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 Vote / contrôle social

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kamchatk
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MessageSujet: Vote / contrôle social   Lun 23 Oct - 7:28

pour celles ceux qui s'imagione encore participer du suffrage universel!!

(voir autre rubrique " des votes dévots)

voici un communiqué de presse bien ionteressant ...

ou quand le vote manipule et biaise...
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kamchatk
Invité



MessageSujet: ...   Lun 23 Oct - 7:29

Citoyen-ne-s et informaticien-ne-s pour un vote vérifié par l’électeur-rice
Ordinateurs-de-vote.org
* * * * * * * * * * * * * * * *
Communiqué de presse - jeudi 19 octobre 2006
* * * * * * * * * * * * * * * *
Nedap/France-Élection :
des ordinateurs de vote fraudables en deux minutes, des électeur-rice-s
espionnables depuis la rue et un marketing mensonger.
* * * * * * * * * * * * * * * *

Suite à la démonstration faite début octobre aux Pays-Bas que les
ordinateurs de vote Nedap/France-Élection sont aisément fraudables,

nous demandons solennellement au Ministre de l'Intérieur de retirer
l'agrément des ordinateurs de vote Nedap/France-Élection, et d'en
suspendre toute utilisation en France[1].

La fondation “Wij vertrouwen stemcomputers niet” (Nous ne faisons pas
confiance aux ordinateurs de vote) a analysé en détail un ordinateur
Nedap, et a publié un rapport[2] démontrant que *« n'importe qui,
disposant d'un bref accès aux équipements n'importe quand avant
l'élection, peut obtenir un contrôle complet et virtuellement indétectable
sur les résultats de l'élection »*. Par ailleurs, ce même rapport explique
que l'on peut *espionner l'électeur-rice* en analysant les émissions
radio-électriques de ces ordinateurs de vote[3].

Que cette vulnérabilité ait été démontrée est le fait nouveau. *Qu'elle
existe est connu depuis décembre 2004, année où ces ordinateurs ont été
autorisés en France.* Décembre 2004 est la date de publication du
premier rapport de la “Commission on Electronic Voting” en Irlande. Ce
rapport explique que « deux minutes d'accès non autorisé suffirait pour
échanger le logiciel »[4]. Nous avons rendu public ce fait en avril 2006[5].

Ces ordinateurs de vote Nedap sont agréés en France avec des modifications
« très mineures », et ont été vendus à environ un millier
d'exemplaires, ce qui fait un petit million d'électeur-rice-s concerné-e-s.

Tout laisse à penser que les conclusions de ce rapport néerlandais
s'appliquent indifféremment aux Pays-Bas, en Allemagne, en France et en
Irlande (où 7 500 de ces ordinateurs restent stockés dans des entrepôts
depuis 2004 sans être utilisés[6]).

Les responsables municipaux se retranchent derrière l'agrément donné par
le Ministère de l’Intérieur (ce sont les communes qui décident d'acheter
ces ordinateurs, mais elles doivent choisir parmi les modèles agréés).
Cet agrément se révèle incapable d'imposer le moindre contrôle de
l'intégrité de ces ordinateurs. Il n'a pas imposé non plus de mesure
pertinente des émissions radio-électriques.

Ce rapport explique également comment modifier ces ordinateurs afin de
jouer aux échecs avec. Pourquoi cette démonstration, certes déjà fort
amusante en elle-même[7] ? Parce que ce fabricant dénie, au mépris de
toute vraisemblance, que ses appareils soient de l'informatique : il les
présente comme des dispositifs très simples incapables de faire autre
chose que d'enregistrer des votes[8].

*Ce marketing crétinisant et mensonger influence des municipalités naïves*
et les conduit à des affirmations fantaisistes telles que « contrairement
à d’autres systèmes de vote électronique, la machine à voter ne contient
pas d’éléments informatiques. »[9] ou c'est « une calculette géante plutôt
qu’un ordinateur »[10].


