LES PAYS DE COCAGNE

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 des solidarités...

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buenaventura
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MessageSujet: des solidarités...   Sam 2 Avr - 17:29

Manifeste des délinquants de la solidarité


« Toute personne qui (...) aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France ou dans l’espace international précité sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros. » (Article 21 de l’ordonnance du 2 novembre 1945)

Chaque année en France, malgré l’article 21 de la loi sur l’entrée et le séjour des étrangers, des centaines d’associations, des milliers de citoyens, accueillent, aident, informent sur leurs droits des étrangers.

Ils le font dans des conditions difficiles en raison de la faiblesse de leurs moyens et des innombrables obstacles rencontrés dans les préfectures, les administrations et institutions censées assurer accueil et protection à tous, mais aussi en raison d’une attitude de suspicion généralisée envers les étrangers. De plus en plus, ceux et celles qui défendent l’État de droit et la nécessité de l’hospitalité sont menacés de poursuites, quand ils ne sont pas mis en examen, par exemple pour avoir seulement hébergé gratuitement un étranger en situation irrégulière.

Demain, si l’actuel projet de réforme du gouvernement est voté, ces citoyens et associations « coupables » d’aide au séjour irrégulier pourront être condamnés plus sévèrement encore [1].

Dans le même temps où on cherche ainsi à créer un véritable délit de solidarité, le silence est fait sur la situation des étrangers en France et en Europe, et sur le rôle effectif de centaines d’associations et de milliers de citoyens solidaires des étrangers en situation irrégulière.

Nous déclarons être l’un d’eux. Nous déclarons avoir aidé des étrangers en situation irrégulière. Nous déclarons avoir la ferme volonté de continuer à le faire. De même que nous réclamons un changement radical des politiques à l’égard des immigrés et des étrangers, nous réclamons le droit à la solidarité, contre la logique des États.

Si la solidarité est un délit, je demande à être poursuivi(e) pour ce délit.

Paris, le 27 mai 2003

Mise à jour - Nous venons d’apprendre que le projet de loi est à l’ordre du jour d’une session extraordinaire du Parlement, ce qui nous fait craindre que les discussions à l’assemblée nationale sous peu. L’hypothèse d’un passage en force de cette loi durant le mois de juillet n’est pas à écarter. Il nous reste donc beaucoup moins de temps que prévu pour faire monter une réelle opposition au projet de loi Sarkozy.

Personnes initiatrices du manifeste
Jean-Claude Amara (porte parole de Droits Devant !!), Mouloud Aounit (secrétaire général du MRAP), Jeanne Balibar (comédienne), Etienne Balibar (professeur émérite à l’Université de Paris X Nanterre), Françoise Balibar (professeur émérite à l’Université de Paris VII), José Bové (porte-parole de la Confédération paysanne), Rodolphe Burger (musicien), Olivier Cadiot (écrivain), Laurent Cantet (cinéaste), Monique Chemillier-Gendreau (universitaire), Annie Collovald (politiste), Catherine Corsini (cinéaste), Noir Désir (musiciens), Nathalie Ferré (présidente du Gisti), Jacques Gaillot (évêque), Sergent Garcia (musicien), François Geze (éditeur), Albert Jacquard (généticien), Frédéric Lebaron (sociologue), Catherine Levy (chercheur), Danièle Lochak (universitaire), Dominique Manotti (ecrivain), Daniel Mesguich (metteur en scène), Danielle Mitterrand (présidente de France Liberté), Ariane Mnouchkine (metteur en scène), Gérard Mauger (Sociologue), Yann Moulier Boutang (universitaire, directeur de la revue Multitudes), Jean-Luc Nancy (philosophe), Victoire Patouillard (présidente d’Act Up-Paris), Jean-François Perrier (comédien), Denis Podalydès (acteur), Olivier Py (metteur en scène), Léon Schwartzenberg (médecin), Johanna Siméant (professeure de science politique), Anne-Gaëlle, Cali, Christian, Édith et Grégoire de Têtes Raides (musiciens), Pierre Tévanian (enseignant), Jean-Pierre Thorn (cinéaste), Anne Tristan (enseignante), Michel Tubiana (président de la LDH), Fabien Tuleu (délégué général d’Emmaüs France), Jean-Pierre Vernant (professeur honoraire au collège de France), Karin Viard (actrice), Pierre Vidal-Naquet (historien), Loïc Wacquant (sociologue), Jacques Weber (metteur en scène et acteur)

Collectifs et organisations initiateurs du manifeste
Act Up-Paris, Confédération Paysanne, Droits Devant !!, Emmaüs France,France Libertés,Gisti (groupe d’information et de soutien des immigrés), Ligue des droits de l’homme, Le Bar Floréal photographie, Médecins du Monde,Médecins sans frontières, MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre le peuples), Ras’l Front,la revue Vacarme


Pour ce joindre à l’appel
• Site Web du Gisti

Version téléchargeable
• Format .pdf (nécéssite Acrobat Reader)
• Format .rtf (n’importe quel traitement de texte)



[1] L’article 17 du projet de loi Sarkozy prévoit la confiscation pour les personnes physiques de tous leurs biens, meubles ou immeubles. L’article 18 prévoit la même chose pour les personnes morales (par exemple les associations ou les syndicats).

Mis en ligne le dimanche 15 juin 2003
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buenaventura
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MessageSujet: ....   Jeu 26 Mai - 21:54

Dopo che lunedì e martedì ad Ankara e Istanbul la stampa e l'opinione
pubblica sono state informate delle torture, dei tentativi di
linciaggio, delle pesanti minacce, dell'estorsione e della sottrazione
di denaro in prigione ai danni di Mehemet Tarhan, da oggi per punizione
i capelli dell'obiettore di coscienza sono stati tagliati con l'uso
della forza e non gli è permesso vedere il suo avvocato. PER FAVORE
INVIATE FAX ALLE AUTORITA' TURCHE PER DIMOSTRARE CHE MEHMET NON è SOLO!

Sivas Military Prison
Fax: + 90 346 225 3915

Head of Chiefs of Staff:
Fax: + 90 312 425 0813

The Ministry of Defense:
Fax: + 90 312 417 6386

Office of the Head of the Republic:
Fax: + 90 312 427 1330

Office of Prime Minister:
Fax: + 90 312 417 0476
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caserio
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MessageSujet: ...   Ven 27 Mai - 9:47

Jeudi 26 mai au matin 5 anarchistes de Viterbo (près de Rome) et de
Pescara ont été arretés. Le site de la Croce Nera Anarchica (ABC) et
leur
mailing list ont été mis sous séquestre
http://www.ecn.org/filiarmonici/crocenera.html[1]

Ce meme jour, plus d'une centaine de perquisitions ont eu lieu dans
toute
l'Italie. Cela fait suite aux arrestations qui ont déjà eu lieu à Lecce
et
à Cagliari et aux nombreuses autres perquisitions (voir un autre
message
sur la liste concernant l'Italie).

Diverses manifestations de protestation se sont déroulées et d'autres
sont
à venir.

En pièce jointe une traduction de quelques quotidiens italiens.

Plus d'info à suivre.

Pièce jointe au format texte brut [ Télécharger | Sauvegarder dans votre porte-documents Yahoo! ]


ROME - Blitz de carabiniers et de police contre
l'anarco-insurrezionalista. Les hommes du Ros et de la Digos ont
exécuté cinq mandats d'arret contre Maximum L., Danilo Cr., Valentina
S., Claudia C.e Stefano D.M. pour les attentats contre le Palais
de Justice de Viterbo, et contre le Mc Donald's de Place Sonnino à
Rome.
26 perquisitions de domicile ont eut lieu dans diverses régions,
tandis que
que 80 autres s'ensuivaient dans les milieux
anarco-insurrectionnalistes à Bologne et dans plusieurs autres villes
du centre-nord de l'Italie par les Digos de Bologne et
de Pescara dans le cadre d'enquêtes lancées par le Procureur de Bologne
au lendemain d'une explosion survenue dans la ville en décembre 2003.

Deux engins furent cachés dans des bennes à ordure à
proximité de l'habitation du Président de la Commission
européenne Romano Prodi ; ils explosèrent à une heure d'intervalle. Les
enquêtes furent intensifiées après
l'envoi, toujours dans décembre 2003, de lettres piégées à Prodi
ainsi qu'à d'autres institutions de l'U.E..

L., C. et D.M. sont accusés par le procureur d'avoir encouragé ou
participé "à une
association destinée à subvertir violemment les systèmes
economiques et sociaux constitués dans l'État, à accomplir des
actes de violence ayant des fins de subversion le l'ordre démocratique
(actes de sabotage, attentats contre des structures publiques et
privées et contre des personnes, dégradations et autres), structurée en
mode composite et compartimenté, selon le schéma subversif du
double niveau (l'un manifeste et apparemment légal, les autres
occultes et pratiquement illégaux), et centré sur la constitution de
'groupes d'affinité".
_
L., Cr. et S. ont été placés en détention préventive
sous l'accusation d'être les responsables présumés de la fabrication
de l'engin explosif utilisé pour l'attentat à la dynamite devant le
Palais de Justice de Viterbo, le 19 janvier 2004. Elle
En revanche, la requete de mise en détention préventive formulée à
l'encontre de D. M., C., Cr.et S. relative à l'engin incendiare, qui n'a
pas explosé à cause d'un défaut
d'amorce, placé le 24 octobre 2003 sur la rampe d'entrée
du Centre des Services Sociaux de Viterbo du Ministère de la Justice.

