégnés de la culture musicale rock de
l¹époque dont le rattachement à tel ou tel groupe impliquait souvent un
positionnement idéologique. Née d¹une réaction spontanée, leur action s¹est
révélée être un véritable mouvement anti raciste de rue, hybride entre
logique de gang et engagement politique d¹extrême gauche, proche de la
guérilla urbaine. Ils ont mis en place une lutte quotidienne où leurs
convictions étaient affirmées à coups de poings. Un mouvement radical
franchissant parfois la frontière de l¹extremisme et de l¹ultra violence.
Réunis en bandes, ils fonctionnaient comme de véritables gangs : culte de la
violence, de l¹amitié, pour eux leur regroupement étaient un moyen de se
faire entendre, d¹affirmer une croyance en un avenir commun. Ils étaient la
voix de la rue, convaincus qu¹il fallait se battre pour refuser
l¹intolérable. On ne peut pas comprendre les mouvements des banlieues de ces
dix dernières années, la plongée dans le communautarisme et l¹absence de "
sens politique " des révoltes, insurrections etc. sans connaître ces
"chasseurs de skins". Ils sont la charnière entre les grandes idées
révolutionnaires et syndicales de leurs parents et les embrasements hybrides
de leurs petits frères sans culture politique. Ils livrent le témoignage de
la situation de la jeunesse des rues, il y a 20 ans. C¹est non seulement
l¹histoire d¹un mouvement culturel, le mouvement skinhead, et de sa déviance
politique mais aussi l¹histoire de bandes de copains, qui ont créé un
mouvement anti-raciste de rue reconnu à travers toute l¹Europe.
LES SKINS DES HALLES (1978-1982) C¹est la 1ere bande skinhead, au sens
originel du terme, française. D¹abord punk, ils adoptent le look skin dès
1981 et s¹approprient les Halles alors en rénovation. Voyous de l¹époque
punk, ils aiment provoquer par la violence, et assument leur démarche d¹auto
exclusion sociale. Interviews : Farid, Ammour.
LES RED WARRIORS (1985-1991) Bande issue du mouvement rock alternatif
parisien. Ce sont les plus engagés politiquement. Ils fréquentent les
milieux anarchistes et autonomes. Leur bande se retrouvera logiquement en
service d¹ordre de groupes comme Bérurier noir... Ils revendiquent leur
radicalisme et leur dynamique de militants pour imposer leur " mouvement
anti-raciste de rue ". Interviews : Julien, Kim, Blackskin
LES DUCKY BOYS (1985-1992) Les Ducky Boys sont composés de rockers fifties
et de jeunes issus du Hip-Hop, reflétant la transition générationnelle qui
s¹opère à cette époque. Ils sont les descendants de bandes comme les Black
Panthers qui se battaient dans les années 70 contre les bandes de rockers
blancs racistes appelés REBELS. Ils se revendiquent apolitiques. Leur combat
est motivé par la défense des valeurs d¹égalité et de fraternité et un
besoin vital de s¹investir dans la cité. Interviews : J.F, Longo, Jamel
LES RUDDY FOX (1989-1994) Dernière bande de chasseurs, ils endossent le look
des skinheads pour marquer la rupture avec l'ancienne génération orientée
rock&roll et la nouvelle tournée vers la culture Hip Hop. Ils poussent le
combat jusqu¹à réhabiliter la culture skinhead originelle Les Ruddy Fox ont
bouclé une histoire, redonnant au look skinhead son sens premier. Interviews
: Domino, Nana Bozo, Philou
Interviews de Madj (Assassin Productions), Marsu (Bondage Records, Crash
Disques), etc

Anarchistes dans la guerre secrète contre le franquisme et le nazisme
(1936/1944) - 22 euros

Antonio Téllez, après un travail de recherche approfondi, retrace ici
l'histoire de Francisco Ponzan-Vidal. Il s'agit d'un personnage historique
dont la vie a incarné l'activité des anrchistes contre le nazisme pendant la
Seconde Guerre Mondiale. (...)
Ponzan dans les années de la guerre civile espagnole (1936/1939) faisait
partie du service de renseignement des Colonnes Confédérales de la CNT sur
le front d'Aragon. (...)
Une fois en exil, Ponzan et une partie de ses compagons mirent leur
expérience au service de la cause anti-fasciste. (...° Ils organisèrent le
réseau d'évasion le plus important de la Seconde Guerre Mondiale...

.............................................
Vous pouvez demander à être désinscrit de cette liste en nous envoyant un petit mot.

Pour toutes celles et ceux qui veulent rencontrer des membres du réseau No
Pasaran, adhérez, participez, envoyez nous votre adresse ou téléphonez nous
au 06 11 29 02 15 - nopasaran(a)samizdat.net

Le Réseau No pasaran a sorti son catalogue 2007 consultable sur son site ou
à commander à Réseau No Pasaran 21 ter rue Voltaire 75011 Paris
Site No Pasaran : http://nopasaran.samizdat.net

Résister, c'est créer !
salutations solidaires, égalitaires, libertaires
Réseau No Pasaran 21 ter, rue voltaire 75011 Paris.
06 11 29 02 15

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MessageSujet: ..   Mer 10 Déc - 16:12

Les antifascistes dans la ligne de mire
Depuis le début du mois de septembre 2008, la mouvance antifasciste radicale de
Paris fait l'objet de fortes pressions policières. Après les poursuites engagées
contre la mouvance dite « anarchoautonome » et contre les opposants à la politique
d'immigration actuelle, alors que les services de renseignement se restructurent
sur la base du contre-espionnage et tendent à assimiler toute activité politique à
une forme de terrorisme, cette répression n'est pas en elle-même étonnante. Elle
prend pourtant des formes et une dimension nouvelles, qui ne laissent rien présager
de bon pour le futur et démontrent que l'abandon des principes de la démocratie et
des libertés individuelles ou collectives atteint un nouveau stade où Europe
forteresse et démocratie blindée vont de pair.