Contacts :

Pierre Muller, fondateur de Ordinateurs-de-vote.org (anciennement
recul-democratique.org)

Le plein soleil - 1081 bd du bon puits - 06210 MANDELIEU
Tél: 08 73 18 27 54 (de préférence, tarification locale) - Portable: 06
63 72 63 56
Courriel: pierre.muller (arobase) recul-democratique.org


Chantal Enguehard, maître de conférences en informatique à l'université
de Nantes

LINA - 2, rue de la Houssinière - BP 92 208 - 44322 Nantes Cedex 3
Tél: 02 51 12 58 55 - Portable: 06 25 17 59 19
Courriel: chantal.enguehard (arobase) univ-nantes.fr


Rappel : les ordinateurs de vote (dénommés “machines à voter”[11] par le
code électoral) sont de l'informatique bien à part. Leurs
utilisateur-rice-s - les électeur-rice-s et les assesseur-euse-s - ne
peuvent pas vérifier leur bon fonctionnement. L'exactitude d'une opération
bancaire est vérifiable a posteriori par les relevés de compte, mais si
les ordinateurs modifient des votes, personne ne s'en apercevra.

Les électeur-rice-s sont donc contraint-e-s à une confiance aveugle dans le
fonctionnement correct et intègre des ordinateurs de vote. C'est en soi
contraire aux principes d'une élection démocratique.


[1] InternetActu, publication de la FING et de l’Inist/CNRS (70 000
lecteurs hebdomadaires), formule une demande similaire
<http://www.internetactu.net/?p=6616>.

[2] “Nedap/Groenendaal ES3B voting computer : a security analysis” :
http://www.wijvertrouwenstemcomputersniet.nl/images/9/91/Es3b-en.pdf

[3] Une vidéo <https://www.youtube.com/watch?v=B05wPomCjEY> montre que cela
fonctionnerait jusqu'à 25 mètres de distance.

[4] Michael Scott (Dublin City University), premier rapport de la CEV,
app. 2B <http://www.cev.ie/htm/report/first_report/pdf/Appendix%202B.pdf>,
page 139.

[5] Dans le document distribué à des cadres municipaux dans un colloque de
l'Association des Maires de Grandes Villes de France : “Qui contrôle le
vote électronique ? Le déclin silencieux du contrôle citoyen
<http://www.recul-democratique.org/IMG/pdf/Qui_controle_le_vote_electronique.pdf>”.

[6] “L’Irlande sera-t-il le premier pays à abandonner le vote électronique
? <http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9860>”

[7] Voir les photos
<http://www.recul-democratique.org/Detournement-d-ordinateur-de-vote.html>
sur notre site.

[8] « Nos machines n’ont rien à voir avec des ordinateurs. Ce sont de
simples objets électroniques. » Hervé Palisson, directeur de
France-Élection, importateur de Nedap (Sciences & Avenir de septembre 2006
<http://www.recul-democratique.org/Liens-pour-l-article-de-Sciences.html>).

[9] Mairie de Suresnes
<http://www.ville-suresnes.fr/fr/machineavoter/machineavoter.html>

[10] Les nouvelles de Châtenay-Malabry, septembre 2006
<http://www.chatenay-malabry.fr/pdf/mags/chatenay_111.pdf>

[11] Le terme de “machines à voter” a été introduit dans le code électoral
en 1969, époque où il ne s'agissait pas d'informatique. Il n'est plus
approprié aux ordinateurs actuellement utilisés.
.
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kamchatka
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MessageSujet: ...   Lun 8 Jan - 17:37

paru dans le courrier de genève....


Suisse/article
LA VIDÉOSURVEILLANCE S'EMPARE DE NOTRE QUOTIDIEN



PHILIPPE BACH

Paru le Lundi 08 Janvier 2007




.
RÉGULATION SOCIALE - Le développement des caméras dans les lieux publics ne suscite pas de débats de société. Ses enjeux sont presque absents de la scène politique. Une équipe universitaire vient d'analyser l'extension rampante et silencieuse des moyens de contrôle télévisuel. Mal maîtrisée, elle représente un danger pour les libertés publiques.

La vidéosurveillance s'est installée progressivement dans notre quotidien. De manière insidieuse ou, en tous les cas, sans faire l'objet d'un clair débat démocratique. Une équipe interdisciplinaire des universités de Genève, Lausanne et Fribourg s'est penchée sur l'extension rampante et silencieuse des instruments de contrôle télévisuel. Elle a analysé deux cas d'école: la mise en place de systèmes de vidéosurveillance dans les trams et les bus des TPG (Transports publics genevois) et à l'aéroport de Genève[1].
Les espaces étudiés sont à la fois des lieux de transactions commerciales et d'échanges sociaux. Dans le cas de l'aéroport, le dispositif vise certes à prévenir les vols, mais est aussi structuré en fonction de la lutte antiterroriste, un élément clé pour comprendre l'essor incontrôlé des caméras.