Massimo L. est ensuite suspecté d'être un des auteurs des
dégradations accomplies à Rome en fevrier 1999, à l'endommagement du
'Mc Donald 'de lq Place Sonnino ", ayant pour "but
le terrorisme et la subversion de l'ordre démocratique". Selon la
magistrature l'homme "a participé, de manière particulièrement
active", aux désordres survenus "le 13 février 1999 à Rome, alors que,
pendant une manifestation,visant l'Ambassade des Etats Unis, fut pris
d'assaut, un restaurant de la chaîne fast-food Mc de Donald's a été pris
d'assault, dévasté et pillé.

La police ferait allusion à des écoutes téléphoniques datant de l'année
2000.
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buenaventura
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MessageSujet: .   Ven 21 Oct - 13:48

APPEL POUR LES COMMUNAUTÉS ZAPATISTES SINISTRÉES PAR LES
PLUIES
>
> APPEL POUR LES COMMUNAUTÉS ZAPATISTES SINISTRÉES PAR LES PLUIES
>
> Communiqué du Comité clandestin révolutionnaire indigène -
Commandement
> général de l’Armée zapatiste de libération nationale. Mexique.
>
> 17 octobre 2005
>
> Au peuple du Mexique
> Aux peuples du monde
> À l’Autre Campagne
>
> Frères et sœurs,
> Compagnes et compagnons,
>
> UN. Comme tout le monde le sait, les fortes pluies des dernières
> semaines
> ont provoqué de graves dégâts chez les populations pauvres de
plusieurs
> États de la République mexicaine, parmi eux l’État du Chiapas. À
cause
> de
> cette catastrophe, les plus pauvres se retrouvent sans rien et, en
> plus de
> supporter la douleur de perdre le peu qu’ils avaient, ils doivent
> maintenant supporter l’incapacité des mauvais gouvernements à fournir
> l’aide humanitaire, le pillage médiatique que les politiques font du
> malheur et le fait que les zones dévastées se convertissent en
produit
> électoral.
>
> DEUX. En dehors des bureaucraties et des corrompus de la classe
> politique
> mexicaine (qui ont transformé le malheur des plus pauvres en annonce
> publicitaire), des organisations non gouvernementales honnêtes, des
> collectifs, des groupes, des organisations sociales, des
organisations
> politiques de gauche, des individus organisent l’aide pour les
> personnes
> affectées.
>
> TROIS. Ces jours-ci, des autorités du Conseil de bon gouvernement de
la
> zone Selva-Frontalière et de la Commune autonome rebelle zapatiste
> "Terre
> et Liberté", qui comprend les communautés de la frontière, la
montagne
> et
> la côte du Chiapas, se sont rendues personnellement à la zone
affectée
> pour constater la situation dans laquelle se trouvaient les
compagnons
> et
> compagnes des bases de soutien zapatistes qui habitent ces endroits.
>
> QUATRE. La commission de bon gouvernement a seulement pu se rendre
dans
> certaines zones parce que les chemins qui vont vers certaines
> communautés
> et villages zapatistes sont coupés. Le premier rapport de la
> commission de
> bon gouvernement parle, jusqu’à maintenant, de près de 300 bases de
> soutien zapatistes qui ont souffert des dommages provoqués par les
> pluies,
> les glissements de terrain et le débordement des rivières, 62 maisons
> ont
> été détruites, 37 d’entre elles complètement et 25 avec des dégâts
> graves.
>
> CINQ. Le Conseil de bon gouvernement de La Realidad emploie une
partie
> de
> ses ressources pour soutenir ces compagnons et compagnes ; les
> populations
> zapatistes d’autres zones organisent aussi l’aide et l’EZLN a destiné
> une
> partie de ses fonds de guerre pour l’assistance à nos bases de
soutien
> de
> ces zones, mais ce n’est pas suffisant et nous avons des difficultés
> pour
> le transport.
>
> SIX. Pour cela, le CCRI-CG de l’EZLN s’adresse respectueusement à ses
> compagnons et compagnes de l’Autre Campagne et aux personnes, groupes
> et
> collectifs d’autres pays, et les appelle à organiser, en bas à gauche
> des
> gouvernements et partis politiques, l’aide directe à cette zone. Nous
> nous
> adressons particulièrement aux compagnons et compagnes de l’Autre
> Campagne
> du Chiapas afin qu’ils fournissent des locaux et des moyens de
> transport.
>
> SEPT. Selon ce qui a été proposé au Conseil de bon gouvernement de La
> Realidad, l’approvisionnement est collecté dans les lieux suivants de
> San
> Cristobal de las Casas, Chiapas (pour, de là, les emmener dans les
> lieux
> qui en ont besoin) : Desmi A.C., Enlace Civil et Melel Xolobal.
L’aide
> humanitaire sera reçue directement par les indigènes zapatistes
> sinistrés.
>
> Démocratie !! Liberté !! Justice !!
>
> Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain
> Pour le Comité clandestin révolutionnaire indigène - Commandement
> général
> de l’Armée zapatiste de libération nationale
> sous-commandant insurgé Marcos
> Mexique, octobre 2005
>

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buenaventura
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MessageSujet: ...   Jeu 3 Nov - 13:15

appel à une solidarité internationale contre la répression des migrants
en
Europe

Face à la répression actuelle des sans-papiers et des migrants en
Europe,
et en solidarité avec les actions de solidarité avec les migrants du 29
octobre, le Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas a décidé
de
lancer un appel à l'action et la solidarité internationale avec les
luttes
en cours en France et en Europe. Ceci est la version française du texte
envoyé pour diffusion au Chiapas, au Mexique et dans toute l'Amérique
latine.

------

"Alors que les Etats-Unis accueille une migration de qualité depuis des
années, nous nous acceptons de recevoir en France ceux dont personne ne
veut dans le monde" Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur, durant
une
allocution prononcée le 29 Septembre 2005 à l'île de la Réunion,
territoire français d'outre-mer.

13 Septembre : Monsieur Liangbo Pan, chinois, résident en France depuis
1999, a le triste privilège d'être le numéro 12 850 sur la liste des
étrangers expulsés depuis janvier 2005 grâce à la diligence des
services
du ministère de l'Intérieur. Suite à son retour forcé à Shangaï - où il
fut incarcéré pendant 15 jours par les autorités chinoises pour être
sorti
illégalement du territoire, il laisse derrière lui une épouse qui ne
parle
pas français, et deux enfants scolarisés dans des écoles parisiennes.
La
plus jeune a 5 ans et, née en France, bénéficie de la nationalité
française en vertu du droit du sol.

Le 18 Septembre, Firdaous et Waël Mekhelleche, qui ont respectivement 7
et
3 ans, sont brutalement séparés de leurs parents algériens. Leur mère a
été détenue lorsqu'elle se présenta à l'un des nombreux centres de
rétention où les étrangers sans papiers attendent avant d'être déportés
du
pays, alors qu'elle apportait le passeport de son mari, arrêté le jour
antérieur lors d'une rafle policière.

Depuis le 9 août, jour où ils apprirent que leurs deux petits frères de
10
et 12 ans avaient été arrêtés dans un centre où ils passaient leurs
vacances, Rachel et Jonathan, de 15 et 14 ans respectivement,
originaires
de République Démocratique du Congo, sont en fugue. Ils ont prit cette
décision pour ralentir la déportation de leur mère, dont la demande
d'asile fut rejetée par l'Office de Protection des Réfugiés et des
Apatrides. Cachés et protégés par des personnes solidaires, ils ont
jusqu'à présent échappé aux griffes de la police.

Fin août, Guy Effeye, lycéen de 19 ans originaire du Cameroun, reçu son
ordre d'expulsion. Après 32 jours de détention, il fut conduit à
l'aéroport. Là, ses amis, ses professeurs et ses voisins qui
manifestaient
pour empêcher son expulsion furent repoussés par la police à l'aide de
gaz
lacrymogènes. La mobilisation de quelques passagers qui refusèrent de
s'assoir et de voyager en compagnie d'un homme menotté, empêcha
finalement
le départ de l'avion. Le jour suivant, Guy fut jugé pour
insubordination... Toutefois, l'impact de la mobilisation conduisit le
juge à prolonger son droit de séjour sur le territoire français jusqu'à
la
fin de l'année scolaire, lui accordant, suivant ses propres paroles,
"une
seconde chance". On peut se demander quelle avait été la première
chance
que Guy n'a pas su utiliser.

Les exemples relatés ici ne sont que les plus emblêmatiques d'une
situation qui, si elle n'est pas neuve, connaît depuis 2 mois une
accélération fulgurante. Toutefois l'offensive actuelle contre les
étrangers résidents en France se manifeste aux travers de rafles et
d'expulsions dont les caractéristiques rappellent une des périodes les
plus sinistres de l'histoire.

Durant l'été notamment, une série d'incendies provoqua la mort de pas
moins de 54 personnes. Les victimes étaient en majorité des résidents
africains dont les conditions de logement provisoire étaient devenues
relativement difficiles. Ceux qui espéraient des autorités une réponse
à
la hauteur du désespoir des survivants eurent une surprise de taille.
La
réaction gouvernementale en effet, fut de légitimer l'exécution d'un
"plan
de nettoyage" de grande ampleur contre les immeubles qui avaient
jusqu'à
présent échappé à la spéculation immobilière caractérisant le marché du
logement à Paris et ses environs.

Ironiquement une des premières opérations d'expulsion se déroula dans
la
rue de la Fraternité, un des mots qui avec ceux de "Liberté" et
"Egalité"
orne la façade de tous les édifices républicains. Ce fut le jour de la
rentrée scolaire que sous l'oeil des voisins stupéfaits, un groupe de
policiers excités réussit à démolir les portes et à expulser sous les
coups des hommes, des femmes, des personnes âgées... et des enfants qui
se
préparaient pour leur premier jour de classe.