Si l'État a pour l'instant réussi à écraser les revendications économiques sous le
poids de la division syndicale et l'incurie des partis dits « d'opposition », il a
en revanche du mal à contrôler des formes plus autonomes et plus directes de lutte
politique. Sur le terrain des luttes de l'immigration, il doit faire face à une
certaine radicalisation du mouvement, menant à plusieurs altercations avec la
police, à la fermeture voire à la destruction de certains centres de rétention au
printemps dernier. Dans le même temps, la lutte antifasciste radicale a connu en
mai dernier deux succès consécutifs, empêchant coup sur coup une manifestation
néo-fasciste en plein centre de la capitale et un meeting des Identitaires que les
propriétaires de la salle louée pour l'occasion renonceront finalement à
accueillir.

Ça fait beaucoup, ça fait trop pour les services policiers. En montant en épingle
quelques incidents isolés, l'État et ses journalistes aux ordres créent le danger «
anarcho- autonome », et envoient au trou quelques personnes sous prétexte de
terrorisme - prétexte aussi fumeux que les faits reprochés : transporter quelques
grammes de produits pouvant servir à fabriquer des explosifs, utilisés en fait pour
fabriquer des fumigènes. Eh oui, les fumigènes de la contestation doivent être
achetés, c'est un produit de consommation comme un autre... Le 13 juin parait une
circulaire du ministère de la « justice » demandant aux procureurs de transférer
tous les faits qui pourraient impliquer ou se rapprocher des modes d'action «
anarcho-autonomes » au parquet antiterroriste ; fin juin le Direction centrale du
renseignement intérieur (DCRI) est créée, réorganisant le renseignement policier en
fusionnant les Renseignement généraux (RG) et la Direction de surveillance du
territoire (DST) au profit de cette dernière, donnant un tour contre-espionnage,
antiterrorisme et activité de type secret défense à l'action policière en matière
de politique intérieure. Les effets ne se font pas attendre...


ANTIFAS, VOS PAPIERS !

En septembre vient le tour des antifascistes radicaux, ou plutôt de ceux et celles
que la police estime être des antifascistes radicaux. Car parmi les personnes
interpellées, certaines le sont sur la base de présomptions aussi solides qu'être
présentes dans le répertoire téléphonique d'un autre interpellé... Au début
septembre, ce sont ainsi quatre personnes qui sont interrogées, dont trois placées
en garde à vue pour des durées allant de 24 à 36h, et deux perquisitions de
domicile qui sont effectuées. Aucune mise en examen n'est prononcée, personne n'est
déféré au parquet, en revanche au cours du mois de septembre et d'octobre les
gardés à vue sont régulièrement convoqués au commissariat, histoire de maintenir la
pression... Une enquête de moralité est lancée sur l'un d'entre eux, fonctionnaire,
ainsi menacé d'être suspendu voire révoqué. Mercredi 8 octobre, une autre personne
est convoquée, et placée en garde à vue dès son arrivée, pour une durée de 36h.
Venu lui apporter des sandwichs histoire d'améliorer l'ordinaire, une de ses
connaissances doit pour la peine subir un contrôle d'identité - les sandwichs,
apparemment considérés comme des armes dangereuses, seront acceptés mais
n'arriveront jamais jusqu'à l'engeôlée. Là encore, pas de mise en examen, pas de
déferrement au parquet.

A l'heure actuelle, c'est encore le flou sur les suites de cette affaire - et ce
flou semble volontairement entretenu par les services de police qui espèrent ainsi
faire monter la pression sur l'antifascisme radical. Il faut dire que les faits
officiellement reprochés aux interpellés sont mineurs : liés à l'interdiction du
meeting des Identitaires, ils font état de tags, de bris de vitre et de messages de
protestations envoyés à la salle, qui avait en conséquence porté plainte. De fait,
des individus jugés pour de tels faits ne risqueraient que des peines légères, sans
doute des amendes. Rien en tout cas qui pourrait suffire à expliquer le déploiement
de force policier, en termes d'hommes et de moyens technologiques. Au moins une
demi-douzaine d'officiers semblent suivre régulièrement cette affaire, et l'un des
interpellés a même eu droit à la visite d'un commissaire divisionnaire... De même
les outils techniques mis en oeuvre semble complètement disproportionnés : traçage
internet (sur des messages envoyés depuis un cybercafé), géolocalisation par les
bornes de téléphone portable (ou même repérage des moments où les téléphones sont
éteints, érigés en présomption de culpabilité), exploitation des répertoires
téléphoniques voire, selon les flics, prélèvement d'empreintes digitales et ADN
dans des cabines téléphoniques et sur les lieux des délits ! Si vraiment le but
était de retrouver des gens suspects de tag et de bris de vitres, on serait face à
un gaspillage tellement absurde qu'on pourrait penser que la police a décidé de
ruiner l'État...

Mais l'essentiel est évidemment ailleurs : les flics profitent d'une plainte
mineure pour essayer non pas de résoudre « l'affaire », mais au contraire pour
monter une affaire, obtenir un maximum de renseignements sur les individus
susceptibles d'être proches ou sympathisants de l'antifascisme radical, et mettre
la pression sur cette mouvance qui reste l'une des dernières poches d'activité
politique autonome. La répression n'a d'ailleurs en elle-même rien de vraiment
étonnant : en France comme ailleurs en Europe, la lutte antifasciste autonome a
depuis plusieurs décennies fait l'objet de nombreuses poursuites, et il est évident
qu'avec la montée en force d'un individu qui n'a pour tout projet politique que la
loi du plus fort, de la matraque et de l'argent, la persistance d'une telle
démarche politique ne peut qu'apparaître comme un défi.