Efficacité non prouvée

Reste que les auteurs ont eu affaire à un terrain d'étude passablement mouvant, car ils ont eu à suivre la mise en place de systèmes en pleine évolution. Ainsi, aux TPG, la proportion de véhicules équipés de caméras est passée de 10% en janvier 2004 à 35% en décembre 2005. Ce développement a été accompagné d'un certain déficit démocratique. Un exemple: ce qui avait été autorisé par le gouvernement genevois au titre d'expérience –et qui devait être accompagné d'une évaluation quant à l'efficacité de la mesure– s'est étendu sans que la preuve de l'utilité de ces caméras ne soit donnée. Ou du moins, «pas de manière irréfutable».


Panoplie répressive

Il n'est en tout cas pas aisé de prouver l'efficacité de tels engins, dans la mesure où leur installation prend place dans une panoplie plus large de mesures répressives. Les chercheurs ont néanmoins décrit les logiques conduisant les autorités publiques et les acteurs sociaux à demander l'introduction de tels dispositifs. Elles tiennent en une formule: «La vidéosurveillance permet de discipliner le territoire à défaut de discipliner l'individu.» Ce qui laisse penser que la surveillance panoptique a tout l'avenir devant elle.
Les auteurs de l'étude plaident pour un cadre légal plus strict, mieux défini et pourvu de certains garde-fous. Ainsi, selon eux, l'évaluation de l'utilité des dispositifs installés devrait être le fait d'organismes extérieurs aux mandataires.
Les auteurs ont surtout été interloqués par le fait que les enjeux de la vidéosurveillance sont peu présents sur la scène publique. Ils se demandent pourquoi elle ne suscite pas d'inquiétudes particulières. Le constat est simple: «L'amélioration du sentiment de sécurité semble passer avant l'atteinte possible aux libertés individuelles». Avec néanmoins un bémol: les personnes concernées dans leur vie quotidienne par la problématique saisissent, en revanche, très vite les dangers que le contrôle télévisuel peut comporter. Ainsi, dans le système mis en place aux TPG, les chauffeurs des bus et des trams ont expressément refusé d'être placés dans le champ des caméras. La vidéosurveillance n'est pas une fatalité. I Des prix dont personne ne veut. Au mois de novembre dernier a eu lieu à Bâle, au centre culturel Sudhaus, la désormais traditionnelle remise du prix Big Brother récompensant la pire intrusion dans la sphère privée. Ce prix, qui consiste en une série de statuettes, est décerné pour la septième fois en Suisse par un collectif issu des Archives de l'Etat fouineur suisse et le Swiss Internet User Group[1]. Avec pour but de prévenir et de dénoncer toute velléité de dérive autoritaire de l'Etat ou du «Léviathan économique».
En appelant George Orwell à la rescousse, les initiants de ce prix –décerné dans seize pays– se donnent aussi pour mission de défendre les valeurs fondamentales de la démocratie. Les prix se répartissent en trois catégories: Etat, business et lieu de travail.


Big Blocher is watching you

La première récompense est allée au Conseil fédéral in corpore, et plus particulièrement à son éminent représentant Christoph Blocher, chef du Département fédéral de justice et police. Une manière de primer sur le ton de l'ironie le renforcement de la loi fédérale visant au maintien de la sécurité intérieure.
En l'occurrence, ce projet de législation prévoit une atteinte grave aux droits fondamentaux, a estimé le jury du prix, puisqu'il permet la mise sur écoute téléphonique, les perquisitions d'un système informatique, les perquisitions secrètes, la pose de micros dans des appartements, etc. «Tout cela, sous le couvert d'une enquête préventive, c'est-à-dire sans soupçon concret ni contrôle juridictionnel.»
Sur la seconde et glissante marche du podium, on trouve le Conseil d'Etat du canton de Zurich, acoquiné pour l'occasion à la Banque nationale suisse pour leur coresponsabilité dans la transmission de données bancaires de clients à la société de compensation Swift. Cette dernière a ensuite livré un accès en ligne de ces données aux autorités étasuniennes!


Accès aux tests HIV

Deuxième champ d'investigation des limiers du prix Big Brother: la catégorie Business. Le prix de la pire fouine est allé à l'assurance CSS (Chrétienne sociale suisse). Cette dernière a permis à un large cercle de collaborateurs d'avoir accès, en ligne, à des données sensibles de leurs assurés.
Ces fichiers étaient en fait destinés au médecin-conseil de l'assurance et contenaient des éléments tels que des diagnostics médicaux ou les résultats d'un test de séropositivité! Pour la petite histoire, une plainte a même été déposée par le préposé fédéral à la protection des données contre la CSS.
Un accessit a été décerné à l'entreprise jurassienne Locatis, qui a créé une balise de localisation. De la taille d'un paquet de cigarettes, elle peut se placer dans un sac à main et son emplacement est localisable par internet. L'entreprise a développé ce produit pour retrouver les chiens égarés. Mais on imagine aisément d'autres usages potentiels moins reluisants.