Depuis lors, le même scénario se répète quasiment chaque jour. On
expulse
avec un luxe de violence ceux qu'il faut "protéger du danger",
considéré
de manière récurrente comme imminent, "que s'enflamment les immeubles
insalubres". De bénéficiaires d'un toit précaire, pour lequel dans plus
d'un cas les habitants paient des loyers élevés, des dizaines de
familles
passent au statut d'"assisté", réfugiés sous des tentes d'urgence dans
les
parcs de la capitale.

Une telle mise en scène des événements ne peut être considérée comme
une
simple preuve de cynisme. Il s'agit d'une certaine manière de faire
comprendre à la population "normale" le caractère marginal de la
population migrante. Ce ne sont plus des travailleurs qui paient des
impôts et même des retraites tout en étant mal logés, ce ne sont plus,
en
fait, des sujets de droits, mais des "parias" problématiques et
irresponsables qu'il faut protéger d'eux mêmes.

Alors que pendant ce temps, l'Europe étend ses frontières jusqu'au nord
de
l'Afrique. Des villes marocaines se voient transformées en centres
touristiques dans lesquelles la bonne société française vient gaspiller
des ressources aussi vitales que l'eau pour remplir ses piscines et
arroser ses terrains de golf. Ce sont jusqu'au paysages qui se trouvent
privatisés. De la splendide palmeraie de Marrakech, à peine quelques
palmiers dénudés survivent entre les hauts murs des luxueuses demeures

l'élite vient prendre ses vacances. Bercée d'un parfum colonialiste à
l'odeur rance, la société politico- médiatique se justifie en baptisant
ceux qui migrent du Nord au Sud pionniers, investisseurs ou acteurs du
développement, quand ceux qui prennent le chemin contraire ne méritent
pas
d'autres qualificatifs que celui de "flux" d'envahisseurs.

Utiliser une telle imagerie n'est pas neutre. Faire revivre la crainte
de
"l'étranger qui vient voler nos richesses" se révèle être une méthode
efficace - et prouvé jusqu'à l'écoeurement- lors des périodes de crise

le chômage touche un nombre croissant de la population en Europe.
Présenter le migrant comme coupable permet de détourner l'attention des
véritables responsables des politiques libérales qui provoquent des
licenciements massifs et une sensible dégradation des conditions de
travail.

Suivant la même logique de stigmatisation de "l'autre", le "choc des
civilisations" théorisé par Samuel Huntington est théâtralisé à la
télévision et aux heures de grande écoute. A l'occasion c'est le propre
ministre de l'Intérieur qui se charge du show durant lequel les corps
d'élite de la police démasquent de présumés "groupes islamistes" cachés
dans les banlieues dites "difficiles" des grandes villes. A cette
époque
où la société nécessite d'être protégée à n'importe quel coût de
l'assaut
à laquelle elle est soumise, il suffit de soupçonner une "intention de
nuire" pour mettre en oeuvre la machine répressive sans se soucier
d'amener les preuves d'une telle intention.

Dans cette conjoncture, il ne peut pas passer inaperçu que la dite
"coopération policière internationale" tend toujours plus à dériver
vers
une politique de délocalisation - aujourd'hui de la torture et de la
répression- que les auto-dénommées démocraties ont déjà tenté au niveau
commercial et économique.

Ainsi tout comme les Etats-Unis expatrie l'industrie des
interrogatoires à
des bourreaux patentés en Egypte et en Jordanie, la Libye négocie les
faveurs de l'Union Européenne à travers le prêt de ses prisons pour la
détention des milliers d'africains candidats à l'exil. Et finalement le
drame qui se joue dans le Sahara marrocain n'est rien de plus qu'une
manière de charger à des tiers la tâche d'évacuer les indésirables, et
éviter ainsi le spectacle désagréable de chiffons ensanglantés flottant
sur les pointes des barbelés qui couronnent les murs de la forteresse
européenne.

Dans ce contexte qu'on peut qualifier de guerre ouverte contre une
catégorie spécifique de personnes (les migrants et les pauvres), le
fait
que les instances judiciaires espagnoles se déclarent compétentes pour
instruire des procédures de crime contre l'humanité quel qu'en soit la
localisation géographique ne peut être qu'un motif de blague
supplémentaire si l'arrière-fond n'était pas aussi tragique.

Toutefois les apparences ne sont plus convaincantes, et les signes
avertisseurs ne laissent plus de doutes sur le véritable visage de ces
régimes qui prétextant "la nécessité de protéger la démocratie"
glissent
vers le rétablissement d'un ordre fasciste.

Car oui, les barbares sont sont ceux qui promeuvent les politiques
colonialistes, qui pillent les pays et les économies tout en ayant
ensuite
l'audace d'affirmer que le malheur des migrants - survivants d'une
telle
dévastation- est seulement imputable aux trafiquants qui profitent
d'eux,
ou bien que la pauvreté des pays du Sud est seulement imputable à la
corruption de leurs dirigeants.

Barbares son ceux qui voudraient que nous regardions sans vaciller les
cadavres des migrants flottant à proximité des côtes d'Italie, de Grèce
ou
des Canaries, que nous considérions comme une fatalité le spectacle des
corps asphyxiés, entassés dans des camions remplis à ras bord pour
passer
les frontières... Que manque-t-il pour qu'ils nous demandent
d'enseigner à
nos enfants à tourner le visage lorsque leurs camarades d'autres
couleurs
seront expulsés sans ménagements des écoles ?

Devant la menace perceptible d'arriver au point de non-retour où
l'insupportable devient normalité se rétablissent des mécanismes de
résistance active et des réseaux de solidarité qui n'incluent plus
seulement des activistes expérimentés et des organisations impliquées
dans
la solidarité, mais aussi des citoyens récemment sensibilisés, car
aujourd'hui ce sont leurs voisins ou les amis de leurs enfants qui sont
les victimes d'une injustice qu'ils pensaient ne jamais voir arriver au
sein d'un système qui s'enorgueillit de valeurs éthiques et
démocratiques.
Mais bien que l'indignation croisse, nous sentons que n'arriverons pas
à
affronter seuls une situation si intolérable.

C'est pour cela qu'il nous paraît urgent et nécessaire de lancer un
appel
international et d'inviter les personnes et les organisations
solidaires a
dénoncer devant toutes les représentations diplomatiques
correspondantes
la chasse à l'homme qui se déroule dans nos pays, l'usage sélectif de
la
terreur qui devient aujourd'hui quotidienne et la criminalisation qui
préfigure le retour à des formes de contrôle de nos sociétés "hautement
développées" par des forces obscures que nous ne voudrions plus jamais
revoir.

Nous sommes confiants dans le fait que seront trouvées les formes de
protestations qui paraîtront à chacun les plus appropriées, mais dans
tous
les cas nous ne nous sentirons pas déçus que vous receviez dans le
chahut
et à l'aide de projectiles en voie de putréfaction tout fonctionnaire
européen qui puisse arriver sur vos terres pour donner des "leçons de
démocratie". Ne nous laissez pas seuls face à la tâche immense de
démolir
les murs de la prison Europe où les appareils répressifs essaient de
maintenir nos corps enfermés et nos consciences silencieuses.

Par terre, par désert et par mer, pour l'humanité, maintenant !


Paris, France, octobre 2005

Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte



on peut trouver de nombreuses informations sur les luttes contre la
répression qui s'abat sur les sans-papiers sur le site internet :
http://www.pajol.eu.org et http://www.educationsansfrontieres.org

des luttes sont en cours contre la repression à la frontière entre
l'Europe et le Maroc, plus d'information (en espagnol) à :
http://www.estrecho.indymedia.org

dans la mesure de ses modestes moyens, notre comité peut également
aider
les personnes et organisations d'Amérique latine qui souhaiteraient
plus
d'informations et/ou des contacts au sujet de cette situation
dramatique.
Car il est urgent de construire des ponts entre nos luttes et entre les
oppressions que nous subissons tous.

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MessageSujet: ..   Jeu 16 Fév - 17:55

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIERS D’ACTION DIRECTE
Les prisonniers d’Action directe, incarcérés depuis le 26 février 1987,
ont terminé leur peine de sûreté de 18 ans depuis un an. Ils ont donc
fait des demandes de libération conditionnelle. A ce jour, toutes ont
été refusées sous prétexte de non-reniement de leurs actions. En
réalité, ce sont des otages politiques.

Malgré un état de santé déplorable, Nathalie Ménigon, incarcérée à
Bapaume, s’est vu refuser deux demandes de suspension de peine pour
raison médicale à la suite de plusieurs accidents vasculaires cérébraux
.Il y a un mois, elle posait une troisième demande après une
hospitalisation en urgence.

C’est par cette même procédure et grâce à une mobilisation importante
que Joëlle Aubron, atteinte d’une tumeur au cerveau, a été libérée.
Depuis sa sortie de prison, les traitements lourds et les interventions
chirurgicales se sont succédé, et elle est actuellement hospitalisée.
Qu’en pense Pascal Clément, ministre de la Justice ?
“Quand j'entends que d'anciens terroristes non repentis font leurs
courses sur les marchés, alors qu'ils étaient, disait-on, à l'article
de la mort... cela m'est insupportable. Les malades, même atteints
d'une affection grave mais qui ne sont pas au «seuil de la mort», n'ont
pas à bénéficier de cette loi.” (Nouvel Obs, janvier 2006)

Georges Cipriani, qui ne s’est jamais remis du traitement spécial et
des longues périodes d’isolement auxquels ils ont tous été soumis, a
séjourné à plusieurs reprises en hôpital psychiatrique et est
actuellement incarcéré à Ensisheim.

Jean-Marc Rouillan, incarcéré à Lannemezan, a fait appel du refus de sa
libération conditionnelle. La réponse sera donnée le 28 février.

A l’occasion de l’entrée dans leur vingtième année d’incarcération, des
rassemblements seront organisés devant leurs lieux de détention le
samedi 25 février afin d’exprimer notre solidarité et notre refus du
chantage “repentir contre libération” et de leur condamnation à la mort
lente.