POLITIQUE AUTONOME CONTRE ETAT POLICIER

En revanche, ce qui est nouveau et étonnant, ce sont les procédures utilisées.
L'usage massif des technologies, déjà, dont cette affaire démontre que, loin d'être
réservé au terrorisme ou au grand banditisme, il constitue une menace réelle pour
la liberté de tout un chacun, une épée de Damoclès toujours prête à s'abattre sur
qui met (ou pourrait mettre) un pied hors des clous. Et, surtout, aucune
instruction judiciaire n'est ouverte : il s'agit là d'une pure affaire policière,
aux ordres directs du parquet, sans aucun des contrepoids que les luttes ont au
cours du temps arraché à l'arbitraire gouvernemental. Aucun juge pour tempérer les
excès de zèle policiers, aucun accès au dossier pour les avocats, donc aucune
possibilité de préparer la défense. On peut noter que l'emploi de ce type de
procédure est d'ailleurs en permanente augmentation, quelque soit le degré de
gravité des affaires.

Et c'est bien là que réside la nouveauté, qui distingue par exemple cette affaire
des poursuites contre les dits « anarcho-autonomes » : pour ceux-ci, est ouverte
une instruction judiciaire, certes abusivement confiée à l'anti-terrorisme, mais
qui garantit au moins quelques droits à la défense. Pour les antifascistes
radicaux, pas d'instruction, donc pas de droits, pas de possibilité d'organiser la
défense - qui constitue pourtant officiellement un « droit de l'homme » que l'État
dit reconnaître ; on est dans la pure opération policière de pression et
d'intimidation (menée par un service très récemment créé pour lutter contre les
violences urbaines et les bandes organisées), hors de tout contrôle judiciaire - et
pour rien, ou presque rien, donc qui peut tomber sur n'importe qui, ou presque.

Une pièce de plus dans la tendance lourde à réduire l'ordre public à la logique
policière, justement synthétisée par la très calme organisation internationale de
défense des droits de l'homme Human Rights Watch, comme « la justice
court-circuitée » au nom de l'antiterrorisme. On mesure ici l'impact de la
réorganisation des services de renseignements autour de la logique du
contre-espionnage et de l'assimilation du militantisme à une activité terroriste
et/ou mettant en cause la sécurité publique. La logique qui semble s'installer,
c'est celle de zones d'exception, hors du droit, ou l'action de la police se
rapproche de celle de l'armée : l'arbitraire de la force guerrière pure.
Contrairement à ce qu'affirme « l'État de droit », il n'y a plus de distinction
entre l'ordre intérieur et l'ordre extérieur, plus de frontières entre l'adversaire
politique et l'ennemi vital : tout opposant est un ennemi à écraser par tous les
moyens, la politique, toute politique, (re)devient clairement l'ennemi de la
police. Réciproquement, n'est politique que l'ennemi de la police ; être avec ou
contre la police, telle est la frontière ultime du champ politique - et notre camp
est et reste celui des ennemis, des radicaux et des autonomes pour qui la haine du
bleu marine n'a d'égale que celle du brassard orange. Nous savons depuis longtemps
que, malgré les apparences plus ou moins libérales qu'elle se donne, la police est
toujours et par essence notre ennemi ; qu'elle se détache de la « justice » si elle
le juge bon : plus la police sera isolée, plus elle sera vulnérable, plus notre
ennemi sera l'ennemi de tous.

Alf - No Pasaran n°71, novembre-décembre 2008
http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=1638

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MessageSujet: ..   Jeu 15 Jan - 16:49

Edito du numéro 72
Leur politique, c'est la guerre ! En ce début d'année 2009, la situation dramatique
que vit la population palestinienne à Gaza nous rappelle que la loi du Talion se
perpétue depuis plus de soixante ans dans cette région. Cette nouvelle agression
israélienne qui va se solder par des centaines de morts ne fera pas taire le Hamas,
mais au contraire assurera sa pérennité. D'ailleurs, n'est-ce pas là le but
recherché ? Au nom de la lutte antiterroriste, toutes les violations du droit
international sont permises par l'Occident et l'impunité dont jouit l'Etat d'Israël
depuis 1948 nous laisse penser que l'Etat de guerre permanent est un des éléments
de la politique internationale des dominants au Moyen Orient.

Dans l'Hexagone, c'est sur le terrain social et économique que se joue une guerre
qui ne dit pas son nom. Dans l'éducation nationale, dans les hôpitaux, dans
l'ensemble des services publics, le gouvernement a décidé de mettre à bas ce qui
restait d'un Etat social pour le remplacer par un Etat pénal et policier. Face à
ces attaques, les syndicats continuent de jouer la montre en organisant des
manifestations dispersées dans le temps et sans objectif central, et avec quelle
revendications ! Si la question des revenus se pose avec acuité pour les précaires
et les faibles salaires, c'est bien d'une répartition des richesses et d'une autre
forme de production à laquelle il faudrait s'atteler...

Alors, quel espoir ? C'est sûrement, comme toujours de la jeunesse que viendra
cette insurrection attendue face à un système capitaliste mortifère. A l'instar de
la Grèce et de la révolte populaire de ce mois de décembre, qui aura fait reculer
Darcos-Sarkozy sur la réforme de l'éducation, dans de nombreux pays européens, la
crise de légitimité à l'égard des pouvoirs politiques, ardents défenseurs d'un
système économique en faillite, est criante. Jouant sur les peurs du terrorisme,
certains sont même prêts à fabriquer de toutes pièces des ennemis intérieurs pour
asseoir leur pouvoir policier : en France, l'affaire de Tarnac est là pour nous
rappeler que les Etats ne reculent devant aucune machination, et que l'on peut
enfermer sans sourciller des gens pour leurs idées avec l'emploi de formules très «
guatanamiennes » comme "attendrir la viande" pour que Julien Coupat et Yldune Lévy
avouent leur participation aux blocages de caténaires. Au-delà de la solidarité,
c'est bien de notre capacité collective à faire émerger une force sociale novatrice
qui est l'enjeu de ces prochains mois. Le peuple doit reprendre la rue !