Pire qu'au Kremlin?

Enfin, troisième catégorie de récompense: les lieux de travail. C'est la chaîne Media Markt qui emporte le pompon via sa filiale de Dietikon. Le responsable de ce magasin a espionné ses employés non seulement dans les espaces de vente, mais les a aussi traqués jusqu'au fond des chiottes, pour reprendre la formule du président Poutine, avec des caméras.
Le géant de l'électronique est talonné par le Jumbo de Meyrin où les employés ont, eux aussi, fait l'objet d'une surveillance patronale lorsqu'ils allaient satisfaire un besoin pressant. Une mention spéciale «oeuvre» a été décernée à Hans Wegmüller, directeur du service de renseignement stratégique, les services secrets suisses. «Entré en fonction il y a cinq ans, il est le chef d'un nombre inconnu de collaborateurs et dispose d'un budget d'une somme inconnue.» Parmi ses prérogatives, il gère entre autres le dispositif de surveillance de masse des télécoms ONYX, celui-là même qui a permis d'intercepter le fameux «fax égyptien» indiquant l'existence de prisons secrètes de la CIA en Europe. PBH La pose de caméras de vidéosurveillance sur le domaine public, du moins à Genève, est un phénomène relativement récent. La première commune à en avoir fait la demande est celle du Grand-Saconnex. Le Conseil d'Etat a avalisé cette requête en mars 2006.
Bien que la pose de caméras soit soumise à un cadre légal, quelques élus municipaux du Grand-Saconnex avaient émis des craintes. Hormis ce cadre –notamment la loi sur les informations traitées automatiquement par ordinateur (LITAO)–, plusieurs garde-fous, censés protéger les personnes filmées, s'y ajoutent afin d'éviter les abus de type «fouineur».
Tout d'abord, les visages sont cryptés et ne sont rendus visibles qu'en cas d'agression ou de déprédation avérée. Ensuite, les enregistrements ne sont pas conservés plus de trois jours. A l'exception des cas de délits, aucune image ne peut donc être archivée. Enfin, en qualité d'autorité de surveillance des communes, le Conseil d'Etat est le garant du règlement soumis à la vidéosurveillance du domaine public.
Quatre mois après le Grand-Saconnex, à savoir en juillet 2006, c'est la commune de Vernier qui a obtenu l'aval du Conseil d'Etat pour installer des caméras sur son territoire. Destiné à prévenir ou à limiter les agressions ou autres manifestations qui contribuent à développer l'insécurité, le phénomène prend discrètement de l'ampleur. Si on y ajoute les caméras installées depuis longtemps sur le domaine privé (banques, bureaux, commerces, etc.), on peut estimer que chaque citoyen est filmé à son insu plusieurs fois par jour.
En ce qui concerne les résultats obtenus en matière d'incivilités sur le domaine public, difficile de tirer un bilan pour l'instant, surtout que la commune du Grand-Saconnex annonce ne pas avoir encore installé ses caméras. «Nous avons même demandé un avis de droit, ce qui nous a valu une médiatisation importante», précise Thierry Perret, responsable des finances de la commune. Ce dernier pense en revanche que d'autres communes ont installé des caméras sans que la presse n'en parle.
Au Département des institutions (DI), l'attachée de presse Yvette Renard, après vérification, affirme en revanche qu'à l'exception de Vernier et du Grand-Saconnex aucune autre commune n'a fait de demande d'autorisation pour installer un système de vidéosurveillance. LUCA BENETTI