Cette année, les prisonniers d’Action directe appellent :« à la
solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah, communiste arabe emprisonné
depuis octobre 1984 (actuellement à Lannemezan). Nous avons combattu
ensemble l’ennemi commun et nous avons subi jour après jour la même
violence carcérale. […] A travers lui, nous nous solidarisons avec tous
les camarades de la gauche révolutionnaire anti-impérialiste refusant
de renier leur engagement et leurs actions passées.”

Nous vous appelons à venir nombreux exprimer votre solidarité devant la
centrale de Lannemezan le 25 février. Seule la lutte et une
mobilisation large permettront de les arracher à l’enfermement.
Pour un monde sans classes ni prisons !
Rendez-vous à 14 heures devant la gare de
Lannemezan
le samedi 25 février
COLLECTIF SUD-OUEST POUR LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS D’ACTION
DIRECTE
Infos :www.action-directe.net

_________________
concéder, c'est se rendre .
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Voir le profil de l'utilisateur http://emilie-nihiliste.hautetfort.com
kamchatk
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MessageSujet: ...   Sam 23 Sep - 16:45

Dimanche 24 septembre de 17h à 22h
au CICP

Soirée de soutien à la "libertaria"

La Libertaria est un lieu autogéré à Biscucuy au Vénézuela. Lieu
d’activités au
travers d’une bibliothèque, d’un infoshop, d’un cinéma itinérant,
d’actions de
solidarité au sein du collectif pour les droits humains qui lutte
contre les
répressions policières.
(http://angrykultur.contrapoder.org.ve/paginas/home.html)

Infos, tables de presse et musiques avec :

THE DANA STRONGS
(rock’n’roll legend - Paris/banlieue)
THIS THING CALLED DYING
(hardcore crust - Norvège)
LOBSTER KILL ME
(punk rock 80’s - Paris/banlieue)


CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE
21 TER RUE VOLTAIRE 75011 PARIS - M° : Nation

de 17 à 22h précises - P.A.F. : 5$ - merci de laisser nos amies à 4
pattes à la
maison et de transvaser le verre dans du plastoc…
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kamchatk
Invité



MessageSujet: ....   Sam 7 Oct - 12:47

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les familles du boulevard de Waterloo évacuées par une milice privée !


Le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Freddy Thielemans, a appris ce matin que les propriétaires du 103, Boulevard de Waterloo, ont chargé des vigiles privés accompagnés de chiens d'évacuer les familles qui occupent l'immeuble depuis plusieurs jours.

Freddy Thielemans a immédiatement demandé à ses services de Police et au Président du CPAS, Yvan Mayeur, de se rendre sur les lieux afin de rappeler que seule une décision du Juge de Paix peut servir de base à cette expulsion. Freddy Thielemans rappelle en outre que seules les forces de police peuvent être amenées à exécuter une décision du Juge de Paix en la matière, à l'exclusion donc de tout ce qui peut s'apparenter de près ou de loin à l'action de milices privées, complètement interdites en Belgique.

Pour le Bourgmestre, ce dossier fait très clairement écho à la crise du logement qui sévit actuellement. Il se sent solidaire des occupants du 103 Boulevard de Waterloo et condamne sévèrement l'attitude irresponsable des propriétaires qui spéculent et laissent leurs immeubles vides dans l'unique perspective de faire du profit. Dans la mesure où de plus en plus de citoyens éprouvent les pires difficultés pour se loger décemment à des loyers accessibles, le Bourgmestre qualifie d'intolérable l'attitude de certains propriétaires, qui aboutit à ce qu'1 logement sur 25 Ã Bruxelles soit vide.

Enfin, le propriétaire a confirmé au représentant du Bourgmestre la rumeur qui faisait état de la volonté de l'Eglise de Scientologie d'établir son siège européen au 103, Boulevard de Waterloo. Freddy Thielemans rappelle que l'Eglise de Scientologie figure sur la liste des groupements sectaires, annexée au rapport de la commission parlementaire sur les sectes et qu'il est démontré que sa seule activité est d'extorquer de l'argent aux personnes désoeuvrées qui peuvent se laisser tenter par leur message.
En conséquence, Freddy Thielemans s'engage à utiliser tous les moyens disponibles afin d'empêcher l'Eglise de Scientologie de établir un nouveau siège à Bruxelles.



Infos : Lidia Gervasi 02 279 50 17 / 0477 960 001







collectif COLERe asbl
site: http://geocities.com/collectifcolere
groupe de discussion: http://fr.groups.yahoo.com/group/colere
blog: http://colere.blogspirit.com
n° de compte: 001-4410716-08 (avec la mention "soutien COLERe")
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kamchatk
Invité



MessageSujet: ,,..   Mer 25 Oct - 15:59

Bellaciao mis en examen !
Suite à la plainte pour diffamation déposée par les Chantiers de St
Nazaire, le Juge d'’instruction a notifié la mise en examen ...

Plus de 22 000 000 de visiteurs et plus de 4 200 signatures : MERCI !
Soutenez Bellaciao : en signant ici, en savoir plus ici, un don ici... + d'’info
----------------------------------------------------------------

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=32919
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kamchatk
Invité



MessageSujet: ...   Sam 28 Oct - 14:55

Anaiz FUNOSAS / Askatasuna
Non à la répression
Amnistia eta askatasuna

Cette année 2006 n’est pas comme les autres. Des années de travail et
de lutte ont mené à la proposition émise par la Gauche Abertzale à
Anoeta puis à l’annonce d’une trêve permanente par l’organisation armée
ETA. Autant de pas importants qui ont rallumé dans notre pays l’espoir
que le conflit politique historique, à l’origine de tant de
souffrances, puisse enfin être résolu de façon démocratique, seule
garantie d’une solution juste. Pourtant, l’automne est là, et il n’est
pas différent des précédents: des centaines de réfugiés politiques
basques vivent toujours loin de chez eux, ou clandestins dans leur
propre pays, dans tous les cas dans des conditions extrêmement
précaires. Les prisonniers subissent toujours, et de plus en plus, les
politiques pénitentiaires criminelles spécialement concoctées pour les
détruire, en tant que personnes et en tant que militants : allongement
des peines, privation de soins médicaux, mauvais traitements,
éloignement, isolement· Quant à leurs proches, parents et amis, ils le
savent : les routes sont glissantes en cette saison, et le chemin des
visites encore plus épuisant et dangereux. Déjà 20 accidents depuis le
début de l’année !

Que dire, à l’heure où le débat est arrivé à Strasbourg, de l’attitude
de l’État français, qui déclare que le processus est une affaire qui ne
regarde que l’Espagne ? Aux appels au dialogue, il répond par un
arsenal de mesures d’exception renforçant encore la machine de guerre
anti-basque qu’ils dénomment la 14ème section antiterroriste, très
proche parente de l’Audience Nationale madrilène. À la soif de
démocratie, il répond par des changements législatifs dignes d’une
dictature. Nous pouvons citer l’exemple de la loi Sarkozy 2005,
instaurant entre autres nouveautés, le prolongement de la garde à vue à
6 jours, les perquisitions sans témoin à toute heure du jour ou de la
nuit, etc., etc., toutes mesures favorisant, il faut le dire en
passant, la pratique de la torture.

Ainsi, cet automne nous pouvons et pourrons profiter des conséquences
concrètes de cette ligne politique : avec les procès spéciaux par
exemple, lors desquels des dizaines de citoyens basques vont être jugés
par une juridiction spécialement conçue pour que leur droit à la
défense soit le plus réduit possible, et que leurs peines soient encore
plus lourdes ; avec la mise en pratique effective par l’État français
de la prison à vie, autrement dit sans espoir de libération. Là encore
il suit l’exemple montré par son voisin espagnol (le procès insensé
d’Iñaki de Juana a lieu au moment d’écrire ces lignes), et le
prisonnier politique basque Filipe Bidart et sa famille viennent de
faire cruellement les frais, grâce à une entourloupe (encore la loi
Sarkozy) consistant à confier le suivi des prisonniers politiques
condamnés (demandes de libération, remises de peine·) à un juge
parisien qui aura pour mission· de les refuser.

Toutes ces nouveautés n’ont bien sûr pas remplacé notre lot habituel
d’agressions de la part des deux États en cause dans ce conflit. Les
arrestations (hier encore les porte-parole respectifs d’Etxerat et du
Mouvement pour l’Amnistie), les contrôles et perquisitions continuent.
La collaboration politique, policière et judiciaire de l’État français
avec les autorités espagnoles aussi : les mandats d’arrêt européens,
les extraditions, les expulsions sont toujours d’actualité, comme le
sait bien Fernando Bert, prisonnier politique basque détenu en France
et actuellement en grève de la faim car il risque d’être remis par la
police française à son homologue espagnole le 9 novembre prochain·
Quant à la rue, les manifestations de solidarité sont toujours
réprimées et les revendications légitimes criminalisées, jusqu’à
l’illégalisation sur une partie du Pays Basque, la liste des agressions
dans ce domaine serait trop longue à détailler ici.

Dans ce lourd contexte, nous avons deux messages à adresser. Le premier
est pour l’autoproclamée patrie des Droits de l’Homme, et il est très
clair: vous ne pouvez pas continuer de dire que vous n’êtes pas
directement concernés par ce conflit en prenant une part aussi active à
la répression que nous subissons. C’est nier l’évidence, tout le monde
le sait ici et vous le savez aussi. C’est votre refus de notre
existence et le mépris dans lequel vous tenez nos droits qui sont à
l’origine de ce conflit. Cet entêtement est une grave erreur politique,
aux conséquences funestes, et c’est pourquoi vous devez changer
d’attitude. On ne pourra pas parler de résolution sans la participation
de la France, tôt ou tard vous y participerez, c’est la voie de la
raison. Alors pourquoi attendre encore?