SOMMAIRE #72 - JANVIER-FÉVRIER 2009 (2.00EUR)
DOSSIER OTAN : une alliance de destruction massive
Une nouvelle Alliance page II
L'Otan en quelques dates page III
Complot et nouvel ordre mondial page III
Un outil du terrorisme supra-étatique page IV
L'Otan et l'Europe : des amis de 60 ans page V
Message du Nouvel An du SG de l'Otan... page VII
Appel à saboter l'architecture globale de sécurité page VIII
Interview de Dissent France page IX
Appel pour un village / contacts page XII

SOMMAIRE 72
3 Criminalisation des luttes Comment le terrorisme devient un outil de
manipulation 5 Criminalisation des luttes L'esprit de Tarnac 7
Criminalisation des luttes Un nouvel espoir ? 8 Criminalisation des luttes
L'antiterrorisme ou la terreur intégrée 8 Mouvement social en Grèce «Nous
sommes arrivés pour prendre ce qui nous appartient» 10 Mouvement dans
l'Éducation Le mouvement lycéen à Nantes 11 Mouvement dans l'Éducation Quand
Darcos aide le peuple à s'engager 12 Anticapitalisme Défendons ce que les
rentiers appellent le piratage 13 Politique d'immigration Bienvenue en
Europe ! 14 Politique d'immigration Répression et résistance dans
l'Europe-Forteresse 16 Soutien aux sans-papiers Calais : le choc 17 Écologie
sociale Non à l'ayraultport de Notre-Dame ! 18 Réflexion critique Pour des
quotidiens qui chantent 21 Solidarité internationale Sur la route avec les
antifascistes russes 23 Notes de lecture

Brochure Grèce - Incluse - 16 pages
émeutes, amour et anarchie... l'insurrection qui vient de Grèce
Dans la nuit du 6 décembre 2008, à Athènes, dans la zone d'Exarchia, la
police a tiré de sang froid sur Alexandros Grigoropoulos âgé de 15 ans.
Depuis cette nuit, Athènes et des dizaines d'autres villes grecques brûlent.
La nuit même, jusqu'à 10'000 personnes ont pris les rues d'Athènes, formant
une manifestation spontanée, détruisant et brûlant banques, ministères et
magasins de multinationales. Depuis, la tension n'a cessé de monter. Les
universités sont occupées, tout comme la plupart des lycées du pays. Des
barricades ont été érigées dans Athènes et dans d'autres villes, les heurts
avec la police sont constants. Le but de cette brochure est de permettre de
saisir quelque peu le climat de ce qui se joue en ce moment même en Grèce,
de donner la parole aux émeutiers et émeutières. La plupart des textes sont
des traductions trouvées sur www.emeutes.wordpress.com. Le blog anglophone
est www.occupiedlondon.org/blog. L'interview a été traduit de l'italien par
nos soins. Partout en Europe, dirigeant-e-s et politicien-ne-s craignent que
l'incendie grec se propage. Ne les décevons pas, descendons dans la rue !
Comme toujours, la lutte de l'humanité contre l'autorité se poursuit...
Editions T'Okup' 18 décembre 2008



*** Pour soutenir la lutte du peuple palestinien
AFPS : www.France-palestine.org
UJFP : www.ujfp.org

Samedi 10 janvier - 300 000 personnes mobilisées contre l'agression israélienne à Gaza
publié le lundi 12 janvier 2009

Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens


300 000 personnes se sont mobilisées dans une centaine de villes samedi 10 janvier
- à l'appel du Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens
et Israéliens - pour demander :
- L'arrêt du massacre
- La levée immédiate et totale du blocus
- La suspension de tout accord d'association entre l'UE et Israêl
- Des sanctions immédiates contre Israël
- La protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien

http://www.france-palestine.org

Attaque terrestre contre Gaza : Les dirigeants israéliens devront répondre de leurs
crimes.
le 4.01.2009

Après des années d'un blocus inhumain, après une semaine de bombardements qui ont
tué 450 personnes et blessé des milliers d'autres, l'armée israélienne vient de
lancer ses troupes terrestres (samedi 3 janvier) contre la bande de Gaza. Ce crime
était annoncé de longue date. La rage et la colère de ne pas avoir pu l'empêcher
n'en sont que plus grandes.

Ainsi donc en 2009, une des plus puissantes armées au monde peut attaquer un
territoire surpeuplé et y massacrer impunément qui bon lui semble.

Le crime a été rendu possible par un consensus tragique dans la société
israélienne. Tous les partis sionistes ont été avertis à l'avance de l'attaque
contre Gaza et tous l'ont approuvée. Seule une petite minorité d'anticolonialistes
continue inlassablement de s'opposer, de manifester, de témoigner. Cette situation
de l'opinion est le résultat d'une propagande permanente en Israël visant à «
déshumaniser » les habitants de Gaza ou le Hamas et à rendre licite ou normal leur
assassinat. Le crime a été rendu possible par la complicité de l'Union Européenne.
La décision du Conseil sous présidence française du « rehaussement » des relations
entre l'Union et Israël alors que la classe politique israélienne est lancée dans
une surenchère électorale guerrière a été comprise comme un « permis de tuer ». La
réception de Tzipi Livni à Paris par Sarkozy et Kouchner était un encouragement à
l'agression.

Le crime a été rendu possible par la complicité des Etats-Unis qui n'ont jamais
cessé de surarmer Israël et de le renflouer financièrement et par celle enfin de
certains dirigeants arabes qui, comme Moubarak, ont donné leur accord à cette
invasion. Le crime a été rendu possible en raison de l'impunité des dirigeants
israéliens, civils ou militaires, qui violent sans arrêt le droit international et
se rendent coupables régulièrement de crimes de guerre et de crimes contre
l'humanité.

Dans le monde entier, des manifestations d'une ampleur rare ont eu lieu contre
l'attaque israélienneisraélienne, notamment aujourd'hui. Aussi bien dans les pays
arabes qu'aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, ou même à Tel-Aviv. Dans toutes les
villes de France, des manifestations gigantesques ont mobilisé des forces nouvelles
qui s'engagent contre cette barbarie. L'Union Juive Française pour la Paix s'honore
d'avoir participé à ces manifestations. Elle dénonce la tentative du CRIF d'enrôler
tous les Juifs de France derrière la politique criminelle de l'Etat d'Israël. Il y
a urgence, il faut continuer la mobilisation et les manifestations.