Commentaire
La régression des libertés sous l'oeil des caméras


PHILIPPE BACH





Pour la septième fois, un collectif, né dans la foulée du scandale des fiches, a décerné il y a un mois le prix Big Brother récompensant les pires intrusions dans la sphère privée. Une récente étude des universités romandes montre que la généralisation de la vidéosurveillance se fait dans un silence démocratique assourdissant. Et pourtant, ce sont les fondements de l'Etat de droit démocratique qui sont ébranlés par des pratiques généralisées d'espionnage des travailleurs, d'interconnexion des fichiers ou d'enquêtes policières plus ou moins clandestines menées sous couvert de lutte contre le terrorisme. Un substantif qui a le mérite d'être suffisamment vague pour autoriser à peu près tout et n'importe quoi.
Dans ce contexte de régression des libertés, l'initiative obstinée des militants de l'Association des archives de l'Etat fouineur suisse mérite d'être applaudie. A force de tirer la charrue à chiens, il est certain qu'un jour la population s'extraira de son anesthésie et refusera de se laisser espionner dans un espace public qui lui appartient.
Et l'on ne peut que regretter les prétextes vaseux invoqués par les autorités lorsqu'elles sollicitent des autorisations pour installer ces yeux de Caïn électroniques. Les mêmes qui entretiennent l'insécurité sociale en paupérisant des couches entières de la population, qui détruisent quotidiennement l'Etat et sa fonction de contrôle social et régalien, en appellent ensuite à la matraque électronique.
C'est pitoyable. Mais guère étonnant. Le libéralisme n'est plus qu'un mot creux désignant le droit du pillage. Les valeurs de l'Etat de droit –par exemple la notion de proportionnalité ou de présomption d'innocence– ou tout simplement la notion de liberté ne pèsent plus très lourd.
Cette colonisation des esprits par le tout-sécuritaire a visiblement gagné la gauche aussi. C'est un Conseil d'Etat à majorité rose-vert qui a autorisé les communes genevoises du Grand-Saconnex et de Vernier à installer des dispositifs pour filmer leurs habitants. Il y a juste mis les formes –un cadre réglementaire– mais le fond reste le même. De quoi s'inquiéter.
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MessageSujet: ..   Sam 20 Jan - 13:40

http://techmocratie.org/?p=290

Explosion de la vidéosurveillance à New York

Michel Monette 7th January 2007

Un rapport de la New York Civil Liberties Union (NYCLU) paru récemment
révèle
une prolifération phénoménale des caméras de surveillance dans
lieux publics
de New York. La NYCLU soutient que les libertés civiles sont menacées
par
cette invasion technologique.

En 1998, la NYCLU recensait 2397 caméras de surveillance sur l’île
de
Manhattan. Sept ans plus tard, un nouveau recensement révélait la
présence de
plus de 4176 caméras pour la seule zone en dessous de la 14e avenue.
Greenwich
village en comptait à lui seul pas moins de 2227.

whoswatching_reportcover.gif

Le potentiel de surveillance est loin d’être atteint. La Ville de
New York
entend exiger de tous les Night clubs de Manhattan qu’ils se
munissent de
caméras de surveillance. Le Département de police planifie pour sa
part la
mise sur pied d’un réseau de télévisions en circuit fermé qui
couvrira
l’ensemble de la ville. Ce dernier projet est financé par Washington
dans le
cadre de sa lutte antiterroriste.

Aucune étude n’a été faite des coûts et bénéfices de la
vidéosurveillance
comparée au renforcement de la surveillance policière traditionnelle.
Rien
n’indique non plus que l’augmentation du nombre de caméras se
traduit dans les
faits par une diminution du nombre de crimes, comme l’affirment les
autorités
policières.

Il est vrai que le nombre de crimes a diminué dans les zones où ont
été
installées des caméras, concède la NYCLU, mais dans une proportion
identique Ã
celle constatée pour toute la ville de New York. Par contre, une
étude du
gouvernement fédéral a conclu en 2003 que rien n’appuie
l’affirmation selon
laquelle l’installation de caméras de surveillance se traduit par
une
diminution de la criminalité.

En Angleterre, une étude récente du Home Office constate même une
augmentation
du taux de criminalité dans sept des 13 zones sous vidéo surveillance
qui ont
été analysées et conclut : « The most obvious conclusion to be
drawn from the
analysis in this chapter is that CCTV is an ineffective tool if the aim
is to
reduce overall crime rates and make people feel safer. » [Texte
complet]

La NYCLU craint que les sommes dépensées dans la vidéosurveillance
non
seulement le soient en vain, mais contribuent en plus à diminuer
l’efficacité
des forces de l’ordre, étant détournées de programmes de
prévention du crime.

videosurveillance.jpgDe nombreuses caméras sont cachées, telle celle
de
l’image ci-contre. Leur capacité aussi est peu connue du public. La
technologie est telle qu’il est d’ores et déjà possible de
reconnaître le
numéro d’une plaque d’immatriculation à un kilomètre de
distance.