Le second à la société basque: nous le savons aussi, nombreux sont
ceux, parmi nous, qui voient leur vie entière conditionnée -voire
dévastée- par les conséquences sanglantes de ce conflit. Le travail de
solidarité et de soutien envers eux est plus que jamais indispensable.
Nous voulons aussi souligner à nouveau l’importance cruciale de la
mobilisation populaire qui seule pourra véritablement garantir des
conditions démocratiques, sans lesquelles il restera obligatoirement
lettre morte. Les autorités françaises aussi doivent nous entendre,
mobilisons-nous!

Pour tout cela, nous appelons chacun et chacune à participer à la
manifestation du 11 novembre à Donibane-Lohitzune sous le thème Non à
la répression Amnistie et Askatasuna ainsi qu’à l’Elkartasun Eguna qui
aura lieu le lendemain à Hazparne.
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kamchatk
Invité



MessageSujet: ...   Lun 30 Oct - 15:02

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kamchatk
Invité



MessageSujet: ...   Lun 13 Nov - 14:30

Solidarité sans frontières (SSF) invite toutes celles et ceux qui
veulent lutter
pour la justice et la dignité pour tout-e-s les migrant-e-s à se
joindre à nous
lors de notre prochaine assemblée générale.

Nous sommes honoré-e-s d'accueillir lors de notre prochaine assemblée
générale deux
membres du Conseil indigène populaire "Ricardo Flores Magon" de Oaxaca
(CIPO-RFM),
un organisme qui rassemble une vingtaine de communautés autochtones
dans l'État du
Oaxaca (au Mexique). La population de Oaxaca défie actuellement la
répression
brutale par l'État et les militaires, dans le cadre de leur soulèvement
populaire
contre le gouverneur.

::::::::::::::::::::::::::::::
Solidarité sans frontières
Assemblée générale mensuelle
VENDREDI le 10 novembre à 18 heures
au Bureau de SSF
1500 de Maisonneuve Ouest, bureau 204
(métro Guy-Concordia)
::::::::::::::::::::::::::::::::

-Il y aura à manger et à boire. Vous pouvez, si vous le voulez,
apporter de la
nourriture à partager.
-Un service de garderie gratuit est offert sur place. SVP, réservez un
jour à
l'avance par téléphone ou par courriel.
-Traduction chuchotée vers le français, l'anglais, l'espagnol, l'arabe,
le farsi et
le punjabi. (faites-nous savoir si vous avez besoin d'une traduction
dans d'autres
langues que le français ou l'anglais).
-Les locaux de SSF sont accessibles en chaise roulante. Le bureau de
SSF est aussi
un espace « sans odeurs artificielles », donc ne portez pas de parfums
forts ou
d'eau de cologne. Merci.
-----

18h : Présentation de Solidarité sans frontières pour les nouveaux et
nouvelles

18h30 (pile!): Présentation par Asunción Lopez et Pedro Bautista du
CIPO-RFM, le
Conseil populaire indigène "Ricardo Flores Magon" de Oaxaca.

Contexte: Plus tôt cette année, le syndicat des enseignant-e-s de
Oaxaca s'est
engagé dans une lutte pour demander des hausses salariales ainsi que
l'amélioration
du système d'éducation. À partir du 14 juin, l'État répond par la
répression.
Depuis, la population de Oaxaca a pris les rues régulièrement pour
exiger la
destitution du gouverneur Ulises Ruiz, et plus de 260 organismes se
sont rassemblés
pour former l'Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (APPO), duquel
le CIPO-RFM
fait partie. Face à la menace de la répression continue par l'État et
les
paramilitaires, l'APPO s'organise pour résister et demande la
solidarité
internationale.

19h30 à 21h30 : Assemblée générale de Solidarité sans frontières.
L'ordre du jour inclut notamment les points suivants: a) suivi des
propositions
issues de la réunion avec nos allié-e-s de Toronto, incluant la
possibilité
d'organiser une Journée d'action nationale Un Statut pour toutes et
tous! au mois
de mai 2007, et une Journée inter-continentale contre les frontières au
mois de
octobre 2007; b) bilan du Comité Action et mise-à-jour sur la campagne
anti-ASFC
(Agence des services frontaliers du Canada) ; c) Consultation dans le
cadre de la
Commission populaire; d) Présentation par des membres de Personne n'est
illégal-Vancouver et Personne n'est illégal-Montréal; e) et plus
encore...
-----

Solidarité sans frontières est un réseau basé à Montréal qui lutte en
faveur de la
justice et de la dignité pour tou-te-s les sans-statut. Notre
regroupement est
formé de migrant-e-s, d'immigrant-e-s, de
réfugié-e-s et de leurs allié-e-s pour revendiquer : la régularisation
des
personnes sans-statut (c'est à dire, un statut pour toutes et tous!) ;
la fin des
déportations et des détentions et l'abolition des certificats de
sécurité.

INFO: sansfrontieres at resist.ca; 514-848-7583;
http://www.solidaritesansfrontieres.org

Pour plus d'information à propos de SSF,
visitez: http://solidarityacrossborders.org/fr/sab

Photo-reportages:
http://www.solidarityacrossborders.org/fr/node/202
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kamchatka
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MessageSujet: ...   Ven 22 Déc - 13:51

"LÆNGE LEVE UNGDOMSHUSET!"
communiqué et appel à soutien pour un squat danois en résistance

Ungdomshuset [1] est un centre social autonome situé à Copenhague, au
Danemark. Il existe depuis 1982, et est le fruit des luttes radicales
alors menées par le mouvement squat danois, qui parvint à arracher ce
lieu aux autorités pour y poursuivre ses pratiques autogestionnaires et
y développer une contre-culture en rupture avec le capitalisme, en
opposition aux institutions et à l'état.

Au fil des années, Ungdomshuset est devenu un maillon crucial d'une
scène musicale indépendante et politisée, de la culture
"do-it-yourself"
et de l'activisme anarchiste en Europe du nord. En plus de 20 ans
d'activités, les évènements qui s'y sont déroulés - concerts,
projections, ateliers, repas populaires, débats et bien d'autres - se
comptent par milliers; de nombreux projets politiques, groupes
d'affinités et collectifs libertaires en ont fait leur pied-à-terre.

Ungdomshuset est de ces rares zones d'autonomie, qui, à travers leur
existence et leurs pratiques, montrent qu'il est non-seulement réaliste
mais pertinent de s'auto-organiser en marge des espaces de pouvoir;
qui,
à travers leurs structures, ouvrent la possibilité de s'exprimer hors
des carcans, d'inventer d'autres mondes, de se confronter à ses idées,
et de lutter, dehors comme dedans, pour détruire les inégalités.

· · ·

Partout en Europe, de tels espaces de libertés, difficilement conquis
quand ils existent, sont sans cesse l'objet d'attaques de la part des
autorités, qui ont tenté, tentent et tenteront, ici et ailleurs,
d'éradiquer ces foyers de dissidence. Diverses villes d'Europe ont été
le théâtre d'une criminalisation et d'une répression virulentes de ces
expérimentations. Cet été encore, squatteureuses et sympathisant·e·s de
divers pays ont du essuyer les attaques de la police de Freiburg
(Allemagne) contre le festival "DIY against the state" [2], que les
autorités ont souhaité neutraliser. Fin octobre, c'est à Toulouse que
Le
Clandé [3], alors vieux de 10 ans, était expulsé, réoccupé par quelques
200 personnes en colère le soir-même, mais re-expulsé un mois plus
tard.

Dans certaines villes, des mouvements squat, au croisement des luttes
anticapitalistes & anti-autoritaires, des cultures indépendantes et des
problématiques du logement ont su s'enraciner, comme à Amsterdam et
Barcelone. Ailleurs, si la conquête des espaces vides gagne
heureusement
en vitalité ça et là, il est aussi d'autres endroits où est désormais
presque impossible l'occupation de lieux à l'abandon, où, dans le
meilleur des cas, seuls quelques espaces autonomes ont pu résister à
l'épuration. Tel est non seulement le cas de Copenhague, mais du
Danemark tout entier, au sein duquel Ungeren fait figure d'exception.

Cependant, Ungdomshuset est aujourd'hui plus que jamais menacé.
Condamné
à disparaître par la municipalité, qui a choisi de vendre la propriété
à
une secte d'extrême droite, Ungdomshuset a d'abord épuisé tous les
recours légaux et longtemps tenté la négociation, pour finalement
entrer
en résistance, maintenant que la police peut à tout moment venir
expulser. Ainsi les occupant·e·s ont-illes lancé un appel international
à une semaine d'action, pour physiquement empêcher l'expulsion. Ou, à
défaut, à faire apprécier à la municipalité le plein poids de sa
décision.

· · ·

Après que quelques 5000 personnes (selon la police!) aient manifesté
leur soutien à Ungdomshuset dans les rues le vendredi, une seconde
manifestation s'est tenue le lendemain, samedi 16 décembre 2006 [4].
Celle-ci n'avait pas fait 300 mètres, que la police tentait de la
bloquer. Conformément à ce qu'illes avaient annoncé, les partisan·e·s
d'Ungdomshuset ont riposté, à coups de pavés, de peinture, de feux
d'artifices et de barricades enflamées. Complètement dépassée, la
police
a bouclé le quartier, et embarqué près de 300 personnes arbitrairement.