Pour arrêter le massacre en cours, il faut exiger du gouvernement français, de
l'Union Européenne et de la communauté internationale qu'elles cessent
immédiatement leur complicité avec l'agression. Elles doivent exiger l'arrêt
immédiat de l'invasion. Elles doivent mettre en place une politique de boycott,
désinvestissement et sanction contre Israël, à l'image de la campagne qui a fait
céder autrefois l'Apartheid en Afrique du Sud. Elles doivent exiger que les
dirigeants israéliens soient traduits en justice pour répondre de leurs crimes.


*** Coordination anti-OTAN Strasbourg
Qui sommes-nous ?

Nous sommes une coordination d'organisations et d'individuEs strasbourgeoisES
opposéEs à l'OTAN en général et à la tenue de son sommet les 3 et 4 avril 2009 à
Strasbourg et Kehl. Progressistes ou radicaux, nous venons d'horizons divers :
militantEs politiques, syndicaux, associatifs ou individuEs. UniEs dans notre lutte
contre l'impérialisme et la barbarie militariste que représente l'OTAN, nous nous
retrouvons pour préparer et coordonner au niveau local la lutte contre l'OTAN et la
tenue de son sommet, en lien avec le reste de la mobilisation internationale.


L'OTAN ? Un outil impérialiste

L'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) a été créée en 1949 par les
États-Unis et les pays d'Europe de l'Ouest. Il s'agit d'un pur produit de la Guerre
froide. Cet organisme politico-militaire a pour but, à sa naissance, de prévenir et
protéger chaque pays membre contre une éventuelle agression d'un pays du bloc de
l'Est. Avec la fin de la Guerre Froide, l'OTAN aurait dû être dissoute ; au lieu de
cela, elle révèle sa vraie nature. L'OTAN est un outil militaire au service des
intérêts politiques et économiques de ses membres, c'est à dire un outil
impérialiste. Cela a d'abord commencé par l'ex-Yougoslavie où sous couvert
d'opération humanitaire, l'Alliance atlantique est intervenue pour la première fois
de son histoire. Ensuite, sa stratégie d'ingérence s'est transformée en protection
active des intérêts de ses membres hors de ses frontières (Afghanistan, Irak) :
installation de bases militaires au Moyen-Orient, protection des approvisionnements
en pétrole, encerclement de l'Iran, etc. Depuis 1966, la France ne fait plus partie
du commandement intégré de l'OTAN tout en restant membre de alliance politique et
militaire avec les Etats Unis. A ce titre, elle est en guerre, en particulier en
Afghanistan depuis 2001.


L'OTAN : une arme de destruction massive

L'OTAN, via la France, Etats-Unis et Royaume-Uni, possède des milliers d'ogives
nucléaires dont on sait quelle puissance phénoménale de destruction elles peuvent
avoir. Et l'Alliance risque de se servir de ces ogives nucléaires pour des
opérations préventives, surtout qu'une partie des militaires souhaitent le
développement de mini-bombes nucléaires, moyen d'en banaliser l'utilisation.


Pas de grand-messe militariste à Strasbourg et Kehl!

Les 3 et 4 avril 2009, l'OTAN se réunira à Strasbourg et Kehl pour son 60e
anniversaire. Forcés et contraints, nous recevrons donc des centaines de militaires
et politicienNEs, qui prendront pour nous les décisions qui nous concernent. Nous
refusons de voir encore une fois la voix des populations confisquée. Nous ne
voulons pas voir notre région - pas plus qu'une autre - en état de siège pour
servir de cour de récréation à des dirigeantEs coupéEs des réalités du monde.


Face à l'extrême droite !

La coordination est farouchement opposée à toute tentative de récupération par les
extrêmes droites françaises et européennes de cette lutte anti-impérialiste et
anti-militariste. Nous serons vigilantEs à ce que les discours et actions
anti-atlantistes, nationalistes, souverainistes des partis et groupuscules
d'extrêmes droites soient étouffés par notre mobilisation.


Notre mobilisation sera internationale

Face à l'OTAN, en tant que coordination strasbourgeoise anti-OTAN, nous ferons tout
pour que la mobilisation soit la plus large et la plus internationale possible.

En lien avec la mobilisation internationale, nous organiserons un contre sommet
fondé sur la désobéissance civile mais également le blocage du sommet de l'OTAN.
Face à cette machine militaro-politique, nos armes sont les débats, les
conférences, l'information indépendante, les manifestations et les blocages...mais
également la solidarité face à la répression, avant, pendant et après le contre
sommet.

Nous souhaitons que des centres de convergences puissent accueillir et informer les
dizaines de milliers de manifestantEs, mais également la presse indépendante. Nous
souhaitons que des camps puissent accueillir ceux et celles qui refusent l'OTAN et
qui veulent construire un monde débarrassé de l'impérialisme et de la barbarie
militariste.


Rejoignez nous !

Déjà depuis de nombreux mois, l'organisation de ce contre-rassemblement est en
oeuvre dans différents pays européens. Nous appelons les organisations investies à
nous contacter pour travailler ensemble à cette lutte. Nous appelons également les
organisations politiques, militantes, associatives et syndicales, les groupes et
individuEs à nous rejoindre et à signer notre appel.