Couplées à la capacité de stockage des images filmées, ces caméras
deviennent
de redoutables instruments depolice.jpg fichage. Ainsi, la police de
New York
constitue depuis quelques années une banque d’images de manifestants
qui ne
font pourtant qu’exercer leurs droits.

Même la protection des sources journalistiques est en jeu. Un
journaliste peut
se voir filmer à son insu alors qu’il rencontre une source anonyme.
Selon
l’angle de surveillance, il est même possible de lire ce qu’il
écrit dans son
carnet de notes.

La NYCLU s’inquiète des nombreux abus constatés, à l’exemple de
l’épisode qui
suit :

From a custom-built $9.8 million helicopter equipped with optical
equipment capable of displaying a license plate 1,000 feet away, police
officers tracked bicycle riders moving through the streets of the Lower
East
Side. Then, using the camera’s night vision capability, one officer
shifted
the focus away from the protestors and recorded nearly four minutes of
the
couple’s activities on the terrace of their Second Avenue apartment.

La scène se passait en 2004.

Who’s Watching? Video Camera Surveillance in New York City and the
Need for
Public Oversight
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buenaventura
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MessageSujet: ...   Mer 16 Mai - 13:22

Emission du lundi 14 mai 2007
Les puces (RFID) vont-elles nous domestiquer ?

Linvasion des puces communicantes est-elle programmée ?

Cela ressemble à une mini-étiquette : elle se compose dune puce et dune
antenne, et fonctionne grâce à la radio-fréquence. Chaque étiquette est
unique, ce qui permet de distinguer lobjet ou la personne qui la porte.
Mais
surtout, ce qui la différencie dune technologie voisine comme le
code-barre,
cest que cette étiquette est lisible à distance, jusquà quelques
mètres, mais
aussi lisible à travers une épaisseur, celle dun emballage comme celle
dune
peau. Le passe de métro parisien Navigo, de nombreuses clefs de
voiture,
fonctionnent déjà à laide de cette technologie. Les applications de la
RFID
sont nombreuses : le suivi industriel en chaîne de montage, les
inventaires,
la saisie automatique d'une liste de produits achetés ou sortis du
stock. Plus
proche de notre vie quotidienne, des universités américaines utilisent
des
cartes RFID qui permettent aux étudiants d'accéder à la bibliothèque
vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Sans que
les
étudiants aient eu à passer devant les bornes denregistrement, les
services de
gestion savent exactement à chaque instant dans les mains de quel
utilisateur
se trouve quel livre. Bientôt avec le même système, nous naurons plus à
faire
la queue aux caisses des magasins, la liste des produits sera débitée
directement sur notre compte. Mais toutes ces puces inversement
permettront
lidentification à distance de notre environnement privé, comme ces
livres que
nous avons empruntés, comme ces produits que nous avons achetés, au
plus grand
profit du marketing et autres stratèges commerciaux. Ceux qui utilisent
régulièrement les services de la Toile savent que nous sommes espionnés
quand
nous surfons par ces petits cookies qui enregistrent les sites sur
lesquels
nous sommes passés ; demain, avec la généralisation des puces RFID, ce
sont
tous nos achats et nos déplacements qui pourront être transmis à
lordinateur
dont nous serons devenus un objet détude. Des sortes de « small
brothers »
comme lécrit notre collègue Michel Alberganti dans un essai sorti chez
Actes
Sud, des « small brothers » qui nous traceront avec ou sans notre
accord,
puisque rien aujourdhui noblige les fabricants à nous révéler si leur
produit
contient ou non une étiquette RFID. Bref, la perspective dune société
de
surveillance généralisée est un cauchemar qui peut devenir réalité très
vite
et surtout de manière extrêmement insidieuse. Saurons-nous nous
défendre ?
Comment résisterons-nous aux facilités immenses que la RFID apportera
dans
notre vie de tous les jours ?

Invités


Michel Alberganti. Journaliste scientifique
Producteur de l'émission "Science Publique (France Culture)

Marc de Fréminville. ingénieur diplomé de l'Ecole Polytechynique.
Responsable des ventes de solutions RFID pour IBM Europe Sud et Ouest
et
enseignant à l'ISEP (Institut Superieure d'Electronique de Paris)

Stéphanie Lacour. Chercheur CNRS en science du droit
Membre du groupe de travail sur la nanotechnologie à l'OCDE

Mathias Moulin (en duplex). Chargé de mission à la CNIL sur les
questions
technologiques. En duplex depuis la locale France Bleu Gard-Lozère.

_________________
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