Nous tenons à témoigner notre entière solidarité aux occupant·e·s
d'Ungdomshuset, à tou·te·s les manifestant·e·s présent·e·s sans
distinction, ainsi qu'à ceux & celles qui se battent par divers moyens
pour préserver de telles exceptions dans nos sociétés contemporaines,
gangrennées par le citoyennisme, les idéologies sécuritaires et
l'acceptation de la répression. Nos pensées vont tout particulièrement
à
celles et ceux qui demeurent incarcéré·e·s suite à la manifestation, et
dont nous souhaitons la libération inconditionnelle et immédiate, tout
comme nous exigeons l'abandon des poursuites contre tou·te·s les
interpellé·e·s!

· · ·

Parce qu'Ungdomshuset est un lieu emblématique de la tradition "do it
yourself" mêlant créativité artistique, critique sociale radicale et
offensive contre les structures de domination - contre-culture dont est
directement issu l'Espace autogéré des Tanneries, comme tant d'autres
lieux, collectifs, initiatives et actions des 10 dernières années;

Parce qu'Ungdomshuset, comme tous ces lieux construits envers et contre
le monde les environnant, est un espace unique, fruit des rêves, des
complicités, des rencontres, de la combativité de tant de gens, que son
histoire est celle de plusieurs générations, que ses murs en reflètent
les joies & les colères, les rages et les passions - tout comme nos
murs
témoignent de huit ans d'aventures et de pareilles émotions;

Parce qu'Ungdomshuset, bien que solidement implanté localement, est
aussi porté par une large communauté, dont les affinités n'ont que
faire
des frontières, que le sentiment de solidarité fait se mobiliser, tant
par des actions de soutien de part le monde que par une convergence sur
place pour défendre le lieu contre l'expulsion - cette même solidarité
internationale à laquelle les Tanneries ont déjà fait appel, et dont
nous espérons bénéficier de nouveau le moment venu, le maire ayant
récemment annoncé que notre espace pourrait être lui aussi voué à
disparaître, en cas de dit "projet d'utilité publique"...

...nous sentons-nous particulièrement solidaires d'Ungdomshuset,
politiquement, émotionnellement. Nous encourageons donc tout·e un·e
chacun·e à crier haut et fort son indignation à l'attention de l'état
danois, avec des mots, avec des gestes. À cet effet, vous trouverez ci
après la liste des représentations danoises sur le territoire français.
Faites en bon usage.

Ce sont quasi-systématiquement des rapports de force populaires et des
résistances déterminées qui ont pu permettre à des espaces autogérés de
persister dans la durée. À un moment sans doute charnière de l'histoire
des squats politiques en Europe, l'histoire d'Ungdomshuset résonne
comme
une menace, mais aussi comme un énorme encouragement à ne pas se
laisser
faire.

Aux camarades danois·es:
Bravo, ne baissez pas les bras;
vos barricades sont les nôtres!
UNGDOMSHUSET BLI'R!

Dijon,
France,
17 décembre
2006,
des
occupant·e·s de
l'Espace autogéré des Tanneries
[5]


tanneries@squat.net

http://squat.net/tanneries/

· · ·

Notes:

[1] Ungdomshuset, aussi appelé Ungeren, signifie "maison de la
jeunesse" en danois. Pour plus d'information, voir le site web de
la
maison: http://ungdomshuset.dk/

[2] "DIY Against the state", Freiburg Im Brisbau, 26-30 juillet 2006.
Site du festival: http://diyagainst.squat.net/
Récit: http://www.indymedia.org/pt/2006/08/844129.shtml

[3] Mythique lieu d'activité autogéré, Le Clandé était l'un des plus
vieux squats de France. Son expulsion surprise a généré une
manifestation spontanée, lors de laquelle des barricades furent
élevées sur les boulevards environnants. Le bâtiment fut ré-occupé
quelques heures plus tard, et tenu durant plus d'un mois, sans que
ne puisse être empêchée sa re-expulsion début décembre. Chronologie
des évènements et infos sur: http://toulouse.indymedia.org/

[4] Pour des récits & images des manifestations, ainsi que mises à jour
sur la situation, voir notamment: http://indymedia.dk/

[5] L'espace autogéré des Tanneries est un centre social anarchiste,
occupé depuis 1998. Suite à une longue mobilisation, la
municipalité a
consenti à nous laisser l'espace, abandonnant l'expulsion... pour
combien de temps? Pour plus d'infos: http://squat.net/tanneries/

À noter que Les Tanneries ont acueilli des rencontres et
discussions
sur le thème précis de la "défense des espaces autonomes" dans le
cadre des rencontres de l'Action Mondiale des Peuples, en été 2006.
Voir: http://pgaconference.org/fr/2006/autonomous_spaces


· · ·


Annexe: ambassades et consulats danois en France

Paris | Ambassade (Fonctions consulaires assurées par l'Ambassade)
Adresse : 77, avenue Marceau - 75116 Paris
Tél: 01.44.31.21.21
Fax : 01.44.31.21.88
Internet : http://www.amb-danemark.fr/
Courriel : paramb@um.dk

Bordeaux | Consulat Honoraire
Adresse : 55, quai des Chartrons - B.P.113 33027 Bordeaux Cedex
Tél: 05.57.87.64.55
Fax : 05.57.87.57.20
Courriel : ys@schroder-schyler.com

Boulogne-sur-Mer | Consulat Honoraire
Adresse : Angle rues Montebello / Charcot - 62200 Boulogne-sur-Mer
Tél: 03.21.83.33.56
Fax : 03.21.83.15.49
Courriel : sarl.prilam@wanadoo.fr

Brest | Consulat Honoraire
Adresse : 38, quai de la Douane - 29283 Brest Cedex
Tél: 02.98.44.49.95
Fax : 02.98.43.30.20
Courriel : brokers@wanadoo.fr

Caen | Consulat Honoraire
Adresse : Rue du Canal, Zone Caen canal - 14550 Blainville-sur-Orne
Tél: 02.31.72.35.30
Fax : 02.31.72.80.03
Courriel : valette.landry@wanadoo.fr

Calais | Consulat Honoraire
Adresse : 15, Place de Suède - B.P.851 - 62225 Calais Cedex
Tél: 03.21.34.44.00
Fax : 03.21.34.99.86
Courriel : lasuen.m@leonvincent.fr

Cherbourg | Consulat Honoraire
Adresse : Zone Portuaire des Mielles - B.P.61 - 50110 Tourlaville
Tél: 02.99.56.45.25
Fax : 02.23.18.45.80
Courriel : c.delamare@sdv.com

Dunkerque | Consulat Honoraire
Adresse : 1/7, place de la République
59383 Dunkerque Cedex
Tél: 03.28.58.05.40
Fax : 03.28.59.25.93
Courriel : odoux@dkk.feron.fr

La Rochelle | Consulat Honoraire
Adresse : Z.A Les Rivauds Nord - rue Elie Barreau
17000 La Rochelle
Tél: 05.46.41.10.66
Fax : 05.46.50.59.90
Courriel : export@cognac-godet.com

Le Havre | Consulat Honoraire
Adresse : 7, rue Pierre Brossolette - B.P.114 - 76051 Le Havre Cedex
Tél: 02.35.21.11.22
Fax : 02.35.21.13.54
Courriel : c.colin-olivier@wanadoo.fr

Lille | Consulat Honoraire
Adresse : BP 131
59009 LILLE Cedex
Tél: 03.20.63.78.16
Fax : 03.20.74.82.58
Internet : www.consuls.nordpasdecalais.fr ou www.amb-danemark.fr
Courriel : a.delpont@lille.cci.fr

Lyon | Consulat Honoraire
Adresse : 235, cour Lafayette
69006 Lyon
Tél: 04.78.54.20.67
Fax : 04.78.95.09.36
Courriel : mpdeloche@effigestconseil.com

Marseille | Consulat Honoraire
Adresse : 19, rue Roux de Brignoles
13006 Marseille
Tél: 04.91.15.79.15
Fax : 04.91.37.52.90
Courriel : vliardat@aol.com

Montpellier | Consulat Honoraire
Adresse : Espace Pitot - 110, place J. Mirouze - Bât. B
34000 Montpellier
Tél: 04.67.04.32.18
Fax : 04.67.04.32.19
Courriel : selarl.valette-berthelsen@wanadoo.fr

Nantes | Consulat Honoraire
Adresse : 12, rue du Chêne Lassé
B.P. 57
44801 Saint Herblain
Tél: 02.40.92.16.05
Fax : 02.40.92.13.69
Courriel : dksupply@dekytspotter.com

Nice | Consulat Honoraire
Adresse : "Nice-Etoile"
30, avenue Jean Médecin - 06000 Nice
Tél: 04.93.85.35.49
Fax : 04.92.17.42.44
Courriel : Dansk-Konsulat-Nice@ihi.com

Perpignan | Consulat Honoraire
Adresse : 7 rue Pierre de Ronsard - 66000 Perpignan
Tél: 04.68.35.07.08
Fax : 04.68.35.07.08
Courriel : laban.de.noell@wanadoo.fr

Port-de-Bouc | Consulat Honoraire
Adresse : Centre tertiaire
Môle Graveleau BP 88
13772 Fos - sur - Mer
Tél: 04.42.48.91.05
Fax : 04.42.48.90.04
Courriel : bretteville.courtier@wanadoo.fr

Porto-Vecchio | Consulat Honoraire
Adresse : 4, rue du Général Leclerc
B.P. 89
20538 Porto-Vecchio
Tél: 04.95.70.52.71
Fax : 04.95.70.20.19
Courriel : nicolas.leoni@agents.agf.fr

Rouen | Consulat Honoraire
Adresse : 66 Quai de Boisguilbert - B.P. 4032 - 76021 Rouen Cedex 03
Tél: 02.35.88.54.00
Fax : 02.35.88.83.19
Courriel : eric.eskinazi@uprouen.org

Saint-Malo | Consulat Honoraire
Adresse : 16 avenue Louis Martin - B.P.179
35401 Saint-Malo Cedex
Tél: 02.99.20.61.63
Fax : 02.99.40.46.88
Courriel : info@amb.tm.fr

Strasbourg | Consulat Honoraire
Adresse : 17, route de Paris
67117 Ittenheim
Tél: 03.88.69.18.19
Fax : 03.88.69.05.18
Courriel : marguerittedanie@aol.com

Toulouse | Consulat Honoraire
Adresse : 41, rue Alsace Lorraine - 31000 Toulouse
Tél: 05.61.23.98.37
Fax : 05.61.22.43.51
Courriel : jeromedebardies@wanadoo.fr

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kamchatka
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MessageSujet: ...   Mar 23 Jan - 22:23

Infoshop and the Alternative Media Project need your support to help us
publish our first book, the Black Bloc Papers. This book is an
important
document on the anti-capitalist and anti-racist movements in the U.S.
We
need to raise $5000 by February 15, 2007 in order to publish this book.
We are looking for donations, loans and pre-orders for the book. Loans
will be paid back at a 5% annual interest rate. If we can't raise this
amount by February, we will return all money to those of you who have
contributed.