Contact :
Site web :
http://sommet-otan-2009.blogspot.com

Premiers signataires : Fédération Anarchiste - Strasbourg ; No Pasaran - Strasbourg
; No Pasaran - Alsace; Réseau No Pasaran ; Alternative libertaire - Alsace ; Sud
Education-Alsace ; CNT 67 (Confédération Nationale du Travail 67) ; CCA (Cercle
communiste d'Alsace) ; ATIK (Confédération des travailleurs de Turquie en Europe);
UJFP (Union Juive Française pour la Paix) ; OCL Strasbourg (Organisation Communiste
Libertaire); Gauche Alternative 67 ; des individus

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MessageSujet: ..   Sam 9 Mai - 13:00

Week end antifasciste 8-9 mai. En hommage à la résistance
65 ans après la défaite des nazis en Europe, il faut encore faire comprendre
à l'extrême droite que la rue ne lui appartient pas...
Vendredi 8 mai concert à partir de 10 H à CIP-IDF 14-16 quai de la Charente 19e Paris
Samedi 9 mai meeting de 14 à 18 H en présence de Jacques Damiani, combattant FTP et
Antonio Martin, résistant antifranquiste à CIP-IDF 14-16 quai de la Charente 19e
Paris
Samedi 9 mai Mani à partir de 20 H à la mémoire des combattants antifascistes
http://scalp-reflex.over-blog.com

No Pasaran #74 - MARS-AVRIL 2009 - 3 euros -
CERED BP 80322 44803 Saint Herblain cedex
SOMMAIRE
3 Retour sur la mobilisation anti-OTAN
Molodoi, centre de convergence
7 Contrôle social
Le délit d’être ensemble
8 Mouvement social
Construire le ³Tous ensemble en même temps
9 Etats généraux de la précarité
Ne Payons pas leur crise... une fois de plus !
13 Luttes sociales
Plus on trime, plus il se gave !
12 Ecologie
Gardarem Lo Notre Dame des Landes
12 Ecologie
Procès contre des opposants à l’aéroport
13 Ecologie
10 bonnes raisons de refuser l’aéroport
14 Ecologie
Soutien aux faucheurs anti-OGM espagnols
15 Politiques sécuritaires
Un arsenal sécuritaire
17 Solidarité/répression
L’antiterrorisme est un mode de gouvernement
19 Auto-organisation
Nous valons plus que le bénévolat
20 Solidarité internationale
Appel pour un camp No Border à Calais
21 Solidarité internationale
Le zapatisme toujours en mouvement
23 Solidarité internationale
Rencontre avec des antifascistes de Moscou
26 Disques
27 Bouquins et revues

DOSSIER

Pour un antifascisme radical
Notre définition de l’antifascisme - page II
25 ans d’antifascisme-IV
Scalp de Strasbourg - page VI
Scalp de Nancy - page VII
Scalp de Lille - page VIII
Scalp de Limoges - page IX
Mouvance antifa Bordeaux - page X
Mouvance antifa Lyon - page XI
L’antifascisme face à la répression - page XII
Interview de Reflexes - page XIV
International : pour une solidarité active - page XV
Mobilisation du 9 Mai - page XVI


ÉDITO
Voir les grands patrons continuer de se goinfrer de salaires mirobolants et de
retraites dorées a énervé les travailleurs et tous les laissés pour compte de ce
système capitaliste à la dérive. Lassées de voir leurs directions syndicales
tergiverser ou passer en catimini des accords minables, ces derniers ont multiplié
les actions coups de poings dans de nombreux conflits : Mollex, Sony, Caterpilar,
Continental... Ayant dû renoncer à de nombreuses conquêtes sociales au nom de la
sauvegarde de l'emploi et de la concurrence internationale, leur exaspération et
leur révolte est à la hauteur de leur humiliation quotidienne, par les dirigeants
de ces entreprises et du gouvernement dont le slogan "Travailler Plus pour Gagner
plus" montre toute son indécence et son cynisme quand on est jeté à la rue comme
des vauriens.
Le rôle des syndicats devrait être de faire converger et associer l'ensemble des
acteurs en reconstruisant une unité de classe autour de revendications collectives
comme la réquisition et le partage des richesses, un revenu pour tous et un droit
social pour tous les services publics - santé, transport, éducation - gratuit. Etre
offensif c'est poser comme point de départ une rupture avec ce système qui nous a
conduit droit dans le mur et non continuer à vouloir l'aménager ou le faire
redémarrer - le capitalisme vert- avec les mêmes principes et valeurs.
Et la grippe porcine dans tout ça ? Encore une fois la société du spectacle a
atteint son paroxysme avec ce déchaînement médiatique, dont la finalité est plus de
provoquer la peur que d'informer et sensibiliser sur les risques réels encourus par
une pandémie*.
La peur engendre la recherche de protection. Et dans ce cadre l'Etat sécuritaire
sarkozyste joue bien des différentes inquiétudes - politiques avec les
anarcho-autonomes, médicales avec la grippe porcine...- pour renforcer sa mainmise
et ses capacités répressives et de contrôle de toute opposition voulant sortir des
cadres convenus, c'est-à-dire, ne rien remettre en cause de fondamental.
Pendant ce temps, se déroulent les élections européennes, à mille lieux des
préoccupations quotidiennes. Ce Pouvoir européen, qui s'impose à nous par de
nombreuses lois, nous éloigne encore plus de notre possibilité d'agir sur ce que
l'on vit. Là aussi c'est toute l'architecture qu'il faut repenser pour que la
solidarité entre les peuples ne soit pas celle de leur écrasement au profit des
élites et des transnationales, mais bien une entraide basée sur l'égalité
économique et sociale.
Alors oui, il faut inventer et créer de nouveaux espaces de luttes, articuler
revendications sociales et écologiques, et se dire que Notre Futur, c'est nous qui
l'avons entre nos mains, ici et partout où des gens résistent et s'organisent pour
vivre autrement !

Note
* Un texte de Mike Davis sur la grippe porcine
http://1libertaire.free.fr/MikeDavis24.html

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MessageSujet: .   Sam 9 Mai - 13:00

Camp Action Climat
Notre Dame des Landes
3-9 août 2009

Des tritons, pas des avions !
Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible !
L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet,
le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très
préservé et détruiraient une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le
contexte mondial où la poursuite du « toujours plus » - pour les mêmes - engendre
inégalités, destructions et pollutions, ce lieu est un symbole fort de la nécessité
de nouvelles logiques : écologiques, anticapitalistes et autogestionnaires !
Le Camp Action Climat a les objectifs suivants :
1/ sauver les terres agricoles menacées par le projet, en touchant plus largement
le public local, mais aussi en élargissant et en médiatisant la lutte, l’aidant à
se pérenniser pour modifier le rapport de forces.
2/ agir pour sortir des logiques économiques et sociales dominantes, quisont à
l’origine des dérèglements climatiques en cours, en menant des actions locales et
en participant à un réseau de lutte national et international « Camp Climat ».
3/ faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action non-violente et
les pratiques écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs
et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.
Le camp est préparé par un collectif ouvert auquel chacunE peut participer et où
tout le monde peut s’exprimer, afin d’inclure autant de personnes que possible dans
les décisions, prises au consensus.
Le camp fonctionnera de manière autogérée, avec pour principes de base : une
empreinte écologique minimum, des actions à fort impact auprès de la population
locale et/ou des médias, des échanges de savoirs sur les pratiques alternatives et
écologiques, la mise en commun des bénéfices, la pratique du prix libre ou coûtant
et le développement de réseaux. Il s’inscrira dans le cadre d’une semaine de
résistance sur le site et fera suite à deux moments forts sur place : le festival
« Le Plancher des Vaches » (samedi 1er août) et le pique-nique annuel des opposants
au projet d’aéroport (dimanche 2 août).
La participation d’organisations qui souhaitent être présentes au Camp Action
Climat et qui rejoignent ces principes est évidemment la bienvenue.
Un espace sera réservé à des stands si nécessaire. Des moments de réunions internes
aux organisations seront possibles en dehors des temps collectifs du campement.
Cette implication de différents mouvements permettra à un plus large public de
prendre part à celui-ci.
Pour participer à la préparation et au déroulement du Camp Action Climat,
contactez-nous !
http://campclimat.org/


Plus on trime,
Plus il se gave !

Le patron d’EDF, Pierre Gadonneix, vient d’obtenir une hausse de 25 % de son
salaire, qui passe à 900 000 euros, Jean-François Cirelli, ancien PDG de GDF, sa
rémunération a augmenté de 180 %, pour atteindre 1,29 million d’euros, 750 000
euros de retraite pour Bouton, le PDG de la Société générale... Et pendant ce
temps, plans de licenciements, précarisation extrême, etc. Le MEDEF a beau se
targuer de vouloir moraliser le capitalisme- qui peut y croire ?-, ces dirigeants
méprisent les travailleurs, ici et ailleurs, qu'ils exploitent sans vergogne.
Depuis trente ans, et encore plus rapidement ces deux dernières années, les droits
sociaux chèrement gagnés au cours d'années de lutte ont fondu comme la banquise
avec le réchauffement climatique...

Le durcissement des actions ouvrières répond à la mollesse des réponses syndicales.
Depuis plusieurs semaines les luttes dans le secteur privé se sont multipliées ;
les manifestations du 29 janvier et du 19 mars ont démontré la volonté d'une frange
importante de la population - salariée ou non - de réagir face au gouvernement,
l'atermoiement des directions syndicales a de quoi énerver plus d'un travailleur ou
d'un militant engagé depuis des années dans des combats pour les précaires et les
chômeurs. Les circonvolutions d'un Bernard Thibault autour de la grève générale :
les salariés ne sont pas prêts, il ne faut pas entrer dans un combat anti-Sarkozy,
et surtout sauvegarder l'unité entre les 8 centrales conduit droit à une dilution
des journées d'action et donc à une désillusion et au renforcement du repli sur
soi. Que la base la plus concernée par les licenciements et les attaques patronales
se radicalise n'ait donc rien de surprenant ; L'absence totale d'un appel à se
solidariser et à développer des actions de convergence montre toute l'incapacité et
l'inefficacité d'un syndicalisme d'accompagnement du système capitaliste. La CGT
rejoignant la CFDT tout en ayant quelques petites phrases pour ses sections les
plus combatives se voulant devenir responsable à l'aune de son rapprochement avec
le Parti socialiste.
L'unité n'a de sens que si elle crée une dynamique ; A dire : ce qui compte c'est
rester ensemble, sans poser aucun débat ni perspective de mobilisation autre que
des journées espacées, lassantes pour tout le monde, et sans impact sur l'économie
ne sont d'aucune efficacité. Un gouvernement ne change de politique que si un
rapport de force s'instaure; et dans ce cadre, sans blocage de l'économie,
qu'est-ce qui peut inquiéter un gouvernement ? On le voit bien avec le conflit des
universités qui au bout de trois mois n'a pas fait bouger d'un iota la Ministre V.
Pécresse. Et Il faut rappeler que dans les transports ou dans l'éducation, il y a
un service minimum ce qui fait que dans ces deux secteurs la grève moins d'impact.
Attendre gentiment l'été pour nous dire qu'à la rentrée on va voir ce qu'on va voir
est évidemment nous prendre pour des imbéciles pour rester poli;

On peut mesurer la difficulté d'influer sur les mouvements en cours en l'absence de
capacité d'organisation indépendante des grands syndicats ; celle-ci ne devant pas
resté seulement basé sur le monde du travail. En effetl'éclatement et la disparité
de l'emploi a entraîné un affaiblissement des capacités internes à mobiliser dans
les grandes entreprises. Pour retrouver sa force le mouvement social doit être
capable d'associer les différents acteurs autour de nouvelles revendications, qui
font le lien entre conditions de vie et de revenu, qui interroge sur l'utilité ou
non de la production de biens, sur une reconstruction à partir d'entités locales de
biens artisanaux, industriels et agricoles.
Notre faiblesse actuelle repose sur l'absence de collectifs et d'espaces
transversaux entre syndiqués et non syndiqués. Car à la différence de certains
camarades, il ne suffit pas d'en appeler à l'autonomie et à l'auto-organisation
pour qu'elle s'exerce ; il ne suffit pas non plus de répéter à la trahison des
syndicats pour que se construise d'autres types de regroupements de lutte et il ne
faut surtout pas calquer des mouvements ayant leur propre spécificité comme le LKP
en Guadeloupe pour hurler à la trahison ici des syndicats et partis.