Order, Donate, or Lend us money Today to help us publish this important
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MessageSujet: ...   Lun 12 Fév - 12:17

ACTION DIRECTE : 20 ans de prison
1987/2007

Cela fait maintenant 20 ans que les militant(e)s d’Action Directe
croupissent en
prison.
Bien qu’ils soient aujourd’hui tous libérables, l’Etat s’entête et
refuse même de
leur appliquer ses propres lois, qui permettraient pourtant une
libération
conditionnelle, entre autres pour raisons médicales.
Seule Joëlle Aubron en a bénéficié, pour mourir quelques mois après sa
sortie.

A l’occasion de cet « anniversaire », 2 soirées projections – débats
sont
organisées à Marseille

A Jean-Marc, qui avec tout son humour, aurait pu nous dire : « On n’a
pas tous les
jours 20 ans ! »

Ravachol, Makhno, Bakounine, Guevara, Cleaver, Meinhoff, Baader,
Schleicher,
Ménigon, Aubron, Rouillan, Cipriani, et tant d’autres.

Partisans de l’action directe.
Enfermés, torturés, fusillés, assassinés, exilés, déportés.
Parce que :
Refusant d’être complices de ce monde, ils se sont battus pour vivre
dans un autre.

Février 87, 20 ans. Triste anniversaire.
20 ans, c’est à peine l’âge de certains d’entre vous.
20 ans derrière les barreaux, à étouffer vivant.
20 ans sans courir dans un bois, une rue, un stade, sans faire une
rencontre, sans aller voir un concert, sans toucher les cheveux d’un
enfant, sans faire l’amour.
Sans voir qui ils veulent, quand ils veulent.
Sans pouvoir faire ce que vous faites tous les jours depuis 20 ans :
Rire, jouer, apprendre, aimer…
NON :
Seulement des barreaux et des cachots,
des interdictions et des punitions,
des fers et des transferts,
des chaînes et de la haine,
à partager avec 60000 détenu(e)s, jusqu’à la folie.
Tous les jours la même nuit, toutes les nuits le même jour.

Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Georges Cipriani : 20ans
Régis Schleicher : 23 ans.
Ce ne sont pas leurs âges mais leurs années de cage.

Et ce n’est pas fini, parce que leurs convictions n’ont d’égal que
l’acharnement
qu’ils subissent.
L’état veut en faire des exemples.
Ils le sont déjà pour leur résistance.
La solidarité est notre arme, alors battons nous pour eux, pour nous.

Collectif libérez les !
Pour nous contacter : hainedeschaines(a)no-log.org


DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBERATION DES
MILITANTS
D’ACTION DIRECTE,

le collectif marseillais « Libérez-les ! » vous invite à deux soirées

PROJECTION DE FILM SUIVIE DE DEBAT
Au Daki Ling, 45 rue d’Aubagne, Marseille 1er :

LUNDI 19 FEVRIER

20h-21h : émission radio « haine des chaînes » retransmise sur radio
galère en
direct du Daki Ling

21h : Projection du film : « Le marathonien de l’espoir » en présence
de Charlie
Bauer :
fin des années 50, Charlie Bauer, alors adhérent aux Jeunesses
Communistes, rompt
avec les directives du Parti qui a voté les crédits de guerre pour
l’intervention
militaire en Algérie. Dés lors, il se radicalise dans ses luttes contre
les
injustices sociales en pratiquant la propagande par le fait
(expropriations,
redistributions de la marchandise, attaques de trains, aide aux
désertions…) et
s’implique au côté du FLN contre la guerre coloniale en Algérie.
Il est arrêté, torturé, et effectuera 25 ans de prison dont 9 en
Quartier de Haute
Surveillance.
Son intransigeance, sa radicalité se confirment et aujourd’hui même au
moyen du
verbe armé, il combat
toutes les injustices, tous les enfermements.

22h30 : Débat en présence de Charlie Bauer et Heliette Besse


MARDI 20 FEVRIER
20h30 Projection du film : « Ni vieux ni traîtres » de Pierre Carles :
Dans les années 70, de jeunes français ont lutté contre l’Espagne
franquiste, avant
de passer, pour
quelques uns, à l’action directe anticapitaliste.
Certains d’entre eux payent encore aujourd’hui par des années de prison
les actes
illégaux commis au
nom d’idéaux révolutionnaires. 30 ans plus tard, Joëlle, Jacques, Jean,
Yves, Jean
Marc et d’autres militants assument leurs actions devant la caméra de
Pierre Carles
et Georges Minangoy.

Ce film ouvre le débat sur la légitimité de l’usage de la violence et
la fidélité
des choix politiques

22h Débat en présence de Pierre Carles (sous réserve) et des principaux
protagonistes du film


VENTE DE LIVRES TABLE DE PRESSE SUR PLACE

PAF : 1,50 euro l’adhésion à la salle+ entrée à prix Libre pour la
solidarité avec
les prisonniers
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MessageSujet: ..   Lun 28 Mai - 12:13

Soirée de solidarité avec les antifascistes toulousains et les squatteurs danois en
prison le 10 juin 2007


Projections (sous réserve), interventions, informations, tables de presse et
musiques avec :

- Rene BINAME (anarcho-disco-punk - Belgique une fois)

- Guerilla Poubelle (punk à roulettes - Paname)

- TIME BOMB (punk hard core - Issy Les Moulinettes)

DIMANCHE 10 JUIN 2007-17H

CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE
21 TER RUE VOLTAIRE
75011 PARIS - M° : Nation

de 17 à 22h précises - P.A.F. : 5$ - merci de laisser nos ami-es à 4 pattes à la
maison et de transvaser le verre dans du plastoc…

COLLECTIF CONTRE CULTURE

(http://ccc.samizdat.net)

SOLIDARITE INTERNATIONALE AVEC LES PRISONNIER-ES !!!

LES ANTIFASCISTES TOULOUSAINS

Le Collectif Contre Culture a décidé de partager les bénéfices de ce concert pour le
soutien direct à des inculpés et incarcérés en France et au Danemark... Les luttes
continuent...

Le 25 mars 2007, des militants antifascistes ont manifesté contre un meeting de Le
Pen à Toulouse. Arrétés et jugés en comparution immédiate, 6 d’entre eux ont été
lourdement condamnés à des peines de 3 à 9 mois de prison ferme. Pendant toute leur
incarcération, ils ont besoin de soutien moral et financier. Le CASTI Comité de
soutien aux antifascistes toulousains incarcérés
(http://soutienantifascistetoulousain.hautetfort.com) et le SRA (Solidarité
Résistance Antifasciste http://solidarite.samizdat.net) ménent donc une campagne
d’information et participent à des initiatives de soutien en leur faveur.


LES ACTIVISTES DU SQUATT UNGDOMSHUSET

Le bâtiment UNGDOMSHUSET construit en 1897 a hébergé diverses activités
syndicalistes mutuelles ou le mouvement feministe danois... Suite à son état de
délabrement, il a été revendu dans les 70’s a la mairie de Copenhague qui le loue a
une association d‘activité de jeunesse et culturelle jusqu en 1999 ou la mairie
décide de ne plus leur laisser et est donc de fait occupé et devient un centre
autonome servant aux activités undergrounds, politiques et sociales. Revendu en 2000
à une église évangélique le ton se durcit. En décembre 2006 une manif réunit 5000
personnes pour protester contre l’expulsion annoncée. Finalement l’expulsion a lieu
le 1er mars 2007 avec force dont 2 hélicoptères de la police et l’arrestation d’une
trentaine d’occupants et de 217 autres personnes présentes en soutien. Les jours
suivants se déroulent des émeutes de protestation dans Copenhague qui donnent lieu a
plus de 700 interpellations !!! A ce jour le soutien est des plus nécessaires car il
reste pl!
usieurs dizaines de personnes incarcérées. Contacts direct et messages de soutien :

bundskruen (a) gmail.com

pour envoyer direct des fonds pour les prisonnier-es :

Reg.nr. (a Danish thing) : 8401

Account number : 1079120 Merkur bank

IBAN :DK8484010001079120

SWIFT : RIBADK22

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MessageSujet: ---   Jeu 26 Juil - 10:05

Association L’Usine
Centre culturel autogéré
4, pl. des Volontaires – Ge Communiqué



Genève, Ville propre ! Genève, Ville morte !
Squats et Culture : Genève en danger !


Suite à l’évacuation des habitants du squat de la Tour et à la brutale disparition de Rhino, L’Usine ne peut rester silencieuse.

Elle déplore la disparition soudaine du squat de la Tour, de sa crêche et de son précieux Info Kiok, pleurera l’absence de la programmation de la Cave12, de l’espace de convivialité du Bistr’ok (de ses repas, concerts, lectures et débats).