Chienlit et anarcho-autonomes

A droite, certains se mettent à rêver d'un nouveau mai 68 et d'une nouvelle
chienlit à mater : les anarcho-autonomes. Deux lignes convergentes se font jour :
- Une, qui dénonce le lien et le soutien de la gauche aux méthodes radicales
d'extrême gauche. Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, accusant le PS d'"
inciter matin, midi et soir à la violence dans notre pays " et de " surfer sur les
angoisses des Français " pour " se refaire une santé ".
- - L'autre, qui, s'appuie sur le rôle primordial des syndicats pour canaliser le
mécontentement et dénoncer les infiltrations des anarchistes etde l'extrême gauche
dans les séquestrations. Xavier Bertrand : "On a des responsables syndicaux
nationaux qui sont des gens responsables, qui savent que la violence sociale n'a
jamais rien réglé. Il y a une vraie tradition dans ce pays de dialogue social (...)
Il n'y a que cela qui produira des effets"
D'autres analyses aussi fines font leur apparition. Elle pourrait prêter à sourire
si les arguments utilisés ne servaient pas d'éléments pour construire l'image d'un
terrorisme social d'ultra gauche. On peut lire dans Le Figaro de la part d'un
responsable policier : "Depuis plusieurs semaines, nous observons un très grand
activisme de l'extrême gauche, qui tente de s'accrocher à des conflits dans
lesquels elle n'est a priori pas partiprenant pour exacerber les tensions et
pousser à la violence. Ces derniers temps, nous avons par exemple constaté la
présence de militants d'extrême gauche aux côtés des grévistes sur les piquets de
grèves de l'usine Caterpillar de Grenoble." Depuis tout temps, les militants font
du travail de propagande dans tous les espaces de la société qui leur semblent
propices à faire progresser leurs idées et pratiques comme dans tous mouvements
(UMP, PS, PC, Verts...)- C'est le fait même de faire de la politique... Rien
d'étonnant à cela ! Et surtout depuis des lustres la dénonciation de la banqueroute
du capitalisme et de son système financier fait partie de la rhétorique - ce n'est
pas un bottin mais des centaines qu'il faudrait pour recenser tous les textes,
tracts, livres sur ce sujet.
Penser que la violence ne peut venir que d'éléments extérieurs est une
infantilisation et révèle tout le mépris qu'ont les gouvernants politiques (de
droite comme de gauche) vis-à-vis des travailleurs. Ces derniers en effet seraient
prêts à se faire tondre sans réagir ou en tout cas très calmement iraient pointer
au Pole Emploi si de méchants garnements ne venaient pas les inciter à la haine...
Ont-ils oublié l'histoire sociale et toutes ses résistances à l'ordre capitaliste ?
Ont-ils oublié tous les conflits sociaux des années 70 ? Pensaient-ils avoir enfin
domestiquer le prolétariat au point que ce dernier soit devenu totalement amorphe
et aphone comme dans d'autres pays européens ?
Ces séquestrations sont une réaction saine à un univers de violence sociale qu'est
le système capitaliste basé sur le mépris de l'être humain et del'humanité. Et si
l'on a pu remarquer l'absence de soutien à ces actions de la part des syndicats,
même si la CGT du bout des lèvres consent à dire qu'il les comprenait, l'opinion ne
s'y trompe pas quand dans les sondages plus d'une personne interrogée sur deux les
soutient : "Non, on n'est pas des merdes que l'on peut écraser sans sourciller

Soutenir cette résistance, c'est reconnaître le bien fondé du combat pour la
Dignité et la Justice. Et c'est aussi interroger le modèle de développement. En
effet comment peut-on continuer à se satisfaire des revendications matérielles
totalement irréalistes écologiquement de la part des syndicats.
Comme le décrit très bien dans un article "Alternative sociale et contrainte
écologique", Daniel Tanuro* " Face à l’irresponsabilité climatique criminelle du
capitalisme, face aux dures conséquences sociales de la crise économique, il s’agit
pour les mouvements sociaux, pour le syndicalisme en particulier, de s’engager dans
la voie d’une alternative globale, répondant à la fois à l’urgence sociale et à
l’urgence écologique.
Cette alternative est indispensable pour éviter que des travailleurs se sentent
obligés de choisir entre la peste du changement climatique ­ dont ils sont les
principales victimes- et le choléra de la politique climatique capitaliste ­ dont
ils sont les principales victimes aussi. Son élaboration demande une réorientation
stratégique ample et profonde."
(...) Comment faire face simultanément à la nécessité de diminuer radicalement et
de façon planifiée la production et la consommation de matières pour sauver le
climat, d’une part, tout en répondant d’autre part à la nécessité d’augmenter
radicalement, pour toutes et tous, le niveau de satisfaction desbesoins humains
réels : un emploi, un revenu, un logement, une protection sociale, un enseignement
de haut niveau, une alimentation de qualité, une retraite dans la dignité,
notamment ? Telle est la question."
C'est sur ces bases nouvelles que doit se construire un espace politique et social
dans les prochains mois. A défaut d'être en mesure d'avancer des revendications
articulant social et écologie, nous laisserions les mains libres à ceux qui font du
Capitalisme Vert le nouveau paradigme de développement soutenable/durable. A défaut
de défendre des idées et des pratiques de désobéissance et de combativité sociale,
nous nous retrouverions enfermé dans une logique violence/non violence où l'Etat
sécuritaire détiendrait toutes les cartes en main.

Paz

Note
* La crise globale ouvre une ère nouvelle pour les luttes TANURO Daniel 11 décembre
2008. Contribution présentée dans le cadre de la journée deréflexion de
l’Interrégionale wallonne de la Fédération Générale du Travail de Belgique (FGTB) "
Dénoncer le capitalisme ensemble ", Namur, 15 décembre 2008.


Pour toutes celles et ceux qui veulent rencontrer des membres du réseau No Pasaran,
envoyez nous votre adresse ou téléphonez nous au 06 11 29 02 15 -
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