Elle dénonce cette nouvelle manière d’évacuation violente, inaugurée l’hiver dernier au Boulevard St-Georges à la Maison Blardonne, qui consiste à interpeller et arrêter les occupants sous le chef d’accusation de « flagrant délit de violation de domicile » pour faire constater l’absence d’habitants par un huissier et permettre le saccage des lieux pour empêcher toute nouvelle occupation, vidant sauvagement les affaires des anciens habitants.

Elle soutient les habitants de Rhino et s’inquiète de cette manière de plus en plus autoritaire et sans appel de faire disparaître un à un les squats par des interventions musclées. Alors que même le Tribunal Fédéral préférait voir l’affaire Rhino se régler à travers la voie civile, l’attitude du procureur général Daniel Zappelli (qui a publiquement fait savoir qu’une de ses missions principales serait de « nettoyer » la ville de tous ses squats) et le silence des politiques à ce sujet ne peuvent que renforcer cette inquiétude.

Imaginant la prochaine disparition d’Artamis (annoncée par des rumeurs pour la fin de l’été) et s’interrogeant sur sa propre place dans la cité, L’Usine déplore que ce désir d’un espace urbain aseptisé prenne le pas sur le formidable élan et les propositions culturelles et sociales que représentent un poignée de citoyens qui tentent de proposer des alternatives au mode de vie conventionnel et résistent à une monoculture de plus en plus dominante.

Elle imagine le gris uniforme que Genève se propose d’offrir à ces citoyens et citoyennes et espère qu’il existe encore quelque part dans l’esprit de celles et ceux qui débattent de son avenir autre chose qu’un délire paranoïaque qui ne peut qu’alimenter l’insatisfaction de ceux et celles qui n’auront désormais que la rue pour exprimer leur différence.


À force de s’auto-nettoyer, Genève (qui pourrait aujourd’hui être rebaptisée « Amnésiastadt », tant son désir de renier ce dont elle s’est enorgueillie pendant de nombreuses années est aujourd’hui profond) deviendra peut-être la ville la plus propre d’Europe, satisfaisant enfin ceux et celles qui tentent de faire croire à la population que tout ce qui s’écarte des sentiers battus n’est qu’un terrain sauvage dont les mauvaises herbes gâchent le paysage et créent un terrain propice à l’expression d’une intolérable insécurité.

Dans ce contexte navrant, L’Usine se souvient…

- De ses origines en 1985 (année de la Jeunesse) au squat du Conseil Général.

- De l’esprit d’ouverture des autorités d’alors envers une culture plus expérimentale qu’institutionnelle et de cette concience que celle-ci naissait dans des caves et des lieux laissés à l’abandon que la passion de quelques-uns faisaient renaître pour leur offrir une nouvelle existence. Claude Haegi (alors conseiller Administratif libéral) ne s’y était pas trompé. En proposant les fameux « contrats de confiance » (des sortes de squats autorisés), il mettait en pratique ce désir de conciliation et de dialogue des autorités et leur volonté de préserver à tout prix la paix sociale (contrairement à Zürich ou à Lausanne qui, à la même période, avaient choisi la voie de la fermeté absolue et de l’affrontement violent). De cette volonté et du désir de ceux et celles qui avaient fait naître l’association Etat d’Urgences (et avaient rebaptisé Genève « Kalvingrad ») est apparue L’Usine. Dans le climat actuel, aussi répressif qu’expéditif, cette initiative ne serait pas envisageable.

Dans le désordre, L’Usine se souvient également…

- D’une visite du réseau alternatif organisée par l’actuel Conseiller Administratif Manuel Tornare, qui voulait en faire découvrir les richesses à Bertrand Delanoë (actuel maire de Paris) en séjour à Genève.

- Des nombreux artistes, musiciens et troupes qui y ont fait leurs premiers pas et qui aujourd’hui représentent Genève bien au delà de ses murs.

- De celles et ceux qui, ayant pu y expérimenter de nouvelles tentatives, ont enrichi Genève de leur expérience, entre autres dans des festivals tels que « La Bâtie » ou « Black Movie », au sein d’institutions comme la TSR ou la RSR, au Conseil Municipal ou dans divers départements de l’Administration.

- D’un paysage urbain riche et varié, allant du plus sauvage au plus institutionnel, d’une proposition culturelle diversifiée offrant aux plus démunis la possibilité de boire, de voir, d’écouter, de rencontrer et de s’intégrer, de se confronter, de participer.

- De quelques représentations des « Troyennes » d’Euripide dans un squat de l’avenue du Mail (stage dirigé par le défunt Claude Straz pour l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique), d’un « Festival Solo », d’un concert des « Young Gods » ou des « Reines Prochaines » ou d’un « Cabaret d’Avant-Guerre » à la Cave12, d’un « Ubu Roi » du Teatro Malandro au Théâtre du Garage, d’un « Ecran libre » du Cinéma Spoutnik aux « Singes » à St-Jean, d’un lever de soleil au squat des « Brigittes » après une soirée « copines » … et encore d’Argand et de Pavillon Noir, de Coutance, de l’Îlot 13, de Lissignol, du Madone Bar, du Goulet, des Bandito et de bien d’autres encore. De toutes ces propositions sociales et culturelles… et de sa tristesse infinie à chaque disparition.

Genève, Ville propre ! Genève, Ville morte !
Squats et Culture : Genève en danger !

Genève, le 25 juillet 2007

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MessageSujet: ...   Sam 22 Sep - 12:44

Nos compagnons et compagnes siciliens appellent a la solidarité
internationale afin
de pouvoir acquérir un local a Ragusa. Le mouvement anarchiste sicilien
est présent
de longue date dans cette région pauvre de l'Italie et dispose d'un
exellent
journal(mensuel) " Sicilia Libertaria ". Ce projet d'ouverture d'un
local a Ragusa
sera une bouffée d'oxygène pour le mouvement et sera un patrimoine pour
les
générations a venir. Les
dons peuvent être envoyé par mandat international a l'adresse ci
dessous avec la
mention " solidarieta acquisto sede ".

L'abonnement au journal (même adresse et mode de payement) est de
25euros (ou plus
en solidarité).

Adresse:
Giuseppe Gurrieri
c/o Sicilia Libertaria
via G.B. Odierna 212
97100 Ragusa
Italia

contacts:
courriel: <info(a)sicilialibertaria.it>
site: http://www.sicilialibertaria.it/

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MessageSujet: ..   Lun 6 Oct - 13:50

*SOUSCRIPTION*
Nous [le Centre d'histoire du travail à Nantes] aurons le plaisir de publier en
novembre les mémoires de François Bonnaud, militant anarcho-syndicaliste angevin,
dont les archives sont conservées par le CHT.

Anarchiste, syndicaliste, antimilitariste, internationaliste, pacifiste,
anticlérical, hygiéniste, néo-malthusien et, par-dessus tout, homme libre, François
Bonnaud (1896-1981) fut l’une des figures du syndicalisme ouvrier du
Maine-et-Loire.

Ce recueil rassemble une biographie (1986-1939) comprenant sa jeunesse passée dans
la campagne du Maine-et-Loire, un témoignage poignant sur sa vie de soldat pendant
la Première guerre mondiale et l’occupation de l’Allemagne, son implication dans le
mouvement syndical angevin (dans les chemins de fer puis dans le secteur du bois)
de l’entre-deux-guerres, et sa vie de receveur des postes en Indre-et-Loire à
partir des années 1930 ; inclus également le récit remarquable de son séjour à
Moscou en 1928 comme délégué de la CGTU au congrès de l’Internationale Syndicale
Rouge au cours duquel il rencontre clandestinement quelques figures de l’opposition
(trotskyste et anarchiste) au stalinisme. Enfin, il nous livre un saisissant «
Journal de guerre » (1939-1945), témoignage rare d’un militant de base sur les
relations internationales, le régime de Vichy et la vie sous l’Occupation.

*Extrait*

/« Continuant à défendre avec âpreté mon point de vue anarcho-syndicaliste dans les
réunions syndicales, je suis la bête noire des communistes qui me combattent plus
qu’ils ne combattent la bourgeoisie et ses institutions. Il est vrai que le risque
est moins grand. Heureusement, abstinent et sérieux, je ne leur donne pas prise,
d’autant plus que toutes les fonctions que j’occupe le sont à titre bénévole. Mais
si j’avais voulu vendre ma conscience, me convertir par intérêt, j’aurais eu la
possibilité d’avoir une des innombrables sinécures payées par les moujiks russes.
J’aurais même pu décrocher une timbale à la chambre des députés. Je ne suis pas à
vendre, j’ai continué ma vie de labeur, de misérable ouvrier mais j’ai les mains
propres et la conscience tranquille. »/

Le livre sera en vente en librairies à partir de la fin novembre 2008 au prix de
20€. Il vous est également possible de l’obtenir à un tarif préférentiel en
remplissant le bon ci-dessous et en nous l’adressant, avec votre règlement avant le
30 octobre prochain.

NOM :______________________ PRENOM :_____________________

Adresse : __________________________________________________________

CODE POSTAL : ____________ VILLE : _______________________

Je désire souscrire à l’achat de ____ exemplaire(s) de *François Bonnaud, */Carnets
de luttes d’un anarcho-syndicaliste (1896-1945) – Du Maine-et-Loire à Moscou/ au
prix de 17 euros (port compris)

Pour cela, je vous adresse le chèque de ____ euros correspondant.

Je retirerai mon exemplaire au CHT à partir du 15 novembre : *

Le livre me sera adressé par courrier à la mi-novembre : *//

*Centre d’histoire du travail, 2 bis boulevard Léon-Bureau 44200 Nantes*

* *

*A PARAITRE – NOVEMBRE 2008*

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